Note : Hey ! Voilà le chapitre 9, tout chaud tout beau :) J'espère qu'il vous plaira ^^ Et merci pour toutes ces gentilles reviews durant cette semaine (L)

Pika : Aaah, eh bien j'espère que tu as savouré ton lundi, et que tu savoureras le prochain ! :) Merci pour la review (L)

Chapeauline : Huhu, bonjour oui. Rooh, c'était vraiment ton préféré ? Ca fait chaud au coeur ! ;;
Effectivement, une console c'est chaud pour faire un compte... mais au pire tu peux faire le compte via ton ordi, puis y accéder avec la console, non ?
Pour l'idée, oui c'est moi qui l'ai développée, mais bon, voilà ^^ Et t'inquiète pas pour les fautes ;)

Miss Manga : Heureuse de savoir que ça t'a plus, merci tout plein ! ;; Et j'espère que le suivant ça va te plaire :) Et pour le courir... oh, bah, tu verras ^^


Chapitre 9

Roxas faisait la moue, bras croisés, adossé contre le portail de son lycée, son visage impassible. De loin, il aurait pu passer pour un bloc de marbre taillé à l'image d'humain.
De près, la réalité était… un peu différente. Quelqu'un d'observateur aurait pu noter que sa joue droite était légèrement creusée – signe qu'il s'en mordait l'intérieur. Que ses yeux, pourtant d'apparence claire et glaciale, ne cessaient de revenir à un point bien précis de la route. Que sa main gauche, nonchalamment posée sur son bras, était pourtant crispée sur le tissu, laissant des plis sur sa chemise immaculée.

Bref. Roxas était tendu et nerveux.
Et il attendait quelqu'un. Quelqu'un d'important, au vu de son état.
Un motard arrivant en trombe, visiblement pressé, troubla la tranquillité du lycée. Il se gara à quelques pas du nain blond, se débarrassa de son casque et rejoignit son compagnon à grandes enjambées, se mèches rousses volant follement au vent.
Quelques mots échangés – le grognement du blond – le roux qui rit en ébouriffant ses épis, et ils partent en direction du bâtiment.

.oOo.

- T'as cuisiné quoi, aujourd'hui ?

Seul un sourire répondit à la question du lycéen. Axel prit son temps pour s'installer, défaire son manteau, ouvrir son sac, fouiller dedans à la recherche de son Tupperware….

Il fit un sourire qui fendit sa tête en deux à la fin de son petit manège, à la vue du gosse de riche qui paraissait très proche de la crise de nerfs. Il finit par lui refiler sa part de riz au curry avant que le gamin ne lui pique une crise digne des plus grandes furies royales (1).
Le repas se passa plus ou moins en silence, Roxas étant trop occupé à dévorer sa part pour parler… et Axel trop absorbé dans sa contemplation du nain.
Chose que ledit nain finit par remarquer. Il n'hésita donc pas à apostropher son acolyte, par-dessus son bol de riz déjà fini.

- J'peux savoir pourquoi tu m'fixes ? J'ai un bouton au milieu de la tronche ?

- Non, t'as juste une très belle gueule d'ange.

Un silence passa dans la pièce – déjà peu bruyante, remarquez – le temps que ladite frimousse d'ange laisse ses joues virer au rouge brique, peut-être, qui sait, dans l'espoir de concurrencer la couleur des cheveux de son interlocuteur. Quant à ce dernier, il ne pouvait retenir un sourire carnassier devant ce gamin qui ne cessait de l'étonner. Tantôt tyrannique, tantôt jeune fille – pardon, jeune homme – rougissante…
Il laissa son instinct le guider et se releva, le temps de faire trois pas pour clouer son tyran tyrannisé sur sa chaise, faisant taire les protestations qui montaient déjà dans sa gorge en écrasant ses lèvres sur les siennes.

- Euh, Rox', t'as…

L'argenté – responsable de l'ouverture de la porte au demeurant – se figea au milieu de sa phrase. Sous ses yeux, un de ses meilleurs amis et rival se faisait purement et simplement rouler le patin du siècle par un inconnu à la tignasse rousse.
Il ne prit pas le temps d'analyser ce qui se déroulait sous ses yeux et, après un vague sourire amusé, referma la porte aussi doucement que possible – bien que persuadé que de toute façon, même s'il était passé avec un éléphant rose et une fanfare sur le dos, ces deux-là n'auraient rien remarqué.

Un peu plus loin dans le couloir, il croisa Kairi, qui lui demanda candidement où se trouvait Roxas. Il se contenta de lui sourire doucement.

- Il est un peu occupé, débrouillons nous sans lui, ok ?

.oOo.

- Inspecteur Leterrond ?

Le vieil homme releva la tête à l'entente de son nom, abandonnant momentanément des yeux ce dossier qui lui faisait grincer les dents à chaque fois qu'il en entendait parler. Le stagiaire devant lui tremblait légèrement du stress d'être en face d'un si haut gradé… et certainement aussi du fait qu'il était passablement irritable, depuis ces deux derniers mois que l'affaire durait.
Il fallait dire que cette dernière était franchement agaçante…

- Qu'y a-t-il ?

- On vous demande en salle d'autopsie…

Poussant un profond soupir, il repoussa sa chaise et en extirpa péniblement sa carcasse pour partir en direction de l'ascenseur qui le conduirait aux sous-sols de la morgue. Il était trop vieux pour tout ça. À six mois à peine de la retraite, et pourtant tout ça lui tombait dessus, maintenant. S'il ne parvenait pas à coincer le taré qui avait fait ça, il pouvait dire adieu à sa tranquillité, c'était sûr. Il avait l'une des familles les plus riches sur le dos, et il y avait peu de chances pour qu'ils le lâchent de sitôt…

Mais même sans ça, c'était presque une affaire d'honneur qui lui tenait les tripes. Une gamine disparue depuis deux mois sans la moindre trace, le moindre indice de qui pouvait avoir fait ça, pas même une demande de rançon. Deux mois à tourner en rond, interroger les proches, les moins proches, les distincts, les éventuels témoins… et rien.
Jusqu'à ce qu'on leur délivre, quelques jours auparavant, le cadavre, tout chaud tout frais. Enfin, non, plus si frais. De toute évidence loin de là.
Et là encore, de nouveau, rien du tout. Pas le moindre indice, pas la moindre preuve, tout du moins à l'œil nu. Aussi espérait-il beaucoup de ce que le légiste allait lui annoncer…

Arrivé à la morgue, il frappa poliment au bureau de ce dernier, qui était penché sur un dossier quelconque, son travail d'autopsie finie. Lorsqu'il releva la tête, un sourire fatigué illumina son visage. Bon signe, ça, ça devait signifier une bonne nouvelle.

- Bonjour chef ! J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous.

L'inspecteur grogna vaguement, demandant directement la bonne nouvelle – peu disposé à entendre trop de choses le contrariant aujourd'hui.
Cette dernière se matérialisa sous la forme d'un petit sachet, contenant un seul cheveu roux. Un sourire naquit doucement sur les lèvres du haut gradé. Ça, ça avait le mérite de remonter en flèche son moral pour la journée ! Enfin une preuve, une minuscule preuve dans le désert qu'avait causé ce meurtrier en « nettoyant » le corps de sa victime. Il sourit de toutes ses dents en annonçant :

- Excellent, David ! Envoyez donc ça aux gars d'en haut, qu'ils vérifient si ce taré est bien dans nos fichiers. Ce qui ne devrait pas m'étonner, d'ailleurs, un tel…

- Eh bien, c'est là qu'est la mauvaise nouvelle, chef… J'ai déjà personnellement vérifié avec une correspondance d'ADN, cet homme ne correspond à aucun fichier. Qui que soit ce type, il est resté clean jusqu'ici… ou alors il se planque bien.

- Chier !

L'interjection fut accompagnée d'un violent coup de poing sur une des tables de métal où les corps à autopsier reposaient normalement. Cette dernière, vide, laissa l'impact du coup se répercuter sur les murs de la pièce, infligeant un violent frisson au médecin légiste. Il regarda son chef repartir d'un pas pressé et visiblement furieux sans dire mot – sans doute de peur de s'attirer ses foudres s'il le faisait.
Une fois retourné dans son bureau, le commissaire décrocha directement son téléphone.

- Durant ! aboya-t-il dans le combiné. Dans mon bureau, tout de suite !

Il ne fallut qu'environ une minute et trente-deux secondes pour que son subalterne apparaisse dans l'encadrement de la porte, essoufflé de sa petite course dans les couloirs et tremblant à l'idée de se faire peut-être renvoyer, vu l'humeur de son patron.

- C-Chef ?

- Retournez voir les proches de la gamine, tout de suite. Faites tout l'entourage s'il le faut, parent, cousins, amis de la famille, camardes, mais trouvez-moi quelqu'un qui pourrait avoir entendu parler d'un homme roux ! Prenez ça avec vous, et ne revenez qu'avec des bons résultats, vous m'entendez ?!

Il lança le petit sachet contenant le cheveu du suspect et renvoya le policier avec un regard qui promettait bien des choses s'il osait contrevenir à ce dernier ordre. Ce dernier couina un salut respectueux avant de s'enfuir quasiment en courant, sans voir son chef qui s'effondrait en un soupir fatigué sur sa chaise.

.oOo.

Axel poussa un soupir à en fendre un rocher sur toute sa longueur.
Dire qu'il s'emmerdait comme un rat mort aurait été considéré, là, comme un euphémisme presque choquant. Assis en travers d'un de ses fauteuils, un livre retourné sur sa poitrine, il observait le ciel d'un œil morne.

Dans sa main, son portable reposait, coupable de son abattement. Quelques instants auparavant, il l'avait senti vibrer, preuve d'un nouveau sms, de Roxas. Ce dernier lui disait juste de ne pas venir le chercher à la sortie des cours. Son père avait décidé qu'ils iraient dîner tous les quatre en ville en famille, sans aucune idée de la raison.
Pas de Roxas ce soir-là. Dommage. Il n'y pensait pas jusqu'alors, mais c'était fou comme ce gamin avait réussi à changer sa vie, à mettre un piquant fou à l'intérieur. Maintenant qu'il était tout seul et qu'il se posait un instant, il se rendait compte à quel point il se sentait vide et amorphe.
Un coup d'œil vers la pendule – 16h45 environ – lui descendit encore plus le moral au fin fond des chaussettes qu'il ne portait actuellement pas. Il avait l'impression d'être un acteur d'une mauvaise comédie romantique, ou pire, une héroïne de shôjo-manga, qui n'aurait pas su se débrouiller seule une minute sans son teeendre amouuuur…

Il frissonna un instant à la pensée qu'il venait d'avoir.
Quelle horreur.

Bien décidé à se défaire de son abattement, le rouquin se releva. Lire ne lui apporterait rien pour l'instant. Il ne pouvait pas appeler ses potes – Demyx comme les autres – ils bossaient tous. Après tout, tout le monde n'avait pas forcément la chance comme lui de ne travailler que la matinée… Il ne voyait pas tant que ça ce qu'il pourrait faire. Échanger des sms avec Roxas ne lui semblait pas une bonne idée, il préférait éviter de se faire incendier via son téléphone portable.
Que faire, alors ?

La réponse ne lui vint qu'un bon moment plus tard, lorsque planté devant la fenêtre, il tentait de se remémorer l'imposante silhouette de la maison du blondinet et d'ainsi en déduire le nombre de pièces qu'elle pouvait bien contenir.
Finalement, puisqu'il ne pouvait pas passer sa fin d'après-midi avec Roxas… il la passerait à autre chose. Comme visiter l'endroit où il habitait. Et même, peut-être, lui faire une petite surprise…

Il ne lui fallut quelques minutes pour se préparer, glissant dans une de ses poches un petit livre au passage – on ne sait jamais – avant de quitter son appartement à toute vitesse, ses pas pressés par l'excitation…

.oOo.

- Roxas ? Tu t'ennuies tant que ça ?

Le jeune homme releva la tête, interloqué par la question de sa jumelle. Celle-ci, assise en face de lui dans la limousine – venue les chercher sur ordre de son père et qui les ramenait à leur maison pour qu'ils se changent – lui souriait doucement. Comprenant la question muette posée dans le regard que le blond lui lança, elle élargit son sourire.

- Tu viens de soupirer pour la trente-huitième fois en moins de cinq minutes. Il me semble donc que tu ne dois pas être très heureux de te trouver là… Tu avais d'autres projets ?

- Je… non, pas du tout. Enfin, je comptais aller à la bibliothèque pour pouvoir travailler, comme tous les jours… ça m'ennuie un peu, je vais prendre du retard dans mes cours, ensuite…

Naminé hocha doucement la tête, son éternel doux sourire toujours peint sur ses lèvres. Roxas, la sentant satisfaite dans sa curiosité, lui rendit rapidement son sourire avant de reporter son attention sur le bout de ciel qu'il pouvait apercevoir de là où il se trouvait. S'il avait été plus attentif, il aurait perçu cette lueur malicieuse dans l'œil de sa sœur qui lui assurait qu'au fond, elle avait très bien compris que ce n'était pas de ne pas pouvoir travailler qui lui manquait, mais fine comme elle était, elle avait préféré ne rien dire.

L'arrêt chez eux fut plutôt court, le temps pour lui d'enfiler un costume un peu plus habillé que son uniforme, et pour Naminé une robe de cocktail blanche toute simple. Environ vingt minutes après leur arrivée, ils remontaient dans leur limousine. Il n'était plus très loin de 17h, ils devaient donc certainement être attendus à une sorte de réunion avant le dîner en question. Roxas regretta soudain de ne pas avoir pu emporter avec lui quelque chose, qu'importe ce que ce fut, un livre, un carnet…
Il allait vraiment, vraiment s'emmerder. Il le sentait.

.oOo.

Axel gara discrètement sa moto entre deux voitures. Il n'aimait pas tellement faire ça, mais là au moins, on aurait un peu du mal à tenter de la défourailler – ça avait finalement des avantages d'être taillé comme une allumette.
Après plusieurs tours du quartier – immense, il fallait bien l'avouer – il avait fini par repérer, près d'une des extrémités de cet énorme parc qui servait de « jardin » à la famille de Roxas, un petit muret qui pourrait lui servir à pénétrer dans la propriété sans se faire repérer. Il espérait juste ne pas se perdre en chemin, ensuite…

Quoi, comment ça, exagération ?
Mais non, à peine…

Une fois son bazar rangé, il se dirigea donc à grands pas vers le mur qu'il avait repéré juste avant. Il ne lui fallut que deux essais pour parvenir à, avec un peu d'élan, sauter suffisamment haut et attraper le haut du muret. Il s'y hissa, satisfait de sa performance. Il aurait donné cher pour connaître la réaction du nain blondinet devant une telle acrobatie.
Soucieux de ne pas se faire apercevoir – il fallait dire qu'il n'était pas ce qu'il y avait de plus discret, avec ses cheveux rouge pétant – il redescendit en vitesse du muret de l'autre côté, atterrissant sans bruit sur l'herbe.

Ouah.
Il n'y avait pas à dire, le parc semblait encore plus grand lorsqu'on se trouvait à l'intérieur. Heureusement que la maison était suffisamment imposante pour qu'on puisse la voir même de loin, sinon il aurait eu peur de se perdre définitivement dans ce gigantesque espace de verdure…
Il se mit donc en marche d'un pas plutôt gai, l'esprit tout de même alerte au cas où des espions auraient pu être planqués derrière des buissons près de lui.
Euh, qui a parlé d'imagination un peu trop fertile ?

Il lui fallut une bonne demi-heure pour traverser tout le parc, et arriver à l'arrière de la maison, vers des bâtisses de béton plutôt étendues. Curieux – et puis, après tout, il était là pour découvrir, hein ... – le rouquin se dirigea vers l'entrée de ces dernières. Il y découvrir à l'intérieur une bonne dizaine de box, certains contenants de superbes chevaux. Se trouvaient là aussi, autant qu'il pouvait le voir, du matériel d'équitation (selles, brides, brosses, tapis…), du foin, de la paille…
Des écuries.
Pourquoi est-ce que ça ne l'étonnait même pas ? Il aurait dû s'en douter en fait.

S'approchant du box le plus proche, il observa une magnifique bête au pelage luisant, d'une couleur un peu ambrée, parfois noire – si ses maigres souvenirs dans ce domaine étaient bons, cette robe-là devait être appelée « Bai », ou quelque chose d'approchant … - mais à la musculature parfaitement équilibrée. Même pour un amateur comme lui, c'était clair. Le cheval devant lui devait être particulièrement racé, peut-être même pur sang.
Et il y avait tout à parier que les autres étaient du même gabarit.
Axel ne put s'empêcher de soupirer.

- Mais quel gosse de riche… !

.oOo.

Le soupir resta coincé au milieu de la gorge du blondinet. Il savait que son père n'apprécierait pas le moins du monde qu'il montre quelque signe d'ennui que ce soit lors d'une soirée où il fêtait la réussite d'une très grosse affaire. Mais il ne pouvait pas changer la chose, juste la dissimuler. Il s'emmerdait comme un rat mort. Et vu la vigilance de son père et de Larxene, hors de question d'essayer de jouer sur son portable ou même d'envoyer un quelconque message à Axel pour penser à autre chose, il se ferait griller direct.
Axel…
Il se demandait ce que son esclave devait bien être en train de faire, à ce moment-là. Peut-être faire la fête avec Demyx ? Arf, non, pas Demyx… pitié.

Un coup d'œil sur sa droite lui confirma que Naminé également aurait certainement souhaité être ailleurs. Bien sûr, le masque d'impassibilité peint sur son visage ne trahissait rien au regard du monde. Mais Naminé était sa jumelle, il la connaissait par cœur – en tout cas, mieux que le reste du monde. Et il pouvait sans aucun problème remarquer la tension dans ses muscles, celle dans son sourire, et son regard qui devait s'égarer aussi souvent que le sien.

Un second soupir emplit l'esprit du lycéen, tandis qu'il jetait un regard à la James Bond en direction de sa montre. 19h30.
Pourvu que ce repas se finisse vite…

.oOo.

L'entrée dans la maison avait été un peu plus chaude que celle dans le parc. Il fallait dire que les domestiques étaient un peu plus nombreux dans cette zone-là. Normal. Il lui avait fallu attendre presque une demi-heure pour comprendre à quel moment se glisser par une des fenêtres ouvertes du rez-de-chaussée. Une des rares non surveillées par des caméras d'ailleurs, avec ses cheveux d'épouvantail, il pourrait remercier le dieu des roux s'il ne se faisait pas choper.

Sitôt dans la maison, il avait quitté la salle à manger – pièce dans laquelle il venait d'atterrir - pour s'engager dans les couloirs, véritable dédale insoupçonné depuis l'extérieur. Il en était à craindre de ne jamais pouvoir sortir de ce labyrinthe sans un fil d'Ariane providentiel, lorsque deux événements se produisirent simultanément.
Il déboucha au détour d'un couloir sur un escalier menant à l'étage du dessus, et des voix se firent entendre, dans le couloir en face. Il n'hésita pas.

En moins de quelques secondes, il avait escaladé les quelques volées de marches. Pilant un instant devant le couloir rempli de portes qui s'offrait à son regard, il finit par entrer dans l'une des pièces les plus proches de lui.
Il hésita un instant à y rester lorsqu'il découvrit une immense chambre à coucher, avec un lit deux places qui aurait pu abriter un bataillon trônant contre un des murs, un bureau à la coupe élégante en face et une immense armoire qui aurait pu faire tenir sa cuisine entière à l'intérieur à côté de lui. La seule chose qui le retint fut un petit détail qui le fit sourire.
Sur la chaise de bureau se trouvait, négligemment jeté là, un uniforme de lycéen. Un uniforme qu'il connaissait bien. Sans le vouloir, il avait dû tomber sur la chambre de son cher Roxas.

Sans un bruit, il ouvrit l'armoire pour s'y glisser, un sourire machiavélique aux lèvres.

.oOo.

Roxas monta directement dans sa chambre sitôt qu'ils furent rentrés, prétextant des devoirs à faire sous l'œil satisfait de son père qui pensait le voir se mettre – enfin ! – sérieusement à ses études.

En fait, il en avait juste marre d'écouter Larxene pérorer dans tous les coins, sa clope au bec. Ça lui refilait la migraine. Il entra dans la chambre en soupirant, gardant la lumière éteinte histoire de ne pas aggraver le mal qui lui vrillait les tempes.

Il enleva tour à tour sa cravate, sa chemise, son pantalon et ses chaussettes avant d'enfiler son bas de pyjama. Il comptait au début rester ainsi, mais un courant d'air glacé entre ses omoplates le convainquit de se mettre en quête de son haut de pyjama, finalement.
Après avoir refermé la fenêtre que Naminé avait certainement dû ouvrir le matin même, afin d'aérer.
Sacrée Naminé.

Une fois la fenêtre close, il se planta devant son armoire et en ouvrit la porte de la penderie, cherchant son haut de pyjama qui devait se cacher dans un coin.
Une voix sortie d'outre-tombe le fit violemment sursauter.

- Elle est jolie, ta chambre…

Il pensa un instant céder à la panique.
Avant de reconnaître sa voix.
Puis d'apercevoir les deux émeraudes qui le fixaient du fond de sa penderie.

- Axel ? Tu fous quoi dans mon armoire ?

Le jeune homme ricana, s'extrayant souplement de la jungle de vêtements où il s'était glissé, un peu auparavant. Il vint se planter devant le lycéen, l'empêchant ainsi d'accéder à un éventuel haut de pyjama.
Et ne se gênant pas le moins du monde pour le reluquer autant que faire se peut.
Roxas recula lentement pour tenter d'échapper à son prédateur. Peine perdue, il suivait chaque pas qu'il faisait avec une telle symétrie qu'il en aurait fait rougir une ombre.

Avant qu'il ne puisse s'en rendre compte, Roxas se retrouva acculé contre le mur, en proie à ce psychopathe aux yeux si attirants. Ce dernier colla son corps contre le sien, rapprochant son visage jusqu'à ce que leurs nez se touchent. Le lycéen écarquilla les yeux, son pouls s'affolant comme à chaque fois qu'Axel s'approchait trop de lui, en fait.
Il savait que ce dernier était dangereux. Il avait tué quelqu'un de sang-froid, après tout !
Mais il n'y pouvait rien, il était irrémédiablement attiré par lui, comme un papillon de nuit attiré par une flamme brillante.
Au risque de se brûler les ailes.

Un sourire étira les lèvres du plus vieux à la vision de son cadet affolé.
Dieu que cette vision était délicieuse. Ce petit gosse de riche, d'habitude si arrogant, qui là se retrouvait complètement perdu.
Il avança encore, jusqu'à totalement plaquer son corps contre le sien, bloqué contre le mur.
Jusqu'à ce qu'il puisse sentir son cœur affolé résonner dans sa poitrine.
Jusqu'à ce que leurs lèvres se touchent.

- Perdu… prit-il le temps de murmurer.

Et il l'embrassa.
Au moment où sa bouche rencontra celle du blond, sa peau s'enflamma, comme s'il n'avait été qu'une mèche de TNT prête à être allumée. Il sentit Roxas gémir contre lui, l'incitant à continuer de plus belle, glisser ses mains le long de son dos, parcourant son torse nu…
Il sourit en sentant celles de son lycéen préféré suivre le même mouvement.

Avant même qu'ils n'aient pu s'en rendre compte, ils étaient déjà allongés sur le lit du blond, les mains d'Axel agrippées sur ses fesses.
Ce n'est que lorsqu'il sentit ses mains passer sous son pyjama que Roxas se décida à réagir. D'un mouvement de hanches, il se releva, assis désormais à califourchon sur le ventre d'Axel, le maintenant plaqué sur son matelas par une pression sur les épaules.

L'adulte grogna de frustration d'une façon si convaincante que Roxas faillit abandonner et retourner dans ses bras. Mais il tint bon, et lui lança un regard aussi sévère que possible.

- Je ne crois pas que ce soit possible ici, Ax'.

- Mmh ?

- T'as bien compris ce que je veux dire. J'en ai autant envie que toi, mais là ça ne sera pas possible.

- Et pourquoi, jeune homme ? lança le roux tout en baladant ses mains sur la peau nue de son interlocuteur.

Il sourit en le voyant frissonner, mais Roxas ne s'avoua pas vaincu pour autant.

- Parce que je ne crois pas que mon père apprécierait les cris que tu me feras pousser – et ne me prends pas cet air innocent. Ni de découvrir un autre homme dans le lit de son « fils adoré »…

Axel éclata de rire, et profita de la surprise du blond pour se relever et lui voler un autre baiser.

- Compris, gamin. Je ne te ferai donc rien ce soir. Je dois plier bagage alors ?

Roxas sourit férocement.

- Je n'ai jamais dit ça… Tu crois que je vais te laisser t'échapper, maintenant que tu es là ?

Axel lui rendit un sourire du même acabit, avant de caresser à nouveau ses lèvres des siennes.
Puis encore.
Et encore.
Et encore.

Lorsque la nuit fut bien installée et que le plus jeune commença à montrer des signes de fatigue, Axel entreprit de se déshabiller complètement – ou, tout du moins, envoyer son pantalon rejoindre son pull, qui avait déjà valsé quelques minutes – heures ? – auparavant.
Au moment où il enlevait ses chaussettes, il croisa le regard suspicieux – bien qu'endormi – de Roxas. Il lui sourit doucement en ébouriffant ses cheveux d'or.

- Je sais, je ne dois rien te faire. Mais ça t'ennuierait que j'enlève au moins quelques couches pour dormir à l'aise ?

Le blond fit mine de réfléchir, comme s'il envisageait de lui répondre non. En comprenant qu'il plaisantait, Axel se jeta sur lui, promenant ses mains sur les côtes du jeune pour le chatouiller furieusement.
Ils s'endormirent à peine quelques minutes plus tard, enlacés comme s'ils étaient au-devant d'un gigantesque orage qui menaçait de les séparer…

.oOo.

- Allez la marmotte, lève-toi ! Père ne vas pas être content si tu rates le repas, même si l'on est samedi !

Naminé rit au grognement grave qui émana d'un bout du lit de son frère. Quel dormeur, décidément !
Elle ouvrit en grand les rideaux puis ouvrit la fenêtre qu'il avait dû fermer la nuit dernière, avant de se retourner vers lui en entamant une phrase.

- En tout cas c'est bien que tu aiiaiaaaaaAAAAHHHH !

- Mhmmfmfmhufughfmffmmh ? grommela un grand roux, cause de son effroi.

- Ro… Roxas ! Il y a un homme dans ton lit !

Son jumeau ouvrit un œil endormi, le baladant sur elle, puis sur ledit homme qui causait toute cette agitation. Finalement, il choisit d'hausser les épaules et de se rapprocher un peu plus d'Axel et de sa chaleur si agréable.

- Je sais, marmonna-t-il néanmoins. C'mon esclave…

Il sourit en sentant un baiser papillon déposé sur son front, et en échange en glissa un dans le cou de son amant. Il perdit un peu de son sourire en revanche quand la voix de sa sœur tenta de le ramener malgré lui à la réalité.

- Euh… ton esclave ? J'crois que y a des trucs qu'il va falloir que tu m'expliques, là, Roxas…

Le blond soupira, et finit par essayer de s'extraire de l'étreinte de son aîné. À peine assis dans son lit, il se sentit pourtant à nouveau enlacé.
Le roux grogna.

- Vous êtes cinglés, il est beaucoup trop tôt…

Les jumeaux rirent de concert, tandis que le blond lui ébouriffait sa tignasse de flamme.
Naminé finit par s'asseoir sur le lit de son frère, les yeux remplis de questions. Roxas soupira, et finit par faire les présentations.

- Naminé, voici Axel. Axel, je te présente Naminé, ma sœur jumelle.

Le roux bâilla puis hocha la tête en guise de salut, que la demoiselle lui rendit poliment. Voyant qu'elle allait recommencer avec ses questions, il leva une main et reprit la parole.

- Tu peux descendre et dire à Père que je suis en train de m'habiller ? Je t'expliquerai après.

- Très bien, pas de problème. Mais ne prends pas trop de temps, hein. Père pourrait se demander si tu ne caches pas un amant dans ton armoire…

Quelques instants, elle referma doucement la porte, tandis qu'Axel refermait ses bras sur le blond pour l'attirer à nouveau à lui.
Il se laissa bien volontiers entraîner dans un baiser… puis quelques autres. Il lui fallut bien du courage pour parvenir à s'extraire de ses bras. Sourd aux protestations du roux, il alla enfiler des vêtements et arrangea un peu ses cheveux en bataille.
Le visage boudeur qu'il découvrit en se retournant le fit sourire doucement. Il s'approcha de lui, posa un baiser éclair sur ses lèvres et murmura quelques mots avant de filer.

Le petit-déjeuner ce matin-là lui sembla encore plus fade, si c'était possible, à côté du goût pimenté que prenait la vie quand Axel était à ses côtés.
Lorsqu'il revint dans sa chambre, ce dernier avait disparu. La seule preuve que tout ça n'avait pas été qu'un rêve était une petite note sur son oreiller.

« Tu sais où me trouver.
Axel. »

Un sourire doux envahit ses lèvres.

.oOo.

Durant enclencha le clignotant gauche de son automobile et s'engagea dans la rue transversale qui menait au lycée Meido. D'après sa mère, la jeune Kairi y était scolarisée et y restait en général toute la journée, mangeant là-bas à midi. Il aurait certainement également plus de chance de pouvoir rencontrer ses amis – et donc travailler un peu plus vite en les interrogeant tous en même temps – s'il venait lui-même la chercher lors de sa pause déjeuner. Quant à ceux qu'il ne trouverait pas à ce moment-là, eh bien, il pourrait toujours lui demander de lui donner leurs noms, afin qu'il puisse les convoquer directement au secrétariat.
Parce qu'il fallait bien avouer que si se balader de temps en temps ne lui déplaisait pas, s'il perdait trop de temps à aller d'un bout de la ville à l'autre, l'inspecteur allait finir par perdre patience et s'en arracher les cheveux.

Une fois garé sur une des places visiteurs, situées devant le bâtiment principal, il essaya de sortir de sa voiture sans déséquilibrer l'énorme moto noire, près de laquelle il s'était garé.
Un peu trop près, en fait.
Le temps de verrouiller son véhicule, et il se dirigea en direction du secrétariat.

- Excusez-moi ? lança-t-il sur un ton suffisamment fort pour être sûr d'être entendu malgré le bureau à l'apparence vide.

- Oui ! Une seconde !

En réalité, il en fallut pas moins de 350 et quelques autres pour que la jeune femme à qui appartenait la voix ne finisse par apparaître, une assiette à la main – elle devait être partie dans l'arrière-salle réchauffer son probable repas. La posant sur le bureau devant elle, elle fit enfin face au policier qui commençait à s'impatienter.

- Qu'est-ce que je peux faire pour vous aider, monsieur… ?

- Durant. Officier Durant. Je recherche mademoiselle Kairi Redhine, élève de terminale…

- Bien sûr. Mais vous savez, c'est la pause déjeuner, il est fort probable qu'elle se trouve à la cafétéria… ou alors, peut-être dans une de ses salles de cours. Attendez.

Quelques minutes à pianoter sur son clavier, et la secrétaire imprima un papier qui, sitôt sorti de la machine, fut remis entre les mains du policier. Celui-ci, en y jetant un coup d'œil, découvrit ce qui ressemblait fort à un emploi du temps scolaire.

- Voici les horaires de mademoiselle Redhine. Allez voir à la cafétéria, j'imagine que vous savez à quoi elle ressemble… et si jamais vous ne l'y voyez pas, eh bien, essayez donc les salles inscrites aux bons horaires, certains élèves préfèrent rester dans ces dites salles plutôt que se mêler au bruit ambiant qui règne en bas.

- Très bien. Merci pour vous informations, et bon appétit.

- Merci bien, officier. Et bonne chance à vous !

Hochant la tête, il partit dans la direction vague qu'elle lui pointait du doigt.
Mais il déchanta vite. D'accord, elle lui avait fourni un horaire détaillé, l'avait bien aidé en lui offrant ses informations… Mais aucun plan. Où diable pouvait bien être la cafétéria ?! Surtout que ce bâtiment semblait être un véritable labyrinthe. Quelle horreur.

Il finit par devoir arrêter un jeune homme aux cheveux blonds qu'on aurait dit coiffer avec un pétard. Ce dernier lui répondit succinctement, par une ou deux phrases, avant de reprendre son chemin sans même lui adresser un regard.
Incroyable. Que devenait la jeunesse, de nos jours… !
Haussant les épaules, il prit la direction que ce dernier lui avait indiquée et, après quelques escaliers, couloirs et autres modalités du genre, il finit par déboucher, guidé par le bruit, dans une pièce pleine de monde. Pendant quelques minutes, il scruta la gigantesque salle afin d'essayer de reconnaitre la chevelure auburn si caractéristique de la jeune fille qu'il cherchait.
En vain.

Il avait bien vu quelques chevelures rousses, mais aucune n'était vraiment la sienne, il en était quasiment sûr. Après tout, il la comprenait un peu. Vu le brouhaha qui régnait ici, lui aussi préfèrerait le calme des couloirs plutôt que … ça.
Il repartit donc sur ses pas, se lançant à l'assaut des couloirs.

L'aventure fut longue… et périlleuse. S'il avait eu du mal à trouver le chemin de la cafétéria, les différentes salles de classe indiquées sur son papier, ce fut encore pire. Surtout qu'il y en avait des dizaines de dizaines. Les couloirs partaient dans tous les sens, les escaliers aussi, il crut en perdre la boule.

Finalement, dans un soupir de désespoir, il décida de rebrousser chemin.
Tant pis.
Il retournerait à son poste, appellerait depuis là chez la jeune fille pour lui demander de se présenter au post, et d'amener avec elles les personnes qu'elle connaissait et qui seraient susceptibles d'être utile dans l'enquête qu'il devait mener à bien avant que son chef n'en perde son sang-froid… et ses cheveux.

Pourtant, au détour d'un couloir, son cœur fit un bond malencontreux. Il pila, indécis devant le spectacle qui s'offrait à lui. Marchant d'un pas tranquille, presque félin, un jeune homme venait de quitter une salle, un sourire discret aux lèvres.
Ce n'était pas tant sa présence qui le choquait… mais plutôt… son ample chevelure rousse. D'un roux plus éclatant encore qu'on pourrait le penser possible.

En un instant, Durant comprit qu'il avait trouvé son homme. Pas la peine de se poser la question deux fois, de tergiverser ou quoi que ce soit du genre, il était quasi-certain que cet homme était le propriétaire du cheveu qui les obsédait tous.
Et donc le meurtrier de la jeune fille.
Mais il ne pouvait pas l'arrêter ici. Il ne savait pas ce qu'il faisait là, s'il était étudiant ou même… s'il connaissait quelqu'un. Bien sûr il aurait pu tout simplement se diriger vers la pièce qu'il venait de quitter, et poser des questions à quiconque se trouverait là… mais il y avait toujours la possibilité qu'on lui mente.

Tant pis, il le suivrait. Au pire, il pourrait toujours demander à la femme du secrétariat si ce garçon était scolarisé ici – même si au vu de sa taille, il en doutait fortement, cet homme semblait bien avoir fini ses études depuis longtemps. Elle pourrait sûrement lui répondre, on n'oublie pas un homme comme ça de sitôt – et pas seulement à cause de sa chevelure si… reconnaissable.
Tentant de rester le plus discret possible, il se coula dans le dos de l'inconnu, suffisamment près pour ne pas le perdre de vue, suffisamment loin pour ne pas se faire repérer. Il ne manquerait plus que ça, il savait que s'il faisait la moindre erreur, son chef ne le lui pardonnerait pas, et il finirait certainement à la paperasse pour le restant de sa carrière.

Il leur fallut une bonne dizaine de minutes pour sortir d'ici – le jeune homme semblait connaître aussi bien que lui les couloirs de cet établissement. Il crut d'ailleurs le perdre un instant, quand, à la sonnerie de la cloche, ils furent tous les deux noyés dans la foule d'élèves remontant de la cafétéria pour rejoindre leurs salles de classe en vitesse. Mais tout ce tohu-bohu eut un effet positif, puisqu'il lui permit en revanche de pouvoir atteindre sa voiture assez discrètement tandis qu'il s'éloignait déjà à moto. Il dut griller un ou deux feux rouges pour le rattraper – pas ce qu'il y a de plus grave au monde, surtout quand on est du métier… - mais il réussit néanmoins à le garder dans sa ligne de mire sans trop de problèmes.

Un sourire satisfait s'étala sur son visage lorsqu'enfin, le motard s'engagea sur une place de parking, devant un immeuble un peu délabré. Durant se gara en face, un peu plus loin, et l'observa pénétrer dans le bâtiment, saluer d'un geste quelqu'un – voisin ? ami ? concierge ? – et prendre l'ascenseur.
Sois il connaissait quelqu'un dans le bâtiment, soit il y habitait.
Et vu sa familiarité avec la personne qu'il venait de croiser, il penchait plus pour le second choix.
Avec un sourire de vainqueur, il décrocha son téléphone portable.

- Allô, Michel ? Ouais, tu peux me passer le chef s'il te plait ? J'ai une bonne nouvelle…


(1) Petit clin d'œil à Elspeth, un des personnages de Mercedes Lackey… )

En espérant que le chapitre vous aura plu ! Pour la petite histoire, une partie de chapitre a été écrite très, très en avance, presque en même temps que le chapitre 2, sauriez vous deviner laquelle ? ;D
A la semaine prochaaaine ~