Salut tout le monde !
Et voilà le chapitre 7 ! J'espère que vous ne serez pas déçus de ce que l'Homme à la Rapière a pu vous préparer pour cette partie.
Comme d'habitude, merci à PKClarine, Lilia Purpurea et Dry1410 pour vos reviews !
J'ai même essayé de faire un effort sur la longueur des phrases pour les parties avec de l'action, comme tu l'avais demandé PKClarine !
N'hésites pas à me préciser si c'est toujours aussi dérangeant ou si c'est plus agréable comme ça (et bon rétablissement en avance pour ton épaule, je crois ^^)

Bref, pas beaucoup d'informations à vous donner, on reprend pile là où on s'était arrêté,
Bonne Lecture !


Chapitre 7 : Encore et Toujours

Les deux hommes s'étaient vêtus en vitesse de leurs équipements respectifs confectionnés par Eden à partir des prototypes de son entreprise, et s'étaient hâtés en vitesse au garage où ils avaient trouvé un deux roues flambant neuf d'un design inconnu. Des lignes courbes, lisses et épurées, proche du sol, et dont la partie censée être à l'air libre était recouverte d'une vitre teintée. Les roues et les suspensions utilisées leurs offraient l'accès à des zones encombrées et permettant d'effectuer des virages dangereux sans pertes de vitesse. Sans un mot, ils s'installèrent à l'intérieur, bien qu'un peu à l'étroit, puis l'ex-Inquisotor fit vrombir le moteur avant de filer dans l'obscurité de la nuit. De l'extérieur, le bolide semblait défiler comme un éclair, vif, lumineux et pourtant imperceptible. Contrairement à l'après midi, la population préféra rester calfeutrée, laissant un accès total au véhicule sur la route, ainsi ils ne leur fallut pas plus de cinq minutes pour arriver au pied du bâtiment de résidence des étudiants de la Prestigieuse École de Mirage. En plus, d'être un symbole d'excellence, la façade était un vestige de l'ancienne architecture de la ville. Sculptées dans la pierre et le marbre, des colonnes se dressaient vertigineusement vers les airs, afin d'accompagner les esprits vers les plus hauts sommets, si bien qu'une fois sorti de l'habitacle de la moto, le duo se sentit minusculement ridicule face à la grandeur que lui imposait le bâtiment. Les mascarons semblaient d'ailleurs les juger et se gausser au travers de leurs grimaces et de leurs rictus d'être si intouchables, perchés et gravés dans la pierre. De nuit, le ressenti alliait fascination et morbidité, si bien que Fred sentit son échine se glacer et fut pris d'un frisson qui lui parcouru tout le corps, même l'exosquelette de son bras gauche émit un léger bruissement mécanique afin d'accompagner le reste de son anatomie. Il préféra détacher le lien visuel avec les regards de roches et se tourner vers le demi-démon, moins dérangé que lui par l'ambiance étouffante du lieu, mais plus chargé d'une émotion et du devoir de porter sur ses épaules l'avenir proche de l'existence du bâtiment. De plus, le temps leurs étaient comptés et ils n'en n'avaient plus assez à perdre en contemplations dérangeantes. Pour combler le tout, Silverberg remarqua qu'en voulant prendre la parole, un voile épais de brume s'extirpa de sa bouche… La température était terriblement basse, pour le moment du moins, et il espérait pouvoir rentrer le plus rapidement possible, malgré la tenue et la cape qui le protégeait grandement du fléau hivernal.

"Bien, quel est le plan ?
- Je rentre, je fais évacuer tout le monde et on disparaît. Aussi simple que ça…
- Plus facile à dire qu'à faire… En revanche, je fais quoi dans tout ca ?
- Tu couvres la sortie… Et tu ralentis l'arrivée des hommes de l'Homme à la Rapière… Ils ne devraient pas tarder.
- On ne devrait pas plutôt faire l'inverse ? s'inquiéta le soldat. Tu es fatigué au moindre effort, comment comptes tu parcourir tous ces étages ? Et tu seras plus efficace que moi seul contre une armée ! Même si je n'aime pas ca, je sais de quoi tu es capable, je l'ai vu à la prison, souviens toi !"
Le vieux Bob ferma les yeux en signe d'acquiescement, conscient de tout ce que soulignait son acolyte, mais ne put se résoudre à suivre les mises en garde.
"Alors tu sais aussi que j'ai le moyen de voler… Et ils auront si peur de ma forme qu'ils ne tarderont pas à détailler. En revanche, tu sembles oublier que ma magie peut etre dévastatrice pour ceux que je combats, mais aussi pour n'importe quel élément qui m'entoure. Donc je ne peux pas gérer une foule en panique… Si je défend cette place, c'est parmis ceux que l'on cherche à sauver que risque de faire le plus de victimes."
L'argument tenait parfaitement la route et Silverberg n'eut d'autre choix que d'accepter le fait que la stratégie d'origine était la plus adaptée à la situation. Il enfila sa capuche pour se protéger du froid, et dégaina ses deux armes à feu, afin de signaler au demi-démon de filer accomplir sa part de la mission. Ses yeux félins brillèrent d'une once d'encouragement, puis s'enfoncèrent entre les solides portes de bois et d'acier de l'internat.

Lui aussi, le froid le parcourait, non pas comme un ressenti, mais telle une maladie, une fatalité qui vous rend fiévreux de vous sentir si impuissant face à un état qui est censé vous être inconnu. Il pouvait ressentir la fraîcheur de l'obscurité du hall et du carrelage de marbre à chacun des ses pas, s'amplifiant et se déformant comme l'écho enivrant de la pièce. Après un rapide examen visuel, il trouva les escaliers permettant d'accéder aux dortoirs. Déterminé, il s'élança à toute vitesse, la course contre la montre commençait. Il eût suffi d'à peine quelques secondes pour que son coeur se mette à battre si intensément qu'il en ressentait l'afflux, martelant les veines de ses tempes, s'amplifiant à chaque impulsions, obstruant ses autres sens. A tel point, que lorsqu'un obstacle impromptu se plaça en travers de son chemin, il laissa son corps agir sans réfléchir, et prépara son corps à la mutation qu'il avait adoptée lors du sauvetage du descendant de son ami : la peau de ses bras enfla et se brunit tandis que des griffes noires et animales croissèrent de là où étaient auparavant ses ongles. Il s'apprêta à sauter sur la proie que représentait la personne, à le réduire en une charogne d'entrailles et de chairs chaudes… Puis se rendit compte, juste à temps, que ne se dressait face à lui, non pas une, mais deux personnes… Dont un enfant. Il entendit un tir de sommation provenant du fusil à pompe que tenait l'accompagnateur de ce qui semblait être une fillette, et se stoppa net. Ses mains reprirent leurs apparence d'origine, et il put examiner la scène plus en détails, de nouveau en possession de tous ses moyens. Devant lui et le tenant en joue, un nain chauve et rasé bloquait le passage de son imposante carrure, alors que son uniforme laissait clairement évoquer son poste en tant que gardien de nuit et agent de sécurité du Lycée. Derrière l'une de ses courte jambe se dissimulait une petite fille aux cheveux aussi sombre que les abysses, les yeux noyés dans un océan de fatigue, d'environ sept ans, en pyjama, serrant contre elle un doudou en forme de dindon. Si le pyromage fut plus ou moins étonné par la possibilité de trouver une telle peluche réconfortante, il n'en fut pas moins pris de vertiges en se rendant compte de l'horreur qu'il aurait pu commettre, qu'il devrait peut être commettre, ou du moins à laquelle cet îlot d'innocence serait confronté s'il n'arrivait pas à accomplir sa tâche. Bienveillant, le semi-homme, se rendit compte des malaises dont sembla être pris le vieil homme, et préféra s'en assurer, tout en gardant ses distances avec ce qu'il n'avait pas encore clairement assimilé à un homme ou à une bête, sa nyctalopie lui ayant clairement permis d'observer le début de métamorphose dont cet inconnu avait été sujet, ou d'étudier les anomalies physiques qui parsemait le visage, et globalement le corps de l'individu.

"Ca va pas mon gars ? Faut pas trainer ici… Si vous aviez besoin… D'aide, fallait sonner ! On peut toujours appeler les urgences, mais faut pas rester là !"
Conscient que seul la négociation marcherait, le pyromage préféra ne pas passer par de trop nombreuses tergiversations et mettre directement cartes sur table. Il reprit son souffle un instant, et après avoir plongé un regard plein d'inquiétude dans celui du vigile pour lui faire comprendre l'urgence, entama les mises en garde.
" Il faut quitter les lieux avec votre fille. Et faire évacuer les étudiants aussi… Des hommes vont arriver, ils vont tout faire brûler, ou exploser. Comme pour la cathédrale, la prison ou les tours de Médias… Vous êtes les prochains… Et je vous en conjure, n'essayez pas de me faire partir, ou je mettrais moi même cet endroit en flamme s'il le faut !"
Le regard de son interlocuteur sembla ne pas saisir la logique de la dernière phrase, à juste titre, et inquiet, tapota la tête de son enfant, la laissant en retrait pour s'avancer vers l'ancien aventurier. Après qu'il eut rapidement étudié la meilleure position pour pouvoir parler à voix basse entre eux, sans être trop proche, il demanda tout de même à Balthazar de s'approcher. Si coopérer pouvait l'aider à le convaincre, il accepta sans plus d'éléments de reflections, tout de même intrigué par la réaction du gardien.
"Il m'avait dit que vous me diriez ca" Introduisit le nain, faisant valser son regard tout autours de lui, suspicieux.
" Il ? Qui ca "il"?
- Et bien Lord Azau… il m'a dit que le vieil homme aux yeux de chats viendrait me donner me donner le signal.
- Attendez ! Lord Azau ? En personne ? Le signal pour quoi ?
- Non, son émissaire est venu me voir chez moi… Bien pour l'explosion, non ? Nous devrions pas nous attarder ici, n'est ce pas ?
- Je n'ai rien à voir avec tout ça, mais…
- Pourtant, il m'a dit aussi dit que vous diriez ça !
- Peu importe... vous devez fuir, mais il faut faire évacuer les chambres aussi !
- Non, surtout pas ! C'est le seul moyen !"
Le sang du demi-démon se remit à bouillonner de colère, il se retrouvait de nouveau embarqué dans un machination où il avait tout d'être une marionnette. Il commença à hausser le ton.
"Le moyen de quoi bon sang ?!
- De tout changer… C'est notre révolution… A vous, à moi, aux habitants du Disque de Charbon, à tous ceux délaissés et délaissant l'Église de la Lumière… C'est radical, mais il nous a promis un nouvel avenir.
- Mais vous avez conscience du nombre d'innocents dont vous aurez le sang sur les mains si vous entrez dans ce jeu-là ? A combien s'élève déjà le nombre de victime en seulement trois jours ?"
Comme pour appuyer ses dires, l'horloge principale du bâtiment entama la sonnerie sombre et lugubre des douze coups marquant l'arrivée d'un nouveau jour. Chacun haussa le ton pour se faire entendre.
"C'est le prix à payer, le sang de l'Eglise contre celui de nos ancêtres réduits en esclavage et au silence... Il a aussi rajouté que vous ne devriez absolument pas reculer quand les cloches sonneront !
- Ah oui ? Et sinon quoi ?"

Il effectua trois pas en retrait, les bras écartés en croix pour marquer sa désobéissance, il était temps de sortir du carcan que lui imposait l'Homme à la Rapière et son soit-disant maître. Dix coups. Onze. Et enfin, le Douzième. Puis un rugissement sombre provient du sous sol de l'édifice, qui trembla de toute ses pierres, comme parcouru d'une impulsion au travers ses murs, les englobant dans une bulle de terreur et d'incompréhension. Puis ce fut l'apocalypse, les pierres volèrent en éclats de toutes parts, ballotant les éléments décoratifs au grès des différentes explosions. Le vigile fut emporté au fin fond des enfers par un immense pan des étages supérieurs qui s'écoulèrent sur lui, à quelques centimètres du vieux Bob, alors que des cris stridents unis dans l'horreur et la souffrance, à l'image d'une chimère à milles têtes suppliant d'être achevée, lui percèrent les tympans. Des morceaux de corps carbonisés virent tomber en un véritable torrent sur les décombres alors que les flammes dévoraient tout ce qui restaient à anéantir. Puis le bâtiment s'ébranla de nouveaux, et ce fut au sol lui même de commencer à s'enfoncer sous le poids des débris d'étages et de leurs occupants qui chûtaient en continus, comme attiré par un vortex, un portail menant tout droit de l'autre côté du Styx. Parmis le désastre et le vacarme continu, il réussit tout de même à identifier des pleurs innocents. Ceux d'une enfant, la fille de ce pauvre hère de nain, emporté par le poids de ses propres manigances.

"Laisses moi prendre juste prendre le contrôle de ton corps, c'est le seul moyen de la sauver. Tu le sais."

La phrase résonna dans son esprit, et sans en dire plus, offrit son anatomie à la métamorphose. Si sa tenue s'adapta à sa corpulence plus imposante de demi-démon, elle n'en fut pas moins aussi déchirée que la chair des épaules de Balthazard quand il sentit ses ailes croitre et s'organiser à partir des os surnuméraires que possèdaient ceux de son "espèce". En un battement, il se retrouva à côté de la rescapé, utilisant ses appendices de chauves souris pour les protéger tout deux des décombres. Il arriva à lire un nom brodé sur le haut de pyjama déchiré par les éléments qu'elle arborait. Yolga. Un prénom qui ne lui était pas inconnu. Il aurait voulu s'en rappeler mais ne laissa aucune place à ses sentiments. Sans réfléchir, il posa sa main au sol, ou du moins ce qu'il en restait, et l'imprégna d'une marque violette, qui se répandit sur les vestiges à terre, comme si la rune était un liquide… Un acide, puisque le tracé sembla faire fondre la matière sur laquelle il reposait, pour laisser une fissure béante d'où émérgea une étrange lueur bleutée, comme une aurore boréale provenant des profondeurs. L'étrange lumière se rassembla en une boule qui se déforma pour acquérir une forme plus organique, avant d'exploser, aveuglant les deux survivants. Le vieux Bob sentit alors un contact sans vie sur sa joue… puis un hennissement. Il se redressa, prenant l'orpheline dans le creux d'un de ses bras, utilisant l'autre pour caresser la croupe de son plus fidèle compagnon.

"Salut Brasier… Ca fait longtemps, je sais… Offre moi une faveur, juste une dernière…"
Il plaça l'enfant sur le dos de l'animal, lui ordonnant de s'agripper fortement à la crinière, de ne pas avoir peur des flammes qui en émergeaient, et de serrer sans relâche les jambes. En conclusion, il donna une claque sur le postérieur du destrier, qui quitta les lieux au galops, évitant les décombres encore en chute, et les obstacles fumants aux sols. Dans moins d'une minute, tout ce qui tenait encore debout se précipiterait sur lui et l'ensevelirait peut être à jamais. Sous cette forme, il sentait l'odeur du gaz et du TriNitroToluène. L'Homme à la Rapière...il avait tout fait pour que le pyromage assiste au massacre ardent en un premier temps, avant de s'attaquer aux murs et aux fondations. Mais sa tête paraissait si lourde, les fumées envahissant son organisme hybride, il se laissa tomber à genoux... Tout avait été préparé en avance… il n'avait aucune chance depuis le début. L'ironie poussait elle la chose pour que son tombeau soit un lieu qui avait pour vocation de servir la Lumière ? Il ne put s'attarder sur la réflection puisqu'il entendit le vrombissement de ce qu'il devina être la moto offerte par Eden se faufiler entre tous les éléments de la catastrophe, jusqu'à la voir s'arrêter à ses côtés.

" Ca va complètement s'effondrer, Il faut qu'on sorte de là."
L'Inquisitor lui avait annoncé cela, tout en lui tendant sa main, comme s'il pensait qu'ils étaient restés dehors ensemble pendant les multiples explosions. Quelle scène iconographique cela aurait pu faire si un photographe avait été présent sur les lieux, et avait réussi à survivre. Heureusement, ce n'était pas le cas, mais ce n'est pas pour autant que l'ancien aventurier accepta l'aide tout de suite. Il se contenta de fixer d'un regard sans vie celui de l'aventurier afin de lui faire comprendre toute l'impuissance qu'il lui semblait peser sur les épaules.
"Tu ne comprend pas, ca ne sert à rien… C'est une vengeance personnelle… Il a bien trop d'avantages sur moi…" Ces paroles affectèrent peut être un tantinet l'Inquisitor, qui à chaques instants où il avait voulu se retirer de ce jeu sanglant, c'était retrouvé de nouveau embarqué, que ce soit par une manigance de l'Escrimeur ou du demi-démon. Il n'avait pas aucun droit de l'abandonner. Pas maintenant, pas comme ça. Cependant il n'en montra rien si ce fut réellement le cas, et n'en demordit pas aussi facilement.
" Ca ne fait aucun sens Bob! On l'a vu, on l'a compris, c'est un schéma qui se répète… Une suite de coordonnées à suivre. Un dessin ! Rien à voir avec toi !
- Alors pourquoi toujours me harceler à ce point ?
- Aucune idée… Vraiment aucune idée...Mais il n'y a plus rien à sauver ici, alors attrape cette main et relève toi! Je parle peut être au démon qui se sent impuissant, mais je sais que tu es toujours là au final ! Alors, souviens toi, il ne nous reste plus qu'une dernière journée, un dernier combat, et après tout sera fini… Vingt quatres heures pour gagner la partie !"
La flamme dans les yeux de Balthazar se remit à briller d'une nouvelle intensité.
"Oui… juste une dernière journée, se répéta t-il à lui même.
- Exact Bob : Une ultime journée !"

Le concerné se raccrocha à cette ultime vérité ainsi qu'au bras tendu en sa direction, et se hissa sous l'espace vitrée du véhicule. Derrière eux s'effondrait encore en continu ce qui aurait été dû être l'élite et l'avenir du cratère. Ils en furent d'ailleurs secoués, dans tous les sens du terme quand un pan entier de l'aile Sud du bâtiment s'apprêtait à se rabattre sur eux, tel un immense piège à souris. Les talents de pilote de Fred leurs permit d'en réchapper de peu, tout en les guidant vers une direction inconnue. Hors de question de se rendre chez Eden, et le véhicule ne passerait pas inaperçu dans le Disque. D'ailleurs après ce que Balthazard avait vécu avec le nain, il ne s'y sentirait pas plus en sécurité… mais cela, le soldat n'en savait rien. Il se contenta de s'éloigner le plus possible du lieu, laissant par la même occasion du temps au demi-démon de reprendre sa forme totalement humaine. Son instinct lui indiqua d'éviter de se rendre trop vers l'Est de Mirage. C'est là-bas qu'aurait lieu le prochain coup de l'Homme à la Rapière selon le schéma du "A" qu'ils avaient déduit de la première carte. Et s'ils avaient compris cela, alors ils ne seraient sûrement pas les seuls, surtout si l'on se rendait compte que c'était l'ultime zone, hormis l'Épicentre, à ne pas avoir encore été touchée, facilitant la tâche à n'importe quel inspecteur moyen un peu attentif. Soudain, une lumière aveuglante se refléta dans son rétroviseur. Il essaya d'essayer de distinguer ce que cela pouvait bien être, s'il y avait un risque de rendre la nuit encore plus difficile qu'elle ne l'était déjà. Ce qu'il y devina ne lui plut guère… pas du tout même. Si la silhouette d'une moto à laquelle plusieurs chiens massifs étaient tenus par des longues chaînes métalliques, suivant la cadence et les accélérations du moteur sans paraître se fatiguer, était totalement inconnue à la plupart des habitants du Cratère, ce n'était pas son cas.

Il s'engagea dans de nombreuses ruelles étroites pour semer rapidement l'attelage, chose qu'il effectua sans trop de soucis, en débarquant sur une nouvelle artère qui partait dans le sens opposée. Fred expira un long moment, et quand le vieux Bob l'interrogea sur pourquoi il avait agit de cette manière, il ne répondit que des bribes incompréhensibles, hormis "Castel-Blanc", et se remit à fixer la route face à lui pendant d'interminables minutes. Puis la lumière aveuglante apparut de nouveau, non pas derrière eux, mais sur le côté. Aucun d'entre eux n'eut le temps de réagir que les ombres musclées de bêtes se detachèrent du halo immaculé pour se jeter sur eux. Le choc fut tel que la paroi vitrée fut explosée en une pluie de poussières coupantes alors que nos deux hommes furent éjectés loin du véhicule, chacun de son côté, se confrontant à l'impact avec la dureté du bitume, accentué par la vitesse et l'impact combiné. L'ancien aventurier glissa sur les dents de verres jusqu'à un trottoir où il se frappa l'arrière du crâne, pendant que l'immense canin le dominait de tout son poid, en l'impregnant de salive. Enfin à cette distance, l'animal n'avait plus rien d'un chien, la peau était un cuir verdâtre couverte de plaques de poils, le regard possédait quasiment quelque chose d'humain, et la musculature, bien que gonflée à bloc rappelait plus celle d'origine d'un humain, ou d'un grand singe. Un orc, ramené à un état primitif. Il pensait cette espèce disparue et en voilà un représentant sur lui, prêt à le déchiqueter et à aspirer toute sa psychée… Et bien qu'il se sentait sombrer dans l'impuissance suite au choc avec le rebord de la route, il ne devait pas… Il lui restait encore une journée, une ultime journée.

Et de nouveau, il se rattacha intégralement à cette phrase.


J'espere que ça vous a plu, et surtout que vous ne vous êtes pas perdu dans une de ces phrases à rallonge ^^'
Pour ceux qui ne savent pas, le fait que les orcs "aspirent" la psyché dans l'Univers d'Aventures provient d'un live (encore), donc un peu comme Mani, ça fait parti de
l'Univers Etendu.
N'hésitez pas à poster une review avec vos avis, critiques, commentaires, impressions, illusions et désillusions, que sais je ?

Pour les nouvelles un peu plus tristes, l'histoire devrait se conclure dans deux ou trois chapitres (A priori, plutôt trois, voire quatre, mais je préfère ne pas m'avancer de trop), suivi d'un épilogue bien entendu.
He oui, même les meilleurs choses ont une fin ;)
Donc restez bien là, parce que tout ce que vous avez lu pour l'instant c'est juste l'apéritif en somme^^

Bref, merci encore pour votre soutient et pour m'avoir lu, et à la prochaine !