J'ai réussi ! Woot ! Woot !
Maintenant, je m'attaque aux réponses aux reviews ^^
Merci pour tous vos super commentaires et bonne lecture !
Chapitre 17 :
-Tu es sûre que tu ne veux pas que je t'accompagne ? demanda Drago, assis au volant de la voiture qu'il avait achetée à sa sortie de Poudlard. Après toutes les histoires d'Hermione sur ces engins, il était curieux. Finalement, il devait admettre qu'il appréciait ce sentiment de contrôle.
-Oh, je pense que ça va aller.
Hermione lui offrit un sourire diabolique et détacha sa ceinture de sécurité.
-Attends, laisse-moi répondre à ta demande, dit Drago avec un sourire tout aussi diabolique.
-Quoi ?
Hermione avait à peine eu le temps de prononcer ce mot avant que Drago la soulève littéralement de son siège et la dépose sur ses genoux.
-Qu'est-ce que tu…
Drago l'interrompit en collant ses lèvres aux siennes avant de l'embrasser profondément. C'était manifestement le seul moyen efficace dont il disposait pour empêcher Hermione Granger de parler.
Hermione se sentait vraiment mal. Faire ça avec Drago, juste devant le stade des Cannons, dans sa voiture ! Les situations de ce genre avaient lieu dans les romances que sa mère lisait. Elles n'était pas supposées se dérouler dans la vraie vie. Mais elle ne se plaignait pas (1).
Elle passa la main dans ses cheveux blonds alors qu'il faisait de même et finit par rejeter la tête en arrière quand le besoin d'air se fit trop ressentir.
La bouche de Drago descendit dans son cou et elle gémit. Par Merlin, elle n'avait jamais été embrassée de cette façon. Elle sentit sa langue à la jonction du cou et de l'épaule et elle gémit encore plus.
Drago remonta pour l'embrasser sur la bouche et la relâcha. Il ne put s'empêcher de la regarder. Elle avait toujours les yeux fermés et la respiration irrégulière. Ses cheveux, à cause de lui, avaient repris leur apparence sauvage, ses lèvres étaient rose, gonflées de ses baisers et il pouvait sentir qu'il commençait à devenir sérieusement excité.
-Je crois que je suis définitivement prête, haleta Hermione.
Ron ne put résister à l'envie d'en rajouter un peu alors qu'il arrêtait le souaffle devant les paparazzis. Un plongeon par-ci, une vrille par-là...
Jusque ici, il avait arrêté tous les tirs sauf un. Il était dans un bon jour. La veille, Sally et lui avaient eu leur première grosse dispute. Une énorme dispute. Et dont le sujet n'était rien d'autre que ce putain de couple de l'année. Mais ensuite, ils s'étaient réconciliés… Il se sentait beaucoup mieux aujourd'hui.
Le premier à remarquer la superbe femme qui venait d'arriver sur le terrain fut l'attrapeur. Évidemment, il était censé regarder autour de lui. S'arrêtant dans son élan, il admira le visage magnifique de la nouvelle venue et fonça en direction du sol. Qu'il soit damné s'il n'était pas le premier à se présenter à la belle.
Lorsque leur attrapeur amorça son atterrissage, les autres joueurs de l'équipe le suivirent des yeux, se demandant ce qu'il lui prenait. Ils ne tardèrent pas à le découvrir.
Tous les joueurs commencèrent à descendre.
Dans le même temps, les journalistes tendirent le cou pour apercevoir la source de cette agitation. Certains levèrent leur appareil, déterminés à prendre la photo parfaite.
-Bonjour jolie lady. J'suis Phillip Letter. Y a quelque chose que j'peux faire pour vous ?
Hermione retira ses lunettes de soleil et les mit sur sa tête.
-Bonjour Phil, sourit-elle.
Un vent léger se mit à souffler et les rubans de sa robe voletèrent.
Phil ne put s'empêcher de la reluquer. Même si son manteau couvrait une bonne partie de la vue, il pouvait quand même voir qu'elle était sacrément sexy.
-Phil, c'est moi, l'admonesta Hermione
Phil cligna des yeux. Et les cligna de nouveau.
-Hermione Granger ?
Les oreilles de Ron se dressèrent alors qu'il rejoignait ses coéquipiers, ramassés autour de Phil et la fille sexy. Il se figea puis se rua vers eux.
Un des paparazzi entendit l'exclamation de Letter et tous les journalistes tombèrent dans une sorte de frénésie. Tous commencèrent sauvagement à prendre des photos et ils maudirent le fait de n'être pas autorisés à aller sur le terrain.
-Hermione…
Il s'interrompit en la voyant et jeta un coup d'oeil à ses chaussures. Ses lèvres étaient subitement sèches. Il la dévisagea et son regard la parcourut de haut en bas. Ses jambes semblaient plus longues que jamais. Il se souvenait du temps où ces jambes s'enroulaient autour de lui.
Et puis cette robe. Il avait l'impression que ses yeux allaient sortir de leurs orbites. Le haut suivait délicieusement les lignes de son buste. Et ce ruban juste au-dessous de sa poitrine… Il aurait voulu le défaire. Juste pour voir.
-Ron, fit Hermione.
Son visage perdit l'expression avenante qu'elle avait pris pour parler à Phil et ses traits se durcirent à la vue de son ex-fiancé.
-Drago et moi partons pour notre voyage. Je me suis dit…
-Ah, c'est donc pour ça que tu es habillée comme si tu n'attendais que ça.
Hermione s'arrêta en plein milieu de sa phrase.
-Qu'est ce que tu viens de dire ?
Ses coéquipiers le regardèrent, presque scandalisés. Il venait tout simplement de sous-entendre qu'Hermione Granger était une traînée. Les joueurs la connaissaient depuis aussi longtemps qu'ils le connaissaient, lui, et il fallait avouer qu'elle avait toujours eu leur préférence. Même avant qu'elle ait l'air de sortir tout droit d'un rêve humide.
-Tu as des oreilles, Hermione. Utilise-les, répliqua-t-il en reprenant les paroles que Drago avait prononcé hier.
Hermione agita la main. Tous les cognards utilisés pendant l'entraînement volèrent dans sa direction et s'arrêtèrent à côté d'elle.
Ron déglutit en voyant huit balles planer autour d'elle. Hermione agita de nouveau sa main. Avec un sifflement, la balle se dirigea droit vers lui.
-Ça, c'est pour être un goujat stupide.
Ron esquiva de justesse et elle agita encore un fois la main. Un autre cognard siffla.
-Ça, c'est pour m'avoir trompée.
Les autres canons la regardèrent bombarder leur gardien de cognards. Ils se sentaient mal pour lui mais aucun d'entre eux ne fit le moindre geste pour l'aider.
Non seulement il ne le méritait pas mais en plus, c'était un putain de divertissement. Dans parler du fait qu'Hermione Granger était incroyablement sexy quand elle était en colère. Ils ne voyaient pas pourquoi Veasley aurait voulu la tromper.
-Ça, c'est pour m'avoir fait gaspiller beaucoup trop de larmes.
-Ça, c'est pour avoir couché avec une femme dans le lit de son petit ami.
Ron plongea au sol et le cognard manqua sa tête d'un centimètre.
Les yeux des spectateurs s'élargirent en entendant cette dernière accusation.
-Ça, c'est pour avoir rompu avec moi deux semaines avant notre mariage.
Le cognard fonça vers son entrejambe.
-Ça, c'est pour m'avoir brisé le cœur.
-Ça, c'est pour m'avoir éjectée hors de mon appartement.
Ron fit une roulade, évitant le projectile de peu, comme Harry l'avait fait lors de sa deuxième année. Tout le monde les fixait maintenant. Ils offraient un drôle de spectacle. Les journalistes les mitraillaient et griffonnaient furieusement leurs notes.
-Ça, c'est pour m'avoir traitée de fille facile.
Ron s'était à peine relevé qu'il dut éviter un nouveau projectile. La balle frôla ses cheveux.
-Ça, c'est pour…
Juste avant de frapper, le cognard s'était immobilisé à quelques centimètres de la plus précieuse partie de l'anatomie de Ron. Ce dernier aspira une grande goulée d'air.
-… pour m'avoir donné la chance d'être avec Drago.
La balle retomba sur le sol.
Hermione baissa la main. Pile à ce moment, un bourrasque de vent balaya ses cheveux sur le côté. L'attrapeur des Cannons siffla en voyant la marque rouge dans le cou d'Hermione Granger.
Il n'était pas le seul à l'avoir vue.
-Bordel, qu'est-ce que c'est que ce truc dans ton cou ? hurla Ron.
Hermione haussa les sourcils dans sa direction, sourit et remit ses lunettes de soleil.
-Tu as raison Ron, peut-être que je suis facile. Mais écoute: Je suis avec Drago. Je ne t'appartiens plus et je ne t'appartiendrai plus jamais.
Elle tourna les talons et jeta un jeu de clés derrière elle.
-Tu auras besoin de ça. Ce sont les nouvelles clés de l'appartement. Les vieilles sont inutiles, j'ai changé les serrures quand nous avons rompu. Au revoir et bon débarras.
Hermione sortit du stade, suivie d'une horde de journalistes. Elle les ignora.
Drago était appuyé contre sa voiture. Il avait l'air parfaitement à l'aise et il était magnifique sous les rayons du soleil. Le t-shirt blanc à boutons qu'il portait lui allait parfaitement. Les manches étaient retroussées et on pouvait voir ses avant-bras fermes. Son jean délavé moldu lui faisait ressembler à une pub Levis.
Il regarda d'un air amusé Hermione marcher gracieusement vers lui.
-Allons-y, dit-elle, ses lunettes de soleil perchées sur le bout du nez. Elle les remonta.
Drago regarda la foule qui l'avait suivie. Il n'y avait pas que des journalistes. L'équipe entière des Cannons était là aussi.
-Bien sûr, mais d'abord…
Il lui enleva ses lunettes et les glissa dans la poche arrière de son jean. Puis, il l'attrapa et l'embrassa passionnément. Leurs positions étaient inversées et maintenant, c'était elle qui était appuyée contre la voiture. Son dos était pressé contre la portière et sa poitrine était collée au torse de Drago Malefoy. Elle ne s'était jamais sentie plus vivante ou euphorique. Elle en avait bel et bien fini avec Ron Weasley et avec son cœur brisé.
Ron, presque amorphe, les regardait. Phil et un des batteurs, un ami d'Hermione l'encadraient, au cas où.
Drago mit fin au baiser. Un immense sourire ornait son visage. Hermione affichait la même expression.
Un journaliste sortit de la foule.
-Miss Granger, monsieur Malefoy, dit-il en tremblant.
Hermione jeta un coup d'oeil par dessus l'épaule de Drago et écarquilla les yeux.
-Dennis ? s'exclama-t-elle en se redressant.
-Salut, euh… Hermione, balbutia Dennis.
-Oh mon dieu, fit Hermione en passant sous le bras de Drago. Tu as tellement grandi !
Le visage de Dennis Crivey passa par plusieurs nuances de rouge. Il pouvait sentir le regard noir des autres journalistes et photographes derrière lui mais il s'en fichait.
-Comment vas-tu ?
Hermione écarta une boucle blonde et la remit derrière son oreille. La mâchoire de Drago se serra et il dut se rappeler que ce gosse avait quatre ans de moins de lui et que c'était juste un ancien camarade d'Hermione.
-Ça va. Actuellement, je travaille pour le Chicaneur.
Les yeux d'Hermione s'arrondirent d'étonnement et de plaisir.
-Le Chicaneur. Tu travailles pour le père de Luna ?
Dennis hocha la tête.
Drago se redressa à son tour. Alors comme ça, le gamin travaillait avec Luna quand elle aidait son père.
-Oh, félicitations. Tu aimes ?
-Oui, beaucoup. C'est très différent.
Hermione rit.
-J'en suis sûre. Tu as besoin de quelque chose ?
-Euh... ouais. Je veux dire, oui. Deux choses en fait.
Hermione eut un sourire encourageant.
-Je pourrais prendre une photo de vous deux ?
Drago ouvrit la bouche…
-Mais bien sûr, répondit Hermione avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit.
-Y a-t-il une position particulière que nous devons prendre ? demanda Drago en tentant de maîtriser le grondement de sa voix.
Il ne fit manifestement pas un travail remarquable au vu du pâlissement du jeune homme et du coup de coude d'Hermione.
-Eh bien… oui. Je me demandais si vous pouviez refaire ce que vous faisiez ?
-Nous embrasser ? dit Drago en haussant les sourcils.
Le garçon vira au rose vif.
-N…non, je veux dire, après. Quand vous vous regardiez comme si vous étiez seuls au monde.
-Oh, fit Hermione en se tournant vers Drago.
-Et l'autre chose, Crivey ? soupira le blond.
Granger et son foutu cœur de Griffondor.
-Je veux juste pouvoir vous citer.
-Bien sûr.
Hermione sourit chaleureusement.
-Sur quoi ? demanda Drago en posant sa main sur la teille d'Hermione, presque inconsciemment, vraiment.
-Votre relation, répondit Dennis, beaucoup moins nerveux maintenant.
-Facile, dit Drago. Je suis l'homme le plus chanceux du monde. Elle est à moi maintenant, Weasel.
En prononçant ces paroles, Drago ne regardait cependant pas Dennis. Il fixait Ron Weasley. Celui-ci lui aurait sauté dessus si ses deux coéquipiers ne l'avaient pas retenu.
(1) Tu m'étonnes !
