amuto67100: HOLA! Easy girl! Easy. On respire par le nez. Mon oeil que t'es calme! Pas crédible une miette. Pour ton rire bizarre, t'inquiètes, une de mes amie en fait des pires. Mais je ne trouvais pas du tout Sébastian mignon avec son chapeau. (J'avais plus le goût de me foutre de sa gueule). Et non, le monde n'a pas d'yeux...à moins d'avoir une webcam dans la figure. Sinon, on relax...cool raoul. OK! Ciao! Bonne lecture.

Chapitre 12.

Commencer.

Sébastian ne se souvenait pas quand il avait été aussi heureux. Même l'époque aux côtés des Perkins ou de Mme. Tasha n'était rien comparé.

Il avait été très content de revoir Rachel qui l'avait accueilli chaudement, tout comme le reste du personnel. Seul avec Undertaker, cela avait été un peu différent.

- Hi! Hi! Hi…Le petit Michaelis est de retour…Moi qui pensais pourvoir lui confectionner un cercueil dans mon temps libre.

Et il avait poursuivi avec un tas d'autres débilités plus stupide les unes que les autres.

Tout le monde semblait ravi de son retour…excepté Vincent. Celui-ci grommelait en silence à chaque fois qu'il passait devant lui. Sébastian pouvait comprendre son aversion envers les démons, mais tout de même, il ne lui avait rien fait.

Il n'en tenu pas compte et se consacra à son emploi. Le lendemain, Angelika l'avait emmené à son atelier aménagé dans une des nombreuses pièces inoccupées du manoir. Il avait été édifié de manière à ce que le jeune vampire puisse se bâtir une sorte de décor dans le fond de la pièce. Un chevalet trônait au centre, le mur à gauche de la porte était percé de trois grandes fenêtres et les deux murs restant (celui de la porte et celui de droite), on avait placé des étagères où Angelika rangeait son matériel, une table de travail rendue multicolores pas la poudre de pigments broyés dessus et un phonographe posé sur un guéridon (Il apprit plus tard qu'elle aimait peindre avec de la musique.)

Elle lui expliqua que son rôle consistait à préparer ses couleurs et son matériel, à l'accompagner lors de ses courses et à nettoyer l'atelier à la fin de la journée. Aussi, qu'il ne devait au grand jamais déplacer quoique ce soit dans l'atelier sans l'en avertir. Angelika détestait ça.

Il avait appris avec le temps qu'il existait une infinité de couleurs possibles et qu'elles provenaient de différents minéraux, plantes et autres choses inimaginables.

Angelika lui avait également montré quelque une de ses œuvres qu'ils avaient gardées et accrochées dans la maison. Il avait été très surpris par la beauté des tableaux, la profondeur des couleurs et le choix des thèmes. Elles avaient toutes un côté sombre, mais dégageaient tout de même de la chaleur et de la passion.

. . .

Un jour, deux jours après son arrivée, Sébastian lavait les vitres des fenêtres quand il sentit une présence derrière lui. Il se retourna et vit Angelika. Mais celle-ci ne le regardait pas comme d'habitude. Elle le fixait intensément, un ongle entre les dents.

Il s'écarta et fit une révérence.

- Replace-toi, dit-elle. Dans la lumière.

Sébastian resta perplexe un moment, et n'osa pas bouger.

- C'est un ordre Sébastian. Remet-toi face à la fenêtre, dit Angelika sans élever la voix.

Il s'exécuta. Angelika s'approcha et tourna autour de lui pendant environ 20 secondes, puis se retira.

- Ce sera tout, merci.

Puis elle partit de l'atelier sans un mot de plus, laissant Sébastian un peu perdu.

. . .

Le lendemain, Tanaka lui fit savoir que la jeune maîtresse voulait le voir dans son atelier. Intrigué, Sébastian l'y rejoint. Il la trouva habillé d'une simple robe bustier de coton noir aux manches retroussées, un tablier au cou et les cheveux remontés devant une toile vierge. Un décor avait été aménagé dans le coin approprié. On avait placé un fauteuil près de la fenêtre sur laquelle il y avait un chat persan couleur blanc empaillé, une console sur laquelle reposait un globe terrestre et le tout entouré de tentures de tons variés.

- Ah Sébastian. Te voilà.

- Oui en effet, me voilà…pour je ne sais quelle raison.

- J'ai décidé de me servir de toi comme model.

Sébastian avala sa salive à l'envers et failli s'étouffer.

- Je vous demande pardon? Moi…comme model.

- Parfaitement. Elle alla chercher un carton dans un coin et lui donna. Vas te changer.

- Mais jeune maîtresse…je ne puis…

- C'est important, Sébastian. Fais ce que je t'ordonne. Vas te changer, mais fait attention à ce que personne ne te vois. Surtout mon père.

Il voulut argumenter encore, mais le regard d'Angelika lui en dissuada. Il se rendit dons dans la pièce arrière et ouvrit la boîte. Sébastian se demanda alors si elle ne s'était pas trompée de boîte. Elle contenait des habits trop beaux pour être portés pas un simple domestique. Il y avait une redingote noire de la plus fine laine aux boutons d'argent, une veste en velours avec des reflets en motifs de roses victoriennes, une chemise blanche à jabot, un pantalon assorti à la redingote, un foulard blanc de dentelle et un pendentif d'homme en argent finement ouvragé serti d'un médaillon en rubis. Son éclat en était si vif et était parfaitement accordé avec les yeux sanguins de Sébastian.

Quand il eut enfilé les vêtements, c'était à peine s'il se reconnaissait dans la glace. Une fois de retour dans l'atelier, Angelika n'eut aucune réaction en dehors d'un léger sourire et lui désigna le fauteuil en velours noir. D'un pas hésitant, il s'y assit.

- Bien, murmura Angelika en prenant une bonne distance pour voir toute la scène. Elle lui donna ensuite un livre à la couverture grise cendre «Le Corbeau», d'Edgar Allan Poe. Bien…croise les jambes, tourne la tête vers la fenêtre sans pivoter ton torse…place ton coude droit sur l'accoudoir, ta paume sous le menton…fixe le ciel…accote un peu ton dos au dossier, baisse très légèrement les paupières…et entrouvre légèrement tes lèvres…voilà…oh attends…

Angelika s'approcha de Sébastian qui ne bougeait pas du tout, mais ses joues s'embrasèrent quand elle lui mit ses longues mèches de gauche derrière l'oreille.

- Parfait, dit Angelika en allant s'assoir à son chevalet…Ne bouge pas d'un poil.

Elle attrapa son bâton de fusain et commença aussitôt à le frotter avec délicatesse sur la toile. Sébastian était bien tenté de regarder, mais Angelika…

- Un model doit rester immobile, Sébastian. Don't move.

Sébastian obéit, mais réfléchit beaucoup. Et si Vincent l'apprenait? Et si Samuel l'apprenait?! Il serait dans la merde jusqu'au cou.

Que la vie était compliquée parfois!

Et il se sentait aussi un peu gêné dans cette posture. ^-^