Je tiens à remercier missbooking pour m'avoir mise dans ses auteurs favoris et d'avoir mise en favoris ma fic.
Chapitre 19.
Disparition.
Le mois d'avril était à présent bien avancer et le ciel avait recouvré sa couleur bleu pâle. Les feuilles bourgeonnaient dans les arbres et les oiseaux étaient revenus du sud et chantaient de nouveau aux fenêtres.
Toutefois, dans la nuit du 15 avril, une intrusion apparut dans le parc du manoir Phantomhive. Quelque chose qui écroulerait la vie paisible de la résidence.
C'était des humains, des hommes, portant tous le même symbole sur leurs vêtements: l'étoile renversée du pentacle dans son cercle sur une croix gothique. Les mêmes hommes qui avaient autrefois assassiné les parents de Sébastian. Comme à l'époque, ils parcouraient le pays à la recherche d'impurs à exterminer. Ils avaient appris l'existence d'une famille de vampires dans la région. Ils étaient donc là afin d'un attraper un.
Les Fils de l'Étoile du Seigneur, c'est ainsi qu'on les appelait empoignèrent leurs faux et leurs épées et filèrent silencieusement jusqu'au manoir. Ils s'arrêtèrent juste sous une fenêtre. Le plus proche l'ouvrit avec délicatesse et s'introduisit dans ce qu'il lui semblait être une chambre à coucher. Il aperçut une silhouette dans le lit. Il commanda à deux de ses hommes de le suivre. Ils s'approchèrent du lit et examinèrent quel genre de créature y reposait. Elle avait de longs cheveux sombres et ne semblait pas avoir plus de vingt ans. Sa bouche était entrouverte et ils remarquèrent les crocs. Une vampire!
Le chef donna un signal sans bruit et aussitôt ses alliés fondirent sur la jeune vampire. Cette dernière se réveilla en sursaut en sentant une étreinte violente sur sa bouche. Angelika se débattit en tirant sur la manche de son ravisseur. Les deux autres lui empoignèrent les jambes et les mains. La jeune vampire eut beau de débattre et gigoter dans tous les sens, ils parvinrent à l'emmener de force. Angelika réussit juste à arracher le bout de tissu qu'elle tenait, mais le lâcha une fois passé la fenêtre. Elle sentit brusquement un choc à la tête et elle perdit connaissance. Elle disparut dans la nuit avec ses assaillants.
. . .
Le lendemain, Alma peinait à ce faire répondre à la porte de mademoiselle.
- Mademoiselle?! Mademoiselle?! Répondez-moi enfin!
Inquiète, elle ouvrit la porte et lâcha le paquet de lettres qu'elle tenait dans ses mains.
- Mon Dieu…!
Elle découvrit le lit vide et défait, les couvertures par terre et la fenêtre ouverte.
- À l'aide!, cria-t-elle à travers les couloirs. Au secours! Mademoiselle Angelika a disparue!
- Comment ça disparue?!, s'exclama Sébastian en apparaissant au bout du couloir. Explique-toi Alma!
- Oh Sébastian, pleura Sacha dans ses bras. Je ne sais pas! J'ai trouvé sa chambre vide ce matin!
- Ne pleure pas Alma, dit Sébastian en l'écartant pour la regarder droit dans ses yeux bleus pâle, presque blancs. Va prendre une tasse de thé fort. Moi, je vais aller parler aux maîtres.
Alma hocha la tête en séchant ses larmes. Sébastian partit immédiatement pour la chambre d'Angelika. Il la trouva dans le même état que l'avait découverte Alma, en désordre. Il entreprit de l'inspecter minutieusement. Il revira les couvertures, regarda en dessous des meubles, sous le tapis…quand il trouva soudainement un morceau de tissus bleu nuit brodé d'un symbole. Ses sourcils se froncèrent instantanément. Il aurait reconnu ce signe à 20 km de distance. La colère jaillit en lui comme un geyser.
Serrant le chiffon dans sa main, il prit la direction du bureau de Vincent. Devant la porte, il toqua. Une voix lui répondit d'entrer.
- Bonjour maître, le salua Sébastian, la mine grave.
- Bonjour…Pourquoi es-tu si tendu. Il y aurait-il un souci?
- J'ai bien peur que si…J'ai le regret de vous annoncer que votre fille a disparu.
Vincent écarquilla les yeux quelques secondes, puis son visage s'assombrit.
- Ne me raconte pas d'histoires pareilles! Il n'y a rien de drôle!
- Je ne mens pas monsieur. Ce n'est pas dans ma nature. Ce matin, Alma qui voulait réveiller mademoiselle a retrouvé sa chambre vide et sans dessus dessous. J'y suis allé pour trouver des indices, et j'y ai déniché cette étoffe dans la chambre.
Sébastian le lui tendit et Vincent le considéra un moment.
- Tu sembles être presque malade à la vue de cet objet. T'évoque-t-il un souvenir?
Sébastian se pinça les lèvres et détourna le regard, gêné. Il n'avait jamais parlé de son passé à personne, pas même à Angelika. S'il devait le dire à quelqu'un, il n'aurait pas songé à Vincent.
- Sébastian?!
- Pour être honnête, il s'agit du même emblème qui se trouvait sur les personnes qui s'en sont pris à ma famille.
- Ta famille?...Raconte-moi.
- Mais…je…
- C'est un ordre!
Sébastian soupira et raconta dans les moindres détails tous les évènements d'il y a 12 ans. Le vampire l'écouta sans un mot, le côté du visage posé sur son poing lousse.
Quand Sébastian eut finit son récit, les deux hommes ne dirent rien pendant un moment jusqu'à ce que Sébastian prenne la parole.
- Avec votre permission maître, je vais partir à la recherche de mademoiselle Angelika et vous la ramènerai saine et sauve. J'en fais le serment.
- Sébastian…murmura Vincent en se levant de son fauteuil.
- J'en fais la promesse, le coupa Sébastian en s'agenouillant sur le tapis. Quand bien même s'il me faudrait des années, même si je devrais perdre l'usage de mes membres…je retrouverai la comtesse coûte que coûte.
Sébastian n'ajouta rien et courut vers la sortie. Vincent l'appela, mais Sébastian était déjà loin. Il gagna sa chambre, fourra dans son sac quelques vêtements de rechange, son argent et une photo d'Angelika. Il attacha rapidement sa cape à son cou et fila à l'extérieur de la propriété. Les autres domestiques et Rachel tentèrent à plusieurs reprises de l'arrêter pour lui demander les dernières nouvelles, mais il les ignorait et se rendit aux écuries. Il était chanceux, Lord avait été entretenu et nourri.
Sébastian ouvrit le box et alla lui caresser le museau en lui murmurant des mots.
- Il faut qu'on fasse un long voyage. Je ne sais pas quand tu reverras Lady.
Il lui mit ensuite la selle et il ne perdit davantage de temps qu'il galopa à toute allure vers les campagnes et les villes.
- Attendez-moi Angelika. J'arrive.
