The harder they fall de LadyExcalibur2010
A lire après le chapitre 40
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Sur quels boutons appuyer
Charlie
Renée entra dans la cuisine où j'étais en train de boire mon café. Je l'avais fait moi-même parce que Renée ne savait pas le faire comme je l'aimais. Je pensai qu'elle le faisait exprès. Mon café était très noir presque comme du goudron mais c'est juste la façon dont je l'aimais. S'il ne brûle pas en passant dans la gorge alors ce n'est pas du bon café. Je levai les yeux et secouai la tête. Oh Oh. Elle faisait cette tête. "Que fais-tu?" me demanda-t-elle.
Elle sourit juste et haussa les épaules et ensuite se déplaça très élégamment pour passer derrière le comptoir en poussant les choses. Je grognai et avalai une autre gorgée de mon breuvage. Elle ne voudrait rien me dire jusqu'à ce qu'elle soit bien prête. Près de quarante et une années de mariage m'avait assez bien appris cela.
Je pris le journal et l'ouvris même si je n'étais pas sûr que ça en vaille la peine. Il n'y aurait rien d'autre que de mauvaises nouvelles de toute façon. Des meurtres, des vols, des crimes de haine... Les gens ne changeraient jamais. Je grognai une fois de plus juste parce que je sais que ça embêtait Renée. Je jetai un coup d'œil vers elle espérant la voir froncer les sourcils. Mais non rien d'autre que ce sourire sur son visage.
Oh elle mijotait quelque chose ça c'était sûr.
Je remuai le journal de nouveau et elle rit. Bon sang. Je tirai toutes les ficelles mais elle ne réagissait pas. "Idiots," murmurai-je en faisant semblant de rire. "Rien d'autre que des putain d'idiots dans le monde aujourd'hui," ajoutai-je pour faire bonne mesure.
"Oui, chéri je sais," compatit-elle sans se déprendre de son sourire. Qu'est-ce qu'un homme était -il censé faire face à ça? Quand une femme était si facilement d'accord avec son mari ça le mettait en déséquilibre. Les choses n'allaient plus bien dans le monde. Nos femmes le faisaient exprès. Elles aimaient bien nous voir nous agiter et nous tortiller.
Je fronçai les sourcils et laissai mes yeux errer sur le journal. Elle avait quelque chose en tête. Je pouvais le voir sur son visage, ses mouvements et ses petits soupirs. Je l'avais entendue au téléphone. Will ou Bella? Je tortillai ma moustache en y réfléchissant. Ma moustache avait du mal à s'y habituer mais je serai damné si je la rasai. Renée disait que ça me donnait un air distingué, mais j'étais sûr que c'était des conneries et une façon de me dire que je ressemblai à un vieux schnock. Mais la moustache resterait là.
Will ou Bella? Mes pensées étaient coincées là. Si j'avais aimé parier je n'aurai pas hésité trop longtemps et parié sur Bella.
Will et Josh étaient bien installés dans leur vie et à ce que je sache il n'y aurait plus de grands changements à venir pour eux. Josh était rentré d'un voyage il y avait quelques mois et maintenant il ne partirait plus pendant un moment. Et Will était parti pour une nouvelle année scolaire, tout comme Bella. Le garçon savait gérer un budget mais dieu sait où il avait appris. Je détestai m'occuper de ça et Renée pensait que tant qu'il restait des chèques il y avait toujours de l'argent sur le compte.
Je grondai à nouveau et je jetai un œil pour voir si Renée allait dire quelque chose à ce sujet. Non elle continua à m'ignorer en se faisant du thé. Du thé? Qui buvait de cette merde de toute façon?
Je tortillai ma moustache un peu plus décidant qu'il était tant que je l'arrange. Je ne travaillai pas aujourd'hui j'allais être désœuvré. Et pas de pêche non plus. Elle avait été très en colère la dernière fois que j'y étais allé et que j'étais rentré en toussant et soufflant, complètement enrhumé. Elle m'avait envoyé au lit sans ménagement comme si j'avais cinq ans et m'avait donné des saletés de thés à boire. Je m'étais presque attendu à ce qu'elle me mouche pour me soigner. Le miel et le whisky n'avait pas suffi à faire passer la tisane mais j'avais tout avalé parce que ce n'était pas la peine d'argumenter à ce moment là. Je me sentais trop mal pour le faire de toute façon. Et le fait que ce thé stupide m'avait fait me sentir mieux ne comptait pas. Pas du tout.
"Comment va Bella?" demandai-je innocemment. C'était le seul moyen d'obtenir quelque chose de Renée. Choc et crainte. Distraction. Un élément de surprise était indispensable. Quelquefois on dirait que cette satanée femme pouvait lire dans les pensées.
"Je suppose qu'elle va bien," dit Renée en s'asseyant à la table de la cuisine. Ses yeux se dirigèrent vers ma moustache. "Tu as besoin de l'arranger," fit-elle observer.
"Tu le penses aussi? Je pense que ça va." Je n'étais pas sûr pourquoi j'étais prêt à en discuter avec elle alors que je venais de penser de la même façon qu'elle. Quelquefois je voulais juste voir le feu dans ses yeux. Un petit désagrément maintenant mais ça conduirait à plus de satisfaction plus tard. Cela faisait longtemps que nous étions mariés mais nous n'étions pas mort, comme j'aimais à le dire.
Elle roula des yeux. "Tu sais bien que c'est vrai. Je me demande parfois pourquoi tu veux discuter."
Parce que j'aime bien me réconcilier avec toi, pensai-je en cachant mon sourire.
Je haussai les épaules ce qui l'agaça. L'une des meilleures et des pires choses lorsqu'on connait quelqu'un aussi bien c'est que tu sais sur quels boutons appuyer et quand. Bien sûr elle sait exactement les mêmes choses à mon sujet et il est fort probable que c'est elle qui mène la danse en ce moment même. Mais je peux vivre avec ça.
"Je pensai que tu lui avais parlé?" dis-je faisant semblant de lire le journal. Rien d'autre que des idiots, ce n'est pas comme si ça me manquait.
"Non," dit-elle en me faisant un sourire narquois. Elle pencha la tête et m'observa. "Je parlais à Edward."
Ça c'était une surprise. "Ah vraiment? C'est ce garçon qu'elle voie?"
Renée secoua la tête. "Garçon? Vraiment Charlie." Elle sourit à nouveau et les sirènes d'alerte sonnèrent dans ma tête. "Il a presque quarante ans, tu sais."
Je grognai parce que je le pouvais et que ça l'agaçai. Mes ses yeux ne flanchèrent même pas. "Il est sur terre depuis moins longtemps que nous sommes mariés," grognai-je pour souligner cela et pour lui montrer que j'avais réfléchi à la question. "Cela fait de lui un garçon."
Renée posa sa main et tapota la mienne comme si elle pouvait lire toutes les inquiétudes dans mon esprit. Enfer, elle le pouvait certainement. Nous avions tellement partagé de choses tous les deux.
"Il l'aime Charlie," dit-elle doucement. Une autre surprise. Je n'aimais pas trop les surprises.
"Et qu'est-ce qui te fait dire ça?" lui demandai-je sceptique.
Elle se pencha et m'embrassa sans raison ou des raisons qu'elle seule connaissait à ce moment précis. On ne pouvait pas dire avec Renée. Mais ça m'allait.
"Il va transférer tous ses films familiaux sur des dvd," dit-elle. "Même ceux avec Mac," ajouta-t-elle, comme si ça la surprenait.
Je n'étais pas surpris. Je détestai les surprises.
Je grognai. Elle roula des yeux et je dus cacher mon sourire. Tout allait bien dans mon monde. "Ce serait stupide d'essayer d'éliminer Mac," fis-je observer. "Il ne m'apas paru stupide." C'est le moins que je puisse lui accorder avant de pouvoir le jauger en personne.
Elle soupira.
"Il y a autre chose," dit-elle.
Je levai les yeux de mon journal. "Et c'est...?"
"Il m'a dit que Sam lui avait donné l'idée d'ajouter des photos sur le dvd," dit-elle. Je souris. Ce gamin était intelligent. Il piochait dans les livres et le bon sens le conduirait loin à mon avis. C'était une bonne chose qu'il ait les deux. Ce qu'il y a dans les livres n'est pas suffisant si tu n'as pas de bon sens.
"Bonne idée," convins-je. "Bravo Sam!" Nous nous sourîmes nous étions tous les deux très fiers de nos petits-fils.
"Oui, bon il voudrait ajouter quelques photos de bébé et ce genre de choses," continua-t-elle. "Et comme tu en as déjà scannée certaines je lui ai dit que tu pourrais lui envoyer par e-mail ce que tu avais."
Ah bon maintenant une autre surprise. Mais j'aimais bien celle-là. Je grognai. "D'accord," dis-je. "Donne-moi son adresse et je m'en occupe." Je lui souris et je devais avoir une expression qui lui fit penser que j'allais drôlement m'amuser. Et j'allai pouvoir l'appeler garçon à nouveau.
Elle fronça les sourcils et me tapota le torse. "Sois gentil, Charles Swan."
Je frottai là où elle m'avait fait mal et lui fis un regard offensé. "Je suis toujours gentil," protestai-je.
Elle me regarda tout juste.
"D'accord, je le suis la plupart du temps," corrigeai-je.
Un seul regard.
"Très bien, je suis gentil avec les gens qui ne sont pas des idiots. Est-ce ma faute si les gens sont des idiots la plupart du temps?"
Elle me regarda et puis poussa un soupir. "Sois sympa Charlie. Cet homme ... est important pour Bella." Comme si je ne le savais pas. N'avais-je pas parlé à ma petite fille? Avait-elle pensé que je n'avais pas pu entendre cela dans sa voix. Bella et moi nous comprenions, nous l'avions toujours fait.
"Oui, oui, c'est sûr," murmurai-je en retournant à mon journal.
"Je ne plaisante pas Charlie," dit-elle.
"Je t'ai entendue, je t'ai entendue," grognai-je à nouveau.
Elle soupira et tapota mon bras. "Les garçons l'apprécient aussi," ajouta-t-elle tranquillement. Je l'ignorai et fis semblant de lire mon journal. Finalement elle soupira de nouveau et se leva m'embrassant sur le front. Je fis comme si ça m'était égal.
Puis elle se rapprocha davantage et appuya son visage contre le mien. "La prochaine fois que tu fais semblant de lire le journal, fais juste attention que ce ne soit pas la page des divertissements." Elle embrassa ma tempe. "En quarante ans tu n'as jamais regardé cette partie. Je ne crois pas que tu vas commencer aujourd'hui."
Je grognai à nouveau et essayai de ne pas rire. elle s'éloigna en fredonnant, visiblement très contente d'elle.
Je souris une fois que j'étais hors de sa vue.
Il fallait aimer une femme qui savait juste sur quels boutons appuyer. Je sifflai et je trouvai la page des sports.
Je ne peux rien vous dire au sujet du bonus suivant
car vous n'avez pas encore eu le chapitre qui lui correspond dans la fic principale
A tout bientôt!
