The harder they fall de LadyExaclibur2010
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Bella - chapitre 55
Ma Cosmo girl intérieure
Environ un an après la mort de Mac j'étais partie en mission. Personne n'en avait rien su. Je n'en avais parlé à personne. D'abord parce que cette mission avait été un échec complet et deuxièmement parce que j'étais honteuse et confuse de la mission et de cet échec. Ce n'était pas mon meilleur moment.
C'était l'été après que Mac soit mort et mes parents nous avaient rendu visite. Je leur avais dit que j'avais besoin d'une soirée seule et étant les bons parents qu'ils sont, ils m'avaient dit d'y aller et de passer une bonne soirée, qu'ils garderaient les garçons.
Pour la première fois depuis des années - une vie me semblait-il - je me trouvais seule à un bar. Je savais exactement ce que je faisais là ; je savais exactement ce que je voulais.
Je voulais trouver un homme bien, un qui ne voudrait rien de plus de moi mais qui était d'extérieur agréable. Je voulais trouver ce gars et j'allais baiser avec lui.
Et j'allais le faire non pas parce que mon corps avait un besoin urgent d'un homme mais parce que je voulais qu'il en désire un. Ce manque total de désir me remplissait de vide. Mac et moi avions eu une vie sexuelle très satisfaisante durant tout notre mariage. Ouais parfois ça c'était un peu tari. Nous étions normaux et quelquefois la vie interférait ou j'étais fatiguée ou il était stressé à cause du travail ou les enfants étaient malades. Il y avait une bonne centaine de raisons différentes qui pouvaient nous empêcher de nous retrouver de cette façon instinctive et physique.
Mais nous dépassions toujours cela, non seulement parce que nous nous aimions mais aussi parce que nous nous voulions. Je pouvais encore regarder Mac de l'autre côté de la pièce après une décennie de mariage et penser: "Oh mon dieu je ne peux pas attendre d'avoir cet homme à la maison et dans notre lit."
Je le surprenais en train de m'observer, léchant ses lèvres et se rajustant. Nous n'étions pas des animaux mais nous aimions ce désir entre nous. Ça nous avait aidé à dépasser certaines choses quand nous étions éloignés. Ce lien physique renforçait le lien émotionnel que nous partagions.
A présent je n'avais plus aucun lien affectif avec un homme et un lien physique n'était même pas une possibilité. Puis cette idée m'était venue de gratter cette démangeaison que je voulais là, je savais qu'elle aurait dû y être. Les femmes dans la trentaine voulait toujours du sexe, non? C'est ce que me disait ma Cosmo girl et ça devait être vrai.
Je m'assis là sur un tabouret au bar me sentant comme si ma Cosmo était de sortie. Je n'étais pas la femme la plus âgée et ce grand shot aurait dû me faire me sentir mieux. Mais tout ce à quoi je pouvais penser en voyant ces femmes dans la quarantaine, la cinquantaine et putain oui, la soixantaine, c'était que je ne voulais pas finir comme elles.
Je ne voulais pas passer mes soirées dans un bar une fois que les garçons seraient grands et partis, cherchant quelque chose qui ressemblerait à l'amour ou au moins à de l'affection, auprès d'étrangers qui n'en aurait vraiment rien à fiche de moi. Je ne voulais pas puer le désespoir, la crainte et la solitude.
Putain qu'est-ce que je faisais? Je m'étais décidée à partir lorsqu'une voix à côté de moi dit "Puis-je vous offrir un verre?"
Le fait qu'il ait dit "puis-je " au lieu de "je vous offre un verre?" me fit réfléchir. J'étais enseignante, je remarque donc des trucs comme ça même si je ne le fais pas exprès. J'étais sur le point de partir. J'avais décidé que je préférais vivre seule plutôt que d'essayer de remplacer quelque chose qui avait été bon et sain par quelque chose d'occasionnel et de destructeur.
Mac ne pourrait pas être remplacé par des rencontres fortuites.
Mais un verre ne pouvait pas faire de mal, non? Juste un. Je choisis un club soda. J'étais seule avec quatre garçons et je conduisais, m'enivrer n'aller pas arriver. J'avais des enfants à protéger et à choyer. Alors oui un verre, je me décidais avant de me tourner vers lui.
Il était joli garçon avec un visage qui avait trop pris le soleil. Cheveux bruns, yeux bleus, rien de spectaculaire. J'ouvris la bouche pour accepter le verre lorsque je vis quelque chose dans ses yeux. Il souffrait trop. Quoi que ce soit qui l'ait poussé dans ce bar ça devait être une raison aussi pathétique que la mienne.
Nous étions deux idiots.
Il se pencha pour me murmurer quelque chose à l'oreille parce que la musique était trop forte et que vous ne pouviez même pas entendre vos propres pensées et je respirai une bouffée de son odeur. La bière passée et la cigarette. Ça fit retourner mon estomac, tout simplement parce que je connaissais trop bien cette odeur, je l'avais sentie des centaines de fois sur Mac et ça ne m'empêchait pas de me blottir dans ses bras.
La différence c'est que ce n'était pas Mac et que ça n'allait pas. Ce n'était pas moi non plus.
"Désolée," dis-je en secouant la tête. "Je partais." Il semblait vouloir insister alors je lâchai le coup fatal. "J'ai quatre gamins à la maison et ils n'aiment pas que je sois en retard."
Il cligna des yeux. Mentionner les enfants tuait l'ambiance et j'en avais beaucoup. Je souris et glissai de mon tabouret. Je rentrai à la maison, partagée entre la gratitude de ne pas avoir commis une erreur et l'énervement de ne plus pouvoir coucher avec un homme. J'avais pourri l'occasion moi-même.
Toutes les petites Cosmo rougiraient de honte pour moi.
OOO
Pour une raison quelconque cette nuit me revint en mémoire tandis que j'étais blottie contre Edward. Quelle folle j'avais été de penser que ce que j'avais avec Mac pouvait être remplacé par un gars dont je n'aurais rien à faire. D'abord il ne pourrait jamais être remplacé. Mais j'avais trouvé quelque chose de semblable, bien que différent. Edward avait pris mon cœur aussi sûrement que Mac l'avait fait. Et puis j'avais été idiote de penser que le doux feu du désir s'en était allé pour toujours. J'avais été tellement sûre cette nuit-là que la passion et le désir étaient tout simplement sortis de ma vie .
Mais j'avais eu tort. Je m'étais totalement trompée.
Parce qu'Edward était allé de l'avant avec ses rangers et ce sourire qui me rendait toute chose. Alors... oui le désir faisait encore partie de ma vie. Il avait remplacé le vide affreux. Je désirais et j'étais désirée. Ici avec Edward je pouvais être absolument certaine de toutes ces choses.
Il m'embrassa. C'était un baiser doux quelque chose qu'il aurait pu faire même si sa mère avait été là. Ou peut-être pas sachant que nous étions nus tous les deux et enroulés l'un autour de l'autre comme si nous avions fini.
"Bon il semblerait que tu te sois trompée, tu sais," dit-il doucement. J'essaie de lui prêter attention mais je suis distraite par le mouvement de ses lèvres. Dieu que cet homme a une bouche magnifique. Je veux la lécher, mordre ses lèvres juste assez fort pour le faire haleter et se cambrer contre moi.
"A quel sujet?" arrivai-je finalement à grogner. Il faut que je canalise ma Cosmo girl et que je lui réponde quelque chose de sexy. Au lieu de ça je lui dis "A quel sujet?" Allez Bella!
"Bon aucun des garçons n'est tombé malade, tu n'as pas fait d'intoxication alimentaire et je n'ai pas vomi non plus." Il plaisantait et puis il m'embrassa. Et je fus distraite par ses lèvres une fois de plus. Cette bouche devrait être interdite... ou au moins elle devrait être sous license, Permis de tuer... Golden eyes... Pussy Galore* Edward serait super sexy en smoking il ressemblerait à James Bond. Cullen, Edward Cullen... concentre-toi Bella!
Je haussai les épaules, la jouant décontractée. "Je me suis assurée de tout ça quand j'ai décidé que nous le ferions avant ce week-end."
"Tu as décidé?" demanda-t-il avec étonnement. "Et en quoi c'est différent de tout prévoir dans le moindre détail, je te prie? Tu ne m'as pas du tout demandé mon avis et maintenant tu débites sur comment le faire."
"C'est différent parce que je l'ai dit, pas toi!" lui dis-je. Idiot, ne savait-il donc pas que les femmes pouvaient changer d'idée à tout moment et sans préavis?
"Il me semble qu'il y a là un peu deux poids, deux mesures,"
"Ouais c'est vrai?" Eh oui. Mais il est si adorable quand il est perdu. Ses lèvres sont boudeuses. Je pourrai donner à ces lèvres autre chose à faire que la moue. Si tu laisses tes lèvres comme ça, Edward, quelqu'un pourrait les mordre...
"Ce n'est pas très juste." Juste? Est-ce que c'est juste que je veuille lui sauter dessus à chaque instant de la journée? Est-ce que c'est juste que sa bouche soit sculptée à la perfection et qu'elle fasse opéra sa magie sur mes parties les plus intimes? Enfer non, ce n'est pas juste.
Je roulai des yeux. "Tu es un grand garçon. Tu sais bien que la vie n'est pas toujours juste."
J'en avais assez de parler. Je voulais plus de sexe. J'avais beaucoup de temps à rattraper. J'embrassai son torse me demandant combien de temps ça allait lui prendre pour qu'il comprenne. Sa queue tressaillit et je sus qu'il apprenait rapidement. Je le regardai et vis ses lèvres parfaites s'entrouvrir et son souffle s'accélérer. Ses yeux étaient fixés sur ma bouche et je savais exactement où je le voulais. Il allait le comprendre... peut-être.
J'embrassai son ventre appréciant la sensation de ses poils sur mes lèvres. Il était mince, élégant et masculin avec des muscles durs étirant sa peau bronzée. Il avait une tache de rousseur sur sa hanche gauche et une petite cicatrice sur sa droite : un chemin parfait pour des baisers.
"J'adore ton goût," murmurai-je. "La sensation de ta peau. La façon dont tes muscles bougent quand nous faisons l'amour. " Je voulais dire baiser. J'aurai dû. Plus tard. Et je savais que ça l'exciterait. Il aime m'écouter pendant qu'il bouge en moi. Je peux sentir sa queue réagir à chaque fois que je lui dis combien il me fait me sentir bien.
"Putain... Bella..." sa voix rauque et murmurée et si masculine me rend plus mouillée encore.
Je voudrai rire de moi-même. Je me suis tellement inquiétée de ne désirer aucun autre homme que je n'ai jamais envisagé que je devais trouver la bonne personne pour réveiller cette partie de moi. Edward avait fait plus que la réveiller il l'avait tirée du lit et l'avait faite courir plusieurs kilomètres. Et là elle était prête à y aller.
Je le pris finalement dans ma bouche et il se cambra contre moi, ses mains dans mes cheveux. Il les tira doucement juste assez pour me sentir bien sans être brutal. Il semblait savoir exactement ce que je voulais parfois. Puis il guida ma tête et poussa dans ma bouche - pas trop et je gémis, ce qui le fit frissonner et contracter ses boules. Je les caressai doucement en amplifiant ma succion.
Il grogna, ses mouvements devinrent erratiques, ses hanches faisant ce petit mouvement de pivot qui me rendait folle lorsqu'il était à l'intérieur de moi. Je savais qu'il pouvait danser aussi et c'était vrai ce qu'on disait à propos des hommes qui pouvaient danser.
Puis il me fit changer de position et je me retrouvai à cheval sur ses hanches. Un mouvement supplémentaire et il me pénétra s'enfouissant jusqu'à la garde provoquant nos cris d'approbation. Edward pouvait crier aussi, bon sang. Peut-être devrions-nous faire insonoriser notre chambre...
Le mouvement suivant de ses hanches fit s'envoler toute pensée cohérente. Je posai ma main sur sa poitrine pour faire levier. "Bella... c'est si bon... quand on baise..." murmura-t-il, ses yeux allèrent de mon visage à mes seins et à l'endroit où nos corps se rejoignaient.
Je voulais répondre quelque chose de sexy et de coquin mais il refit ce mouvement de pivot avec ses hanches et je pus tout juste respirer, alors parler... Plus tard je lui montrerai que j'aie de la répartie, plus tard... si je suis toujours vivante.
Il poussa fort en grognant bruyamment et ses mains s'installèrent sur mes hanches pour me stabiliser. "J'en peux ... plus.. " marmonna-t-il juste pour lui-même et ensuite le bout de sa langue fit son apparition entre ses lèvres parfaites.
Putain.
J'explosai autour de lui et il continua à bouger. Il n'y était pas encore mais il travaillait dur. Ses yeux cherchèrent les miens et son expression était concentrée et désireuse. Les yeux verts descendirent vers mes seins et je savais ce qu'il allait faire. Il les voulait dans ma bouche. Quand mon orgasme se calma je me penchai positionnant mes seins à hauteur de sa bouche.
Il grogna son appréciation et se rapprocha de l'un puis de l'autre. Allant et venant, léchant, tourmentant, accélérant ses mouvements, ses mains me maintenait en place tandis que sa bouche taquinait mes seins. Ensuite il serra mon mamelon plus fort faisant intervenir ses dents pour exercer un pincement plus fort. Je pouvais sentir qu'il était prêt à venir, à exploser.
Il fit glisser sa main de ma hanche sur mon clitoris et donna juste un petit mouvement, assez pour me faire partir de nouveau plus facilement cette fois comme en écho. Je le sentis palpiter en moi tandis que sa bouche suçait. Je m'effondrai contre lui , chassant sa bouche de moi. Il fit un petit gémissement de protestation. J'étais trop bien pour m'en préoccuper. Mais je me promis de le faire plus tard.
J'eus juste assez de force pour m'écrouler contre sa poitrine.
C'était ça que j'avais craint de ne plus jamais avoir. Cette connexion profonde qui vient juste améliorer le physique. Je la veux. Je la voudrai toujours. Et il me veut. J'embrasse le torse ferme sous moi.
Ma Cosmo girl, ma petite voix intérieure, me fait un clin d'œil d'approbation.
Oui, nous l'avions toujours.
...
*Goldfinger : troisième volet des aventures de James Bond 1964.
La prochaine fois nous retrouverons Emmett
Merci d'avoir lu!
