The harder they fall de LadyExcalibur2010

Je ne suis que la traductrice

/ - 9 - \

Quatrième round

Janvier 2000

Je me réveillai au milieu de la nuit. Ou peut-être tôt le matin. Je n'étais pas sûre. Je regardai le réveil, deux heures. A côté de moi, Mac gémit et se blottit plus près. Il faisait froid et je n'essayai pas de le repousser. La chaleur de son corps était plus que la bienvenue. Mac fit passer une de ses jambes par-dessus moi me faisant grogner. Je le poussai un peu. Il était lourd.

Ça ne le fit pas bouger. Il ne le faisait habituellement pas. C'était l'un des inconvénients d'être marié à un homme de sa taille. Je plaisantais lui disant que j'aurai dû être une amazone. Il fit semblant d'être offensé. Puis nous nous embrassions et finissions notre prétendue querelle. Ça c'était les meilleures choses.

Je restai lovée contre Mac profitant de sa simple présence. Il n'était à la maison que depuis quelques mois alors c'était toujours une bonne surprise de se réveiller et de le trouver là, occupant tout le lit.

Et il lui fallait vraiment tout le lit.

Peu importe pensai-je à moitié endormie en me blottissant aussi près que je pouvais. Puis j'entendis un rire résonner dans son torse imposant.

"Reste comme ça, chérie et tu vas obtenir plus que ce que tu as négocié." Il posa ses lèvres sur le sommet de ma tête.

Je fis courir ma main de son torse vers l'endroit où je pensais que son sexe s'était érigé. Pour moi. Je l'entourai de mes doigts et le serrai légèrement. Il gémit et enfouit son visage dans mes cheveux. "Je vois que quelqu'un ne dort plus," murmura-t-il.

Je bougeai mon visage pour pouvoir l'embrasser. Je le tirai au-dessus de moi et il me couvrit , son corps massif m'emprisonnant entièrement, me faisait me sentir en sécurité et aimée. Je connaissais sa force et je savais que dans sa jeunesse il avait du caractère, mais pour moi il était cet homme, mon amoureux, mon mari bourru mais tendre. Je fis glisser mes hanches contre lui, lui faisant savoir ce que je voulais.

La nausée me surprit tout à coup. La minute avant j'étais prête à accueillir mon mari et à passer un bon moment avec lui, et celle d'après j'essayai de m'extirper pour sortir du lit et me précipiter à la salle de bain. Je ne pris même pas la peine de fermer la porte. Que diable, il m'avait déjà vu vomir. D'ailleurs j'étais trop nauséeuse pour m'en préoccuper.

J'eus tout juste conscience que Mac allumait la lumière. Encore mieux pour être le témoin de mon humiliation. Putain. Nous étions mariés. Il avait vu pire. Comme la fois où j'avais trop bu en Californie. Ça avait été spectaculaire. J'avais vomi sur tout le côté de son camion. Il ne s'était pas plaint, avait nettoyé le lendemain et m'avait traitée de fêtarde.

Une fois le premier spasme passé, j'essayai d'attraper une serviette et de m'essuyer la bouche. Mac passa un gant mouillé sur ma nuque. Je soupirai de soulagement et m'agenouillai de nouveau. "Merci," marmonnai-je.

"Est-ce que ça va?" Sa voix était préoccupée... perplexe.

Il posa sa grosse main sur mon front. "Tu n'es pas chaude," remarqua-t-il.

"Je ne me sens pas chaude non plus," essayai-je de plaisanter. Ça tomba à plat et il fallut que je me penche au-dessus des toilettes à nouveau : ding, ding, ding, deuxième round.

Une fois que j'eus rendu tout ce que contenait mon estomac, Mac m'essuya le visage avec un gant de toilette chaud, ça ressemblait au paradis. "Bells?" Sa voix sourde paraissait incertaine.

"Je vais bien," promis-je. Je me levai. "Je me sens beaucoup mieux à présent." Et c'était vrai. Je me sentais remarquablement bien même si je venais de passer les quelques minutes précédentes penchée au dessus des toilettes.

Il se releva lui aussi. "Euh hum," murmura-t-il.

"C'est supposé vouloir dire quoi?" J'attrapai ma brosse à dent. Oui menthe fraiche à nouveau.

Il me regarda dans le miroir. Nos yeux se rencontrèrent. "Quand est-ce tu as tu des règles pour la dernière fois, ma belle?"

Je crachai le dentifrice et soufflai. "Quoi?"

Il me fit une sorte de sourire. "Quand?"

Je sourcillai, en essayant d'y réfléchir. "Euh..."

"Bon je crois que cette réponse est suffisante." Mac frotta sa barbe, un signe certain qu'il réfléchissait sérieusement à quelque chose.

Je me souvenais avoir eu mon cycle juste avant que Mac ne rentre à la maison et j'avais été ravie de savoir que ça ne se passerait pas les premiers jours de son retour à la maison. Cela a toujours été une loterie terrifiante. Ça ne nous arrêtait pas mais ce n'était pas aussi agréable. Je prenais la pilule mais lorsque mon médecin a voulu que j'en essaie une nouvelle, j'ai pris du poids et j'ai été envahie par les boutons, ça m'a fait changer d'avis. Nous avons considéré toutes nos options et utilisions des préservatifs. Bon la plupart du temps. Cette première nuit à la maison nous étions trop anxieux et trop occupés pour en chercher. En fait si je me souvenais bien il m'avait sauté dessus et s'était glissé en moi avant même d'avoir enlevé ses bottes. Pas que ça m'ait dérangé le moins du monde.

Je déglutis.

"Ouais," dit Mac.

"Oh..." je m'assis sur les toilettes me sentant faible tout à coup. "Tu crois que ...?"

"Oui, je le crois."

Mac s'agenouilla devant moi et se servit du gant pour chasser les dernières traces de transpiration de mon visage. Je détestai vomir. Heureusement les seules fois où ça arrivait c'était quand j'avais trop bu. Ou lorsque j'étais enceinte.

Merde.

"D'accord," dis-je en me relevant. "Ne paniquons pas. Nous n'en savons rien encore." Je commençai à arpenter la petite salle de bain dans mon agitation. "Je veux dire ça pourrait juste être..."

"Ça pourrait être quoi? "me demanda Mac. Il paraissait amusé. Je le fixai.

"Je ne sais pas," admis-je. "Mais autre chose qu'être enceinte."

"Je vais aller acheter un test dès que les magasins seront ouverts," suggéra-t-il. "Tu le feras et nous saurons avec certitude."

Je me rassis sur les toilettes. "Je croyais en avoir fini avec les couches," geignis-je.

Mac se pencha et me souleva comme si je ne pesais rien, éteignant la lumière en passant. Cette façon de faire stimulait toujours mon égo et je me sentais aimée, je me blottis tout contre lui et enfouit mon nez dans son torse. Il m'installa dans le lit et se lova contre moi. Il se mit à caresser mes cheveux tendrement.

"Ce serait vraiment aussi terrible que ça que tu sois enceinte?" demanda-t-il d'une voix inquiète.

Je soupirai et secouai la tête. "Non pas terrible, juste... inattendu." Nous avions décidé qu'après Sam ça suffisait mais avions repoussé la vasectomie de Mac pour un an, juste pour être sûrs. Nous avions tout prévu. Et nous y tenions.

Et maintenant voilà ce qui arrivait.

Peut-être. Nous n'étions encore sûrs de rien.

Cependant en repensant aux deux mois précédents j'étais presque sûre d'être enceinte. Je connaissais assez bien les signes. J'étais fatiguée et un peu trop émotive. Bien sûr les premiers mois où Mac rentrait après une longue absence j'étais émotive. Cette fois il était parti pour quatre mois de formation. Ce n'était pas aussi long que quelquefois mais c'était toujours difficile. Je posai mes mains sur mes seins.

Oui, ils avaient grossi.

J'entendis Mac rire. "Je pensais qu'ils avaient l'air plus gros." Il en pinça un gentiment. "Je t'aime toi."

"Homme des cavernes," marmonnai-je.

Je le sentis hausser les épaules. "Hey j'aime les seins. Que puis-je dire?" Il me serra contre lui. "Mais ce sont les tiens que je préfère."

"Je me sens honorée," dis-je.

"Tu devrais, je suis un grand connaisseur en matière de seins tu sais."

"Tu es un obsédé, voilà ce que tu es Monsieur."

"Et tu ne me changeras pas," plaisanta-t-il. Il soupira et m'embrassa de nouveau. "Alors, j'irai acheter ce test?"

"Ouais," dis-je.

Il y eut un long moment de silence. "Tu vas probablement penser que je suis fou mais j'espérai en quelque sorte que tu sois..."

"Ah tu n'es pas seulement obsédé, en plus tu es fou."

"Hey nous avons fait de merveilleux enfants," murmura-t-il à mon oreille, son souffle chaud fit frissonner ma colonne vertébrale.

"Considère que c'est notre contribution pour rendre cet endroit plus beau."

"Fou, obsédé mais aussi ringard. Ouah, j'ai vraiment tiré le gros lot," me moquai-je.

Il banda son biceps qui je le reconnaissais était impressionnant. "Ça c'est sûr chéri, sûr et certain."

Je gémis et mordit son mamelon ce qui le fit taire assez rapidement à mon goût.

000

Sept heures et trente six minutes plus tard Mac et moi regardions le bâtonnet. Il nous apprit que nos vies allaient changer. Je levai les yeux vers Mac et sourit. "Alors... Tu es prêt pour le quatrième, Monsieur James?"

"Avec toi Madame James? Tu parles!" Il rit et me souleva en me faisant tourner jusqu'à ce que je le menace de vomir sur lui. Il me posa immédiatement.

"Merci mon dieu," marmonna-t-il en me prenant dans ses bras pour m'embrasser passionnément. "Et une fois que les garçons seront au lit, nous reprendrons où nous nous en étions arrêtés avant que tu ne sois nauséeuse cette nuit." Il mordilla le lobe de mon oreille. Salaud. Il connaissait toutes mes faiblesses.

"Tu ferais bien," grondai-je. "Tu sais comment je suis quand je suis enceinte." C'était vrai. A chacune de mes grossesses j'étais devenue incroyablement obsédée, même les premières semaines lorsque la nausée me frappait sans aucun avertissement.

Mac agita ses sourcils en ayant l'air parfaitement ridicule. "Pourquoi penses-tu que je veuille te garder enceinte?"

"Et pourquoi crois-tu que je continue à te laisser faire?"


La prochaine fois nous retrouverons Bella. Elle aura une conversation

téléphonique avec son frère Will.

Outtake plus ou moins gai... selon les passages