amuto67100: Désolée si ça t'arrache le coeur, mais il y a des moments dans le travail de tout auteur de mettre des scènes dramatiques qui font pleurer. Que veux-tu, le monde n'est pas toujours rose. Quant à la fille, je ne te dis rien, tu le sauras bien assez tôt.
P-S. Tu saluras tes **** de ma part.
Bonne lecture.
Chapitre 3.
Nouvelle Vie.
Quatre ans passèrent depuis la rencontre de Sébastian avec la jeune aristocrate vampirique.
Durant tout ce temps, Sébastian parvint à survivre en imitant les autres enfants des rues. Il gagna un peu d'argent en vendant des fruits, des petits bouquets de 3-4 fleurs et d'autres objets anodins dans un panier qui lui permettaient de s'acheter à manger presque tous les jours.
Un mois après son dixième anniversaire, par un après-midi de mai où le soleil brillait dans un ciel bleu pâle sans nuages, Sébastian vendait ses bouquets dans un parc. Il aimait particulièrement tresser celles de couleur bleu, verte ou rougeâtre. Celui lui rappelait les deux vampires d'autrefois et les belles robes qu'elles portaient.
À chaque passant, il leur demandait.
- Des fleurs. Des jolies fleurs saines et parfumées. Un penny chaque. Qui veut mes fleurs?
- Moi, j'en voudrais une, dit une voix derrière lui.
Sébastian se retourna et vit un vieux couple d'humains qui devaient avoir dans les 72-76 ans. Tous deux lui souriaient chaleureusement. Ils n'étaient peut-être pas aussi bien habillés que la mère vampire et sa fille, mais ils ne paraissaient pas pauvres non plus. L'homme portait un costume beige avec un chapeau melon brun cannelle et sa femme une robe rouge Bismarck et un chapeau marron.
Le vieille homme se pencha sur Sébastian et lui prit la fleur des mains en lui donna le penny. Il la regarda longuement avant de s'adresser à lui.
- Elle est très belle. Dis-moi bonhomme, c'est toi qui les as tressées, ces fleurs?
- Oui monsieur, répondit Sébastian sur un ton poli.
- C'est de l'excellent travail, mon garçon, le complimenta l'humain. Tu es très adroit de tes mains. J'admire le talent chez les gens.
Il donna ensuite la fleur à sa femme, mais au lieu de s'en aller, il réfléchit un moment et s'adressa à sa femme. Sébastian les entendit d'un peu plus loin alors qu'il proposait ses fleurs à d'autres personnes.
- Dis Emma, que dirais-tu si ce garçon venait travailler avec nous à la maison de ville des maîtres?
- Es-tu sûr Gérard? Je ne sais pas si c'est…
- Réfléchie chérie. Il a l'air solide et travaillant. Il est poli et semble être un honnête gamin. Il y aurait du bon à ce qu'il vienne aider chez nous.
- Humm…Je dois dire que tu n'as pas tort. On commence à se faire vieux et son aide ne serait pas inopportune.
Sébastian, qui avait tout entendu de leur conversation fit comme si rien en était et continua ses affaire.
- Hé, bonhomme!, s'écria celui qui se fesait appelé Gérard. Viens un peu ici.
Sébastian se retourna vers le couple qui avançait dans sa direction.
- Dis mon garçon, as-tu un endroit pour dormir cette nuit?, demanda la femme Emma.
- Non Mme.. Je ne possède pas de toit.
- As-tu des parents au moins?
- Non plus. Ils sont morts il y a quatre ans.
- Et tu vends des fleurs pour survivre?
- Oui Mme.. Je n'aie que mes dix doigts pour gagner ma pitance.
- Et bien alors, ma femme et moi te proposons quelque chose…Que dirais-tu de venir travailler avec nous à une maison de ville pour une famille noble?
- Moi?
- Oui toi, répondit Gérard. Tu sembles être un bon garçon et très habile dans ce que tu entreprends. Ta tâche pourrait consister à aider à l'entretient de la maison. Qu'en penses-tu? Tu es partant?
Le vieil homme lui tendit la main avec un air gentil. Sébastian hésita un instant avant de lui prendre. Sa dernière rencontre avec des humains lui avait valu de devenir orphelin. Mais en le regardant attentivement, le couple ne semblait pas avoir d'intentions malveillantes en tête. Et ce qu'il avait entendu pouvait lui prouver leur bonne conscience. Et Sébastian se dit qu'en même temps, cela pouvait toujours aider à revoir la jeune vampire.
Donc, il lui prit la main.
- D'accord monsieur. J'accepte de venir avec vous.
- Alors c'est entendu, conclut Gérard en serrant sa main. Au fait, comment t'appelles-tu bonhomme?
- Michaelis, monsieur. Sébastian Michaelis.
- Enchanté Sébastian. Je suis Gérard Perkins et voici mon épouse Emma.
Et c'est ainsi que Sébastian commença sa nouvelle vie.
. . .
Sébastian découvrit que les Perkins étaient des gens très gentils et pleins de bonnes intentions. Dès qu'il abandonna la vente de fleurs, ils l'emmenèrent chez eux. Leur maison en dehors de celle de leurs maîtres était une petite bâtisse aisée en briques et au toit de tuiles noires. Il y avait longtemps que Sébastian n'avait pas pénétré dans une vraie maison. L'intérieur était assez bien. Les murs recouverts de papiers peints victoriens, les meubles en bois finement sculptés et le reste de la décoration faisaient de la demeure un nid accueillant et chaleureux.
- Eh bien Sébastian, dit Emma en lui mettant une main sur l'épaule, c'est ici que tu habiteras désormais quand nous ne serons pas chez les maîtres.
Sébastian passa ensuite le reste de la journée à découvrir le logement, en particulier sa nouvelle chambre. Toute simple avec un lit, une commode, une table de nuit et une chaise.
Après, il fut invité à prendre un bain et les Perkins l'emmenèrent dans un magasin et lui achetèrent un nouvel ensemble comportant une chemise blanche, un pantalon en coton, une veste du même tissu et des bottes de travail en cuir souple pour remplacer ses anciens vêtements devenus trop petits et trop abîmés, plus quelques autres de rechange. Ils l'avaient même interrogé sur la couleur qui voulait (Noir évidemment.) Ce n'était pas mêlant, mais Sébastian grandissait à une vitesse ahurissante. Il avait bien prit 1 pied et demi ces dernières années.
Pour finir la journée, ses nouveaux tuteurs et lui allèrent dîner dans un restaurant. Pour la première fois, Sébastian pu manger à sa faim.
Une fois au dessert, Gérard posa sa tasse de thé et se tourna vers Sébastian qui finissait son cake glacé cacao aux marrons.
- Sébastian?
- Oui M. Perkins?
- Je vais à présent t'expliquer le fonctionnement de notre travail.
- Je vous écoute.
- Bien. Alors nous sommes au service de la maison Phantomhive. Il s'agit d'une famille propriétaire de la compagnie Fantom, spécialistes de jouets et de bonbons. Emma et moi sommes chargés de tenir leur maison de ville durant la saison. Ils vont d'ailleurs y venir pour la saison demain. Tu pourras alors les rencontrer.
- D'accord. Oui avec plaisir.
- Parfais. Mais il y a une chose. Ne sois pas effrayé, mais il s'agit d'une famille de vampires.
- Cela ne me dérange pas. Je n'aie pas peur.
- Excellent, dit Emma…Ah! D'ailleurs, j'y songe. Le couple Phantomhive a une fille. Elle doit avoir ton âge je pense.
Quand Sébastian eut entendu les mots «fille» et «même âge», il s'étouffa presque avec son lait. Une fille! Et si c'était celle qu'il cherchait depuis quatre ans. Sébastian l'espérait de tout son cœur.
