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Bonne lecture!


Traducteur : Thalira


The response


- Et cela signifie que moi, Sasuke Uchiha, je suis amoureux d'un saint.

Le visage de Naruto exprimait divers sentiments, allant de l'amusement à l'exaspération, à l'écoute des paroles de Sasuke. Mais, la dernière déclaration de son ami lui fit avoir une réaction à retardement. Il était confus… C'était comme si Sasuke venait de dire quelque chose d'incroyable. Peut-être avait-il manqué une partie de la tirade.

- Quoi ? Qui … Qu'est ce que tu … Qu'est ce que tu dis ?

Sasuke roula des yeux et soupira face à son sort malheureux dans la vie.

- Je suis en train de te dire que je t'aime, espèce d'idiot.

Sasuke plongea son regard dans les yeux les plus bleus, les plus brillants qu'il avait jamais connu et s'adoucit. Mais juste pour qu'il n'y ait pas d'erreur.

- Naruto Uzumaki, je t'aime.

Naruto regardait Sasuke comme s'il lui avait poussé une seconde tête. Il y eu un autre moment de silence avant que Naruto ne renifle et ne se lève. L'homme tendit une main à Sasuke et le releva.

- Crétin, tu dis des conneries plus grosses que toi pour éviter une raclée.

Naruto cligna des yeux et mit ses bras derrière la tête, regardant Sasuke avec un mélange d'amusement et d'exaspération.

- Un de ces jours, tu vas dire quelque chose qui te mettra vraiment dans la merde.

Sasuke vit cette déclaration pour ce que c'était : il lui offrait une sortie de secours. Il lui offrait une chance de s'échapper avant que les choses ne changent à jamais. Eh bien, Naruto pouvait la prendre et se la mettre profondément.

- Naruto.

Le ton sérieux de la voix de Sasuke faisait paniquer Naruto. Il répondit rapidement avant que Sasuke n'ait une chance de continuer.

- Je veux dire, tu plaisantes, pas vrai ? Tu rigoles ! Tu n'étais pas sérieux …

- Comme si j'étais quelqu'un qui plaisanterait sur un sujet pareil.

Sasuke parla doucement, observant le blond s'agiter et postillonner avant lui.

- Je sais que je suis ton meilleur ami, mais tu ne m'aimes pas ! Pas de cette façon en tout cas. Je veux dire, euh, tu m'APPRECIES à peine !

- Ah ouais ? Demanda Sasuke en levant un sourcil.

- Eh ben, ouais ! Je veux dire tu …

Le reste de la déclaration de Naruto fut interrompu par des lèvres recouvrant les siennes, le faisant taire efficacement. Sasuke tenait délicatement la tête de Naruto, frottant ses lèvres encore et encore sur celles de ce dernier. Une minute s'écoula environ, et alors que Naruto ne l'avait pas repoussé, il ne lui avait pas non plus accordé plus d'accès. Sasuke ricana contre les lèvres retroussées de son ami.

- Tes fans ont menti, Naruto. Tu ne sais même pas embrassé !

La lividité de Naruto en réponse à sa grandeur mise au défi fut un reflexe. Avant même d'y avoir réfléchit, il ouvrit sa bouche pour laisser Sasuke l'avoir. Cela ne se passa pas comme prévu.

Au moment où ses lèvres s'écartèrent, Sasuke en pris l'avantage, faisant plonger sa langue à l'intérieur, prenant ce qui avait été offert par inadvertance. Le dos de Naruto devint droit comme un piquet quand la langue de Sasuke toucha la sienne. Mais Sasuke ne se laissa pas démonter. Il continua à frotter sa langue contre celle de Naruto, espérant par tous les dieux que l'autre ne la lui morde pas. Ça aurait été une putain d'ironie de mourir ainsi.

Sasuke sentit les bras de Naruto préalablement immobiles bouger et se prépara lui même à être écarté brutalement. Au lieu de quoi, il les sentit s'appuyer dans son dos, l'attirant un peu plus près. Son cœur commençait à battre plus fort alors que l'un d'entre eux se déplaça lentement, s'arrêtant pour se poser dans le creux de sa nuque. Le baiser s'approfondit alors que la participation de Naruto devenait moins timide et plus dominante.

Sasuke se sentit être bougé lentement, jusqu'à ce que son dos ne touche le mur le plus proche. La voracité du baiser augmenta, une faim latente ayant été réveillée et explorée. Naruto s'agrippa aux cheveux de Sasuke afin de garder sa tête immobile alors qu'il alternait entre aspirer la langue de l'autre et mordiller ses lèvres. Sasuke haletait et déplaça ses mains pour attraper le devant de la chemise de Naruto, alors que la dimension de son monde disparaissait. Il ne pouvait pas sentir le sol, il n'avait aucune idée d'où était le plafond, ni les murs. S'il lâchait Naruto, il ne savait pas s'il finirait par couler ou par voler. Sa dernière pensée cohérente qu'il eut fut de se dire à quel point il était drôle que la personne dont il dépendait pour l'équilibre soit la même qui le détruisait.

Sasuke ne pouvait pas se souvenir des fantasmes qu'il avait eus jusqu'à présent mais il savait qu'ils n'arrivaient pas à la cheville de ça. Naruto appuya son corps inconcevablement plus près du sien, et de la lave en fusion fit éruption, courant dans ses veines. Ils étaient tous deux pantelants de tout cet effort alors que Naruto resserrait sa prise sur les cheveux de Sasuke, plongeant sa langue dans la bouche de Sasuke à plusieurs reprises dans la promesse d'un acte plus intime et épanouissant.

La brûlure dans le corps de Sasuke atteignit un pic fiévreux et le feux s'accumula dans ses entrailles et monta dans sa poitrine. La brûlure s'étendit et ses poumons semblaient être sur le point d'éclater. Sasuke comprit que c'était probablement le besoin vital en oxygène qui lui donnait cette dernière sensation. Il ne s'arrêterait pas pour de l'oxygène ni pour quelque chose qui y ressemblerait. Il n'avait pas besoin d'air … L'air c'était pour les tapettes, décida-t-il. Ce dont il avait besoin, c'était ça : la sensation de Naruto durcissant et vibrant contre lui. Naruto gémit et poussa contre lui et la tête de Sasuke était à la limite de l'implosion. Il ne s'arrêterait pas, même s'il devait s'évanouir. Maudit soit l'oxygène.

Heureusement pour Sasuke et son problème de privation d'air, Naruto arrêta le baiser afin de lécher le coin derrière son oreille. Sasuke gémit et frissonna, la sueur coulant partout sur son corps. A chaque fois qu'il essayait d'avaler de l'air, les dents de Naruto effleuraient un point sensible et il terminait en haletant encore plus. Tout son être était en alerte et chaque nerf picotaient. Chaque sens était assailli sans aucune pitié, sa vision était emplie de cheveux d'un blond brillant et soyeux au toucher. Il y avait cette odeur d'agrumes et de sueur qui l'excitaient un petit peu plus. Il pouvait entendre la respiration difficile de Naruto alors que l'homme mordait et suçait son cou et son oreille. Mais ce qu'il voulait, maintenant plus que jamais, était de gouter Naruto encore. Il voulait faire descendre sa langue, tout en léchant la gorge de l'homme, la faire parcourir son torse pour enfin remplir sa bouche pendant que Naruto gémissait et se tordait sous lui.

Il voulait marquer Naruto de la même façon dont l'homme le marquait en ce moment. Suçant et meurtrissant, mordant et léchant, le gâchant efficacement pour qui ou quoi que ce soit d'autre. Il y eut le son d'une plainte grave, haletante et soupirante, et il fallut à Sasuke un autre moment pour réaliser que c'était lui qui en faisait la plupart – Naruto avait l'intention de briser l'esprit de Sasuke. Le blond bougea légèrement et plaça une main sur l'érection vêtue de Sasuke. Il appuya et frotta, variant la vitesse et la quantité de pression. Sasuke cria et poussa dans la paume de Naruto, essayant de prononcer son nom, mais ne parvenant qu'à quelques syllabes décortiquées.

Sasuke sentit le souffle chaud de Naruto retentir sur ses lèvres et le long de son cou. Il se trouva lui-même s'accrochant désespérément à la chemise de Naruto, glissant sous le tissu pour faire courir ses mains sur les abdominaux tendus, pour sentir les petits tétons durcis.

Naruto gémissait et apportait plus de pression et de vitesse durant ce massage érotique. Sasuke pouvait sentir la tension dans son corps s'étirer jusqu'à presque atteindre son point de rupture.

- Na … Naruto …

Tout autre mot fut coupé par la bouche de Naruto descendant sur la sienne pour un baiser dévorant, fiévreux. Naruto fit trainer ses mains sur les cuisses de Sasuke et d'un coup releva un peu l'autre homme, lui permettant de refermer ses jambes autour de sa taille. Ils grognèrent tous les deux alors que Naruto s'appuyait fort contre Sasuke et le blond commença à pousser. Les mouvements saccadés tirèrent un cri de Sasuke qui commença à bouger en réponse à ce nouveau stimulus.

Ce fut bien trop pour Sasuke et pourtant ce n'était pas assez. Ça ne serait pas assez tant qu'ils ne seraient pas nus et glissant l'un contre l'autre avec rien d'autre que la chaleur et la sueur entre eux, et que tout cet ensemble soit consommé. Mais il n'y avait pas le temps, parce que Naruto poussait et gémissait son nom et il se devait d'exploser tout simplement. Des frissons déchirèrent le corps de Sasuke alors qu'il hurlait le nom de Naruto. Le corps de Naruto s'écrasa sur le sien pendant qu'il jouissait. Ils restèrent pendant un moment, haletant fortement, Sasuke glissant doucement du corps de Naruto, pour se reposer sur ses jambes flageolantes … gracieusement soutenu par le mur. Lentement, la raison revint.

- Naruto …

Naruto se raidit au son de son nom. « Par tous les dieux, qu'avait-il fait ! » Naruto recula maladroitement et le cœur de Sasuke s'effondra face à l'expression de Naruto. Son ami avait l'air parfaitement paniqué, comme une bête pris dans les phares d'une voiture.

- Naruto, je …

- Je dois y aller … Je veux dire … Je …

Naruto termina son bafouillage simplement en se tournant et en partant … commençant presque un cent mètres.

Sasuke, pour sa part, s'abandonna à sa faiblesse et s'écroula au sol.


Naruto ne répondait à aucun de ses appels téléphoniques, et Sasuke se battait contre le besoin d'aller chez le blond et de faire une scène devant sa porte. Faire ça serait simplement contre-productif. Il s'était passé quatre heures depuis la confession de Sasuke et leur petit rendez-vous et le crétin se cachait de lui.

Sasuke, devenant nerveux et désespéré, décrocha le combiné pour téléphoner une nouvelle fois.

Sakura démontrait ses talents de funambule en traversant l'étendu du dos de Lee. Il gémit et soupira comme elle piétinait, rigolant un peu alors qu'elle essayait de ne pas glisser. C'était le massage le plus efficace pour Lee, dès qu'il rentrait à la maison fatigué et endolorit du Mighty Rock. Elle le regarda piquer du nez.

- Hé, quel genre de client es-tu ? Après un massage comme celui là, tu es sensé demander une fin heureuse !

Elle appuya son argument en collant un orteil entre les omoplates de Lee. Il tremblota un peu, murmura quelque chose qui ressemblait à un « J'en prendrai deux s'il vous plait … » et s'endormit.

- Pfff, méchant !

Sakura tira la langue dans le dos de Lee et descendit doucement de son dos. Son téléphone sonna au moment où son pied toucha le sol et elle se précipita pour décrocher avant qu'il ne réveille son mari.

- Allô ?

Usant d'une vitesse qui défiait toutes les lois du code de la route et de la physique … Sakura se tenait dans le salon de Sasuke avant qu'il ne raccroche le téléphone correctement.

- TU AS FAIT QUOI ?

Sakura regardait Sasuke abasourdit comme s'il avait commis un meurtre.

- Pourquoi hurles-tu après MOI ? C'est LUI qui s'est enfuit d'ici ! TU étais celle qui disait « Dis-lui ce que tu ressens, dis-lui ce que tu ressens », alors je l'ai fait ! Là encore, je te demande pourquoi hurles-tu après moi ?

- Oui, Sasuke-kun, « Dis-lui ce que tu ressens ». Pas métaphoriquement le frapper à coups de massue puis d'essayer de le ramener dans ta cave par ses cheveux !

- QUOI ? Je l'ai embrassé ! C'est tout ! Et, fais-moi confiance, il ne hurlait pas au viol ! Je n'étais pas celui qui l'enfonçait dans un mur et ce n'est pas lui qui porte un suçon de la taille de notre ancien terrain d'entrainement !

Sasuke enfonça les mains dans ses poches et rejeta la tête en arrière, fulminant bruyamment.

Sakura rougit à l'image graphique, pendant que son for intérieur avait un moment classique de fan de yaoi (saignements de nez, les pouces levés, « OK » !). La Sakura extérieure adoucit son ton de voix. Sasuke avait fait quelque chose de merveilleux et difficile. Il s'était ouvert et avait confessé ses sentiments à Naruto. Si elle en faisait toute une affaire de façon négative, il pourrait encore se renfermer sur lui-même. Foutu déviants sociaux …

- C'est bon, tu as raison, Sasuke-kun. Naruto est juste un peu dépassé pour l'instant. Je vais aller lui parler. Toi, détends-toi, ça va s'arranger. Tu verras !

Naruto regarda suspicieusement sa porte d'entrée pendant que la sonnette résonnait continuellement. Il se mit en mouvement quand il entendit une voix familière à travers la porte.

- Naruto, je sais que tu es là ! C'est Sakura et je suis seule.

Naruto ouvrit la porte lentement et jeta un coup d'œil précautionneusement. Sakura souriait et leva deux paquets dont l'un d'entre eux avait l'air extrêmement lourd.

- J'ai de la glace au chocolat et de quoi picoler. Vraiment beaucoup, tu me laisses entrer ?

Il ne fallut pas longtemps pour que Naruto et Sakura soient joyeux. Les endorphines relâchées par le chocolat combattant efficacement les effets dépressifs de l'alcool. Une meilleure façon de dire qu'ils étaient sympathiquement complètement bourrés. Après une autre bière, Sakura se sentit assez à l'aise pour entamer le dialogue, par envie d'un monde meilleur.

- Tu sais, tu devrais, euh, tu devrais vraiment parler à Sas'ke … ce … ça pourrait, ça pourrait carrément être, euh, le début d'une mAa-gniIi-fii-que amitié ! Penses à des bééébééés … mignons, mignons !

Naruto leva un sourcil amusé, « bébés » ? Soit Sakura était complètement ivre ou elle avait manqué des cours de biologie plus que vital. D'un autre côté, il était content que ce soit Sakura qui l'accompagne à la boisson plutôt que Lee. L'homme aurait détruit la moitié du Japon en ce moment.

- Abruti d'abruti … me dire qu'il m'aime … quand est-ce que c'est arrivé ?

- Tu veux connaître le moment où Sas'ke est tombé amureux de toua ? Je vais te le dire ! Imagine : maternelle il y a vingt et un an !

- Je pensais que tu avais dit que tu allais arrêter de regarder « The Golden Girls » …

- Feeerme là ! Comme je disais ...


Cela faisait partie du peu de choses dont Mikoto Uchiha était prête à faire opposition sur l'avis de son mari. Elle croyait que Sasuke ne pourrait que bénéficier d'une socialisation avec des enfants normaux de son âge, au lieu de rester à la maison ou d'aller dans une école préparatoire snob comme celle dans laquelle avait été inscrite Itachi. En plus, ce n'était que la maternelle et il avait cinq ans. Ça n'était pas comme si Sasuke allait tomber amoureux de quelqu'un qui allait lui dicter le reste de sa vie ! Au moins, pas dès le premier jour.

Mikoto avait plongé ses crocs dedans et Fugaku avait capitulé sans aucune grâce. En retour, il lui fit promettre que si Sasuke rentrait à la maison malheureux pendant les premiers jours, alors il irait en école préparatoire. Voyant que Sasuke était un vrai Uchiha, et qu'il était né avec plus de misère que la normale en héritage, ce pari avait semblé être dans la poche pour Fugaku. Cependant, la mère de Sasuke n'avait pas eu de problème pour être d'accord.

A cause du débat en cours, Sasuke finit par aller à l'école avec une semaine de retard. Il s'accrocha à la chemise de sa mère quand elle essaya de partir. Mikoto resta, poussant Sasuke pendant que le professeur l'encourageait à partir, lui assurant que c'était pour le mieux et un ajustement nécessaire. Elle partit à reculons et Sasuke fut livré à lui-même.

Il s'assit dans un coin, ignorant avec ténacité les petites filles qui lui faisaient les yeux doux, et espérait rentrer à la maison. Il ne voyait pas comment sa vie pouvait être pire. Sasuke était un enfant de cinq ans très angoissé, en avance sur ceux de son âge. Sa descente rapide dans tout ce qui est émo fut accélérée par l'arrivée de Raijin, un des deux frères stupides légendaires. Fujin était actuellement en centre de détention pour mineur.

Raijin avait huit ans, ayant redoublé par deux fois la maternelle. Il dominait les autres élèves et il était aussi méchant que ce qu'il était stupide, enfin … en difficulté scolaire. Repérant un nouvel enfant aussi misérable que possible, Raijin entra en mode tyran à l'instant où l'instituteur fut hors de vue.

- Hé, crevette … Où est ton déjeuner ?

Raijin accentua chaque mot en frappant Sasuke douloureusement sur le front. Sasuke resta silencieux et le fixa avec rage pendant que des larmes de colère montaient.

Raijin continua à embêter et à tyranniser Sasuke pendant qu'une fille ou deux, restant aussi loin que possible, allaient rapporter ses actions. Personne, cependant, n'osait chercher des noises à Raijin.

- C'est quoi ton problème, imbécile … ta môman te manque ?

Raijin riait en continuant de frotter son poing contre la tête de Sasuke, tirant à l'occasion sur les mèches du jeune garçon.

Naruto peignait avec ses doigts quand le petit vacarme capta son attention. Il regarda un moment avant de se lever et de marcher jusqu'à Raijin. Il observa la situation un moment de plus avant de lancer sa jambe en arrière et de relâcher un puissant (pour un enfant de cinq ans) coup, juste dans les bijoux de famille de Raijin (ou ses raisins… peu importe).

Le garçon attrapa son entrejambe et glissa sans un bruit sur le sol, souffrant trop pour pouvoir même pleurer. Naruto le piétina et s'arrêta devant un Sasuke qui avait la bouche grande ouverte.

- Sas'ke, pas vrai ? Salut ! Je suis NARUTO UZUMAKI!

Le petit garçon blond secoua un poing coloré en l'air et utilisa l'autre pour frapper contre son torse, essayant vainement de mettre en bouteille la grandeur qu'il était.

Sasuke le regarda, admiratif. L'être devant lui avait les cheveux du jaune le plus brillant et les yeux les plus bleus qu'il n'avait jamais vu. Il voulait tendre la main pour les toucher, juste pour voir s'ils étaient réels. Avant qu'il ne le puisse, Naruto ouvrit son poing pour exposer des traces multicolore sur ses doigts et ses paumes.

- Dis, tu veux peindre avec les doigts ?


- Et c'est à ce moment là que Sasuke est tombé amoureux de toi !

Sakura avait l'air beaucoup moins ivre que lors du début de ce conte.

- Au « Tu veux peindre avec les doigts » ou à la castration de Raijin ?

- Juste après la castration …

- Ah …

- Naruto, pourquoi te bats-tu si fort contre ça ? Pourquoi ne donnes-tu pas une chance à Sasuke ? Ça pourrait …

- Ce que Sasuke et moi avons maintenant suffit ! Tout allait bien ! Pourquoi a-t-il besoin de changer les choses ? Pourquoi n'est-ce pas assez ? Tout ce que ça ferait serait de compliquer les choses, et nous ferions tous les deux tout foirer, et nous ne serions jamais capable de revenir en arrière, et …

Sakura fut frappée par une révélation comme un jet d'eau froide en pleine face.

- Ce n'est pas à propos de la confession n'est-ce pas ? Ce n'est pas non plus parce que tu as eu peur quand Sasuke t'a embrassé ? Oh mon Dieu … Tu savais ! Tu savais ce qu'il ressentait avant ça, pas vrai ?

Naruto s'arrêta et la regarda, mâchouillant sa lèvre inférieure tout en essayant de penser à une réponse appropriée. Il prit une gorgée de bière et murmura.

- Ne dis pas de bêtises …

- Ne me mens pas ! Depuis quand tu le sais ?

Naruto soupira et la regarda mollement, puis haussa les épaules.

- Je l'ai découvert le jour à l'aéroport … quand le bâtard est revenu. C'était juste là, tamponné partout sur son foutu visage, et puis tout d'un coup tout est devenu clair. Tout ce que nous avions traversé … lui s'enfuyant. Tout correspondait. Je pensais que si je laissais les choses comme elles l'étaient, prétendant que je ne savais pas, il arrêterait peut-être … et tous les sentiments quelconques qu'il pensait avoir s'en seraient allés …

- S'en aller ? S'EN ALLER ?! C'est de l'amour, Naruto, pas la grippe ! Quel genre de raisonnement débile est-ce que c'est ?! Je ne peux pas croire que tu sois resté assis là tout ce temps, sachant que …

- PARCE QUE NOUS NE POUVONS PAS AVOIR DE RELATION ! … Pas comme ça, pas de cette façon … ça ne fonctionnerait jamais. Ce genre d'amour n'est pas pour tout le monde Sakura. Ça peut détruire des gens. Sasuke et moi, nous ne sommes pas les personnes les plus stables … Si ça part en sucette …

Sakura était habituellement très fière de ses astuces et de son intuition, du coup elle ne pouvait pas comprendre comment elle avait pu être aussi lourde.

- Naruto, dit-elle en hésitant, se trouvant soudainement à marcher sur des œufs, ça ne se passe pas toujours comme ça ...


Habituellement, c'était la mère de Naruto qui venait le chercher à l'école, son père étant normalement au travail à cette heure. Sasuke l'aimait bien, même si elle ne semblait pas avoir l'énergie sans fin et l'enthousiasme de son fils. Elle était douce et calme et lui rappelait sa propre mère. Sasuke avait officiellement rencontré le père de Naruto à la maternelle pendant le jour des carrières, quand les parents venaient et expliquaient ce qu'ils faisaient dans la vie. Les mères de Sasuke et de Naruto étaient des femmes au foyer, alors leurs pères furent ceux qui vinrent. Il en avait fallu pour que Fugaku se montre.

Sasuke était en émerveillement devant Arashi. C'était comme si Dieu avait gracieusement pris Naruto et l'avait superbement agrandit. Les mêmes cheveux blonds sauvages et yeux bleus, le même sourire bête et plein de dents, la seule chose qui manquait était les marques de moustaches. Il avait la même énergie et la même nature physique que son fils, riant pendant que Naruto se servait de lui comme son terrain de jeu personnel. Naruto adorait son père, et Arashi l'adorait en retour. Sasuke se demandait ce que ce serait d'avoir une relation comme ça avec son père. Fugaku avait passé son temps à froncer les sourcils devant la nature indiscipliné des enfants, et devant la nature encore plus dissipée des parents.

Sasuke apprit qu'Arashi-san était pompier. Cela apparut ennuyer Fugaku qui, comme de nombreux membres de sa famille, était pyromane inavoué. Qu'est-ce qui n'allait pas avec le feu ? Konoha faisait partie du pays du feu, le feu était leur symbole et leur façon de vivre. Cela semblait blasphématoire de courir partout pour l'éteindre !

- Je suis le chef des pompiers à la brigade de Konoha. Quand il y a un feu dangereux, nous y allons pour l'éteindre. Et nous surveillons que les immeubles soient aux normes de sécurité ...

- Est-ce que vous sauvez aussi des chatons des arbres ? Demanda Ino en agitant sa main.

- Oui, bien sûr !

- Papa est appelé le Hokage, l'ombre du feu, où il travaille. Un jour, je serai Hokage, moi aussi ! Déclara Naruto alors que le grand casque de son père lui tombait sur son visage.

- Pourquoi on vous appelle comme ça ? Demanda timidement une petite fille.

- Je ne sais pas vraiment. Tous les chefs pompiers sont appelés comme ça. Je pense que c'est parce que nous vivons dans le pays du feu et que nous sommes pompiers que ça sonne super bien.

Arashi fit le sourire signé Uzumaki, et Sasuke le déclara l'adulte le plus cool de la planète.

Ce fut quelques mois après ça que Naruto manqua l'école pour la première fois. Il y avait eu un immense feu la veille, la vieille installation électrique d'un immeuble de neuf étages était la cause des flammes.

Il y avait eu tellement de gens piégés à l'intérieur, ça avait semblé impossible de tous les faire sortir. D'une certaine façon, en dépit de tout, Arashi et les autres pompiers avaient réussi à évacuer tout le monde. Et il y avait eu une mère désespérée, insistant que son fils de huit ans était encore à l'intérieur. Arashi était entré, et ne fut pas capable d'en ressortir. Le petit garçon avait été à l'extérieur de l'immeuble avant que le feu ne commence, étant parti en cachette pour aller jouer avec ses copains. Sa mère ne l'avait pas su.

Quand Naruto revint finalement à l'école … Il raconta à Sasuke ce qu'il s'était passé.

- Maman a dit que papa avait fait quelque chose de stupide … et maintenant il ne reviendra plus jamais.

Puisque Arashi était simplement un grand Naruto pour lui, il imagina ce que ce serait si Naruto ne revenait plus jamais à l'école ou ne plus jamais le revoir. Des larmes montèrent immédiatement.

- Je suis triste pour toi … lui offrit Sasuke sincèrement.

Naruto cligna des yeux et fit un signe de tête.

Madame Uzumaki n'avait pas bien pris la nouvelle de la mort de son mari. Elle plongea dans une profonde dépression dont tout le monde espérait qu'elle en sorte assez rapidement, pour le bien de Naruto au moins. Mais la présence de Naruto ne semblait que la faire empirer. A chaque fois qu'elle voyait son fils, elle ne voyait que l'image de son mari, ne la faisant que plonger plus bas.

Ce fut Naruto qui la trouva ce matin là. Il s'était levé tout seul. Il s'y était habitué ces dernières semaines alors que sa mère restait de plus en plus au lit, incapable de se lever certains jours. Il était allé la réveiller, voulant un petit déjeuner et se préparer pour l'école. Elle mettait longtemps à se réveiller et Naruto continua de la secouer et de l'appeler, la boite de médicaments vide à coté de la lampe ne signifiait rien pour lui. Un instant plus tard, il eut peur et couru chez les voisins.

Des années plus tard, quand Naruto eut étudié la dépression et les dangereux impacts que ça avait sur la vie des victimes et de leurs proches, il avait un peu mieux compris. Mais, à l'époque, tout ce qu'il avait compris était qu'il avait été abandonné, sa mère ayant choisi de lui échapper au lieu d'essayer. Voilà à quel point un amour romantique pouvait être dangereux.


Sasuke fixait son téléphone, espérant qu'il sonne depuis que Sakura était partie voir Naruto. Il avait été tellement concentré dessus que quand la sonnette de la porte résonna, il avait bondit sur le téléphone à la place. La tonalité bourdonnante du téléphone le rendit confus, jusqu'à ce que la sonnette de la porte ne résonne encore. Il ouvrit la porte pour découvrir un Naruto très nerveux.

Ils se regardèrent l'un l'autre un court instant avant que Naruto ne fasse un grand sourire et ne se gratte nerveusement l'arrière de la tête.

- Salut crétin … on peut parler ?


Héhé, à dans deux semaines! Mais naaan, on est pas cruels je vous dis!