Note : AHAHAHA pour une fois je m'y suis prise à l'avance et tout, pour bien pouvoir le poster ce matin tout frais tout beau pour bien commencer la journée ! Héhé ! è_é. Et pour le reste, j'espère que ce chapitre va vous plaire. Vraiment. Héhéhéhé. ='D
Chapeauline : T'inquiète pas pour les cours, je me repose, je ne ferais pas de burn-out juste avant le dernier chapitre. =D (quoi que ça pourrait être une idée... *PAN*). Et oui, avant je ne faisais que commenter :) Bien sûr que toi aussi tu peux écrire et poster tes écrits, c'est comme ça qu'on s'améliore ! Pour le corps, lis, tu sauras ! (Et si c'est pas assez clair demande, et euh j'essayerai de te répondre *PAN*). Demyx... c'est encore un mystère, ça xD. Et pour le fait de témoigner contre Axel... tu verras ;D
Oh, et l'idée du psychopathe Axel chouchinou *meurt embrochée par un chakrams*, c'est pas de moi, c'est une amie qui avait sorti l'idée et qui me l'a offerte. xD Et volontiers, pour la commentatrice attitrée ! ;D Mais crée toi un vrai compte que je te réponde en mp, non ? ;;
Miss manga : Oui, Axel a tué. Et est un psychopathe de première. =') Et pour la question bah... découvre là dans ce chapitre \o/ *excitée comme une puce* Et pour le gilet de sauvetage et le dico, promis, j'y penserai. xD Merchi pour cette review ! (L)
Pika : Mais de rien, c'est toujours un plaisir ! Et c'est le vendredi, pas le lundi, pardon ;;
Chapitre 8 :
Un petit son à la fois irritant et insistant tira Axel du sommeil avec un grognement sourd. Qui que cela pouvait bien être, il avait vraiment intérêt à savoir courir.
Vite.
Sa main hésitante partit à la recherche de l'horrible petit objet bruyant qui lui refusait les bras de Morphée.
Un message.
De Roxas. Évidemment. Il aurait dû s'en douter.
« Je t'attends au coin de la rue, dans une heure. R. »
Dans une heure.
Ça lui laissait à peu près le temps de se préparer, donc.
Avec un soupir, il sortit de son lit pour errer, véritable zombie, jusqu'à la salle de bain. Une vingtaine de minutes plus tard, il en ressortait, déjà plus frais et un linge autour des épaules pour éponger ses pics roux dégoulinants d'eau.
Un petit-déjeuner englouti et les dix minutes nécessaires à sa coiffure plus tard, il enfila son casque et, le second sous le bras, rejoignit sa moto. Durant tout le trajet s'échafaudaient déjà maints et maints plans dans son esprit, tous plus abracadabrantesques les uns que les autres.
Au final, il ne retint que le premier – le seul vraisemblable – et efficace, lorsqu'on observait le visage fermé de Roxas. Ce dernier ne décrocha pas un mot de tout le voyage. La seule réaction à laquelle il eut droit fut un regard à la fois sombre et intrigué lorsqu'il referma délicatement le verrou de la porte derrière eux.
Comme seule réponse à l'inquisition brûlant dans les pupilles saphir, le roux se contenta d'hausser les épaules.
- Demyx.
Un haussement de sourcil plus tard, le blondinet commença à décharger son sac sur la table de son hôte. Ce dernier s'était déjà affalé sur son fauteuil favori, un pavé assez conséquent – 600 pages, au bas mot – sur les genoux. Pourtant, il ne l'ouvrit pas. Son regard radioactif restait irrémédiablement fixé sur la silhouette de Roxas.
Qui commençait d'ailleurs à trouver cela pesant.
Enfin, il l'entendit prendre la parole.
- Rox, il s'est passé un truc, ces derniers…
- J'ai du travail.
Difficile de faire plus froid. Axel eut un instant l'impression que des ours polaires allaient passer la porte pour venir s'installer chez lui, tant son appartement semblait être passé du mode « petit nid douillet » à celui de « banquise en plein hiver ».
Il se dissuada de retenter l'expérience en apercevant le lycéen penché sur ses feuilles d'anglais.
Celui qui osait déranger le démon du travail sans au moins une bonne assiette de nourriture dans la main mettait sa vie en danger.
En très, très grand danger.
Et il était trop tôt pour qu'il fasse à manger.
Il décida donc de se replonger dans son livre sans plus lui prêter d'attention. Même si la chose était peu aisée, avec ses pensées qui s'envolaient sans cesse dans sa direction.
De temps à autre, il entendait le blondinet grogner sur ses cours. Avec un sourire, il se questionnait alors sur ce qui pouvait bien se tramer dans sa jolie petite caboche.
« I was in such a frame of mind that I arrived… »
Un mouvement rouge vif à la périphérie de son regard attira son attention. Presque automatiquement, il retourna les yeux sur son livre, et se replongea dans la lecture.
« That I arrived… »
Il entendait sa respiration, calme et profonde. Il pouvait même l'imaginer en détail, son torse se soulevant à un rythme lent, les yeux fixés sur son livre, se mordant peut-être même les lèvres, absorbé par sa lecture…
Il poussa un soupir bruyant, tentant de chasser ces pensées plus que contre-productives de son esprit. Si ça continuait, il ne pourrait jamais finir ces fichus exercices !
Avec un sourire amusé, Axel observait son lycéen préférer passer une main dans sa tignasse d'or, l'ébouriffant un peu plus.
Il semblait passablement perturbé.
Il se demandait bien pourquoi…
Deux heures s'égrenèrent ainsi, partagées entre le souffle profond du postier, plongé dans sa lecture, et les grognements frustrés de Roxas. Le calvaire de sa concentration fut d'ailleurs mis à rude épreuve, lorsque le roux commença à s'affairer au repas. Il ignorait ce qu'il préparait, mais s'il n'avait pas eu si faim, il lui aurait volontiers beuglé dessus pour qu'il cesse de s'agiter comme ça. Et une vingtaine de minutes plus tard, ce fut une délicieuse odeur s'échappant du four qui commença à le torturer.
Il était si concentré à essayer d'ignorer son environnement qu'il en arriva finalement à sursauter comme un diable lorsque ses feuilles d'analyse d'anglais disparurent soudainement. Il s'apprêtait à hurler, mais Axel fut plus rapide. À peine eut-il l'idée de s'énerver qu'une assiette remplie de lasagnes fumantes se matérialisa sous son nez.
Il eut juste le temps d'ouvrir la bouche que le roux lui enfilait une fourchette remplie dans le gosier, lançant un joyeux « bon appétit ! » en même temps.
Trop abasourdi pour réagir d'une autre façon, le blondinet avala sa – délicieuse, il devait bien l'avouer – bouchée de lasagnes et recommença le mouvement. Axel sourit en l'observant. Il avait certainement très faim, pour manger avec autant d'appétit.
Le repas se déroula donc dans un silence quasi religieux, uniquement troublé par le bruit des fourchettes qui raclaient sur la céramique des assiettes, tentant de récupérer le maximum de béchamel (1). Des deux côtés, les cerveaux chauffaient, l'un réfléchissant au meilleur moyen d'aborder ce sujet si miné, le second cherchant au contraire les échappatoires possibles pour ne pas avoir à affronter son esclave et bourreau.
Quand Axel ouvrit enfin la bouche, ce fut comme s'il avait craché de la lave en même temps.
- Roxas, est-ce que tu vas te décider à m'expliquer ce qui t'arrive ces derniers temps ?
- Je ne vois pas de quoi tu parles.
Quelques secondes d'un horrible silence.
Puis Roxas, mis à mal par les pupilles d'émeraude qui semblaient presque lui brûler la peau, se releva.
- Toilettes.
Il prit la direction des cabinets, visiblement décidé à y rester aussi longtemps qu'il le faudrait.
C'était sans compter sur l'avis d'Axel.
Au moment où le gamin passa près de lui, il passa à l'attaque.
Attrapant son bras d'une main, son épaule de l'autre, il se releva en glissant sa jambe devant l'une de celles de Roxas. Le gamin eut à peine le temps de comprendre ce qui lui arrivait que son aîné l'avait déjà fait basculer. Avant d'avoir pu dire « ouf ! », il était allongé sur le sol, Axel au-dessus de lui, ses mains emprisonnant ses poignets, le maintenant par terre contre sa volonté.
Le gamin vira presque instantanément au rouge brique. Le postier eut juste le temps de se demander si c'était de colère ou de gêne avant que Roxas n'ouvre la bouche :
- Mais ça va pas, espèce de babouin débile et dégénéré ! Tu veux que j'te fasse avaler du méthanol ou quoi ?!
Ok.
C'était de la colère.
Un instant, le rouquin remercia le ciel d'avoir pensé à lui bloquer les mains, sinon il se serait certainement déjà fait arracher les yeux…
Plongeant ses prunelles dans l'océan en face de lui, il eut la satisfaction de le voir se taire.
- Bien. Maintenant, vas-tu enfin me faire le plaisir de m'expliquer pourquoi tu tire la gueule ces derniers jours ?
- Je… je ne tire pas la gueule, marmonna le blond en détournant le regard.
- Roxas, soupira son aîné. Je ne te lâcherai pas tant que tu ne me le diras pas. Alors à moins que tu ne veuilles qu'on passe les trois prochaines heures allongés là à se regarder dans le blanc des yeux, accouche.
Roxas soupire à son tour.
- Je la connaissais. Enfin, non, mais une de mes amies oui.
- Hein ? Quoi ? Qu'est-ce que tu racontes ?
- Tu l'as tuée, Axel !
Un instant de silence, le temps pour Axel de prendre un air totalement ahuri devant l'incongruité de la réplique. Fronçant les sourcils, il répliqua presque lentement, comme s'il pensait que Roxas débloquait :
- Merci pour le scoop, gamin. Je sais pas si t'es au courant, mais ça fait déjà un bout de temps que ça s'est passé… Ce n'est que maintenant que tu le réalises ? Il me semblait pourtant que tu en étais parfaitement conscient, lorsque tu as fait de moi ton esclave !
Le ton accusateur, couplé aux derniers mots plutôt appuyés eurent le loisir de faire virer le gamin au rouge brique.
De gêne, cette fois-ci, Axel en était presque sûr.
Comme pour lui donner raison, le blondinet détourna à nouveau les yeux, avant de marmonner :
- Je connais sa cousine. C'est ma meilleure amie.
- Et alors ? Je vois toujours pas le problème ! En quoi le fait que tu connaisses cette fille te fait changer d'attitude comme ça ?!
- Alors le problème, tronche d'épouvantail, c'est qu'ils vont chercher le meurtrier ! Le problème, c'est que tu vas bientôt te retrouver avec tous les flics de la ville aux fesses !
- Et alors, en quoi ça te pose problème ? s'énerva le rouquin. T'as peur qu'on se rende compte que t'as traîné avec moi ?!
- Raaah mais non crétin ! Je veux pas te perdre !
La tirade, terminée sur un cri, laissa place à un silence presque choquant. Axel, abasourdi, fixait Roxas avec des yeux de merlan frit. L'information mit quelques bonnes secondes à atteindre son cerveau, qui gela sous le choc.
Ce fut donc son corps qui réagit.
Roxas ne comprit pas totalement ce qui se passa ensuite. Tout ce qu'il vit, c'est qu'Axel avait bougé. Plutôt vite.
Un instant après, ses lèvres étaient soudées aux siennes.
Renonçant à comprendre ce qu'il se passait, Roxas se contenta de fermer les yeux pour mieux profiter du baiser. Quelques instants – une éternité ? – plus tard, le rouquin mit fin à leur étreinte, une lueur malicieuse dansant dans se pupilles d'émeraude.
- Tu pouvais pas simplement le dire, au lieu de me faire tout ce cirque ?
Roxas se contenta d'hausser les épaules, aussi rouge que les cheveux de son aîné. Sentant le regard de ce dernier qui ne cessait de le fixer, il finit par agir à son tour.
Profitant d'avoir à nouveau les mains libres – Axel les avait lâchées quelques instants auparavant – il attrapa sa nuque et le tira vers lui, joignant leurs bouches à nouveau.
Axel ne se fit pas prier.
Quelques instants après, sans que Roxas n'ait vraiment compris comment – trop concentré sur la douceur de la peau du rouquin – ils se retrouvèrent allongés dans le lit de ce dernier.
.oOo.
- Roxas ?
- Ouais ?
- Pourquoi tu voulais me faire boire du méthanol, exactement ?
- Ça rend aveugle.
Un instant de silence.
- Sympa…
.oOo.
- Roxas ?
- Hmmm ?
- Il est bientôt 19 heures… Tu vas être en retard, si on se grouille pas.
Le lycéen haussa un sourcil, lançant un regard un peu surpris à son interlocuteur, qui remettait déjà son pantalon, en pleine forme.
Il lui fit une grimace.
- Comment est-ce que tu peux péter la forme comme ça, exactement ? T'es humain ?
Il entendit le rire pétillant d'Axel envahir la pièce avant que le jeune homme ne glisse sa main dans ses épis d'or pour les désordonner encore plus.
- T'inquiète pas, gamin. Ça viendra avec l'expérience.
Axe un grognement, ledit gamin s'extraya des draps pour aller chercher ses propres vêtements, qui avaient valsé sur le sol quelques heures auparavant – merci Axel. Le rouquin observa son jeune amant se déplacer, peu assuré. Il ne put se retenir que quelques instants avant d'exploser de rire devant sa démarche de pingouin. Sous le regard courroucé du lycéen, il s'excusa, avant d'ajouter avec un clin d'œil malicieux :
- Rassure-toi, ça aussi, ça ira mieux avec l'habitude.
Quelques minutes, jurons et grognement plus tard, les deux garçons étaient prêts à quitter l'appartement. Juste le temps pour Roxas d'hausser à nouveau un sourcil en voyant son esclave défaire le verrou.
Celui-ci haussa les épaules.
- Ben quoi ? J'te l'ai dit quand on est arrivés, non ? T'aurais eu envie d'être dérangé par Demyx ?
Un grognement plus tard, ils partaient en direction de la moto du plus vieux. Le trajet fut plutôt court – même s'il parut durer une éternité pour ce pauvre Roxas.
Ce dernier poussa un immense soupir de soulagement en se relevant. Le temps de retirer le casque et de se retourner, et il put à nouveau hausser un sourcil. Pour une étrange raison, Axel le fixait, tête nue, son propre casque posé sur le réservoir du bolide.
- Il y a un problème, l'épouvantail ?
N'obtenant pour unique réponse qu'une moue silencieuse, Roxas décida de laisser ça au compte d'un déblocage passager, et tendit le casque à son propriétaire.
Ce fut son erreur.
Dans le silence de la ruelle, on entendit l'écho d'un casque qui tombe à terre.
Axel avait attrapé les mains du blondinet – le faisant lâcher ce qu'il tenait au passage – pour le tirer d'un coup sec vers lui. Trop surprise pour réagir, sa victime n'avait rien pu faire d'autre que d'avancer d'un pas comme il le désirait.
Il ne le lâcha que quelques bonnes minutes plus tard, le souffle presque erratique.
Une moue malicieuse se redessina sur son visage en observant la délicate couleur vermeille qu'avait pris le teint de son lycéen préféré. Celui-ci grommela quelque chose avant de s'enfuir presque en courant en direction de sa maison.
Resté seul, toujours assis sur sa moto, Axel sourit.
Sacré gamin.
(1) Ok, donc je viens de me donner faim, toute seule, en plein milieu d'un cours. Snif.
Voilà, la suite la semaine prochaine ! Je vous en supplie, je suis méga complexée sur ce chapitre, alors vainquez votre flemme pour commenter, dites moi si c'est bien ou pas bien ! ;; Ca me ferait vraiment du bien d'avoir des retour, nyah (L)
