amuto67100: La France? Alors on est des cousines très éloignées puisque nos ancêtres viennent du même pays, si on suit l'histoire du Canada. Mais ça doit pas être si pourri que ça. Moi j'aimerais bien visiter le Louvre un jour. Ici, dans mon Amérique du Nord, en ce début de juin, on a un temps beau, quoique pluvieux à l'occasion, mais chaud. Je suis bien contente car à la fin d'août, je vais commencer le cégep. Je suis impatiente...Enfin, trève de blabla, j'aime pas trop Roméo et Juliette, ça finit mal et j'ai horreur des histoires qui finissent mal. C'est d'un ennui et pas marrant. C'est un de mes crédos, je n'écrit jamais rien de négatif à la fin, sinon je me sens pas bien. Bref, bonne lecture, chère lectrice fidèle.

Chapitre 15.

Cadeau.

Sébastian ouvrit les yeux et la première chose qu'il repéra fut la neige qui tombait à gros flocons dehors. Il se précipita vers la fenêtre et aperçut un tapis blanc immaculé recouvrant le sol et les arbres.

- (Sifflement d'étonnement) Dis-donc, la neige est bien plus belle ici qu'à Londres.

- En parlant de Londres, j'ai des petites nouvelles pour toi, fit une voix dans le dos de Sébastian.

Celui-ci sursauta légèrement et se retourna. Il vit le secrétaire Undertaker. Celui-ci pouffa de rire en voyant son expression (On se demande comment y voit de quoi.)

- Ah oui!, répliqua Sébastian irrité. (Il arrive pas à le sentir) Des nouvelles?

- Oui…Hi! Hi! Hi! C'est pour te dire que le comte donne une journée de congé pour les domestiques afin qu'ils fassent leurs propres préparatifs de Noël. Hu! Hu! Hu!

- Bon. Merci.

Undertaker rit une dernière fois et s'en alla. Sébastian resta pensif à ce qu'il lui avait dit en enfilant sa chemise. Une journée à lui…que pourrait-il bien faire?...Mais oui!

Il avait appris plus tôt que l'anniversaire d'Angelika tombait une dizaine de jours avant Noël. Et on lui accordait une journée de libre. Autant en profiter.

Sébastian enfila sa veste et ses vêtements d'hiver, ramassa son porte-monnaie où il avait emmagasiné son salaire et descendit en trombe aux cuisines. Il y trouva les autres domestiques en civil en train de prendre leur petit-déjeuner.

- Ah Sébastian, le salua Myriam. Bonjour.

- Bonfhour, tenta d'articuler Sébastian en ayant mis un toast dans sa bouche, pressé de partir.

- Eh bien, pourquoi tu t'active comme ça?, lui demanda le jardinier Colin.

- J'aimerais avoir le maximum de temps pour aller à Londres, répondit le jeune démon en avalant son morceau pain.

- Cours pas tant que ça, dit Loïc. On y va tous de toute manière. Le maître nous prête deux calèches pour y aller. Accompagne-nous.

Sébastian fut ravi de l'opportunité et accepta. Donc, quinze minutes plus tard, il fut dans le carrosse avec Tanaka, Colin, Myriam, Alma, Polly, Sacha, Victor et Loïc. Undertaker n'avait pas insisté pour venir, disant qu'il avait à faire ailleurs (C'est louche son affaire -_-)

Ils furent à Londres deux heures après le départ.

- Bon, n'oubliez pas, dit Alma. Vous avez jusqu'à 17h pour faire vos achats, après quoi, on devra retourner au manoir.

Elle n'ajouta rien et chacun partit de son bord. Sébastian prit quelques secondes pour respirer l'odeur habituelle de Londres, puis prit le chemin pour Piccadilly Circus.

Il ne perdit pas ensuite son temps et parcouru des yeux les nombreux magasins alignés sur la rue. Un magasin d'art…non, elle en avait déjà assez de matériel. Une librairie…non, ce n'était pas les livres qui manquaient dans la bibliothèque.

Sébastian poursuivi son chemin jusqu'à ce qu'il arrive devant la vitrine d'une petite bijouterie. Pas une de celle où on peut dépenser dans les 5000 livres pour un truc trop voyant qui brille. Juste de petites breloques discrètes, mais jolies.

Intéressé, Sébastian entra à l'intérieur. Un humain dans la cinquantaine vint le voir aussitôt.

- Bonjour monsieur. Que puis-je pour vous?

- Rien pour l'instant merci. Je vais regarder.

- Comme vous voulez. Appelez-moi si vous avez besoin de moi.

Sébastian le remercia d'un hochement et zyeuta les vitrines et les glaces. Il vit une broche en métal en forme de couronne entourée d'entrelacés, un pendentif Camé, un peigne serti d'une rose en or blanc, une bague décoré d'un grenat et des boucles d'oreilles en larmes de verre…quand il vit le bijou idéal.

C'était un beau collier surmonté d'une sorte de cadre de métal noir dans lequel on pouvait voir l'image de deux corbeaux. L'un posé sur une branche, l'autre en plein vol sur fond de ciel grisâtre et nuageux. Il était finement enjolivé de délicat détails, deux ailes et quelques roses avec branches d'épines. Sébastian trouvait le bijou si beau qu'il se dit qu'il ferait grand hommage à la splendeur d'Angelika. Il héla le vendeur.

- Monsieur. Combien est le pendentif aux corbeaux?

- Ahhh, monsieur a de bons goûts. Ceci est une pièce unique et rare. On dit qu'il a appartenu à la Reine Vierge Elizabeth en personne. De mon opinion, je pense que ce n'est qu'une rumeur. Mais bon, comme vous semblez être un homme sérieux, je vous le fait à 120 livres.

Sébastian, ayant déjà sorti son porte-monnaie, mit immédiatement l'argent demandé sur le contoir. Plus un surplus.

- Pourriez-vous me faire un paquet cadeau avec une carte?

- Mais certainement, répondit le vendeur enthousiaste.

Il mit le collier dans un écrin de velours noir rembourré de soie argenté qu'il emballa de papier bleu royal.

- Que dois-je marquer dans la carte?

- Pour une jeune maîtresse bien-aimée. Tendrement, votre loyal serviteur, Sébastian.

- …C'est réglé.

Sébastian le re-remercia, prit le paquet, le fourra dans sa poche et partit de la boutique, sa bourse vidée au quart.

Content de lui, il utilisa le reste de son argent pour s'acheter un encas et des cadeaux pour le reste du manoir (Même à Vincent).

Il décida de s'offrir aussi un livre et une longue cape d'automne noir et mangea sa collation en attendant 17h.