Note : Et voilà les amis, notre petite aventure touche à sa fin... :) Ceci est le dernier chapitre d'un tigre à mes pieds ! J'espère vraiment qu'il vous plaira après le ... euh... suspence sadique du dernier chapitre ? =') Pardon, je sais que c'était méchant, mais sachez que j'ai adoré vos réactions quand même *se cache* xD J'espère que vous serez heureux de la conclusion de l'histoire ^_^ Oh, et pour les quelques revieweurs anonyme, sauf si vous parvenez à me mettre une adresse mail je ne pourrais plus vous répondre, mais dans tous les cas, merci infiniment de votre soutien tout au long de l'histoire ! Nyah ;;

Pika : Haha j'ai beaucoup aimé le "PARCE QUE JE VAIS rien faire" xD c'était trop mignon. Mais voilà, plus besoin de pleurer enfin, le chapitre est là ! éè Et j'espère que tu ne fais plus la tête à ton copain enfin, il faut pas xD En espérant que le chapitre final égaye aussi ta journée ! :3

Miss Manga : Ahah oui j'avoue qu'il s'est beaucoup accéléré, c'était d'ailleurs l'une de mes peurs : que ça aille trop vite à votre goût... Et tu vois, j'ai eu pitié : voilà la suite & fin ! ;D Et pour la vengeance de Xion... tu verras dans ce chapitre si elle en aura une ou pas ;D Bonne lecture ~

Chapeauline : C'était bonjour très tôt pour moi xD Non, mais Roxas il a toujours été psychopathe tu sais, en général quand tu vois un meurtre se faire sous tes yeux, tu réagis, tu fais qqch, au moins, tu vomis, chais pas... lui il réduit le meurtrier en esclavage. Normal. =') Pour le tir, tu vas bien voir ! ;D Et merci de ton soutien, bonne lecture aussi !


Chapitre 11 :

Dans le silence de la ruelle, un coup de feu se fit entendre.
Axel hoqueta.

Un silence de plomb envahit la ruelle, comme si le coup de feu avait déchiré quelque chose – ses tympans ? L'espace-temps ? À voir…
Enfin, Axel perçut une respiration. Non, trois. La sienne, saccadée. Celle du policier, presque sifflante. Et une troisième, un peu plus loin. Totalement essoufflée.

Lorsque le policier s'effondra enfin, il comprit ce qui venait de se passer.
Dans le dos de ce dernier s'étalait une immense tâche de sang, preuve incontestée de la balle qui l'avait traversé. Et juste derrière lui… Roxas était là.

Tremblant, rouge, à bout de souffle, en sueur…
Les mains crispées sur un revolver noir rutilant, les genoux s'entrechoquant de peur, du choc de ce qui venait de se passer. Il ne tint pas bien longtemps debout. Au bout d'à peine quelques secondes, il poussa un léger cri, lâcha l'arme – qui résonna en rencontrant les pavés – et s'effondra sans aucune grâce sur le sol, les yeux perdus dans le vide.

Ce n'est que devant cette scène que le rouquin s'autorisa enfin à réagir. Contournant le corps du policier, il s'élança presque en courant, avalant les quelques mètres qui le séparaient de Roxas comme Usain Bolt avale un 100 mètres. Il ne lui fallut qu'une fraction de seconde pour déraper juste devant le lycéen, se laisser tomber devant lui et le serrer à l'étouffer dans ses bras, tremblant de peur autant que lui.

- Que… qu'est-ce que… tenta de bredouiller le blond.

- Chuuut… Ne t'inquiète pas, Roxas. Tu viens de me sauver les miches, c'est tout ce que tu dois savoir.

Il lui murmura ces mots à l'oreille tout en lui frottant doucement le dos pour le calmer. Ils n'avaient pas beaucoup de temps. Le policier était le seul qui était resté en bas, mais les autres n'allaient pas mettre longtemps à débarquer dans la ruelle s'ils ne se dépêchaient pas.

- Roxas, ajouta-t-il en le prenant par les épaules pour mieux plonger ses pupilles dans les siennes. Tu reprendras tes esprits plus tard. Maintenant, il faut qu'on se barre. Et vite. Tu peux te lever?

- Je… je crois que oui. Je peux.

Axel hocha la tête et amorça donc un mouvement pour se relever, suivi par un Roxas tout aussi tremblant. Ils s'en allèrent en vitesse vers la moto, sans prendre le temps d'enfiler ni casque ni rien.
Le moteur grondait déjà lorsque les policiers sortirent de l'ascenseur. Ils disparaissaient au coin de la ruelle quand ils débarquèrent sur la place devant l'immeuble.

.oOo.

Axel roula longtemps.
Il savait qu'il lui fallait mettre le plus de distance possible entre son immeuble et eux, pour que les policiers ne le rattrapent jamais. C'était nécessaire. Indispensable. Vital.
Dans son dos, juché sur la moto, ses bras lancés autour de sa taille, sa tête nue fourrageant dans ses pics roux, Roxas tremblait. Il tremblait de tout son corps, de tous ses membres, certainement encore sous le choc de ce qu'il avait fait.

Un sourire fugace passa sur les lèvres du postier.
Le petit avait tué pour lui.
Maintenant qu'il avait lui aussi un dossier, Roxas aurait certainement du mal à le faire chanter à nouveau. Même s'il doutait que ce fût dans les ambitions de ce dernier…

Leur route fut longue. L'autoroute était exclue – sans casques et en cavale, ils se seraient fait arrêter en moins de trois minutes top chrono. Il avait donc choisi des routes nationales, fonçant à plus de 130 kilomètres/heure. De toute façon, ils avaient déjà tous les deux commis le pire crime possible, ce n'était pas un petit excès de vitesse qui les tuerait. Roxas serré dans son dos, tremblant de froid dans sa petite veste de lycéen, ne semblait pas très bien supporter le vent qui s'engouffrait dans ses vêtements. Ils furent forcés de s'arrêter quelques kilomètres avant une grosse ville, dans une station d'essence, la moto étant presque à sec.

Garant cette dernière sur une des places devant les pompes à essence, il laissa Roxas descendre. Celui-ci ne fit que quelques pas en titubant avant de s'effondrer sur le petit rebord, toujours aussi tremblant. Abandonnant là son bolide, le rouquin le suivit jusqu'à s'accroupir en face de lui.
Doucement, il lui toucha la joue. Deux pupilles océans se posèrent sur lui.

- Hey, sourit-il.

- Hey… souffla Roxas, toujours aussi perdu.

- Merci, gamin.

- Merci ?

- Ouais. Tu m'as sauvé la vie, quand même. Alors merci. Même si t'as ruiné la tienne.

Le lycéen haussa un instant ses épaules, comme s'il s'en moquait.

- Je préfère être là avec toi que de te savoir en train de croupir en prison, je crois.

- T'es mignon.

Une œillade noire le dissuada de refaire pareille remarque.
Poussant un soupir, il observa sa moto. Ils étaient quand même un peu mal barrés. Il n'avait finalement pas eu le temps de prendre le moindre papier avec lui, avec ce qu'il s'était passé…

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Bah… on est un peu dans la merde en fait. J'étais sorti sans mes papiers d'identité… Donc j'ai plus grand-chose sur moi là.

- Nos papiers ne nous auraient pas servis à grand-chose de toute façon. On est recherchés maintenant. Et pour le reste…

Le gamin fouilla un instant dans une des poches intérieures de sa veste d'étudiant pour en sortir une liasse de billets un peu froissés par le voyage. Les yeux du rouquin s'élargirent jusqu'à le faire ressembler à un merlan frit à point tandis qu'il essayait d'évaluer la somme qui se trouvait dans les petites mains blanches devant lui.

- Mais… bon sang, d'où tu sors ça ?

- Du coffre de mon père. Je me suis dit que ça pourrait être utile.

- Tu… attends… tu avais prévu de… ?

- Pas la dernière partie. Le révolver c'était qu'une sécurité, je ne voulais pas m'en servir. Mais quand j'ai vu ce flic te viser, prêt à tirer, j'ai…

Un silence, tandis qu'Axel, lui coupant la parole sans aucune délicatesse, lançait ses bras autour du coup du lycéen pour le serrer à l'en étouffer contre lui. Roxas profita de l'étreinte quelques instants, avant de marmonner contre son épaisse tignasse :

- Qu'est-ce qui te prend ?

- Bah rien. Chuis content.

- T'es content ? J'ai tué un type, on est en cavale, on va devoir se cacher, être pas mal dans la merde et ce genre de délire… et t'es content ?

- Ouais.

- T'es sûr que ça tourne rond dans ta caboche ?

- Ouais. Parce que t'as voulu partir avec moi. Parce que tu ne voulais pas me laisser.

Il sentit plus qu'il ne vit le blond se tendre et le rouge lui monter très certainement aux joues. Un sourire fleurit sur ses lèvres, tandis que le lycéen tapotait maladroitement son dos, sorte de façon bien à lui de lui faire remarquer que c'était… peut-être, naturel. Oui, ça devait être le mot. Naturel.
Pour eux, c'était ça, d'être ensemble. Naturel.

Se relevant, il tendit une main à son compagnon pour que ce dernier suive le mouvement, puis observa la moto d'un œil critique. Il aimait son bolide, oh oui. Mais il devait être réaliste : sans casques, avec Roxas en simple uniforme, ils n'iraient pas très loin. Il fallait trouver une autre solution. Son regard dériva tout autour d'eux, jusqu'à se poser, un peu plus loin, sur un pick-up noir rutilant.
Un sourire malicieux se dessina sur les lèvres du roux.

- Rox ?

- … Ouais, quoi ?

- Ça te dit de changer de véhicule ?

Un instant interdit, le blondinet finit par suivre le regard de son aîné pour observer la voiture qu'il détaillait de son regard émeraude. Il lui demanda alors ce qu'il pouvait bien avoir en tête.

- T'inquiète pas. Je sais conduire ce genre d'engin… au moins, on aura chaud dedans. Et puis, c'est pas pour très longtemps. Juste… quelques heures. Le temps de trouver une ville suffisamment loin. Ensuite on improvisera. Tenté ?

Un silence.

- Ouais. On fait comment ?

Avec un sourire, le rouquin lui expliqua le plan qui venait de se former dans son esprit. Quelques instants après, lorsque le propriétaire du pick-up eut fini de remplir le réservoir de son engin et qu'il quittait ce dernier pour aller payer l'essence, ils passèrent à l'action.

Tandis qu'Axel attrapait sa moto pour la conduire discrètement jusqu'au véhicule, Roxas suivit le propriétaire.
Ils ne mirent tous les deux que quelques instants à faire leur besogne. Le rouquin chargea sa moto à l'arrière de l'engin – non sans mal, cette ferraillerie n'était pas bien légère, mais nécessaire – alors que le lycéen, lui, se chargeait d'assommer celui qu'il suivait. Il lui piqua ses clés ni vu ni connu, puis traina le corps jusqu'à l'allonger à l'ombre du bâtiment, là où il ne se ferait pas rouler dessus.

Quelques instants après, il était monté dans le véhicule, à côté d'Axel, et lui tendit les clés.
Celui-ci lui décocha un sourire presque… machiavélique.

- Merci, partenaire !

- J't'en prie. Roule maintenant.

.oOo.

Il ne se fit pas prier deux fois.

- Au fait, on va où ?

- Je n'y ai pas encore tellement réfléchi… loin d'ici en tout cas. Tu préfèrerais quoi, toi ?

- … Un endroit où on peut voir la mer.

- Ca marche, cap pour la mer alors. Sud ou Nord ?

- Nord, grimaça Roxas. J'aime pas la chaleur.

- Ok. Ça rallongera la route… mais ils iront sûrement pas nous trouver aussi loin.

Un instant de silence, le temps que les méninges du plus jeune tournent.

- Et une fois arrivés ?

- On laissera la voiture à une autre station, et on reprendra la moto, pour ne pas se faire rattraper par les flics. Et puis après… on se refera une nouvelle vie. Ça te va ?

- Ça me va, ouais.

- Cool. Dors, alors, on a encore un bout de route à faire.

- Mmh.

.oOo.

- Axel ?

- Tu ne dors pas ?

- Nan…. Je me posais une question.

- Laquelle ?

Un blanc, le temps que Roxas trouve la façon pour formuler sa question.

- Tu… t'étais quoi, en fait, dans la vie ?

- Si j'te le dis, tu dormiras ?

- Ouais.

Un autre silence, un sourire amusé, presque un soupir.

- Postier. C'est pour ça que tu allais vers chez moi, cet après-midi, non ?

- Ouais, j'étais curieux.

- Eh bah, on pourra dire que pour une fois, la curiosité a sauvé le chat… (1)

.oOo.

Il ne savait pas pourquoi il était là.
Qu'est-ce qui l'avait amené ici.
Qui est-ce qui l'avait amené ici.

Tout ce qu'il savait, c'est qu'il sentait que c'était sa place.
Être là, avec cette présence appuyée contre lui.
Cette tête nichée dans son cou. Endormie.

Et sa main à lui, courant dans les épis d'or.
Tout ce qu'il savait, c'est qu'il était à sa place. Qu'il devait être là, à le réconforter.
Cette tête était faite pour se nicher dans son cou. Sa main était faite pour se glisser dans ces cheveux blonds.

Axel caressa doucement la joue de l'endormi appuyé contre son épaule. Ses yeux pleins de sommeils lui sommèrent de s'arrêter un moment. Après avoir garé le véhicule sur le bas côté, un peu enfoncé dans un bosquet pour mieux les camoufler, il se repositionna un peu sur la banquette, laissant son lycéen préféré se pelotonner contre son cou, s'allongeant à moitié pour mieux pouvoir dormir.
Un sourire, un baiser dans la tignasse dorée.

Oui. Il était fait pour être près de lui.
Dans cette vie… et dans toutes celles qui viendraient.

~Fin~


(1) En anglais, on ne dit pas "la curiosité est un vilain défaut", mais "la curiosité tua le chat".

Voilà, c'est la fin de cette histoire. Je vous remercie vraiment très très beaucoup (oui moi très bien causer la France) pour votre soutien, votre attention, vos reviews et votre amour (quoi j'en fait trop ?) tout au long de cette petite histoire qu'a été Un tigre à mes pieds. Peut-être qu'on se croisera bientôt ? D'ici là, portez vous bien ! Et encore merci *Keurkeurkeur*