THE HARDER THEY FALL de LadyExcalibur2010

Je ne fais que traduire

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Compte à rebours

Mac

7 juin 2006

Je fermais la porte de la chambre de Jake et de Sam aussi doucement que possible. Il s'étaient finalement endormis, non sans quelques larmes de la part de Jake. Je partais demain. Je regardai ma montre. Il me restait moins de huit heures avant de quitter la maison et j'avais besoin d'utiliser toutes les secondes de ce temps. Je pris une profonde inspiration avant de marcher dans le petit couloir vers la chambre où ma femme m'attendait.

Je l'espérai du moins. Je savais qu'au point où nous en étions rien n'était garanti. Je posai ma main sur la poignée mais j'hésitai. Elle était toujours en colère mais les disputes avaient cessé quelques jours auparavant. Une fois qu'elle avait réalisé que rien de ce qu'elle dirait ne me ferait changer d'avis, Bella était entrée en mode silencieux. C'est ce qu'elle faisait quand elle était vraiment fâchée.

Je restais là dans le couloir ma main touchant la porte et je n'arrivais pas à l'ouvrir. Serait-elle contente que je vienne dans notre lit pour notre dernière nuit ou est-ce que ça la mettrait plus en colère?

Je soupirai et ouvrit la porte ayant confiance en la Bella que je connaissais. Peu importe combien elle était furieuse je savais qu'elle ne voudrait pas gaspiller cela - notre dernière nuit ensemble avant longtemps.

Elle était assise au pied du lit brossant ses cheveux d'un air absent. Les informations étaient allumées ce qui ne jouait sûrement pas en ma faveur. Je jetai un coup d'œil au petit écran. C'était bien ma chance, ils parlaient de la guerre et des dernières conséquences. Bella me fit un sourire triste et prit la télécommande pour éteindre. Elle se leva et posa la brosse sur la commode et se tourna vers moi.

Elle portait l'un de mes vieux tee-shirts de l'armée. Je décidai de prendre ça comme un bon signe. Si elle avait eu l'intention de me rejeter elle aurait mis un de ses pantalons de survêtement et ses chaussettes, ceux qu'elle appelait des vêtements à hors zone. Heureusement je ne les avais vus que deux fois durant notre mariage et chaque fois parce que j'avais bien merdé ou parce qu'elle avait la grippe.

Bella n'utilisait pas l'amour comme une arme mais j'étais toujours sensible à ses émotions. Si elle n'était pas contente de moi c'était difficile de la mettre en mode câlins. C'était la façon dont elle fonctionnait. Je l'avais acceptée. Tout comme elle avait accepté que je pouvais aller n'importe où et n'importe quand mais seulement avec elle.

Si elle avait été en lingerie sexy, cela m'aurait montré qu'elle m'avait pardonné. Je n'avais donc pas encore gagné. C'était bien car au moins je savais que Bella était honnête dans ses réactions. Elle ne m'aurait jamais laissé partir avec un mensonge sur ses lèvres.

Je m'approchai d'elle prudemment mes mains en avant. Tendrement elle posa ses mains fines dans les miennes et les serra fortement. Puis elle enroula ses bras autour de ma taille très fermement.

Je laissai repartir ma respiration ... je ne savais même pas que je la retenais.

"Bella," je soufflai enfouissant mon nez dans ses cheveux. "Dieu, je t'aime."

"Je t'aime tellement, chuchota-t-elle en relevant la tête, m'invitant à un baiser. Je n'avais pas besoin de davantage d'encouragement. Ma bouche recouvrit la sienne et je grognais à la sensation de sa langue chaude glissant contre la mienne. Putain elle allait me manquer... ça allait me manquer.

Mes bras se resserrèrent autour d'elle et elle fit un petit grognement me rappelant de desserrer un peu mon étreinte. Je le fis en chuchotant des excuses et en embrassant le lobe de son oreille et en le grignotant un peu.

Elle laissa tomber sa tête en arrière me révélant les courbes fines de son cou. "Bella chérie," murmurai-je. "Tu es magnifique putain."

Ensuite je la pris et l'amenai au lit, ce lit où nous avions passé de nombreuses nuits à faire l'amour, nous rendant fou l'un l'autre, profitant simplement de la présence réconfortante de l'autre. C'était notre refuge, notre port d'attache dans une vie très occupée. Je voulais garder le goût de cette nuit, je voulais me souvenir de tout pour pouvoir y repenser encore et encore, plus tard, dans les mois à venir quand je dormirai sous la tente sous un ciel étranger, luttant pour une guerre que je n'étais même pas sur de comprendre.

Je le savais par expérience, l'année à venir allait être pleine de terreur et de difficultés mais surtout elle serait solitaire. Cette stupide solitude qui fait mal physiquement. Bella me manquerait comme un amputé qui a perdu sa jambe. Une douleur fantôme assez lancinante pour me rendre fou.

Et je me faisais ça tout seul.

Je repoussai ces pensées qui tournaient en rond. La décision avait été prise et il était trop tard maintenant pour changer d'avis. Il m'avait semblé que c'était la bonne chose à faire à l'époque mais maintenant...

A présent je tenais ma femme et je savais que j'aurais du mal avec la solitude et je savais aussi que demain soir elle serait seule dans notre grand lit et ce pour les douze prochains mois ... et ça me tuait.

Je repoussai la couette et la déposai sur les draps jaune pâle. Ses cheveux étalés sur l'oreiller et je savais que je me souviendrai toujours d'elle comme cela - tristesse et amour dans ses yeux, la façon dont ses cheveux s'enroulaient sur le bord de l'oreiller, avec son sourire accueillant qui tremblait un peu.

Incapable d'attendre plus longtemps, je me couchai dans le lit faisant reposer mon poids sur mes coudes. Bella secoua la tête et me rapprocha d'elle, m'incitant à mettre mon corps contre le sien. Je le fis avec précaution. Nous soupirâmes tous les deux à ce contact et pendant un moment ce fut suffisant.

Ses jambes s'accrochèrent à mes hanches m'encourageant à bouger. Nous sifflâmes ensemble lorsque mon érection toucha sa chaleur. Je pouvais dire à sa respiration qu'elle était déjà prête. Ce rouge sur ses joues, la façon dont elle retint son souffle pour pousser un petit gémissement.

Dieu oui.

Ses mains se saisirent de la ceinture de mon boxer et son pied finit le travail. Elle l'envoya loin avec ses orteils et il tomba sur le sol. Je ris et murmurai, "orteils de singe..."

Nous nous embrassâmes à nouveau et c'était urgent et féroce comme si nos bouches voulaient mémoriser l'autre encore et encore. C'était la première fois et la dernière - c'était tout. Je fis passer son tee-shirt par dessus sa tête et il rejoignit mon boxer par terre. Ses seins rebondissaient chaque fois que je poussai mes hanches contre les siennes.

Ils étaient si beaux que je ne pouvais pas résister à l'envie de les embrasser.

Elle grogna et s'agrippa à mes cheveux. Elle aimait quand je suçais ses mamelons alors je le fis, fort, la sentant trembler sous moi. J'aimais la sentir et la voir jouir - et savoir que c'était mon contact qui l'affectait si fort.

"Mac!" hurla-t-elle doucement et je sus que c'était le bon moment.

Je guidais ma queue à son entrée caressant de haut en bas sa fente humide. Elle était chaude et prête pour moi et je m'introduisis en elle avec un soupir de plaisir et de contentement.

C'était ça c'était le paradis.

Nos mouvements étaient lents et elle murmurait des mots d'amour et de reconnaissance tandis que j'allais et venait en elle. Des choses idiotes et des choses qui avaient des conséquences et que personne sur terre ne voudrait entendre ou connaitre - des secrets qui n'étaient que pour nous seuls. Je lui dis qu'elle m'avait sauvé le jour où elle m'avait épousé, mais je ne suis pas sûr qu'elle ait entendu parce qu'à ce moment elle lâcha prise et je la suivis juste après en poussant un cri rauque.

Plus tard elle s'endormit dans mes bras. Je ne dormis pas. Je ne pouvais pas. Je ne voulais pas gaspiller ce temps précieux en dormant. Je la tenais et je surveillais l'heure regardant les minutes s'écouler... le compte à rebours de notre temps ensemble.

•••

Nous y étions, le moment de vérité, en quelque sorte. Ils nous appelèrent pour que nous allions vers les gros avions de transport qui allaient nous prendre pour la première étape du voyage à l'autre bout du monde. Nous étions entourés de beaucoup de gens, leurs voix et leurs larmes se mêlant dans ce triste décor. Nous étions retenus par nos derniers au revoir.

Mais je ne voyais que Bella et nos fils. Je m'agenouillai et serrai Jake. "Je sais que quand je serai de retour tu sera grand mais souviens-toi que tu seras toujours mon petit gars, ok?" Il hocha la tête et me fit un sourire timide. J'allais manquer son anniversaire qui arrivait bientôt. J'avais déjà acheté le cadeau et une carte pour lui ; Bella les lui donnerait pour son jour spécial. "Et n'oublie pas de penser à papa. " Je tapotai sa montre Spiderman à son poignet. Je l'avais mise à l'heure de Bagdad comme ça il pourrait savoir ce que papa faisait. Jake passa ses bras autour de mon cou et me serra fort.

J'allai vers Sam après que Jake m'ait relâché. J'ébouriffai ses cheveux. "Je sais que bientôt tu commenceras l'école. Tu riras et tu leur montreras que tu es intelligent mais n'oublie pas de t'amuser non plus, d'accord?" Sam renifla et hocha la tête. Il regarda vers Emmett probablement pour savoir quoi faire. Il en était là maintenant.

"D'accord papa," dit-il. "Et je m'occuperai de maman aussi."

"Je sais que tu le feras Sammy,"l'assurai-je.

Seth glissa sur ses pieds. Il détestait toute sorte de désaccord, de confrontation ou de malheur. Les choses étaient bien assez tristes pour nos tous en ce moment donc Seth n'était pas un optimiste. "Surveille tes frères, Seth. Il n'y a que toi qui puisse leur faire entendre raison s'il se mettent à se comporter comme un James." C'était une vieille blague entre nous. Il n'y avait que Seth qui n'avait pas hérité de mon tempérament. Il ressemblait plus au grand père Charlie, calme et décontracté, réfléchi dans ses actions prenant la vie comme elle venait. C'est lui qui gardait notre paix.

"Je ne les laisserai pas aller trop loin," promit-il.

Ensuite je me retrouvai face à Emmett. Il se tenait à l'écart. Je le regardai dans le yeux, qui ressemblaient tellement aux miens et je savais que c'était lui qui me ressemblait le plus. Je me sentis mal à ce sujet mais je ne pouvais pas faire grand chose contre l'hérédité. Il souffrirait pour apprendre à contrôler son coté impulsif - tout comme moi. Mais il était plus chanceux, il avait Bella pour mère et un père qui l'aimait profondément même s'il était imparfait.

"Tu pars," dit-il d'une voix morne. Oh merde. Il savait que je partais comme volontaire. Je pouvais le voir dans ses yeux. Je pouvais aussi voir que jusqu'au dernier moment il ne l'avait pas cru -jusqu'à ce qu'il me voie sur la piste, prêt à monter dans l'avion.

"Oui," dis-je calmement. "Je dois".

"Non, tu ne dois pas," répliqua-t-il dans un sifflement. Il rencontra mes yeux. "Tu veux partir."

"Je ne veux pas partir," dis-je. "Mais je dois le faire. Un jour tu comprendras la différence."

Il voulait me croire, voulait croire au meilleur en moi. Alors il le fit. C'était le côté de Bella en lui ; peut-être n'était-il pas autant comme moi après tout. "Ok," dit-il enfin. "Je ferai attention à elle."

"Je le sais," dis-je simplement. "Tu y feras toujours attention. Et cela me fait sentir beaucoup mieux, Em. Tu n'en as pas la moindre idée."

Il hocha la tête. "Bon d'accord." Comme moi il n'avait pas besoin de dire dix mots si seulement deux étaient nécessaires. Nous nous comprenions tous les deux. Je l'étreignis et il fit de même. J'étais reconnaissant.

Bella enroula ses bras autour de moi et posa un féroce baiser sur ma bouche se moquant de la présence des autres ou des yeux curieux de nos fils. "Je t'aime McCarty James," dit-elle doucement. "Souviens-toi de faire attention à toi et donne-moi de tes nouvelles aussi vite que tu veux où j'irai te pourchasser dans ce désert et je malmènerai tes attributs."

"Ça ira, je ferai attention." La férocité quitta ses yeux me laissant que de la tristesse.

"Je t'aime Mac de tout mon être." Elle se dressa sur la pointe des pieds. " Peu importe ce qu'il se passe je t'aime. N'oublie pas ça." Elle n'avait pas dit qu'elle me pardonnait mais elle avait dit qu'elle m'aimait. C'était ce qui était le plus important ; tout pourrait s'arrangear si elle m'aimait.

Je voulais pleurer mais j'étais entouré par des soldats. Ouais, je ne serais pas le premier mais je ne pouvais pas faire ça. Je savais qu'elle voyait les larmes dans mes yeux avant que je les chasse.

Ils nous appelaient de nouveau et il fallait que j'y aille, il fallait que je la laisse.

Je me reculai me promettant de ne pas regarder en arrière mais je le fis.

Elle me fixait. Elle souriait mais c'était un petit sourire tremblant. Je lui fis un dernier signe de main et continuai à avancer pour embarquer dans cet avion qui m'emmenait loin d'eux.


Pas très gai! Je sais...

Il fallait bien que je le mette quelque part hein?

Le prochain sera plus drôle, si!

Ce sera "Pour leur propre bien..."