Merci à Sam, Papy-1412, richon, DarkraiShadow, Caprice75 et Une autre histoire pour vos messages! Je vois que l'histoire plaît toujours aux fidèles du groupe mais aussi aux nouveaux! Vous y avez vraiment cru au rêve, hein Ekio Kimiko et Groumde?! Et en effet, ce n'est pas très catholique tout ça BakaNyu^^ En tout cas merci à tou(te)s pour vos compliments et encouragements!
N'ayez pas peur de nous reviewer les gens! Que ce soit pour faire une remarque appréciative, positive et/ou négative, ça nous fait plaisir de voir que notre travail vous fait réagir ;)
Traducteur : nina-chan
Date Night
Shizune consulta son bloc-note avant de se retourner pour s'adresser aux docteurs réunis dans la petite salle de conférence.
- Encore une chose avant que nous nous quittions. C'est à nouveau cette période de l'année : nous avons besoin de deux volontaires pour accompagner quelques internes dans la BRACAmobile.
La BRACAmobile, offerte par une riche survivante du cancer du sein, transportait du personnel médical dans les secteurs éloignés qui avaient peu ou pas de véritables installations médicales. Tous les deux ou trois mois, des internes étaient emmenés dans les zones rurales où ils faisaient des examens du sein gratuitement, donnaient des informations et toute l'assistance médicale mineure qui pourrait être nécessaire.
Une main de chacun des hommes se levèrent. Tsunade, la tête reposant paresseusement sur son poing, jeta un coup d'œil sur le groupe. Sa brillance inégalée dans la chirurgie et dans les diagnostics avait fait d'elle la favorite pour le poste de médecin en chef. S'ils avaient seulement su son dégout pour le véritable travail et les procédures bureaucratiques, ils auraient peut-être reconsidéré la chose. Dieu merci, Shizune était là.
- Pas toi gamin, tu y es déjà allé les deux dernières fois. Même Noël est seulement une fois par an ! dit-elle.
Naruto fit la moue et abaissa sa main.
- Kabuto, Rin vous y allez !
Kabuto cria et fit un geste de victoire envers Naruto. Rin soupira, elle ne s'était même pas portée volontaire. Tsunade prit la parole, attirant ainsi l'attention de Kabuto.
- Kabuto ! Je vous rappelle que les jeunes femmes nubiles dans la tranche d'âge de 17-24 ans ne sont pas dans la catégorie à haut risque pour le cancer du sein ! Donc, vos examens d'une demi-heure sont totalement inutiles !
- Depuis quand être appliqué est un crime ? Demanda Kabuto avec les yeux exorbités, comme s'il était injustement incriminé.
- Depuis que l'agression sexuelle est devenue un crime. Rin, j'attends un rapport complet de votre part ! Y compris des notes sur le comportement de Kabuto.
- Oui, Tsunade-sama !
Puis, Shizune laissa sortir tout le monde.
Sakura informa Naruto qu'elle le verrait plus tard, alors qu'elle restait en retrait pour interroger Tsunade. Naruto avait presque passé la porte lorsque la voix de Tsunade le fit se retourner.
- Hé, Naruto, reste un instant !
Naruto s'assit lentement, alors qu'il essayait de se rappeler s'il avait fait quelque chose de mal. Il ne lui revint rien mais il restait tout de même nerveux.
Tsunade s'approcha de lui et commença à lui tirer légèrement les cheveux.
- J'ai entendu dire que ce soir tu avais un grand rendez-vous…
Naruto jeta un regard bien senti sur Sakura, qui sifflota et regarda le plafond. Tsunade sourit alors qu'elle continuait à jouer avec ses cheveux blonds brillants.
Elle avait rencontré Naruto alors que tous deux étaient dans des moments tumultueux de leur vie. Elle avait été une femme prisonnière dans le chagrin à cause de la mort de son mari et de l'enfant qui n'existerait jamais il avait été un enfant rebelle et hyperactif de 12 ans qui ne pouvait pas rester à l'écart des ennuis et des blessures corporelles.
Cette nuit là, à l'hôpital, ils ne s'étaient pas bien entendus. C'était un malin braillard qui avait réussi à la mettre à bout de nerfs avec une facilité remarquable. Le tuteur de Naruto était un peu un enfant lui-même et Tsunade avait pu voir qu'Iruka était un peu dépassé par les évènements. Avant qu'elle ne puisse comprendre ce qu'elle faisait, elle avait défié le garçon dans un pari.
Elle lui avait promis sa possession la plus précieuse, un collier qu'elle avait reçu de son grand-père qui plus tard avait été récupéré sur le corps de son mari. Elle lui avait aussi promis de reconnaître (par les haut-parleurs de l'hôpital en plus), que Naruto était le plus grand et qu'il réaliserait tout ce qu'il décidait de faire et qu'elle n'était qu'une veille peau malheureuse. Naruto avait été mis au challenge de rester tranquille tout en maintenant une moyenne de 12/20 durant une année entière. Il avait aussi du travailler avec Tsunade à l'hôpital après l'école, ne manquant aucun jour mis-à-part en raison de maladie ou d'une circonstance correcte.
Tsunade avait été peu rassurée quand c'était arrivé, mais le jeune homme turbulent avait réussi à s'implanter si fortement dans sa vie, qu'elle s'imaginait mal vivre sans lui. Malgré l'impossibilité biologique, elle avait finalement trouvé un fils à aimer et ainsi avoir une nouvelle raison d'espérer. Elle n'avait jamais été aussi heureuse de perdre un pari… Et elle en avait perdu beaucoup.
- J'ai aussi entendu dire que le rendez-vous serait avec une certaine héritière du clan Hyuuga.
Naruto soupira et s'avachit.
- Pourquoi tout le monde en fait une si grande affaire ? Je suis allé à des rendez-vous avant, vous savez ! Bon sang, même Sasuke s'y intéresse! Voulez-vous aussi savoir où je l'emmène?
Il y eut des froncements de sourcils en duo sur le visage de Tsunade et de Sakura. Les deux femmes s'échangèrent un regard et se tournèrent à nouveau vers Naruto qui fulminait.
- Alors, Sasuke voulait savoir où tu l'emmènes ? demanda timidement Sakura, jetant discrètement d'autres regards nerveux à Tsunade.
- Ouais, il était probablement à l'affut d'une occasion de me taquiner ou quelque chose...
- Tu lui as dit ? interrompit Tsunade, toutes les implications et les possibilités passèrent rapidement dans son esprit.
- Ouais… quel est le problème ?
Naruto regarda de Sakura à Tsunade, adoptant rapidement toutes les deux un grand faux sourire nerveux.
- Rien, rien, on demandait juste !
La soirée arriva beaucoup trop rapidement au goût de Sasuke et peu de temps après, un idiot s'appuyait sur sa sonnette. Il y alla à grands pas et ouvrit, à la volée, la porte, prêt à incendier Naruto.
Ce n'était pas juste… Naruto n'avait pas l'air si différent de d'habitude. Habillé d'un pantalon noir et d'une chemise orange avec une veste suspendue d'une façon nonchalante sur son bras. Ses cheveux étaient aussi sauvages que d'habitude, cadrant son visage du halot doré habituel. Pourtant, l'effet global était suffisant pour déstabiliser Sasuke. Il réalisa alors que, dans le même temps, Naruto le fixait tout comme lui.
- Quoi, j'ai quelque chose sur le visage ?
Naruto commença à tapoter timidement son visage alors que Sasuke sortait de sa transe.
- Non, je suis juste surpris de ce qui peut arriver avec seulement un peu d'effort. Vas-tu redevenir normal à minuit ?
Naruto lui offrit un sourire de travers pudique qui créa de drôles de sensations dans le ventre de Sasuke. Le blond le bouscula brusquement avec son épaule alors qu'il entra à l'intérieur.
- Oh, la ferme ! Tu sais que je suis toujours beau !
Naruto se dirigea vers les clés de voiture de Sasuke et soupira.
Toutes ces voitures convenaient à Sasuke. Quand il les conduisait, il ne donnait pas l'impression d'être prétentieux ou crâneur, elles semblaient simplement être des extensions naturelles de sa personnalité. Quand Naruto les conduisait, celui-ci se sentait comme un imposteur.
Il élimina le Paradoxe, puisque c'était la favorite de Sasuke et celle qu'il utilisait régulièrement. Il ne pouvait pas conduire la Viper non plus, la voiture rouge flamboyante lui donnait envie de prendre trop de risque en conduisant et il ne serait pas seul ce soir. Il ne prendrait pas non plus la Ashton : c'était la voiture de James Bond, pas besoin d'en dire plus.
- Ça te tuerait de conduire une japonaise ? Comme une Honda ou autre ? Tu n'as aucun patriotisme.
- Le monde entier conduit nos voitures, je rends simplement la pareille. Ferme-là juste et choisis-en une !
Naruto prit les clés de la Mercedes. Ce n'était pas si mal, c'était un ancien modèle qui avait pas mal de kilomètres au compteur.
- J'y vais ! Tu retrouveras ta voiture demain, à moins que nous nous enfuyions ! Dans ce cas là, je la prendrai en tant que cadeau de mariage de ta part !
Naruto sourit alors qu'il se dirigeait vers la porte.
- Ne plaisante pas sur ce sujet… lui grogna Sasuke tandis que Naruto ouvrait la porte pour sortir.
- Détends-toi, je ne faisais que plaisanter. Tu retrouveras ta voiture demain, espèce de méchant !
Sasuke attendit quelques minutes après avoir entendu la voiture démarrer, avant de monter et d'aller s'habiller. Il n'avait pas à se dépêcher puisqu'il savait exactement où Naruto et Hinata se rendraient.
Le Papillon Flottant était l'un des restaurants les plus branchés des alentours. Rentrer simplement et obtenir une table signifieraient que vous étiez soit un riche et de l'élite soit un grand ponte de la banque. Naruto n'était dans aucune de ces catégories mais il connaissait le propriétaire. Comme tel, l'une des meilleures tables était toujours réservée pour lui.
- Uzumaki-sama, soyez le bienvenu !
L'hôtesse lui offrit un immense sourire avant de lancer furtivement un regard dédaigneux à Hinata. Cette dernière réprima un soupir. Elle avait perdu le compte des femmes qui l'avait regardée de travers à l'hôpital et, maintenant, elles le faisaient même dans la rue.
Quelques minutes après avoir été installés, un homme aux cheveux foncés, vêtu de noir, se présenta.
- Uchiha-sama, soyez le bienvenu !
Sasuke donna un petit sourire à la fille qui venait d'apparaître, s'assurant efficacement qu'elle serait facilement malléable entre ses mains et qu'elle ferait ce qu'il lui demanderait.
En peu de temps, il fut assis, bien caché dans l'ombre à l'une des tables du restaurant; et ombragé inutilement par une haute plante de palmier. Il avait une parfaite vue sur la table de Naruto et avait seulement eu besoin de transférer l'endroit où était prévu un petit diner en famille pour ça.
Alors qu'il attendait et envisageait ce qu'il allait faire, Sasuke fut prit au dépourvu par une crise de conscience. Alors qu'il voyait Naruto et Hinata discuter avec facilité, il se demanda à lui-même : allait-il vraiment tout gâcher pour son ami ? Pour commencer, Naruto ne sortait pas beaucoup et, pour lui, demander à quelqu'un de sortir avec lui était une grosse affaire. Son attention fut à nouveau attirée sur la table de Naruto par les bruits de rires et Sasuke sentit son cœur se briser. Naruto appréciait vraiment cette fille et ils s'entendaient à merveille.
Plus il y pensait et plus l'idée le faisait souffrir. « L'amour, c'est nul. »
Poussant un soupir, Sasuke était sur le point de partir retourner à la maison et se saouler à la vodka, lorsqu'accidentellement Hinata laissa tomber sa serviette de la table. Elle et Naruto, tous deux, se penchèrent pour la ramasser et en le faisant leurs doigts se touchèrent. Tous les deux s'immobilisèrent et se fixèrent du regard, la position d'Hinata donnant également à Naruto une vue généreuse sur son décolleté plongeant. Tous deux rougirent et se redressèrent rapidement ce fut, en fin de compte, un serveur qui fut la personne qui ramassa la serviette oubliée.
Ah, cette chienne allait le payer. « Faire tomber accidentellement sa serviette, mon cul ». Sasuke se damnerait s'il venait à perdre Naruto face à une harpie calculatrice et nymphomane.
Ignorant la voix insidieuse qui lui disait qu'il était irrationnel et qu'il ferait mieux de rentrer à la maison, Sasuke parcourut le restaurant des yeux jusqu'au serveur qui lui paraissait le plus facile à corrompre et à manipuler.
Une forte corpulence bloqua complètement la vue de Sasuke et l'homme leva des yeux consternés. L'identification fut immédiate et Sasuke jura méchamment dans sa tête. A l'extérieur cependant, il resta complètement calme.
- Hé, Chôji…
Chôji était le propriétaire et le chef cuisinier du Papillon Flottant et donc le fait que Naruto était toujours assuré d'avoir une table. Mais, en même temps, Chôji était également un ami de Sasuke. Cependant, Sasuke savait qu'à l'exception de Sakura tous ses amis étaient en fait les amis de Naruto qui l'avaient simplement accepté comme faisant partie du lot, comme la partie inéluctable. L'inverse était également vrai, il les tolérait surtout à cause Naruto. Bien que, après des années d'aventures étranges et de douleurs grandissantes, Sasuke avait réussi à former une certaine amitié réticente avec certains d'entre eux, et ce, indépendamment de Naruto. Après tout, ils étaient tous juste des planètes en orbite autour de la même stupide étoile blonde, obstinément attirés par son charme irrésistible.
Peu importe l'évènement, Chôji prenait à peine le temps d'aller saluer Sasuke personnellement sauf s'il était là avec Naruto. Il y avait quelque chose d'étrange.
- Hé, Sasuke ! Comment ça va ?
Sasuke inclina la tête et leva un sourcil interrogateur. Chôji lui sourit et continua comme si Sasuke lui avait effectivement répondu.
- Tu veux entendre quelque chose de drôle ?
Sasuke abaissa son sourcil et leva l'autre, en espérant que Chôji arrive au but sans tarder. Le salaud bloquait complètement sa vue sur Naruto. Chôji continua de parler sans encouragement évident.
- Sakura a appelé plus tôt…
Sasuke roula des yeux. Cette femme allait le tuer. Mais de quel côté était-elle de toute façon ?
- … a dit de garder un œil sur toi. Le plus fou c'est qu'elle a dit que tu pourrais être ici pour ruiner le rendez-vous de Naruto. Je lui ai dit qu'elle était folle !
- En effet …
Sasuke braqua à présent son regard sur Chôji, espérant l'intimider et ainsi lui ficher la paix.
- Mais, tu sais, Sakura, elle peut être convaincante quand elle a besoin de l'être. Alors, je lui ai promis que tu ne ferais pas une telle chose. Eh bien, il n'y a qu'une seule façon de m'en assurer.
Sasuke comprit rapidement l'allusion.
- Serais-tu en train d'essayer de me mettre dehors ?
- C'est une façon sévère de le présenter !
- C'est la seule façon de le faire. Je ne suis pas perturbant ou agressif et je suis un client qui paye. Tu n'as aucune raison de me mettre dehors. Et je n'irais nulle part !
- Oh, mais c'est mon restaurant et je me réserve le droit de demander aux clients de partir si j'en ai envie.
Apparemment, ce soir, Chôji se représentait aussi en tant que videur. Le regard de Sasuke se rétrécit alors que Chôji le regarda droit dans les yeux.
- Rentre chez toi, Sasuke…
- Oblige-moi…
En rétrospective, Sasuke pensa, alors qu'il prenait le large par la porte arrière de la cuisine du Papillon, que provoquer l'ancien capitaine de l'équipe de lutte de l'université de 125 Kg n'avait peut-être pas été la meilleure façon de gérer les choses.
Sasuke atterrit avec un bruit sourd et mou dans les poubelles débordantes et empilées à côté de la benne à ordure. Il releva douloureusement la tête pour regarder avec mépris l'homme qui prenait toute la place dans l'encadrement de la porte. Chôji sourit comme pour s'excuser.
- Tu sais, Sasuke, il existe des moyens plus matures et directs pour faire face à cette situation. Ruiner le rendez-vous de Naruto n'en est pas une. Mes employés ont reçu pour instruction de ne plus te laisser rentrer, au prix de leur travail… l'hôtesse d'accueil comprise.
Chôji se tourna et se prépara à partir. Il cria par-dessus son épaule alors que la porte se fermait.
- Reviens demain ! Je te ferais tous tes plats préférés, aux frais de la maison.
Et, sur ce, la porte claqua.
Sasuke s'extirpa des sacs d'ordures graisseuses, grimaçant tout en se mettant debout.
Génial, l'amour de sa vie était à l'intérieur mangeant et buvant avec une héritière pourrie gâtée, alors que lui était dehors puant les ordures. Sasuke ne voyait pas comment cela aurait pu être pire.
En réponse à son défi involontaire, il y eut un éclair et un fort coup de tonnerre. Une seconde plus tard, une pluie diluvienne s'abattait régulièrement sur lui. Sasuke respira profondément puis compta jusqu'à dix. A présent, il sentait les ordures humides, « Merveilleux ». Pataugeant lourdement, il partit récupérer sa voiture.
« En avant pour la vodka ».
Il se faisait cambrioler. Il avait la gueule de bois, avait le cœur brisé et il se faisait cambrioler. Les voleurs n'avaient même pas la décence de le faire en silence en plus. Sasuke gémit et descendit les escaliers en chancelant, se préparant à repousser le gang sanguinaire qui pillait ses affaires.
Cependant, il n'y avait aucun voleur, juste Naruto.
Quel genre de crétin faisait autant de tapage pour restituer des clés de voiture ?
- Hé, enfoiré ! T'es réveillé ! J'en avais marre de toquer à la porte. Tu veux un petit déjeuner ?
Sasuke lui lança un regard furieux alors que Naruto déversait une quantité obscène d'œufs dans une grande poêle à frire. Ses œufs et sa poêle à frire. Il s'assit d'un air grincheux au comptoir.
- Mange un peu et ensuite tu peux prendre ça.
Naruto plaça une assiette d'œufs et de toasts devant lui, ainsi qu'un jus d'orange et deux comprimés.
- Qu'est-ce que c'est que ça ? Ma cure ?
Sasuke sentit le jus d'orange et zieuta les pilules.
- Non, juste de la bonne nourriture et deux analgésiques. Ils t'aideront à te débarrasser de ta gueule de bois.
Naruto entama joyeusement son petit déjeuner tout en parlant avec la bouche pleine.
- Pourquoi penses-tu que j'ai la gueule de bois ?
Sasuke avec prudence regarda Naruto.
- Je suis venu pour vérifier alors que tu n'ouvrais pas la porte. Il y avait tellement d'émanations d'alcool venant de toi que tu aurais pu avoir ton propre indice d'octane.
Les yeux de Sasuke s'écarquillèrent suite à la remarque. Naruto était venu dans sa chambre ! Et s'il avait dit quelque chose dans son sommeil ?
- Ne t'inquiète pas, tu n'as rien révélé. Tout ce que tu as fait, c'est ronfler, baver, péter et marmonner ooh oui, tu sais que j'en ai besoin… Donne-le-moi, donne-le moi, oh oui, donne-le moi ! Alors j'ai décidé de partir au cas où tu deviendrais actif dans ton sommeil.
Sasuke lutta contre ses rougeurs tout en marmonnant :
- Je n'ai jamais fait une telle chose, espèce de crétin fini…
Oui, il l'avait fait, il se souvenait de Naruto au centre de son rêve très nettement.
La seule conséquence négative que Sasuke ait jamais eu après avoir autant bu, c'était un mal de tête inhumain. A présent, c'était la vengeance douce que son mal de tête lui infligeait alors qu'il essayait de mâcher son petit déjeuner. Faisant une pause dans son activité épuisante, Sasuke jeta un coup d'œil sur Naruto qui se servait sa troisième portion de nourriture.
- Alors, comment c'est passé ton rendez-vous ?
- Pas mal. On a discuté, je me suis goinfré de la nourriture de Chôji, ramené chez elle et allé me coucher.
- TU AS COUCHÉ AVEC ELLE ?!
Le cri raviva plus férocement le mal de tête de Sasuke jusqu'à ne plus le supporter et il baissa brutalement son ton.
- Non, espèce de pervers ! Je me suis couché dans mon lit ! Elle m'a donné un baiser sur la joue et c'est tout. Ça ne m'a même pas traversé l'esprit d'aller plus loin !
Naruto prit un morceau de son toast, indigné, et le mal de tête de Sasuke s'évanouit de suite avec bonheur.
- Je doute que ce soit différent demain soir d'ailleurs.
Correction, le mal de tête de Sasuke s'était éloigné délicieusement loin, pour simplement revenir avec des renforts. L'homme se pinça entre ses yeux douloureusement et tituba jusqu'à son canapé. Naruto fronça les sourcils et le suivit.
- Bon sang, tu y es vraiment allé fort la nuit dernière n'est-ce pas ?
Sasuke se raidit alors qu'il sentait une main se poser dans ses cheveux et commença à masser son cuir chevelu. Une autre main vint frictionner son cou. Malgré toutes ces années, le concept de l'espace personnel réussissait toujours à échapper à Naruto.
- Qu'est-ce qu'il t'est arrivé au fait ? Tu ne bois pas d'habitude…
Sasuke ne répondit rien pendant que Naruto apaisait ses muscles tendus tout le long de sa tête, son cou et ses épaules. Quel genre de crétin se mettrait ainsi à masser des gens comme ça ? C'était le truc pour s'attirer des ennuis.
Au fil des minutes, la douleur disparut, pas que Sasuke ait eu envie de partager cette information. Cependant, sans la distraction de la douleur, l'esprit de Sasuke dériva sur d'autres choses. En peu de temps, sa tête fut remplie d'image de son rêve avec lui et Naruto dans la cuisine. Son cerveau omit le souvenir de l'appel téléphonique qui l'avait réveillé et avait tout simplement continué le fantasme.
Très vite, tout ce que Sasuke put voir était lui et Naruto sur le sol de la cuisine, un enchevêtrement de membres en sueur et des respirations haletantes. Une voix lointaine, sonnant curieusement comme celle de l'homme qu'il embrassait, murmura quelque chose à propos de salaud qui avait complètement exagéré. Il l'ignora parce que le Naruto dans sa rêverie faisait courir ses doigts dans ses cheveux tout en disant son nom pendant que Sasuke plongeait sa bouche sur son membre.
Il y eut une tirade rapide sur ses cheveux ainsi qu'un mouvement prompt du corps alors que Naruto le faisait basculer sur le sol frais. Le blond bondit sur lui, une main restant entortillée dans ses cheveux tandis que l'autre se déplaça sur l'érection de Sasuke.
- C'est ça que tu veux ? lui murmura Naruto d'une voix rauque et Sasuke acquiesça bêtement, le plaisir l'abrutissant.
Naruto pencha sa tête en arrière pour mieux atteindre son cou, resserrant davantage son emprise sur le membre de Sasuke et les caresses devenant plus rudes. Sasuke gémit profondément et poussa dans la main de Naruto. Il tira la tête de Naruto vers le haut pour l'embrasser encore, aimant la sensation de la langue de l'autre contre la sienne. Naruto le repoussa et baissa les yeux sur lui.
- Veux-tu vraiment faire ça avec lui debout juste là ?
Sasuke regarda par dessus l'épaule de Naruto pour découvrir un autre Naruto les regardant fixement avec une parfaite expression de "C'est quoi ce bordel ?!"
Les yeux de Sasuke s'ouvrir brusquement. « Merde !» En un instant, il se sauva de sa chaise et du contact de Naruto pour se diriger tout droit dans la salle de bain.
Naruto cligna des yeux d'incompréhension, il garda ses mains suspendus à l'endroit où il avait massé les muscles tendus de Sasuke. Il le suivit en direction de la salle de bain mais ne trouva qu'une porte verrouillée. Il frappa durement à la porte et écouta les sons étranglés qui provenaient de l'autre côté.
- Sasuke ! Tu vas bien ?
Sasuke lui répondit, en serrant les dents, qu'il allait bien.
- Tu as besoin de moi pour tenir tes cheveux ou autre chose ?
Sasuke cligna des yeux en direction de la porte derrière lui, le pantalon baissé tenant son membre en main. Tenir ses cheveux en arrière ? Il fallut un certain temps avant que Sasuke ne se rende compte que Naruto pensait qu'il était en train de vomir en tant qu'un effet secondaire de sa gueule de bois. Sasuke pouvait littéralement sentir son quotient intellectuel s'évaporer alors qu'il laissait sa main se déplacer lui permettant de se soulager.
- Je peux me tenir les cheveux en arrière tout seul, idiot ! Je n'ai pas besoin de ton aide pour vomir.
- Très bien !
- Bien !
Il y eut une pause prolongée alors que Sasuke essayait, avec un succès limité, d'étouffer ses gémissements. Dans un effort extraordinaire, Sasuke se creusa la tête pour retrouver un souvenir utile.
- It's been one week…
- Qu'est-ce qu'il y a Sasuke ?
- J'ai dit it's been one week since you...
- MERDE !
Deux minutes et demie plus tard, les deux hommes se retrouvèrent fourbus et haletant. A l'unisson, tous deux s'appuyèrent contre la porte de la salle de bain et glissèrent, s'asseyant sur le sol. C'est une autre demi-minute après que Naruto se retourna à l'adresse de l'autre homme de l'autre côté de la porte.
- T'es qu'un petit salaud, tu le savais ça ?
- Regarde le bon côté des choses, au moins tu m'as aidé à me sentir mieux !
J'espère que ce chapitre vous aura bien fait rire aussi!
A dans deux semaines pour une rentrée scolaire plus légère^^
