The harder they fall de LadyExcalibur2010
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Quelque chose de merveilleux
J'avais pensé me sentir coupable lorsque je fermai la boite avec le ruban, cette boite qui contenait le drapeau de Mac et sa photo. Mais au lieu de ça c'était de la tristesse et un peu de paix. Je rangeai l'âme de Mac pour qu'elle se repose quand je fermai cette boite. Cela ne voulait pas dire que je ne l'aimerai pas jusqu'au jour de ma mort mais je refermais le passé avec cette simple action et j'allais de l'avant... vers l'avenir.
L'avenir avec Edward.
Je restai là un moment et regardai tous ces cartons qui contenaient nos vies. Combien de fois avais-je déjà fait ça? Combien de fois avais-je emballé toutes les choses qui étaient toute notre existence. J'y étais habituée et je savais très bien le faire. J'étais rapide et efficace et jusqu'à ce que nous venions à Fayetteville j'avais toujours ressenti de l'anticipation en pensant à ce que nous allions vivre à présent.
Je vivais cela comme une aventure. J'avais grandi en changeant tout le temps d'amis et de visages. Dans ma vie de couple mon esprit agité avec été laissé libre. J'avais remarqué que soit les enfants de militaire se posaient plus profondément et rapidement que les adultes soit ils continuaient à errer de lieu en lieu les appelant leur chez eux.
J'avais erré, et ça m'avait procuré beaucoup de joie mais maintenant j'étais prête à m'enraciner, chose que j'avais rejetée jusqu'à présent.
Je regardai vers Edward. Il avait tellement hésité avant de dire qu'il ne voulait pas le drapeau d'Emmett dans son - notre - salon. Il était toujours si prévenant, si tolérant envers la mémoire de cet homme qui avait été là avant lui. Et par égard pour les garçons j'en étais heureuse.
Mais quoi qu'il en soit Edward et moi allions faire notre propre chemin. Nous commencions à nous bâtir une autre vie celle d'Edward et de Bella et pas celle de Bella, Mac et Edward, je ne pouvais pas faire moins. Je ne voulais pas.
Ces boites représentaient une vie. Elles attendaient dans une nouvelle maison pour une autre vie. L'ancienne avait été douce et malheureuse parce que la vie est comme ça. La nouvelle serait douce aussi et il y aurait aussi du chagrin pour nous. C'était inévitable. Mais quoi que ce soit qui nous attende, nous y ferions face ensemble.
Je pris la main d'Edward et sentis ses longs doigts s'enrouler autour des miens possessivement et j'aimais beaucoup cette sensation.
Puis très vite le dernier carton fut stocké dans la Suburban et nous partîmes.
Les garçons se précipitèrent sur les voitures et je pouvais entendre leurs cris excités et les aboiements enthousiastes d'Emily. Nous étions chez nous.
Mais tout cela était nouveau et spécial à cause d'Edward.
J'écoutai le bruit des pas des garçons dans l'escalier avec Emily qui suivait le mouvement. Cela faisait presque trois ans que Mac étaient mort et j'avais pensé que pendant ces trois ans il n'y aurait rien d'autre que mes fils et une sorte de non vie devant moi.
Je n'avais jamais soupçonné que quelque chose de merveilleux m'attendait. Quelqu'un de merveilleux.
Nous étions dans la cuisine et je regardai ses muscles dorsaux se contracter tandis qu'il déballait les restes de nourriture. Je le voyais de profil d'où j'étais, la ligne de sa mâchoire, le profil de son nez, les petites rides au coin de ses yeux - lumineux, verts, tranquilles en ce moment. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres.
Il était heureux, tout comme moi.
Je restai là un moment appréciant le spectacle. Ses mouvements étaient rapides, efficaces et gracieux... avec lui toutes les choses banales ressemblaient à une sorte de danse élégante. Je n'étais pas maladroite mais je savais que je n'aurais jamais cette grâce facile qu'il possédait. C'était très sexy de voir un homme se mouvoir si fluidement. Ça me fit penser à ses mouvements dans une chambre à coucher, son corps mince et souple se déplaçant sous le mien ou sur le mien...
Il fallait que j'empêche mes pensées d'aller par là ou alors j'allais l'entrainer là-haut pour me rassasier de lui. Mais plus tard il n'avait pas à parier là-dessus. Je souris à cette pensée.
Je savais que j'aurais pu l'aider mais j'aimais trop le regarder pour m'arrêter. C'était si inattendu quelquefois que je devais me pincer pour m'assurer que je ne rêvais pas. C'était un ange gardien qui avait jeté son dévolu sur moi et qui avait décidé que je méritait une seconde chance et il me l'avait donnée.
J'en ris presque parce que dans les années qui ont suivi la mort de Mac j'avais imaginé plus d'une fois que c'était un ange mal embouché, chantant faux des chansons paillardes, qui veillait sur nous.
Edward se tourna. "Quoi?" demanda-t-il, les yeux étincelants et les lèvres pincées.
"Rien," répondis-je. "Juste... toi." Je m'approchai et passai mes bras autour de sa taille et m'appuyai contre lui. Le battement calme et rassurant de son cœur m'emplit. "Je t'aime," chuchotai-je.
"Oh Bella," murmura-t-il, ses mains caressèrent mes cheveux puis s'arrêtèrent sur mes hanches. "Tu n'as pas idée de combien je t'aime aussi."
Je le regardai et essayai de lui montrer tout ce que je ressentais pour lui. "Je pense que je le fais et c'est ce qui fait que je t'aime autant."
Il rit doucement et embrassa le bout de mon nez. Il regarda autour de nous. "Alors ... que penses-u de notre nouvelle maison?"
Je passai en revue notre petit royaume et écoutai le chahut que ma descendance faisait à l'étage. "Je pense que nous sommes tous sacrément chanceux."
Il ricana et secoua la tête." La chance n'a rien à voir avec ça, baby. C'est le destin, voilà ce que c'est. "
"Chance," murmurai-je. "Destin... peu importe..."
Ses lèvres trouvèrent les miennes. Chance ou destin?
Sans doute les deux. Ou non.
Ça n'a aucune espèce d'importance.
La prochaine fois "Vu de l'extérieur", les réflexions de Bella
sur le passé militaire d'Edward...
Merci pour votre fidélité!
