Salut à tous, la suite est là parès un petit mois d'absence (et oui, les partielles, les fêtes, ça prend du temps tout ça ;) )
Merci à Dry1410, Yumei Mizuki, Lilia Purpurea, PKClarine et Yuma Kurotsuki pour vous reviews.
Pour y répondre rapidement, en effet le passé simple du 3ème groupe me vient instinctivement sur papier, mais à l'ordi je doit toujours, et mon correcteur auto n'a pas l'air de plus les apprécier que moi, mais je vais y prêter deux fois plus attention.
Quand aux ressentis de Théo pour Yumei, j'espère que tu auras plus de réponses dans ce chapitre.
Merci aussi pour avoir remarqué l'effort stylistique du dernier chapitre, ça ma touche sincèrement !
Comme prévu, vous allez savoir ce que faisait Bob pendant les péripéties de notre Inquisitor.
vous devriez commencer enfin à voir ou cela va nous mener, quoi que... ^^
Bonne lecture à tous !
Chapitre 5 : Confrontations inattendues -Bob-
Bob avait subi visuellement l'arrestation de Frédéric par les collègues de ce dernier, alors qu'il était dans la quête désespérée de quelques survivants parmis les décombres fumants de la Cathedrale des Archanges,bien vaine tentative. Par lâcheté ou parce qu'il lui sembla que ce fut le choix le plus réfléchis, il favorisa l'option de la retraite, profitant de l'embrumage cendré et poussiéreux des lieux. Où aller et pourquoi y aller ? Il n'en avait aucune idée, mais peu lui importait, le plus avisé indiquait clairement qu'il devait ne plus voir cette ville, tout comme cette ville apprécierait de ne plus le voir pendant un temps, là où l'Homme à la rapière ne pourrait plus placer sa pointe sur sa gorge, ni l'inclure dans ses manipulations. Instinctivement et sans que ça ne l'étonne pour autant, ses jambes de vieillards le conduisirent jusqu'au Disque de Charbon. C'est ainsi qu'on appelait la périphérie de la cité, port commercial inclus. En effet, vu du ciel, la forme dessinée par cet immense quartier était d'une précision quasiment géométrique, percé en son centre par un halo de technologie, de foie aveuglée, et d'aisance sous contrôle. C'est dans cette banlieue qu'avec le temps avait fini par s'accumuler les simples ouvriers et gens aux faibles revenus… Et aussi un bon nombre de reclus, nains, elfes, et prêtre d'Église sans pratiquants, ou tellement peu que le terme de secte paraissait être véridique, surtout que la Force à laquelle il s'adressait n'avait pas montré preuve d'existence depuis moult siècles. Mais historiquement, les premiers à y avoir pris place était des mineurs de charbon. Aujourd'hui, la zone était un relief de bâtisses pourries, construites à la mains, d'usines désaffectées, ou qui auraient mieux fait de l'être au vue de l'intérêt qu'on semblait porter au respect des normes, quelques écoles et dispensaires, mais indissociable des autres bâtiments qui s'emboîtaient , se dévoraient dans leurs pauvretés et semblaient déferler comme un tout sur le centre ville.
Il pénétra dans une de ses propriétés de fortune inhabité au premier abord, non loin du port, et s'affala dans le premier fauteuil qu'il trouva, un vieux sofa délavé, imprégné d'une odeur d'urine de chat qui lui fit retrousser le nez et lui arracha un rictus. Il laissa son dos, meurtris par la longue journée qu'il avait passé, se glisser le long du dossier. L'assise était terriblement inconfortable, en partie parce qu'il était posé sur la télécommande d'une télé si rétro que la question de la diffusion en couleur était légitime d'être posée. Il laissa ses doigts parchemineux caresser et se faufiler entre les touches, jusqu'à à appuyer celle qui permit d'activer la carcasse qui emplit la pièce d'un son et de couleurs aussi fades que celles du canapé, amplifiant la pâleur de peau de l'ancien aventurier, qui se confondit dans le décor, à l'image d'un fantôme dont la lassitude d'errer éternellement dans un monde où il n'avait plus sa place lui avait fait passer l'envie d'hanter qui que ce soit. A bout de force, il ne se rendit pas compte du sommeil dans lequel il sombra alors qu'il était encore en train de se frictionner les muscles des cuisses afin de se réchauffer. Il ferma les yeux, une fois, deux fois, puis s'assoupit, un air de sérénité se dessinant sur ses rides.
Et pourtant, quelques minutes plus tard, il se réveilla, mais dans une pièce, un lieu tout au autre, mais loin d'être inconnu. Il reconnut rapidement sa chambre, sa première chambre, celle qu'il avait quand il était enfant. Il n'eut aucun mal à sortir du lit dans lequel il s'était téléporté, pas de souffrances, pas de contractures, mais il ne s'était pas rendu compte de la hauteur à laquelle le sommier se trouvait. Il dut se laisser glisser du matelas en plumes d'oies pour pouvoir atteindre le sol, un parquet froid, propre mais rayé par l'âge et le passage de personnes et de meubles. Intrigué, il préféra quitter l'endroit, sans vérifier que le reste de l'aménagement correspondait à ses souvenir, et passa la seule porte qu'il trouva. La pièce de vie. Identique en tout point, hormis que tout lui sembla plus démesuré, la cheminée, dont l'âtre embrasé crachait une mélodie de violoncelle pincé quasiment imperceptible. Les sièges, les tables, tout était beaucoup trop haut. Ou du moins, il était trop petit, c'est ce qu'il comprit. Comme pour sa pièce à coucher, il préféra ne pas s'y attarder, un soupçon de terreur commença à germer en lui. Le troisième lieu vers lequel il se dirigea était un couloir, celui qui devait le mener vers la sortie de cette demeure pleine de souvenirs. La lumière du feu dans son dos éclairait la pièce ocre avec une intensité sans pareille, faisant de lui une petite ombre effacée dans l'immensité alentours. Etrangement, une branche de lierre était apparu sur le mur gauche de cette allée, alors que dans la réalité, il n'y en avait jamais eu. Il dut se hisser sur la pointe des pieds pour commencer à palper, ressentir et découvrir la plante qui le surpassait en hauteur. Au premier contact, la symphonie jouée par les cordes prit une ampleur plus audible et musicale, comme si le pincement avait été remplacé par un jeu à l'archet. Trois pas, c'est ce qu'il avait à faire auparavant, c'est ce qu'il avait fait quand il avait tout quitter pour partir à l'aventures, c'est ce qu'Enoch avait fait quand il les avait abandonné, c'est ce qu'ils avaient fait. Il posa sa main à plat sur la tige de la plante grimpante, et commença à avancer, un pas, deux pas, puis trois. Soudain, la longueur du passage parut s'allonger drastiquement, comme lorsque l'on découvre un effet d'optique, et le jeu du violoncelle s'intensifia. Déterminé, il referma son poing, et le fit glisser, sur la partie végétale du mur, tout en reprenant sa marche. Soudain il commença à arracher quelques feuilles en se rendant compte que sa taille lui permettait maintenant d'être à leurs niveaux, puis par poignées, alors que des percussions s'ajoutaient dans une mélodie disgracieuse, avant de commencer à s'ajuster alors qu'il se repoussa violemment du mur, et se mit à courir, les bras plaqués le long du corps. Suite à cette course sans résultats, il ralentit et commença à reprendre son souffle dans une marche bien plus posée, alors que le fond musical revint à un simple violoncelle, calme et maîtrisé. Il prit même le temps de s'attarder à vraiment contempler les détails de la plante, ses nervures, sa couleur, ses qualités et ses imperfections, de l'apprécier, de profiter de l'odeur qu'elle pouvait dégager, de suivre ce chemin qu'elle lui traçait… jusqu'à ce qu'il ressente le besoin de s'y rattacher, de s'y appuyer. Non plus simplement de la toucher, il devait s'y soutenir, s'il voulait pouvoir atteindre cette satanée porte, alors que le violoncelle commençait à se désaccorder et se stopper.
Enfin, il atteignit le bout de son périple, sa respiration était étrangement sur le point de se stopper, quand il ouvrit pour de bon cette fine protection de bois qui le retenait de l'extérieur. Le décor était lugubre, glacial, il fit un pas en avant, et put reconnaître les alentours, son village natal, du moins ce qu'il en restait, des bâtisses carbonisées , recouverte de neiges et de plaques de givres, en se retournant, il constata que sa maison était dans le même état, seul la porte tenait encore miraculeusement debout, sans aucun support, un tas de cendre, de pierres et de charpentes noircies répandues au sol. Le ciel se détachait sous forme d'aurores boréales et d'étoiles scintillantes, une véritable oxymore entre le ciel et la terre. Soudain, il se sentit observé, en regardant de nouveau vers son patelin, il distingua une forme de glacier érigée au centre des vestiges. En s'approchant, il reconnut un homme, ou du moins ce qu'il en restait assis dedans, comme dans un trône de cristal. C'était lui même. Ou plus précisément Enoch s'il avait vécu aussi longtemps que son fils. Les deux étaient quasiment indissociable physiquement. Sans sa saluer, le vieux Bob récupéra une chaise qui semblait avoir survécu à ce qui s'était produit, et l'épousa avant de s'assoir dessus. Il caressa sa barbe blanche, et le fixa de ses yeux félins, ces derniers se remplissant de haine et de rancoeur, tout comme sa voix quand il s'adressa à lui.
"Père.
- Non, tu oublies toujours de faire la distinction, hein ? Octavius. C'est comme ca que tu m'appelais alors que je n'étais que ce que tu pensais être ton ami imaginaire. Tu m'as rajouté dans ton prénom pour t'en souvenir, avec Bernabé, celui de ton grand père pour éviter d'avoir à utiliser celui de ton père en complément et te sentir plus humain que démon.
- Certes…
- Pas très loquace depuis notre dernière rencontre en face à face, hein ? railla l'hérésie. C'était il y a quoi… Deux siècles ?
- Trois.
- Ah oui, quand tu as dû fuir ta famille pour échapper à l'Église de la Lumière, qui t'a tout de même rattrapé. Tout ça pour protéger ta fille… Et tu en veux toujours à Enoch de t'abandonner alors que tu as reproduit le même schéma par la suite… Douce ironie, n'est ce pas ? Le visage paternel se recouvrir d'un sourire carnassier plein de fiertées.
- Tais toi , l'implora t-il en baissant les yeux pour la première fois.
- Bien, de toute façon, à l'heure qu'il est, elles doivent toutes deux être mortes… Mais je ne suis pas là, pour nous rappeler de bons souvenirs.
- Viens en fait…
- Excellent ! Quoique tu en dises, nous ne sommes qu'un à cinquante pour cent chacun. Depuis toujours, soit l'un prend le dessus à quatre vingt dix pour cent, et n'utilise donc que dix pour cent d'existence à l'autre. Du coup, tu n'utilises qu'un faible potentiel de ma magie, et moi, ne me sers que de ta charpente physique pour me liberer et "m'incarner". Et si on comptait ta forme élémentaire dans le temps, on pouvait monter jusqu'à quatre-vingt pour cent. Pourquoi ?
- Tu es un monstre. Bob accompagna ses mots d'une frappe du poing sur un des accoudoirs, faisant ressortir les veines bleutées de sa peau parcheminée. Si je te laisse plus de place, tu t'engouffres comme un torrent qui brise un barrage. Je suis la conscience, tu n'es que puissance et vilenie. Tu as toujours fonctionné comme ça ! Regardes comment ça a fini lors de l'affrontement contre la Mort, contre les soldats pendant ma fuite, ou même plus récemment au tabac !
- J'avais bien aimé le feu d'artifice final pourtant… Mais maintenant je… nous ne sommes plus que la moitié de ce nous étions chacun. Après chacune de mes interventions, je ne peux que me reposer, et te laisser sans défenses jusqu'à la prochaine occasion.. Tu n'as plus toute ta force physique et ton intelligence s'est retrouvée ralentie, pour mon cas, ma sournoiserie et ma puissante actuelle sont injures à ce que je suis vraiment capable de faire.
- Ce ne sont que des observations que j'ai déjà retourné des centaines de fois dans mon esprit.
- Alors, quand tu auras le besoin, au lieu de ne compter que sur ton intellect ou que sur ma force. Pourquoi ne pas juste être nous ?
- Je ne suis pas sur, mais j'aimerai être certains ne pas avoir compris…
- Tu as très bien compris ! Le démon leva ses bras au dessus de sa tête pour signaler son agacement. Nous sommes un hybride! Alors agissons comme tel, une forme, tu penses, tu parles, j'agis et j'utilise la magie."
Il laissa un blanc s'installer avant de reprendre.
"De tout façon, notre ami à la Rapière ne va pas s'arrêter en si bon chemin. Même si tu espères le contraire, tu sais ce que ca ne va pas être le cas... C'est notre seule chance."
Pour la première fois, Bob fut marqué par l'attitude son démon, il avait parlé en tant qu'une seule et unique entité et non pas juste pour son profit et sembla se restreindre à ne pas pouvoir avoir tout contrôle et répandre le chaos de toute part… Et il avait surtout raison, pourquoi se contenter de voir la coupe à moitié pleine, ou à moitié vide, à travers le demi-homme ou le demi-démon, quand on a une coupe intégrale ? Sans en dire plus, il se leva et déplaça sa chaise face au trône de cristal. En se rasseyant, saisit les mains de celui qu'il dénommait Octavius.
Pour la première fois, ils étaient unis et égaux.
Pour la première fois, il existait réellement.
Puis le vent commença à souffler, la neige les recouvrit rapidement de son manteau de flocons, et le pyromage fut violemment repoussé jusqu'à la porte qui s'ouvrit seule, ne le laissant pas le temps de jeter un dernier coup d'oeil au démon. La porte se referma dans un univers sombre et insensoriel, puis il se réveilla. La télévision était toujours allumée et diffusait en direct une présentatrice devant la prison de Mirages, en flamme. Le commentaire audio soupçonnait le démon de l'attaque du tabac et de la cathédrale de venir libérer son complice récemment arreté, le tristement célèbre Inquisitor Silverbeg. Bien qu'encore dans les vappes, et usé comme après chacun de ses réveils, son sang se mit à bouillonner. On voulait qu'il aille le chercher ? Très bien, il irait. C'était l'occasion ou jamais de connaître ce que ça fait d'être soi même, d'être à moitié homme, moitié démon.
L'Inquisitor ouvrit les yeux avec une migraine horrible, le coeur au bord des lèvres, sur un canapé miteux, complètement perdu, habillé de vêtements sales et trop grands pour lui. Sa mémoire lui rappela les derniers événements de façon fugace, la prison, l'homme à la rapière, le Bête et les flammes qui rongèrent son corps. Un frisson lui parcourut l'échine alors qu'il se redressait pour être en position assise. Durant cette manoeuvre, une douleur insupportable s'installa dans son épaule gauche. La zone était marquée par une horrible cicatrice purulente, souvenir du passage de la lame de l'Homme à la Rapière. Sa vision trouva rapidement le vieux Bob, dont les rides dessinaient un sourire, qui se pencha pour lui offrir un café, qu'il attrapa sans le remercier, la bouche trop pâteuse pour pouvoir articuler. Les premières gorgées lui brûlèrent l'oesophage, comme si muqueuse était à vif. Il ne se retint pas de masquer une grimace de dégout, mais se força à boire. Après s'être adapté, il accepta de sortir de son mutisme.
"C'était vous, cette chose à la prison ? hésita t-il, le regard noyé dans le noirceur du contenu de sa tasse.
- En effet… Une autre forme de moi.
- Je vois… Et ca fait combien de temps que je suis ici ? Et où sommes nous d'ailleurs ?
- Dans une maison abandonnée du Disque de Charbon, deux jours après ton "évasion".
- Deux jours ? Le ton résonnait d'inquiétude et le soldat commença à être pris de crise de tremblements.
- Ni plus, ni moins… J'ai utilisé la pyroportation… Sur moi ca n'a aucun effet physique… Mais sur toi, et ceux qui ne sont pas adeptes de la magie des flammes, le corps se consume totalement pour réaparaitre dans le foyer récepteur, calciné jusqu'au os. Comme c'est un effet magique, ca reste horriblement douloureux, mais la chair et les organes se reforment d'eux même par la suite… mais ca prend un certains temps."
Frederic hocha la tête plusieurs fois, comme pour se convaincre que tout était parfait maîtrisé et que cela était des plus naturel qu'il soit. Il se surprit même à balbutier quelques mots inattendus.
"Et bien… Merci, je suppose, de m'avoir secouru…
- Tu m'as épargné à notre première rencontre, et tu te retrouvais dans ce pétrin par ma faute… Rien de plus normal !
- Je vois ca… Désolé d'être aussi franc et direct… mais je n'aurais jamais du vous sauver… Quand je comprend ce que vous êtes réellement, la dangerosité que vous représentez, j'ai fait une erreur sur vous. C'est vrai que je vous ai épargné parce que vous connaissiez mon nom, mon ancêtre, vous n'aviez pas tenté de fuir ou de m'attaquer à notre première rencontre, et toutes les vidéos de surveillance que j'ai pu trouver sur vous révélait un vieillard paumé qui cherchait à être normal. Votre appartement ne contenait aucun signe de préméditations de recours à votre part démoniaque, et vos voisins vous décrivent comme quelqu'un de discret et admirablement charmant, bien que très solitaire. Et puis, en général quand le démon est aussi peu utilisé, quand c'est le cas, il en est épuisé. C'était son action du siècle en quelque sorte… Et je me rend compte que vous êtes bien plus puissant et "monstrueux" que tout ce que j'avais pu imaginer."
Le demi-démon écouta ses paroles, blessé, tout en sachant parfaitement que son interlocuteur avait parfaitement raison. Les yeux humides, il remit en place une de ses mèches cendrées qui tombaient en avant de son visage, et reprit, hésitant.
"Mais tu l'as tout de même fait.. Et c'est à moi de te remercier pour cela.
- Ca doit être mon côté paladin qui ressort… Un inquisiteur utilise sa vie pour défendre les idéaux de l'église de la Lumière, là où le paladin utilise l'église de la Lumière pour défendre ses idéaux… Et ces derniers ne comprennent pas tuer une personnage âgée inoffensive à mon égard, surtout quand je représente tout ce qu'elle est censé fuir. Et vous m'avait secouru… Je vous avoue Balthazar
- Bob, le rectifia ce dernier.
- Je vous avoue Bob, reprit le second, ca m'emmerde que vous soyez comme ca. Surtout quand je vois que vous êtes aussi victime que moi des agissements de l'Homme à la Rapière.
- Tu n'es peut être pas un Inquisitor Fred… Mais tu es un héros. Tu es prêt à mettre tout de côté tout ce que tu défend, pour suivre les indications de ce qu'on pourrait décrire comme étant ton ennemi juré, afin de sauver des vies innocentes, et d'accepter d'endosser et de purger une peine pour un crime que tu n'as pas commis.
- Un héros."
Il leva les yeux au ciel, trouvant l'enthousiasme du pyromage un peu trop exagéré. Soudainement, il rabattit sa vision vers Bob, mais perdu son regard dans un flou perplexe et incompréhensible pour quiconque n'est omniscient. Son visage alternait entre des phases détendues et contractées, les sourcils froncés, le respiration rapide. Le Vieux Bob s'en rendit compte et l'interpella d'une voix chevrotante, inquiet.
- L'Inquisitor est un héros… énonça le soldat, énigmatique.
- Non, tu es un héros, les Inquisitors peuvent être des héros, mais je ne suis pas sûr que…
- Ce n'est pas ça, l'interrompit il. L'Inquisitor est à la base un héros de bande dessinée de propagande. Face à la popularité du personnage, l'Eglise a décidé de créer un grade et que chaque grande ville aurait son Inquisitor. Et ensuite les actes de ces derniers était romancés dans les comics. La fiction a inspirée la réalité, et la réalité a inspirée la fiction… Et il y a ce tome avec Hellblade…
- Hellblade ?
- Hellblade est un ennemi de l'Inquisitor. Il est dessiné avec le même style de vêtements que notre Homme à la Rapière, et commettait le même genre d'actions ! La seule différence est qu'il agissait seul, et faisait tous ses méfaits uniquement avec son arme.
- Et que devient il à la fin du livre ?
- L'Inquisitor le tue… Mais nous, on sait qu'il est encore en vie… Ce n'est pas la première fois qu'il "ressuscite" si j'ai bien compris votre discussion l'autre jour. On peut supposer...
- Qu'il connaît cette histoire de Comics et profite du fait que tout le monde le pense mort pour me coller ses crimes sur le dos, en faisant exploser et brûler les bâtiments dans lesquels ils ont lieu afin que ca colle mieux avec ce que pourrait faire un demi-démon… Ainsi tout le monde est focalisé sur nous, la presse alléchée par l'histoire romancée de ta trahison, le laissant libre de préparer ses futures actions, comme la destruction de la Tour Télévisée d'Antenne Mirages hier soir…
- Il a fait ca ? Fred, en cracha presque sa dernière traite de café.
- Ca a provoqué une coupure électrique hors du commun, et étant la plus haute tour de la ville, ca a détruit ou endommagé pas mal des autres bâtiments de presse TV, radio et papier, étant donné qu'ils sont tous centrés dans un même quartier. Le courant est revenu en début d'après midi seulement.
- Je vois… Quel est son but ? Pourquoi avoir arrêté si longtemps… un siècle et demi je crois, pour ne reprendre que maintenant ?"
On le sentait déboussolé. Bob haussa les épaules, et se remémora un détail important lors de sa "visite" à la prison, dont il jugea bon d'informer le militaire, en espérant qu'il s'en souvenait déjà de lui-même.
" Aurais tu entendu parler d'un certains Lord Azau ? L'un de soldat de l'Homme à la Rapière, Hellblade si tu préfères, l'a évoqué comme une menace…
- Je crois me souvenir que notre ami escrimeur a aussi évoqué un Lord, comme une figure d'autorité supérieure à la sienne… Mais si c'est Azau…
- Tu le connais ?
- C'est le nom nain que l'on donne à Azraël, l'Archange Lumineux de la mort, une entité considéré comme protectrice par la classe ouvrière, principalement les semi-hommes, qui préféreraient parfois être accueilli par Azau plutôt que de continuer à être exploité pour travailler aussi durement à cause de leur simple différence raciale.
- Tu penses donc… Qu'un "Elémentaire Supérieur" de la Lumière pourrait venir pour attaquer une société consacrée à la même Église que la sienne ?
- Si c'est pour accomplir les prières des ouvriers, pour équilibrer la balance de la Mort entre ceux qui sont mort au travail et ceux qui les exploitent… Je pense que ca pourrait correspondre."
Les deux hommes continuèrent à se regarder dans le blanc des yeux, ne comprenant pas ce qu'ils avaient à faire dans cette histoire, mais conscient qu'il était trop tard pour en sortir. Le pyromancien but une dernière gorgée, avant de poser sa tasse et quelques mots sur ce qu'il en pensait.
" Heureusement que j'ai appelé un peu de renfort !"
J'espere que ça vous a plus, pour une fois, c'est un chapitre plus axé sur le dialogue, mais c'est pour le bien de l'intrigue ;)
Lachez vous dans les reviews, soumettez moi vos avis, conseils, ressentis, théories (oui oui, pensez pas que je vous donne un scénario bidon avec un chemin tout tracé, sinon c'est trop simple :p )
Et puis ça me motive à continuer, donc c'est tout benef!
Petit point supplémentaire, vous pouvez allez me chercher sur Twitter ( DedeLeRital), si vous voulez discuter de la fic, ou qu'on discute de certains points à ce sujet ! (ou autre, je suis un mec sympa ;) )
Merci de m'avoir lu, bonne continuation à tous et à la prochaine !
