Note : Nyuuuuuuh ! J'ai failli vous oublier avec mes cours de l'uni, pardon. Enfin voilà, direct depuis un recoin sombre de mon université, le chapitre sept. En espérant que ça vous plaira ! ^_^ Et juste avant la lecture ; les réponses aux deux reviews choupis (L)

Chapeauline : De rien ! ^^ Tu sais perso aussi mon pseudo (Plume d'Eau) a été créé... pour une review à la base. Et en fait normalement je signais "Plume d'Eau, graine de Phénix". *3615 mylife*
Oui une fée verte, la fée de l'absinthe XD Cherche pas, c'était le délire de la fièvre ^^ Et euh, Axel est... un psychopathe. xD Tout simplement. Il en a marre de la routine de sa vie, a la base, il a tué Xion pour "voir" ce que ça donnerait... psychopathe, psychopathe, j'te dis. Et pour les flics, ahah... =')

Miss manga : contente que ça t'ai plu ! ^_^ Et pour la suite, elle arrive, elle arrive ! Bonne lecture :)


Chapitre 7 :

Le soir du cinquième jour, Axel l'attendait, perché sur sa moto. Comme d'habitude.
Ce qui ne fut pas "comme d'habitude", ce fut l'attitude de Roxas. Ce dernier réagit à peine à sa présence, comme un automate. Pas de blagues, pas de railleries.
Il lui demanda juste de le ramener directement chez lui, sur un ton neutre, apathique.
Le roux s'exécuta, un sourcil levé.
À destination, il ne changea pas d'un poil dans son attitude. Il lui tendit le casque sans un mot, le remercia froidement, et tourna les talons.

Il n'avait même pas réagi aux diverses piques du roux.
Même celles sur sa taille !
Axel n'y comprenait plus rien.

Il regarda le gamin s'éloigner quelques instants, avant de hausser les épaules, relancer son moteur et s'enfoncer dans la nuit sombre.
Lorsqu'il fut dans son lit, ce soir-là, il décida de ne pas s'en préoccuper plus que ça. Le gamin avait peut-être eu une "mauvaise note" (un 17, quoi) et tirait la tronche pour ça.
Après tout, c'était bien son genre. Il redeviendrait certainement "normal" le lendemain.

.oOo.

Mais Roxas ne changea pas d'attitude le lendemain. Les jours suivants, il continua son étrange manège. Presque apathique, il ne réagissait plus aux taquineries, concentré sur ses devoirs et révisions, ou bien plongé dans d'obscures pensées.

Après deux mois à supporter sa mauvaise humeur, le plus vieux commençait malgré lui à être un peu inquiet. Le gamin ne semblait pourtant pas être malade, il n'avait pas pu choper sa grippe...
Axel fronça les sourcils.
Peut-être avait-il fait quelque chose, pendant sa convalescence ? À vrai dire, il ne se souvenait pas de ce qui s'était passé. Il n'avait que de vagues souvenirs, des bribes que sa mémoire lui avait gracieusement abandonnées. Mais à ce qu'il pouvait se souvenir des crises de rire de sa mère lorsqu'elle évoquait ses maladies, il avait souvent tendance à dire - faire ? - des choses étranges lorsqu'il était souffrant...

Maintenant, comment était-il censé savoir ce qu'il avait fait ? Il ne se voyait pas aller demander au principal concerné pourquoi il tirait une gueule de six pieds de long en permanence.
Ça risquait d'être plutôt contre-productif...

Il observa l'heure. 16h45.
À cette heure-ci, il devait certainement être en train de réviser à la bibliothèque. Il avait dû trouver des boules quies, finalement, car il ne venait réviser chez le roux que le week-end, à présent. La sonnerie de son portable le tira de ses pensées.
Un regard sur l'écran et il sourit.

- Allô Demyx ? Ouais… nan euh… tu peux venir chez moi s'il te plait ? Tout de suite ?

.oOo.

Roxas gratta son oreille, que le coton glissé à l'intérieur démangeait furieusement. Il détestait cordialement cette sensation de chatouillis qui l'empêchait de se concentrer. Mais cette précaution était nécessaire, voire indispensable, pour qu'il puisse travailler. Sinon il entendait toutes les conversations des greluches autour de lui.

Il soupira bruyamment, indifférent aux regards que lui lançaient ce tas d'oisifs à la cervelle périmée depuis des lustres. Il avait bien tenté de les faire expulser de la bibliothèque en plaidant sa cause auprès de la responsable des lieux.
Hélas, cette dernière - malgré le fait qu'elle aimait bien Roxas, le seul qui étudiait vraiment ici - n'avait rien pu faire. Elle aurait bien voulu, mais essayer de virer ces fils et filles à papa revenait à jouer à la roulette russe avec sa place…

Quant au lycéen, il préférait de loin souffrir en silence - sans jeux de mots - plutôt que d'avoir à en parler à son père. Avec son influence, il aurait certes réglé le problème en deux temps trois mouvements, mais il en aurait aussi conclu en un instant que son fils ne pouvait se débrouiller seul.
Et Roxas préférait faire face à n'importe quoi plutôt que d'en passer par là.

Il passa sa main dans ses épis d'or, souriant à nouveau. De toute façon, il n'allait pas se plaindre, il était le seul responsable de sa situation.
C'était lui qui avait décidé de ne plus aller réviser chez Axel, histoire d'éviter…

… d'éviter quoi au juste ? Il n'en savait rien, en fait. Mais il sentait que s'il restait trop longtemps avec le rouquin, quelque chose risquait de se passer.
Quant à savoir ce qu'était ce "quelque chose"…


Eh bien tout compte fait, il ne tenait pas tout à fait à le découvrir. Il avait déjà assez à réfléchir avec ses cours pour ne pas se torturer l'esprit avec ce genre de chose.

Un troisième et dernier soupir franchit ses lèvres, le convainquant que cela ne servirait à rien de s'acharner à travailler ici.
Se levant, il rangea dans sa mallette ses affaires de cours, avant d'empiler la dizaine de livres qu'il avait sortis des rayons et de les charger dans ses bras.
Il s'arrêta devant la bibliothécaire le temps de lui demander la permission d'emmener ces derniers avec lui dans une salle de classe vide - permission qu'il obtint sans aucune difficulté.
Il sourit à Riku, assis à une autre table, en passant. Ce dernier avait vraiment une capacité de concentration effrayante, pour travailler ici sans problème. Surtout avec tous les chuchotements autour de lui à propos de son "exceptionnelle beauté, son corps de Dieu grec, ses yeux d'océan et son charme siiiiiii … maman !" qui faisaient baver les filles.

Et bien rire Roxas, qui connaissait le jeune homme bien mieux qu'elles.
Il avait un temps été la cible de ce genre de chuchotis. Un temps.
Jusqu'à ce qu'elles croisent son regard noir.
Bizarrement, après… il avait eu la paix.

Il parcourut quelques couloirs avant de trouver une classe vide - et ouverte, surtout. Une fois sa pile de livres posée délicatement sur un bureau, il étala ses propres affaires et se remit au travail, soulagé de pouvoir enfin goûter au divin silence.

.oOo.

Axel se demanda un instant si, lorsqu'il entrait chez lui, Demyx ne défonçait pas la porte avec l'épaule, pour faire autant de bruit. Ça aurait d'ailleurs peut-être expliqué certaines choses concernant l'état de sa porte.
Il tenta de calmer les battements affolés de son cœur, tandis que son excité de meilleur ami s'installait, sans cesser de babiller.
Le plus fort possible, évidemment.
Il marchait sur pile, ou est-ce qu'il était branché sur le secteur, bon sang ?!

- Aloooors ! De quoi tu voulais parler ?!

- Hein ? Fit le rouquin, brusquement tiré de ses pensées par le cri du punk.

- Ben, tu m'as bien dit de venir pour parler, non ? Alors vas-y, je t'écoute.

Le postier haussa un sourcil.
Il ne s'en rendait pas souvent compte, mais malgré son attitude impossible et sa sale manie de hurler, Demyx avait quand même des yeux et un - petit ?(1) - cerveau. Et qu'il lui arrivait de s'en servir pour aider ses amis.
Avec un soupir faussement blasé, le roux décida de tout lui raconter. Enfin, non, presque tout. Ce n'était pas qu'il ne faisait pas confiance à Demyx, mais il préférait de loin éviter de le mettre au courant du meurtre, par prudence. C'était déjà compliqué avec une seule personne qui savait...

Il resta donc volontairement vague sur les circonstances de sa rencontre avec le blondinet, se contentant de lui expliquer pour le chantage – qui finalement ne le gênait pas tant que ça – les cours, la maladie, les révisions et son « absence »…
Après son récit, un long silence envahit son appartement, tandis que Demyx faisait bouillir ses neurones pour assimiler le flot d'informations. Enfin, au bout de quelques minutes, il releva la tête et frappa son poing dans sa main, les yeux brillants de l'excitation d'avoir résolu un problème insoluble.

- Je sais ! Il te fait la tête parce qu'il n'a pas apprécié que tu lui fasses des avances trop poussées quand vous vous êtes rencontrés !

Un ou deux coups sur le crâne du punk plus tard, le roux le pria de s'expliquer, un tic nerveux au bord de la paupière.

- Mais quoiiii ! geignit-il. Ce n'est pas ce que t'as fait ce soir-là pour qu'il te transforme en esclave ?

- Non, Demyx, grinça Axel en tentant de garder son calme. Je n'ai jamais touché Roxas. Pourquoi tu en arrives forcément à cette conclusion ?

- Ben… t'as vu comment tu le regardes ? Moi ça me semblait évident que tu voulais lui faire des choses… ce n'est pas le cas ?

- … Non, Dem. Et même si c'était le cas, Blondie doit pas être de ce bord-là …

- Qu'est-ce qui te fait croire ça ? C'est peut-être même pour ça qu'il t'évite, tu ne crois pas ?

Un vague « hmmm » songeur lui répondit. Le guitariste s'apprêtait à reprendre la parole – certainement pour une bêtise – quand une sonnerie explosive se fit entendre dans la pièce. Demyx se dépêcha de décrocher, reconnaissant son boss au numéro qui s'affichait.
Il raccrocha quelques instants plus tard et se tourna vers son meilleur ami, la mine déçue.

- Le boss a besoin de moi, désolé Ax, j'dois y aller.

- Pas de problème. Au fait, t'es au courant que ton portable est aussi bruyant que toi ?

Le musicien, déjà à la porte, lui tira la langue comme un gamin, avant de lui lancer joyeusement :

- Bonne chance avec ton chéri, hein ! Et faites pas trop de choses !

Le bouquin envoyé par le roux l'atteignit en pleine tête, l'expulsant de force de l'appartement. La vision de son meilleur ami s'écroulant sur le sol, juste avant que la porte ne se referme, eut au moins le mérite d'apaiser un peu les nerfs d'Axel.

.oOo.

Roxas travaillait depuis déjà plus de ¾ d'heure, quand Riku débarqua, essoufflé et rouge comme une pivoine. Le blondinet, qui s'apprêtait à hurler sur l'opportun - même si c'était son meilleur ami – qui venait le déranger dans son travail, se stoppa net en apercevant les prunelles de l'argenté.
Il était paniqué.

- Riku ? Quel est le problème ?

Parce que là, c'était sûr qu'il y en avait un.

- Je… Kai… Kairi, elle ne va pas très bien.

En moins de dix secondes top chrono, Roxas était debout, ses affaires rangées en vrac dans sa mallette, une pile de bouquins dans ses bras et l'autre dans ceux de Riku.
Celui-ci repartit au pas de course, suivi de près par son camarade de classe. Ils retrouvèrent Kairi, Sora et Naminé dans leur classe principale. La sœur de Roxas tapotait maladroitement l'épaule de la rousse, qui pleurait à chaudes larmes dans les bras de Sora. Les deux arrivants prirent place de façon à entourer la demoiselle, à lui offrir un cocon de présences rassurantes.
Lorsqu'elle fut enfin calmée, elle réussit à expliquer – suite à la question muette qui brillait dans les pupilles de Sora – ce qui la mettait dans cet état.

- C'est… c'est ma cousine, Xion. Elle avait disparu. On… ils viennent de la retrouver…

Le silence tomba. Personne n'avait besoin de détail. Les larmes de Kairi n'étaient en aucun cas des larmes de joie. Ils avaient retrouvé Xion, oui. Mais certainement pas en bon état.
Déjà Kairi continuait, entre deux sanglots.

- Elle… Elle allait à une fête, ce soir-là. Elle était venue chez moi pour se maquiller, parce que j'habitais un peu plus près du lieu de la fête il paraît. Mais elle ne voulait pas me dire qui était celui avec qui elle s'y rendait. Elle est partie de chez moi vers 19h… et on ne l'a plus revue. On a retrouvé son… son… On l'a retrouvée il y a deux jours. Ma tante m'a dit qu'ils avaient utilisé son dossier dentaire, ça faisait trop longtemps que…

Roxas leva un sourcil interrogateur en direction de Riku. Ce dernier se pencha à son oreille pour lui expliquer, le plus doucement possible, que lorsqu'un corps était dans un état de décomposition trop avancé, on était obligé d'utiliser les empreintes dentaires pour identifier le cadavre.
Un doute assailli Roxas.

- Kairi ? Ça fait combien de temps que Xion a… ?

Un hoquet, la jeune fille parut réfléchir, puis lui répondit :

- 2 mois. Peut-être un peu plus. Je le sais, on avait pris une photo ensemble ce soir-là pour immortaliser sa tenue, tant on la trouvait réussie. Regardez.

Elle fouilla un instant dans la poche de sa robe pour en extirper une photographie un peu froissée, qui en avait visiblement vu de toutes les couleurs.
Le cœur de Roxas fit un bond.

Aux côtés de son amie, une jeune fille lui ressemblant énormément souriait, ses cheveux noirs contrastant avec le roux de Kairi.
Il n'eut aucun mal à la reconnaître, tandis que sa gorge se serrait.
C'était elle qu'Axel avait tuée.

D'un seul coup, la réalité du geste de son « esclave » l'atteint en pleine tête. Lorsqu'il avait vu le corps, dans cette ruelle, ça lui avait semblé moins… moins grave, presque. C'était une inconnue. Il était désolé pour elle, bien sûr. Mais c'était tout. Il l'avait oubliée, au profit d'Axel.

Sauf que maintenant, la donne avait changé.
Maintenant, cette inconnue avait un nom. Une identité.
Une famille.
Une famille qui s'était inquiétée, pendant ces deux mois.
Une famille qui avait pleuré sa disparue.
Une famille qui allait demander vengeance.

Et Axel serait la cible.
Choqué par le chemin que ses pensées avaient pris, le blond vacilla sur sa chaise. Son regard flotta quelques instants dans le vague, jusqu'à rencontrer la pendule fixée au fond de la pièce.
18h40.
Une sorte d'électrochoc parcourut sa colonne vertébrale, le forçant à sauter sur ses pieds, à la surprise de ses amis.
Il ne lui fallut que quelques instants pour détaler, après s'être excusé, ses livres sous le bras. Le temps de rendre son bien à la bibliothécaire, qui lui souhaita une bonne soirée avec le sourire, et il s'enfuyait déjà vers l'entrée du bâtiment principal.

Le rouquin était là, appuyé contre sa moto, son casque posé sur son bolide, les bras croisés. Au moment où son regard émeraude se fondit dans ses pupilles, le lycéen se figea, en proie à un frisson lui dévorant la colonne vertébrale.
Il se força à avancer, raide comme un piquet, jusqu'à attraper le casque que lui tendait son esclave. Il hésitait presque à s'accrocher à Axel, lorsqu'il fut assis sur sa moto.
Le plus vieux haussa un sourcil, toujours aussi étonné de l'attitude du blond. Il finit par décider de ne plus y penser pour l'instant.
Même si les paroles de Demyx lui revenaient sans cesse en mémoire.

Alors qu'il s'apprêtait à démarrer, il sentit une main presque timide se poser contre son ventre. Le nain paraissait… presque terrorisé. À l'opposé du gamin arrogant qu'il côtoyait habituellement.
Le changement en était presque choquant.

Aucun mot ne fut échangé, ni pendant le trajet, ni après. Le blondinet se contenta de lui lancer un étrange regard avant de tourner les talons et de s'éloigner, raide comme un automate.

.oOo.

Roxas se retourna dans son lit, incapable de trouver le sommeil. Dans sa tête tournaient en boucle les évènements de la journée.

Axel était un meurtrier.
Le mot le choquait presque. En fait, ce qui le choquait vraiment, c'était plutôt de mettre ce mot à côté du nom d'Axel.
Le Axel qu'il connaissait – croyait connaître ? - n'était pas un assassin. Ou en tout cas il n'en avait pas l'air. Pas du tout. Quand il l'observait, il ne voyait qu'un homme. Un homme un peu déjanté, désillusionné, aussi. Mais un homme.
Il se demandait parfois ce qu'il faisait comme travail, mais jusqu'ici l'inspection de son appartement n'avait rien donné de très probant.
Son appartement.

Roxas s'arrêta un instant dans son cheminement de pensées.
Comment pouvait-il se balader ainsi dans cet appartement sans aucun problème, avec un dingue à même pas deux mètres de lui ?

Simple.
Il n'en avait strictement rien à faire.
Aussi étrange que cela lui apparaissait, il n'en avait rien à faire, ce qu'Axel avait fait.
Rien du tout.
Il ne connaissait pas cet autre Axel. Il ne connaissait qu'un seul Axel, et ne se concentrait que sur lui. Tout simplement.

Il ricana amèrement en comprenant la fin de sa pensée.
Ce qu'il n'avait jamais voulu s'avouer.
Dans la révélation de la culpabilité d'Axel, ce n'était pas qu'il soit un meurtrier qui le terrorisait.
C'était la possibilité qu'il soit arrêté.

La possibilité qu'il ne soit plus jamais là.

.oOo.

Axel poussa un soupir, tandis qu'il se retournait pour la soixante-cinq mille quatre cent treizième fois dans son lit.
Ce soir, le sommeil semblait convaincu que le fuir serait plus qu'amusant. Ou alors c'était ce fichu marchand de sable qui avait oublié de faire sa tournée dans le secteur.

Ou alors c'était les paroles – débilités ? - que Demyx avait débité durant l'après-midi.

Oui, c'était sûrement ça.

« - Ben… t'as vu comment tu le regardes ? Moi ça me semblait évident que tu voulais lui faire des choses… ce n'est pas le cas ? »

Faire des choses à Roxas ?
À vrai dire, il ne s'était jamais vraiment posé la question. Certes, le blondinet ne manquait pas de charme, avec son caractère explosif et ses pupilles d'océan qui lui mangeaient le visage, mais...
Le postier fit la moue devant la pensée qu'il s'apprêtait à avoir et qui était, il le savait, le plus énorme mensonge qu'il aurait pu se faire à lui même.
Oui, même en comptant le jour où il avait dit à sa mère que c'était le chat qui avait cassé le miroir de la salle de bain et non lui. (2)

Roxas avait beaucoup de charme, oui, mais ce n'était pas ce qui l'aurait attiré.
Ou plutôt, ce qui l'attirait.
Roxas était un gamin incroyablement têtu, arrogant, sûr de lui, hautain, énervant...

Et incroyablement fascinant.
Il n'avait jamais vu un nain pareil. Il agissait comme un gamin, et dans la seconde qui suivait, montrait plus de maturité qu'un adulte comme lui – quoique, peut-être n'était-il pas le meilleur exemple qui soit au monde...
Il se payait un père exigeant à l'impossible, à ce qu'il avait pu en voir, mais supportait sans broncher la montagne qui pesait sur ses épaules.

Il aurait préféré ne pas avoir à se l'avouer, mais depuis ces deux mois qu'ils se connaissaient, Roxas avait changé sa vie, du tout au tout. Il n'était plus aussi amer de la vie. Quand il se levait le matin, c'était essentiellement en se demandant quelle nouveauté Roxas aurait encore inventée pour le plier à ses ordres.
Ordres qui le faisaient bien marrer.
Alors peut-être, peut-être, que Demyx avait raison.

Axel aimait bien Roxas. Même... plus que bien.
Quelque chose dans ce gamin l'attirait, entre son apparence et sa façon d'être. Quelque chose le rapprochait inexorablement de lui, comme s'il ne pouvait résister à l'aimantation de ses pupilles couleur saphir.
Peut-être bien qu'il aimerait lui faire des choses.

Mais s'il continuait à lui faire la gueule comme ça, c'était vite vu que rien ne se passerait.
Avant longtemps.
Voire pas du tout.
Il fallait qu'il en ait le cœur net, qu'il sache si c'était à cause de lui que ce gamin lui tirait une tronche de six pieds de long depuis quelques jours.
Si c'était quelque chose qu'il avait fait… ou bien si le gamin était attiré par lui ?
On peut toujours rêver, hein…

Quelques secondes après, le roux finit par s'endormir, l'esprit en paix et un plan trottant dans sa caboche rousse.
Demain, on serait samedi, et il devait aller le chercher vers 10h, comme depuis 2 mois.
Demain, il profiterait de ça pour en parler avec lui.

À la méthode musclée, s'il le fallait.


(1) Nous vous demandons quelques minutes de patience, l'auteur vient de se faire noyer sous une vague géante sortie d'on ne sait où…

(2) Rigolez pas, j'ai sorti un mensonge comme ça à ma mère une fois… bon j'avais cinq ans hein !

En espérant que ça vous a plu ! ^_^ A la semaine prochaaaaine ~