Note : Hello tout le monde ! Le chapitre est un peu en avance ce soir, demain est un jour rempli dans mon emploi du temps et j'ai trop peur de vous oublier en rentrant crevée le soir, donc voilà !
Hé, dites, toujours pas de review ? éwè vous voulez me faire mourir de faim ? D:


Chapitre 5 :

Roxas grogna comme un animal blessé en sentant la main de sa sœur le secouer pour le sortir des limbes. Ses paupières semblaient avoir été collées à la super glu, tant il avait du mal à les ouvrir.
Dans la salle à manger, ce ne fut guère mieux. Il tenait sa façade, mais il avait vite compris au regard de Naminé que cette dernière s'inquiétait grandement à son sujet.
Elle avait peut-être de quoi, en fait.

Il passait en général deux heures après les cours à la bibliothèque pour réviser les épreuves qui s'annonçaient déjà à l'horizon – la première arriverait d'ailleurs dans quelques jours à peine. Le problème, c'était ces abrutis persuadés qu'une bibliothèque était non pas un lieu de silence et de réflexion, mais au contraire une occasion de bien rire avec ses copains.
En faisant du bruit.
Évidemment.

Résultat, incapable de se concentrer sur ses études, il était obligé de passer encore plus de temps, le soir, pour réapprendre ce qu'il était censé étudier à la bibliothèque.
Et il refusait de travailler chez lui après les cours : Larxène invitait tous les après-midi des femmes de sa trempe, qui faisaient en général autant de bruit qu'un troupeau de dindes en furies.
Essayez donc de vous concentrer avec ça…

Du coup, avec ces heures de travail qu'il devait se rajouter le soir il dormait de moins en moins. Et comme il manquait de sommeil, sa capacité d'apprentissage baissait…
C'était un cercle vicieux.
Aussi avait-il pris une décision ce matin-là.
Il attendit avec impatience son repas. Une fois l'interdiction de l'épicé posée, son esclave se révélait être un très bon cordon-bleu. Il était peut-être cuisinier, en fait ?

Lorsque ce dernier arriva, son éternel petit sourire sur les lèvres, ils partirent comme d'habitude dans l'une des salles inoccupées, histoire de pouvoir être tranquille. Les lasagnes qu'il avait mijotées s'évaporèrent en quelques minutes à peine, convainquant par là même le roux que le nain devait apprécier ce plat.
Une fois le ventre plein, Roxas se lança :

- Viens me chercher vers 16h30, ce soir.

- Ah ? Tu ne travailles pas aujourd'hui ? releva le plus vieux, interloqué.

- Si. Mais des espèces de cruches sans cervelle pensent qu'il est judicieux de se retrouver à la bibliothèque pour y faire le plus de bruit possible. Je ne peux pas me concentrer. Aussi irons-nous chez toi.

Axel se figea un instant, totalement abasourdi face à l'attitude du blondinet.
Était-il au courant que s'inviter aussi chez les gens était au comble de l'impo…
Ah. Oui. C'est vrai.
Il était riche. Pour lui, le mot « politesse » ne signifiait rien. Un soupir, la vision des yeux océans du nain dans lesquels brillaient le mot « Police », et il finit par capituler.

- Bien, bien, Votre Majesté. Mais te plains pas du bordel, parce que ça n'y changera rien.

Ce dernier hocha la tête, et repartit quelques minutes plus tard pour son cours d'Histoire. Axel, laissé en arrière, s'adossa au dossier de sa chaise en soupirant. Ça faisait déjà 4 jours qu'il connaissait Roxas – enfin, presque, on n'était pas encore vendredi soir. Il devait bien l'avouer, sa vie avait changé du tout au tout. Si on lui avait dit, au début du week-end, qu'il finirait en à peine une semaine en tueur psychopathe tenu en laisse par un nain, il aurait gentiment proposé à cette personne une place à l'asile le plus proche, tous frais payés.

Il prit encore quelques minutes avant de se relever, et de filer en emportant ses affaires. Il n'avait que quatre heures pour mettre un minimum d'ordre dans son appartement. Pas que ça l'embêtait de faire débarquer Roxas dans du bordel, mais en général il préférait éviter que les gens - et surtout ce nain - aient de quoi se foutre de sa tronche en découvrant son chez-lui.
Une fois dans son appartement, il entreprit donc de mettre un brin d'ordre - rien de bien folichon, il rangeait juste les trucs "gênants". Il lui fallut néanmoins deux bonnes heures pour ranger tout ce capharnaüm qu'était devenu son logis au fil des ans.
Une petite demi-heure avant la sortie de cours du gamin, il récupéra son second casque et fila l'attendre.

.oOo.

- Je t'en prie...

Roxas avança d'un pas presque timide sur le palier de l'appartement du roux. Il avait beau prendre de grands airs, il était tout de même intimidé à l'idée de découvrir un bout de l'intimité de son aîné.
Lorsque la porte se referma derrière eux, il sursauta imperceptiblement. Un coup d'œil à droite, un autre à gauche, et il soupira.
Axel haussa un sourcil.

- Tout va bien ?

- Oui, oui. Je vérifiais juste qu'il n'y avait pas d'instruments de torture planqués dans un coin.

Un instant éberlué par l'imagination cavalante du gamin, le roux finit par exploser de rire. D'un geste rapide, il passa sa main dans les épis d'or du lycéen et les ébouriffa encore plus qu'ils ne l'étaient déjà - si c'était seulement possible. Il sourit à nouveau en le voyant grommeler quelque chose en essayant de lisser ses mèches rebelles - peine perdue.

Il finit par se diriger vers la petite table qu'il lui avait indiquée du doigt, après avoir enlevé ses chaussures. Une fois assis sur une chaise, il entreprit de vider de son sac les diverses affaires de géopolitique, son classeur, sa trousse et ses bouquins. Il était en train d'ouvrir son classeur pour refaire une série d'exercices afin de vérifier ses connaissances et ses lacunes, lorsqu'un petit pain au chocolat apparut miraculeusement sous ses yeux. Interloqué, il releva la tête vers Axel, qui mordait dans la jumelle de la pâtisserie.
Celui-ci haussa un sourcil.

- Ben quoi ? Tu ne prends pas de goûter en rentrant, avant de travailler ? C'est important, tu sais, sinon ton cerveau ne pourra pas se nourrir et donc tu te concentreras moins bien.

Un peu étonné par la tirade de son aîné - pour une fois qu'il ne faisait pas l'imbécile en s'adressant à lui ... -, le lycéen finit par mordre dans le petit pain. Quelques minutes plus tard, il planchait déjà, la tête pleine de données compliquées qu'il était censé retenir pour un test ayant lieu dans à peine quatre jours...

Axel fut au départ surpris par le silence de mort qui avait envahi son appartement. Plusieurs fois, il releva la tête du canapé où il était installé, un bouquin sur les genoux, afin de vérifier que le gamin n'avait pas été terrassé par une crise cardiaque. Mais au bout d'un moment, le crissement d'une plume - en or et diamant, évidemment - sur le papier le rassura.
Pendant plus d'une heure, pas un son mis à part celui-là ne se fit entendre.

Jusqu'à ce que le plus vieux, lassé de son livre, ne décide de se pencher au-dessus de l'épaule de son cadet pour lorgner en toute indiscrétion ce qu'il écrivait.
Il ne put s'empêcher de siffler, impressionné par les trois pages de texte qu'il avait rempli durant sa lecture. Le blondinet releva la tête, son regard bleu océan étant passé à une sombre couleur de tempête.

- Quoi ? grogna-t-il.

- Rien, rien. J'étais juste en train d'exprimer mon admiration. Tu veux de l'aide, ou j'te fiche la paix ?

Roxas soupira, comme agacé de tout ce qui l'entourait. Mais au moment où Axel, convaincu de le déranger pour de bon, s'apprêtait à tourner les talons, il poussa vers lui deux ou trois feuilles, lui demandant presque poliment de les corriger à l'aide des solutions situées au dos de l'énoncé.
Axel se mit au travail sans discuter, ouvrant des yeux de plus en plus grands au fur et à mesure qu'il découvrait la complexité des questions et celle - encore plus grande - des réponses de Roxas.
De loin, il ne paraissait pas aussi intelligent...

Au bout d'une dizaine de minutes - enfin, il supposait -, il se rapprocha du plus jeune, tapotant son épaule pour le sortir de ses réflexions. Il lui tendit la feuille, lui indiquant juste la question quatre, où il avait commis une seule erreur.
Roxas soupira en se prenant la tête entre les mains.

- C'est vrai, j'oublie toujours l'exception sur ce fichu point. Il va falloir que je revoie encore un peu tout ça...

- Encore ? Attends, mais tu sais tout, à part ce petit truc ! C'est bon tu sais, c'est qu'un point...

- Un point que je me dois d'avoir. Mon père n'accepte pas que j'aie moins de 20/20.

- 20/20 ? Mais c'est le maximum !

- C'est bien ce que je dis...

Axel resta bouche bée devant la réplique du nain. Il s'adossa à la chaise, tandis que ce dernier replongeait dans ses documents de cours. Il n'aurait jamais imaginé, en le regardant comme ça, qu'une telle pression écrasait les épaules du gamin ainsi. Sous cette nouvelle vision, il parvenait bien mieux à expliquer son sale caractère. Presque même à l'excuser.
... Presque.
Ce ne fut que vers 18h45 qu'il se permit de ressortir Roxas de ses intenses réflexions sur la géopolitique. Lui secouant doucement l'épaule, il lui indiqua l'heure. Le jeune homme soupira, comme déçu à l'idée de devoir rentrer. Il commença néanmoins à ranger ses classeurs, avant de s'arrêter au beau milieu de son geste.

- Je reviens demain matin.

- Gné ? Et pourquoi ?

- Tu l'as bien vu, j'ai encore beaucoup à réviser.

- Et tu ne peux pas le faire chez toi ?

- Ça se voit que tu ne connais pas l'engeance maternelle. Avec elle, chaque samedi c'est basse-cour et compagnie...

Axel haussa un sourcil à la façon qu'avait Roxas de parler de sa mère. Il semblait l'aimer au moins autant que sa chaussette la plus sale.
Et encore.
Haussant les épaules, il lui fit savoir que sa "Majesté" n'aurait qu'à faire sonner la clochette pour qu'il accoure. Cela sembla rappeler brusquement quelque chose au lycéen, qui se mit à fouiller dans ses poches pour en sortir son portable - dernier cri - et le lui tendre.

- File-moi ton numéro. Histoire que je puisse te joindre quand je veux.

Axel ne prit pas la peine de protester - de toute façon, ça n'aurait servi à rien - et inscrivit son numéro dans la mémoire du téléphone. Une fois récupéré, le blondinet prit le temps de lancer un appel afin que son numéro soit connu, puis consacra les minutes suivantes à la préparation de son départ.
Lorsqu'Axel rentra, après l'avoir déposé en moto, il eut la surprise de voir un nouveau sms sur sa boite de messagerie.

"Passe me prendre au coin de la rue à 10h, demain matin."

Il poussa un soupir en refermant son portable.
Comment ce gamin pouvait-il être si arrogant, même dans un sms ?

.oOo.

Pour la vingtième fois en à peine une heure, Roxas poussa un soupir à en fendre une pierre.
Agacé, Axel releva un œil de son bouquin. Déjà que ce sale mioche le privait de grasse matinée, en plus il l'empêchait carrément de profiter de son livre. Jetant un coup d'œil à l'horloge, il finit par décider de refermer son roman. Il n'était pas loin de 11h30, et il ne tenait pas à se faire houspiller par un nain poussant des piaillements surexcités.

En passant derrière lui pour se diriger vers la partie cuisine de son appartement, il se permit de jeter un coup d'œil par-dessus l'épaule du blond. Il se retint de siffler à nouveau, bien qu'impressionné par les feuilles couvertes de calcul de Roxas. Ce dernier avait abandonné la géopolitique au profit des maths, qui réveillaient de vieux souvenirs chez le roux.
Au bout d'un moment, sentant que le blond commençait à perdre patience, il finit par poser un doigt sur l'une des lignes de calcul qu'il avait inscrites et lui posait problème.

- T'as oublié un exposant, là. C'est pour ça que ton intégrale ne veut rien dire.

Sans se soucier de l'air ahuri du lycéen, il reprit son chemin - pas très long - et s'arrêta l'air de rien devant son frigo, à la recherche d'une idée. Il sourit néanmoins en entendant la voix de Blondie s'élever dans son dos.

- Tu sais calculer avec des nombres plus grands que trois ?

- Évidemment, j'ai même atteint le cinq ! lança-t-il avec un sourire carnassier. Par contre, toi, tu ne sembles pas avoir dépassé le deux. C'est peut-être pour ça que tu ne parviens pas à mettre l'exposant à trois...

Il sourit en entendant le blond grommeler quelque chose à son égard.
Quelque chose de visiblement peu élogieux...
Un petit ricanement plus tard, il replongea son esprit dans la contemplation des victuailles qu'il restait dans son frigo. Après quelques instants, il finit par sortir de ce dernier des oignons, de la crème, des lardons et deux ou trois autres ingrédients. Une fois ses pâtes mises dans de l'eau bouillante, et les dés de lards dans une poêle en train de rissoler, il s'attaqua à ses oignons.
La voix de Roxas le fit violemment sursauter, quelques instants plus tard.

- Excuse-moi, mais tu fous QUOI, là ?!

- Fa fe voit pas ? Ve coupe des oignons ! marmonna le rouquin, un peu gêné par la cuiller dans sa bouche.

Il entendit le jeune homme grommeler quelques autres joyeusetés, sans y prêter plus que ça attention. Une fois son découpage terminé, il fit revenir les oignons avec les lardons, tout en sifflotant. Ses pâtes prêtes, il les mélangea soigneusement avec ce qu'il venait de préparer, et rajouta quelques herbes et de la crème.
Il sortit des assiettes qu'il emplit de sa préparation, et agrémenta le tout d'un jaune d'œuf pour chaque part.

Avec la délicatesse d'un tank dans un magasin de verre, il débarqua ensuite où Roxas était en train de faire fumer ses neurones, et... vira tout.
Il attrapa livre, feuilles volantes, cahiers, trousses et autres accessoires divers, en fit un sublime tas dont l'équilibre précaire aurait fait faire des cauchemars à une maniaque chevronnée, et balança le tout sur un fauteuil qui passait par là.
Il posa un doit sur les lèvres du blond, qui s'apprêtait à hurler au massacre intellectuel.

- Tais-toi. Et mange.

Deux secondes plus tard, une assiette emplie de carbonara qui sentait divinement bon se profilait sous ses yeux, accompagnée de couverts et d'un verre d'eau. Axel s'installa devant lui avec sa propre assiette, et lui souhaita joyeusement un bon appétit.
Bien qu'un peu surpris, Roxas finit par l'imiter, encore un peu dans se réflexions mathématiques.
Le repas semblait s'annoncer sur le ton du silence, mais de toute évidence le roux n'était pas d'accord sur ce point. Au bout de quelques bouchées, il releva la tête pour accrocher Roxas de son regard émeraude.
Ce dernier frissonna.

- Pourquoi tu te tortures le cerveau comme ça sur tes cours ? T'es au courant qu'un week-end c'est censé être fait pour se reposer ?

Le lycéen poussa un profond soupir, s'adossant sur le dossier de sa chaise, tête renversée en arrière et les jambes étendues sous la table jusqu'à frôler les chevilles du roux. Ce dernier releva un sourcil devant l'image qui s'offrait à lui.$
À cet instant, le blondinet semblait avoir abandonné toute façade. Le parfait petit lycéen avait disparu au profil du jeune homme.
Du jeune homme qu'Axel soupçonnait être le vrai Roxas.
La tête toujours renversée, le blond prit la parole.

- Parce que mon père n'envisage pas de me laisser à la tête de l'entreprise si je deviens un bon à rien. Il a appris que malgré la moyenne que je me tape, je ne suis que le second de la classe, et a exigé que je remédie à ça.

Il ricana amèrement.

- "Remonte-moi ces notes lamentables !" lança-t-il d'une voix grave qu'Axel devina comme une imitation de son paternel. C'est ce qu'il m'a dit au début de la semaine.

- Et tu ne peux pas convaincre l'autre personne de te laisser passer premier, histoire de calmer ton père ?

- Pas la peine. Ce garçon est mon ami, il connait la situation. Mais je sais que Riku subit la même pression de la part de son père. Ils sont rivaux en affaire, ce n'est pas pour rien qu'ils nous poussent aussi l'un contre l'autre...

Axel était surpris de la tranquillité avec laquelle Roxas prenait la chose. Comme si le poids qui pesait sur ses épaules n'était pas fait de plomb, mais de plumes.
Il avait dû en faire, des efforts, pour forger ce masque...

Finalement, le silence revint pour la fin du repas, qu'Axel accompagna d'une crème au chocolat. Une petite vingtaine de minutes après leur discussion, Roxas avait repris sa place derrière ses bouquins de math, recommençant à cramer ses neurones sur les intégrales indéfinies, les nombres complexes et d'autres joyeusetés du genre.
Et Axel la sienne, sur un fauteuil, dévorant son roman.

L'après-midi aurait pu se finir ainsi, tranquillement. Dans le silence et la réflexion.
Mais c'était sans compter une certaine...

- BONJOUUUUR !

... Personne.
Les deux garçons sursautèrent violemment - pour ne pas dire "tentèrent de percer le plafond avec leur boite crânienne" - à l'arrivée plus que bruyante d'un certain punk aux cheveux blonds.
Ce dernier avait quasiment défoncé la porte du roux pour entrer en hurlant joyeusement.
Un cri d'une intensité égale lui répondit presque automatiquement.

- Demyx putain ! Je t'ai déjà dit de ne pas rentrer comme ça chez moi !

Le dénommé Demyx devait certainement être habitué à ce genre d'accueil, car il se contenta de hausser les épaules, pas très impressionné par la tirade du roux.

- De toute façon, tu fermes la porte à clé que quand tu ramènes une conquête. Donc si elle est ouverte, ça veut dire que je peux entrer !

Une veine battant sur la tempe, Axel s'apprêtait à répliquer à coups de poing s'il le fallait, quand un minuscule détail attira son attention.
Un blondinet qui le fixait depuis son cahier de math, entouré d'une aura meurtrière, ses yeux lui lançant des menaces de torture sans pitié - ou pire ? - s'ils ne cessaient pas tous les deux de faire du bruit.
Immédiatement.

Poussant un profond soupir, il posa son livre et entreprit de faire sortir Demyx de son appartement en le poussant par les épaules.
Lorsque la porte claqua, Roxas soupira à son tour, soulagé de cette menace qui pesait sur son travail. Menace de toute évidence très…

- Maaaaiiiis ! Pourquoi tu veux pas de moi Axeeeeleuh !

… bruyante.
Si bruyante que sa voix passait même à travers la porte.
Comment l'épouvantail pouvait-il supporter un mec pareil ?
Il entendit ledit épouvantail lui répondre, trop bas pour qu'il comprenne tout. De toute évidence il devait lui avoir dit de baisser d'un ton parce que son interlocuteur commença à faire un peu moins de bruit, à son grand soulagement.
Il n'entendit qu'une seule phrase, un peu avant qu'Axel ne revienne.

- C'est ta prochaine conquête ? C'est pour ça que tu veux pas que je rentre ! Compris, Axelou, je m'en vais !

Lorsqu'Axel repassa le palier de son appartement, il se figea devant le mur que Roxas projetait avec son seul regard. Il tenta un sourire maladroit.
Qui n'eut aucun effet.
Avec une cadence toute mesurée, le blond articula :

- Ta prochaine… conquête ?

- Fais pas gaffe, répondit Axel en passant sa main sur sa nuque. Demyx est… un peu spécial, il se fait très vite des idées.

- Et du bruit.

- … Et du bruit, aussi.

En grommelant, le jeune finit par retourner à ses révisions, tandis que son interlocuteur reprenait sa place dans le fauteuil pour se plonger dans son livre.
Conquête, Roxas ? En voilà une drôle d'idée...


A la semaine prochaaaaine ~