The harder they fall de LadyExcalibur2010
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Etrange berceuse
Edward s'était endormi. Il ronflait un petit peu. Quelquefois, spécialement durant les deux dernières années, le calme de la nuit me pesait, un poids oppressant qui me rappelait que j'étais seule... je m'étais dit que je devais m'y habituer parce que cette partie de ma vie était maintenant terminée.
Et puis il était arrivé dans ma vie et les choses avaient changé. Je souris et ris doucement puis me tournai, son bras sortait du lit. Il me cherchait.
Cette constatation avait toujours le pouvoir de m'étourdir. Edward Cullen était amoureux... de moi. Je n'avais rien de spécial. J'étais juste une veuve avec quatre garçons turbulents qui essayait d'avoir la patience d'une sainte. J'étais têtue et tendue parce que je gardais mes sentiments pour moi la plupart du temps. Je n'étais pas une de ces femmes hyper féminines. Je préférai les jeans et les tongs aux jupes droites et aux talons aiguilles. En même temps je ne pourrai pas m'occuper des garçons en talons aiguille, il fallait être rapide, c'était une nécessité avec eux.
Edward semblait s'en moquer, il préférait mon état d'esprit. Sa seule petite bizarrerie était sa fascination pour mes pieds mais ça c'était facile à satisfaire. Il aimait voir mes ongles de pieds vernis. Je pouvais bien vivre avec ça.
Endormi il paraissait plus jeune. Il avait très très bien vieilli, très bien mais endormi on pouvait voir l'enfant magnifique qu'il avait été. Il avait été ... beau. Je ne pouvais probablement pas le lui dire, il insistait toujours en disant que les hommes ne pouvaient pas être beaux. Mais il l'était. Bien sûr le temps et l'expérience avaient accentué sa masculinité. Il avait une beauté masculine et les petites rides au coin de ses yeux rehaussait son apparence. Les garçons pouvaient être jolis mais cet homme était absolument beau.
Et ce n'était pas juste que son apparence qui faisait accélérer ma respiration. Non, ce qui m'attirait chez lui c'était son amour et son cœur généreux. Je l'aimais pour la façon dont il aimait mes fils, sa façon de patauger sans hésiter dans la confusion des courants et des tourbillons de la vie familiale. Il le faisait parfaitement bien. Ce n'était pas si facile de tenir compte de tout le monde.
Il n'aimait pas seulement mes fils mais il apprenait à les connaitre - pas comme un groupe mais comme des individus. Je n'étais pas sûre de pouvoir lui faire comprendre combien cela signifiait pour moi mais j'espérais qu'il le savait. C'était quelque chose que leur père aurait pu faire, quelque chose qu'il aurait fait. Il avait reconnu chacun de nos fils comme les individus qu'ils étaient. Oui c'était bien nos garçons mais ils étaient aussi Emmett, Seth, Sam et Jake.
Et Edward les voyait aussi de cette façon.
Puis il s'agita de nouveau, ses yeux étaient ouverts et j'étais attiré par son intense regard vert. J'aimais ses yeux. Il y avait juste assez de lumière pour distinguer leur couleur. Ils devenaient plus sombres quand nous faisions l'amour, d'un vert mousse quand il riait et brillants comme l'océan tropical quand il était juste lui-même. "Hey ma beauté," murmura-t-il en tendant son bras vers moi. Ses longs doigts caressèrent ma joue. C'était même meilleur que le bruit de ses doux ronflements dans le silence.
Je me lovai contre lui et soupirai. Il était chaud et fort. Son corps se moulait parfaitement contre le mien. Je le tirai plus près encore, enfouissant mon visage dans son torse et inhalant son odeur masculine de propre.
"Qu'est-ce qui ne va pas?"
Je secouai ma tête. "Rien," répondis-je honnêtement. "Rien du tout. Je te regardais juste dormir."
"Les somnifères font des merveilles, il me semble," taquina-t-il tranquillement. "Pas besoin de m'observer pour t'endormir."
En représailles je mordis gentiment son mamelon et il siffla avant d'appuyer sur ma tête. "Hummm..." gémit-il. "Refais-le encore."
Au lieu de ça je le léchai mais ça lui semblait égal. Je me blottis un peu plus contre lui. "Tu es très mignon lorsque tu dors, tu sais."
Il grogna et embrassa le dessus de ma tête. "Je vais le prendre pour ce que c'est," marmonna-t-il. Il enroula ses bras autour de moi plus serré. "Je suis sûr que je pourrai te tenir comme ça toute la nuit," murmura-t-il.
J'aimais ça aussi. J'aime la chaleur et son odeur dans mon lit. Ça n'est pas que le sexe, il y a quelque chose de plus. C'est parce que je sais que je ne suis plus seule. Parce que je sais que j'ai trouvé l'homme qui va m'aider à élever les fils de Mac. Parce qu'Edward m'aime aussi sincèrement et profondément et fidèlement que Mac l'avait fait. Je n'aurais pas pu me contenter de moins mais je n'aurais pas à le faire. Parce qu'Edward est unique et spécial et parfait pour moi. Etonnamment il est mon autre moitié. Il aime mes garçons et il m'aime moi, de sa façon unique, tout comme je l'aime. Nous allons bien ensemble. Il est autant ma destinée que mes garçons le sont. Nous avons été faits l'un pour l'autre. La route a été longue et dure et tortueuse mais c'est ainsi.
"J'aime quand tu me tiens toute la nuit," lui dis-je. Puis je ris. "Même si tu ronfles."
"Je ne ronfle pas!" protesta-t-il.
Je hochai la tête. "Si tu ronfles," confirmai-je. "Mais c'est vraiment très mignon!"
Il grogna à nouveau. "Ouais mais est-ce que tu penseras que c'est encore mignon dans vingt ans?"
"Oui j'en suis sûre," dis-je.
"Tu ferais mieux parce que tu es coincée avec moi," murmura-t-il en passant son nez le long de ma gorge. Cet homme aimait vraiment me sentir, j'avais remarqué ça. C'était une autre bizarrerie attachante. Bien sûr, moi aussi j'avais les miennes.
"Moi qui pensais que c'était toi qui était coincé avec moi," dis-je plaisantant à moitié.
Il se recula un peu et fronça les sourcils. "Ça suffit avec ça maintenant," dit-il.
"Quoi?"
Il soupira et releva mon menton, ses yeux verts plongèrent dans les miens. Ils étaient entre l'émeraude et la mer et ça signifiait qu'il était contrarié. "Arrête avec ça s'il te plait." Un baiser, un coup de langue à mon oreille, un pincement. "Tu me rends tellement heureux Bella, incroyablement heureux." Il bougea et me positionna sur lui. "Alors s'il te plait... ne parle pas comme ça." Je me reculai pour le regarder dans les yeux. Ils s'étaient assombris de nouveau et je savais ce que ça signifiait.
"D'accord j'essaierai," murmurai-je.
Son sourire fut éblouissant. J'appuyai ma tête contre son torse laissant le bruit de son cœur remplir mon esprit, laissant son odeur emplir mes sens. J'étais contente d'être couchée là. Il était calme et ses mains allaient de mes cheveux à mon dos. Son toucher était doux et gentil.
"Je n'avais jamais pensé que je pourrai de nouveau avoir tout ça," confessai-je tout à coup, sans oser le regarder.
"Avoir quoi, baby?" ses mains continuaient à me caresser tendrement.
"Ce sentiment... je ne suis plus seule... je n'aurais plus à faire face toute seule à ce que la vie m'envoie..." C'était difficile pour moi d'exprimer tout ça. Quelquefois les mots restaient à l'intérieur de moi et il fallait que je lutte pour trouver une façon de les dire. Mais là, dans la sécurité de notre lit je pouvais le faire. Il fallait qu'il sache combien je l'aimais et combien cet amour m'avait transformé. "Tu es comme un miracle et tu ne le sais même pas."
Je le regardai et vis qu'il souriait tendrement. "Je me sens comme ça aussi, tu sais," murmura-t-il. " Tu continues à penser que je t'ai sauvé de la solitude mais tu ne te rends pas compte que tu m'a sauvé aussi." Il releva sa tête pour déposer un baiser sur le bout de mon nez. " Et c'est ce qui fait que ça marche entre nous. Nous étions tous les deux seuls et aucun de nous ne s'attendait à ce que ça change. Mais ça a changé et je dis que nous devons profiter de ce miracle... qui est nous."
Je lui souris. "Tu es drôlement malin, tu sais."
Il haussa les épaules et je sentis ses muscles durs bouger contre moi. Il est solide ce qui me procure un sentiment rassurant. "J'étais assez malin pour te poursuivre de mes assiduités," fit-il observer. "Ma maman ne m'a pas élevé comme un imbécile." Il agita les sourcils et je rigolai. Il faisait des gaffes par moment mais c'était juste une autre raison de l'aimer.
"Viens là," murmurai-je.
"Je suis là, répliqua-t-il mais ses mains me firent bouger et ses hanches poussèrent contre moi. Dieu j'aimais cette sensation, toute cette peau chaude contre moi, son corps si différent du mien - les muscles fermes, les poils sur son torse et la sensation de ses poils sur ses jambes frottant contre les miennes. Tout était parfait et ça m'appartenait.
Et je lui appartenais.
Je m'assis et imitai son mouvement de hanches. Il grogna et ses mains descendirent sur mes hanches. "Si tu continues comme ça nous ne quitteront jamais ce lit," dit-il de cette voix rauque que j'aimais tant.
"C'est bien ça," lui dis-je en fronçant un sourcil.
"Et le chaton sexy est de retour, " murmura-t-il avec un petit sourire.
Je l'attrapai par les mains pour ajuster ma position afin qu'il puisse se glisser en moi. Nous sifflâmes tous les deux à cette sensation. Je bougeai paresseusement au-dessus de lui prenant mon temps pour nous faire atteindre notre apogée. Il était si beau au-dessous de moi, ses pommettes saillantes dans la pénombre, ses yeux brillants et sa langue qui pointait entre ses lèvres parfaites. Sa respiration se fit plus rapide et ses mouvements devinrent erratiques. Il ajouta son petit mouvement de hanche et je sus que je n'allais pas tenir beaucoup plus longtemps.
"Bella," chuchota-t-il. "Dieu Baby..."
"Tu y es?" demandai-je.
Il hocha la tête avec ferveur fermant les yeux et se cambrant faisant rouler ses hanches tandis qu'il se cambrait. "Fuck" murmurai-je.
"Oui c'est ça baby," dit-il. "Vas-y..."
Je ne pus rien faire d'autre que de fermer mes yeux et de me laisser aller. Ce qui avait commencé tranquillement explosait soudainement et waouh... Je tremblai le sentant venir vibrer sous moi. Je m'effondrai finalement contre lui savourant la sensation de sa chair humide et de ses muscles frémissants.
Je fermai les yeux. J'avais eu tellement peur de ne plus ressentir tout cela, ressentir cette satisfaction langoureuse de faire l'amour à un homme que j'aime. Je savais que le bonheur n'était jamais garanti, qu'il ne fallait rien prendre pour acquis. Et sûrement que quelque part cette connaissance faisait que ce que nous partagions étaient encore plus doux parce que je sais que nous l'avions trouvé contre toute attente.
"Je t'aime Edward Cullen," murmurai-je.
Je sentis ses lèvres sur ma tempe. Puis il souffla. Mon obsédé, Dieu que je l'aimais. "Je peux le voir," dit-il. Puis il rit et je sentis le grondement dans sa poitrine. "Je t'aime aussi Bella Swan James."
Je fermai les yeux et me laissai dériver vers le sommeil. Edward gagna la partie, ses doux ronflements devinrent une sorte d'étrange berceuse.
La prochaine fois un tout petit bonus qui arrivera après le chapitre 63
Je ne peux rien vous en dire...
Bonne journée!
