amuto67100: Pas ma faute pour le tragique. Si tu voyais la scène finale dans Moulin Rouge, ou le fait que dans le Fantôme de l'opéra, Christine choississe Raoul plutôt que la fantôme, t'en pleurerais deux fois plus. Et de toute façon, on ne fait jamais de bonne histoire d'amour sans un peu de tragédie. D'ailleurs, pour info, j'en ai pas fini avec ça. Non, je ne suis pas gavé de chocolat, pas bon pour la ligne...Juste un morceau. Mais juste pour te dire, mon préféré est le Oh!Henri. Mais les Kinder, c'est pour les p'tits jouets dedans? ;)

Chapitre 7.

Mme. Tasha.

Cela fesait la quinzième maison où on le refusait. Pourtant Sébastian ne demandait pas énorme, juste un travail en échange du gîte et du couvert. Il se refusait catégoriquement de retourner à son ancien mode de vie où il devait mendier et vendre ses maigres possessions contre ne serait-ce qu'une croûte de pain rassie.

Sébastian soupira d'énervement et continua son chemin jusqu'à ce qu'il arrive devant l'entrée d'un grand magasin dont l'enseigne disait:

Magasin Général Siemens's.

(Pas apparentée à Georg Von Siemens dans le tome 9.)

Curieux, Sébastian jeta un coup d'œil à l'intérieur. Les affaires semblait bien aller car il put observer une demi-douzaine de clients qui fesait leurs achats. Les murs et les présentoirs débordaient de produits en tout genre: nourriture, boissons (alcoolisées ou non), vêtements, tissus, matériaux pour toute activité (arts, ménages, couture, musique, études…), fleur, remèdes, etc.

Sébastian baissa les yeux et vit une petite pancarte en bois fin disant.

On recherche aide.

Salaire minimale avec avantages, gîte et couvert.

Sébastian cru que la chance était peut-être de son côté. Il s'assit donc à la porte le temps que les clients partent. Quand ils furent tous partis, le soleil déclinait à l'horizon et le soir tombait. Il entra dans la boutique où une femme dans les débuts quarantaine rondelette, mais qui semblait avoir conservé la fougue de la jeunesse aux cheveux auburn pâle et yeux ambre commençait à ranger tranquillement son stock avec un jeune homme courtaud qui devait avoir sûrement 2 ou 3 années de plus que lui qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à la femme. Sébastian se dit qu'il devait être son fils.

- Que puis-je pour toi, mon garçon?, demanda la femme.

- Eh bien…j'ai vu votre affiche dans la vitrine et je me demandais si vous ne pourriez pas m'engager.

- Tu n'as pas de parents pour s'occuper de toi?

Sébastian commençait à en avoir assez de se faire demander s'il avait des parents. Mais pour ne pas brusquer la femme, il répondit poliment.

- Ils sont morts il y 9 ans. Et celle qui m'a adopté est morte i jours. Je n'ai plus personne.

- As-tu déjà travaillé pour quelqu'un?

- Oui, j'étais domestique pour la maison Phantomhive. C'était ma tutrice qui m'avait fait engager.

- Eh bin…pas triste. Aurais-tu une lettre de recommandation ou autre chose.

- Désolé, mais je n'en aie pas.

Tasha le regarda un moment. Il lui fesait un peu pitié. Un jeune garçon qui cherchait du travail pour vivre. Elle baissa les yeux en souriant légèrement et lui dit.

- Bon, je veux bien te prendre à essai…Mais je te préviens, je ne garde pas chez moi ceux qui traînassent.

- Vous pouvez compter sur moi Mme. Siemens. Je m'appliquerai à la tâche.

- Appelle-moi Mme. Tasha. Je n'aime pas que l'on m'appelle par mon nom…Johan, montre-lui la chambre qu'on avait réservée.

L'autre jeune homme trapu, n'avait pas cessé de dévisager méchamment, comme s'il était mécontent de sa venue. Néanmoins, Sébastian n'y fit pas attention et le suivi dans les escaliers. Mais à mi-chemin, Mme. Tasha le héla.

- Au fait, j'ai oublié de te demander ton nom.

- Sébastian Michaelis, Mme. Tasha.

Elle hocha la tête et retourna à ses occupations.

Johan le guida ensuite jusqu'à une modeste chambre comprenant un lit en bois, une commode et un tabouret.

- Voilà, dit simplement le jeune homme.

- Merci, le remercia Sébastian.

- Mmh…mais n'oublie pas qu'on se lève à l'aube ici pour servie la clientèle. Tache d'être à l'heure. Ma mère à horreur des retards.

Il le laissa donc ranger ses affaires sans un mot de plus. Sébastian se dit que ce Johan était bien antipathique. Il avait intérêt à faire attention

. . .

Sébastian ne fut pas en reste et se leva à l'aurore avec le chant des oiseaux. Il se prépara et rejoignit Mme. Tasha et Johan dans la salle à manger où elle lui donna un bol de gruau avec une tasse de thé et deux tranches de pain beurrées.

Une fois le petit-déjeuner terminé, Sébastian suivit Mme. Tasha qui lui apprit ce qu'il fallait sur le magasin: L'emplacement des produits, leur coût, la meilleure qualité, etc…

Elle lui confia ensuite des petites choses à faire pendant qu'elle s'occuperait des premiers clients avec Johan.

Sébastian s'y appliqua avec soin. Ce fut comme ça pour les premiers mois. Au début, il n'eut que quelques besognes faciles comme ranger la marchandise, laver le plancher et faire l'inventaire.

Au fil du temps, Mme. Tasha remarqua l'ardeur que Sébastian fesait preuve en œuvrant. Il mettait la main à la pâte avec une poigne de fer et sa détermination ne flanchait jamais. Le jeune démon put bien vite s'adonner à des occupations plus importantes. Il fesait les commandes, s'occupa de la caisse et aidait les clients dans leurs choix.

Au bout de trois ans, Mme. Tasha s'attacha à Sébastian et se mit à le considérer comme son deuxième fils (Ou plutôt son premier.). Ce dernier en était très touché.