Ils vous manquent déjà ? A moi aussi…
On se retrouvera, parce que je compte bien (cette année ou la suivante… quand j'aurais fini de traduire "les Souffleurs" en anglais…) revenir avec de nouvelles histoires !
Qu'est-ce qui s'est passé avec le chili à la fin de la semaine de révisions de Terrence ? De quelle tempête se souvenait Wendy ? Pourquoi Albus et Scorpius étaient-ils seuls dans cette tombe ? Quand les trois autres ont-ils compris que Crocmou était toujours en vie ? Un one-shot ? Leur septième année, le stage au Brésil, à ne pas manquer !
Et puis voici, en bonus ou en preview, quelques extraits de la prochaine (longue) HP fic !
Ce premier septembre était froid et humide. Une bruine grise diluait les colonnes de fumée qui s'élevaient au-dessus des toits de Londres et laissait des coulées sombres sur les murs de brique.
A la gare, les gens s'éborgnaient et s'éclaboussaient en manipulant leurs parapluies luisants. Des gamins jouaient à sauter dans les flaques. Une vieille dame grommelait sous son chapeau en plastique pailleté de gouttes, tout en fouillant dans son cabas pour donner une poignée de caramels à son petit-fils.
- Heureusement, dans le train vous serez au sec, dit Drago Malefoy d'un ton morne, en s'écartant juste à temps pour ne pas être arrosé par la gouttière qui s'était mis à déborder au-dessus du panneau Voie 9 ¾.
Il rectifia machinalement le col de sa redingote noire, changea sa canne à pommeau d'argent de main et sourit à la petite fille qui tortillait nerveusement ses tresses rousses pendant que sa mère lui boutonnait le haut de son gilet.
- Tout ira bien, Euphrosine, dit-il gentiment.
- Et si les autres filles de ma chambre trouvent que je suis bizarre ? s'inquiéta la gamine en remontant ses lunettes rondes sur son nez piqueté de son.
- Elles auront affaire à moi, assura l'homme avec un éclair de colère dans ses yeux gris d'acier.
Wendy Potter soupira.
- Je crois que ce que M. Malefoy veut dire, c'est qu'elles ne vont pas te trouver bizarre, dit-elle en ébouriffant la frange épaisse de sa fille. "Tu devras sûrement faire des efforts, mais je ne vois aucune raison pour qu'elles ne veuillent pas être amies avec toi."
- C'est ce que je voulais dire, confirma gravement Drago. Il passa la main dans ses cheveux blancs, les lissa en arrière avec sa moue habituelle. "Hum. Mais si quelqu'un te manque de respect, n'hésite pas à m'écrire."
- Oui, écris plus souvent que ton frère, dit Wendy. "Et ne nous envoie pas que des dessins ou des partitions."
La petite fille pouffa et son visage anguleux se détendit un peu.
- Je vous ferai de vraies lettres, promit-elle. "Avec la date et mon nom, comme il faut. Et je vous raconterai tout !"
Sa mère sourit et se pencha pour l'embrasser et la serrer dans ses bras.
- Tu vas me manquer, dit-elle d'une voix étranglée. "Sois courageuse, écoute tes professeurs et ne démonte rien avant de demander la permission. J'ai mis ta boîte à outils au fond de ta malle."
Euphrosine se blottit contre l'épaule de la femme, respirant l'odeur douce des cheveux châtains ramassés en un vague chignon par une barrette.
- J'ai fait préparer un atelier pour toi au Manoir, dit Drago avec un léger frémissement de narines pour cacher sa propre émotion. "Tu pourras faire autant de mécanique magique que tu le souhaites pendant les vacances."
La fillette se détacha de sa mère et fronça un sourcil.
- Papa et toi, vous ne serez pas revenus à Noël ? demanda-t-elle.
Wendy secoua la tête et jeta un coup d'œil en direction de son mari.
- Non, ma chérie, je ne pense pas. Papi et Mamie resteront chez Oncle James après le gala à l'ambassade et Tante Lily ne peut pas vous garder, avec le bébé qui vient de naître. Arthur ira peut-être chez un copain, mais sinon les Malefoy se font une joie de vous avoir.
Elle adressa un regard reconnaissant à l'homme qui hocha brièvement la tête.
- Enfin, tu n'auras peut-être pas envie de revenir, si tes amies restent aussi à Poudlard, ajouta-t-elle.
Drago se racla la gorge.
- Ce serait dommage de manquer le sapin des Malefoy, cependant. Nous avons le plus grand et le plus bel arbre de Noël du comté, dit-il d'un ton un peu guindé qui fit glousser la mère et la fille.
- Je crois qu'il a vraiment envie que vous veniez, chuchota Wendy d'un air complice.
Euphrosine acquiesça, mais elle lança un regard anxieux en direction de son père.
Albus Potter était debout à quelques pas, de dos dans son long manteau sombre trop chaud pour la saison. La bruine pailletait ses cheveux noirs emmêlés et le collier de barbe qui cachait un peu la maigreur de ses joues. Des cernes profonds creusaient son visage pâle, mais il souriait à l'adolescent mince et grave qui se tenait devant lui.
- Je peux compter sur toi pour prendre soin de ta sœur ? conclut-il doucement.
- Oui, papa, dit le garçon en s'efforçant d'empêcher son menton de trembler.
Albus tendit la main et lui caressa la joue. Ses yeux verts s'embuèrent.
- Je t'aime, Arthur, souffla-t-il.
L'adolescent hésita, puis il se jeta dans les bras de son père.
- Laisse-moi aller avec vous, supplia-t-il d'une voix à peine audible, fermant les yeux très fort pour empêcher ses larmes de déborder. "Il n'y a pas que Scorpius, moi non plus je n'…"
Albus étouffa le reste des paroles dans une étreinte ferme mais pleine de tendresse. Il posa un baiser sur la tête frémissante de son fils.
- Tout ira bien, murmura-t-il. "Tout ira bien, criquet, je le sais."
Mais Arthur Terrence Potter ne voulait pas entendre ces mots-là, parce qu'il savait pourquoi son père s'en allait en Antarctique.
A SUIVRE…
Dans l'idée, on termine ici la saga d'Albus et en même temps on peut la commencer si on n'a jamais lu la trilogie du dragon. Enfin, j'espère. Dans ma tête, pour l'instant, c'est un grand bourdonnement d'idées en vrac, inspirées de "The Thief Lord" majoritairement, alors n'hésitez pas à donner les vôtres - si vous approuvez du projet...
Encore merci de m'avoir accompagnée et encouragée jusque là !
On se retrouve dans LES MANGEURS D'OMBRES.
