Les personnages ne m'appartiennent pas mais sont à J.K Rowling. L'histoire qui va suivre cependant est à moi. Je ne prend pas vraiment en compte les tomes : la guerre est finie et personne n'est mort à part des mangemorts et Voldy bien sûr.

Nouveau chapitre ! Merci pour vos reviews, encore une fois ! Et merci à Chini-Chan pour ses idées. ;-)

Bonne lecture !


Chapitre 3 : Soucis de nourriture et petites découvertes...

Draco se réveilla difficilement. Il n'avait pas spécialement très bien dormi. Le lit était, comme il l'avait pressentit, inconfortable. En plus, son rêve n'était pas des plus joyeux. Il se redressa en baillant et se frotta un peu les yeux avant de bailler à nouveau. Ses joues et ses yeux étaient légèrement humides. Il avait peut-être pleuré un petit peu pendant qu'il dormait... Il chassa ce mauvais rêve de ses pensées puis s'étira. Il hésita à se lever. C'était les vacances, il avait envie de dormir un peu plus mais... pas dans un lit pareil ! Il regarda l'heure sur le réveil à côté de lui : 8 heures. Le soleil éclairait doucement la chambre. Il soupira et décida de se lever. Il s'habilla tranquillement en faisant le moins de bruit possible pour ne pas réveiller Potter qui avait l'air de dormir comme un loir. Une fois une chemise enfilée et un pantalon léger, il alla s'asseoir sur la chaise face à la fenêtre. Il ne savait pas s'il pouvait descendre ou attendre le réveil de Potter. La maison était très silencieuse. Il n'y avait aucun bruit... GROUILBLRLM... à part ce gargouillement qui résonna dans la pièce. Draco posa une main sur son ventre. Il avait faim. Il se tortilla sur sa chaise. Que faire ? Attendre que Harry... Potter se réveille ? Que les moldus se réveillent ? Descendre à pas de loup en bas et chiper de la nourriture dans... heu... oui, un frigidaire ? Réveiller Potter ? Draco était dans une impasse. Finalement, il décida d'opter pour la dernière option : réveiller le loir.

Le blond s'approcha doucement de l'autre et s'assit à côté. Il dormait paisiblement... Il en était presque... Rien du tout ! Stop ! Draco se reprit et entreprit de réveiller l'endormit. Il lui tapota sur la joue, le secoua légèrement, prononça plusieurs fois son nom... rien n'y fit. Potter ne bougeait même pas. Draco n'abandonna pas – un nouveau gargouillement venait de se faire entendre – et accentua ses gestes, appela plus fort. Après dix minutes d'efforts, Draco secouait Potter comme un pommier en jurant contre le brun qui ne se réveillait toujours pas.

Soudain, une paupière se souleva et un grognement fut émis. Potter se redressa dans son « lit de fortune » et lança un regard noir à Draco.

- Qu'est-ce qu'il te prend de secouer les gens comme ça bon sang ?!

Draco nota mentalement que le brun n'était pas du matin. Il ouvrit la bouche pour répondre mais ce fut son ventre qui répondit en gargouillant encore. Potter fit un sourire avant de rire doucement.

- Je vois... Tu veux qu'on aille manger ?

- Ouais... répondit-il gêné.

- Moi aussi j'ai un peu faim.

Après que Potter ait enfilé un short, ils descendirent discrètement pour ne pas déranger Pétunia, Vernon et Dudley. Potter sortit une poêle et des œufs ainsi que du bacon.

- Assis-toi. C'est bon, je peux m'occuper du petit déj' tout seul.

Draco se contenta d'acquiescer et s'assit. Il observa le brun cuisiner. Il avait l'air de très bien s'en sortir. Mais rapidement, Draco se lassa et se leva pour gambader un peu partout dans la maison. Il alla dans la salle à manger, dans le salon, et remarqua toutes les photos des Dursley, surtout de Dudley, et aucune de Potter. Ca ne l'étonnait pas à présent. Dans le salon des moldus, il découvrit beaucoup de choses. Par exemple, il se demandait bien à quoi pouvait servir un si grand écran noir rectangulaire devant le canapé...

- Malfoy, viens manger !

L'appel du ventre... Draco retourna bien vite à la cuisine.

- Ne me parle pas comme à un chien, le balafré, rétorqua le blond vexé de la façon dont Potter l'avait appelé.

- Je ne te parlais pas comme à un chien Malfoy ! contesta Potter en déposant une assiette remplie devant Draco. Je dirais plutôt que je te parlais comme à un petit enfant...

- Un « petit enfant » ?! s'exclama-t-il outré. Je ne suis pas un « petit enfant », Potter !

Potter ne répondit pas. Il se contenta de rire gentiment. Affamé, Draco se jeta presque sur la nourriture.

Ce fut à ce moment précis que les Dursley décidèrent de se lever. L'oncle Vernon fut le premier à descendre. En les voyant, son visage vira tout de suite au rouge.

- Que... Que faites-vous là ?!

- On prend notre petit déjeuner, répondit Draco d'une voix traînante.

- Le... petit... déjeuner ! Et QUI vous a PERMIS de prendre un PETIT DEJEUNER ?

- Parce qu'il faut qu'on ait la permission pour manger ? répliqua le blond en fronçant les sourcils.

- Toi... ici, JE DECIDE. Et j'ai décidé que vous ne mangeriez pas ! Donc ouste ! Dehors !

- Hors de question.

- Malfoy...

- Potter, non. Laisse-moi gérer ça.

Draco fixa l'oncle Vernon droit dans les yeux.

- Je finis de manger. Vous n'allez pas croire que je vais vous obéir quand même ? Vous n'êtes qu'un moldu! Jamais un Malfoy n'obéirait à un moldu ! Encore moins un de votre genre !

Et voilà que Vernon virait au violet. On sentait toute la fureur qui ne tarderait pas à exploser. D'ailleurs, Draco tressaillit quand il le vit soudainement s'avancer vers lui et tendre sa grosse main suante vers son beau visage. Bien évidemment, il ne laissa rien paraître de son angoisse. Vernon l'attrapa par le col, le souleva de son siège et le mit à la porte. Littéralement.

Draco était hébété. Il se retourna vers la maison et tenta d'ouvrir la porte. Elle était verrouillée. Il frappa fortement en criant de le laisser entrer. Un cliquetis se fit entendre. Le blond soupira, soulagé de pouvoir rentrer. Mais au lieu de ça... Ce fut Potter qui sortit, balancé dehors par l'oncle Vernon de la même façon qu'avec Draco. Nouveau cliquetis. Ils se regardèrent avec incompréhension.

- Bon... on fait quoi maintenant ? demanda Draco.

XxXxXxX

Harry avait été étonné que le blond tienne autant tête à son oncle. Mais ils s'étaient ensuite tous les deux fait jetés dehors. Heureusement qu'il faisait beau et qu'ils étaient habillés. Enfin, à quelque chose près... Harry portait son tee-shirt de pyjama qui était gris et trois fois trop grand et un misérable short. Malfoy avait un peu plus la classe. Il n'avait pas de gel dans les cheveux et ses mèches blondes partaient parfois un peu dans tous les sens mais ça restait joli. Le seul gros soucis avait été les chaussures : ils n'allaient effectivement pas se balader pieds nus dans la rue. Par chance, le garage n'était pas fermé à clef et ils purent récupérer des chaussures. Ils firent le moins de bruit possible et ne tentèrent pas de rentrer dans la maison par peur de se faire prendre. Alors ils se retrouvèrent en sandales. Malfoy avait protesté puis accepté de mauvaise foi.

- Malfoy, tu vas découvrir le monde moldu ! dit Harry en riant.

- Par Salazard... pourquoi dois-je subir ça ?

- Rah... ne te plains pas ! C'est amusant de découvrir de nouvelles choses !

- Oui, comme de nouveaux ingrédients pour les potions. Mais PAS les trucs MOLDUS !

- Rabat-joie. Aller, viens ! Ca va être amusant !

Harry lui fit un grand sourire et l'entraîna dans Londres. Puisqu'ils n'avaient pas d'argent, ils durent marcher. Une vieille femme en chemin les trouva charmant et leur proposa de les emmener. Ils acceptèrent. Cette vieille femme était rigolote et parlait beaucoup. Ca agaçait un peu Malfoy apparemment. Ils arrivèrent au centre de Londres. Ils remercièrent la vieille femme puis commencèrent à se promener. Harry fit visiter le monde moldu au serpentard.

XxXxXxX

Draco suivait Potter sans savoir où ils allaient. Il lui faisait confiance. Il devait avouer que le Londres moldu lui plaisait. C'était certes très différent du Londres sorcier mais tout aussi bondé, aussi bruyant, animé et divertissant. Ils entrèrent dans diverses boutiques plus étonnantes les unes que les autres. Draco découvrit énormément de choses.

Dans une des boutiques, Potter lui avait tendu un drôle d'objet : des trucs ronds avec des fils reliés à une boîte étrange. Potter lui avait dit de mettre une des... heu... boulettes dans son oreille. Il l'avait fait et là... surprise ! Il entendait des voix qui chantaient. Comment était-ce possible ? Les moldus ne peuvent pas... non quand même pas ! Sinon Potter serait aller les sauver !

- Potter... Ils... Ils ont enfermé des personnes à l'intérieur ?!

Harry... Potter avait rit. Un rire franc et clair. Draco sentit qu'il avait dit une bêtise.

- Mais noon... Hahaha... Malfoy ! Ils... c'est un enregistrement dans un MP3.

Il essuyait des larmes de rire. Draco ne voyait pas ce qu'il y avait de drôle. Bon, d'accord c'était peut-être idiot mais bon... Il n'y connaissait rien à tout ça, lui !

- Un enregistrement ? Comme le sortilège qui enferme les sons ?

- Il y a un sortilège comme ça ?

- Evidemment Potter !

Draco roula des yeux.

- Avec ce sort tu emprisonnes le son. Souvent tu le mets dans une boîte spéciale pour le garder... et le réécouter.

- Je ne savais pas.

- Tu ne sais pas grand chose Potty.

- Hé ! C'est toi qui dis ça ? Je ne crois pas que tu sois en mesure de te moquer de moi, rit Harry.

- Je... hum...

Il l'avait eu. Ils sortirent de la boutique pour continuer leur petite promenade matinale.

La faim commença à se faire sentir. Ils décidèrent de rentrer. En plus de ça, il commençait à faire affreusement chaud et ils n'en pouvaient plus de rester dehors. Draco avait mal aux pieds et sa chemise collait à sa peau.

- 'Marre de cette chaleur et de ces chaussures... râla-t-il.

- Cesse de te plaindre Malfoy...

Cette fois-ci, ils ne croisèrent pas de vieilles femmes qui les trouvaient charmants pour les emmener en voiture.

Arrivés au 4 Privet Drive, ils frappèrent à la porte, espérant que les Dursley les fassent entrer. Ce fut la tante Pétunia qui ouvrit. Elle les laissa entrer. Ils la remercièrent. Le repas était prêt sur la table. L'oncle Vernon et Dudley s'apprêtaient à manger. Ils n'eurent pas le temps de dire Quidditch que l'oncle Vernon devint rouge et gueula :

- MONTEZ DANS LA CHAMBRE !

Draco rechigna et monta dans la chambre de Harry... Potter. Il s'assit sur le lit en fronçant les sourcils. Il avait tant voulu jeter un sort à ce répugnant moldu ! Sa baguette lui manquait terriblement. Et il avait faim...

- Ca arrive souvent ce genre de chose ?

- Oui, répondit Potter en soupirant. On ira manger deux trois trucs un peu plus tard.

Draco soupira de plus belle. Par Salazard ! Où avait-il atterrit ? Pourquoi Dumbledore leur faisait subir ça ? Il se leva et regarda par la fenêtre.

- Quand je pense qu'on aurait pu faire du Quidditch avec ce temps...

- C'est vrai... Et je t'aurais encore battu, dit Potter en se plaçant à côté de Draco.

Il le bouscula pour lui montrer qu'il était vexé mais ça resta gentillet. Potter rit encore. Draco se rendit compte qu'il riait beaucoup finalement. Il ne pensait pas qu'il réussirait à le faire autant... Ca lui arracha un léger sourire.

La faim se faisait bien présente et Draco n'en pouvait plus. Il était prêt à sortir et à aller s'énerver contre le Gros tas de graisse. C'était la première qu'on manquait autant de respect à un Malfoy ! Il se sentait comme un elfe de maison. Non... pire que ça ! Le blond fulminait de rage. Il hésitait à descendre. Mais qu'allait-il dire une fois en bas ? « J'ai faim ! » ? Ou « Bande de véracrasses ! Moldus de pacotille, j'ai faim ! » ? Ou encore « Je suis un Malfoy ! Un Malfoy qui a faim ! Alors donnez-moi à manger ! » ? Il ne savait pas trop. Roh, tant pis !

Il se dirigea vers la porte et descendit. Il passa devant la tante Pétunia qui lui demanda ce qu'il faisait là – il l'ignora superbement, un Malfoy sait magistralement ignorer – et ouvrit le... oui... heu le frigo. Il regarda un instant dedans en quête de nourriture. Il trouva peu de choses : des yaourts surtout. Bah, ça fera l'affaire. Il prit douze yaourts et remonta dans la chambre sous le regard médusé de la tante Pétunia. Le Gros tas de graisse junior fit son apparition devant Draco.

- Hé. Tu fais quoi là ?

- Je prends des yaourts. Ca se voit non ? Ou ta graisse sur ton visage te rend aveugle ?

- Quoi ?! PAPA !

L'oncle Vernon arriva précipitamment. Draco, ne voulant pas se faire à nouveau jeter dehors, monta les marche quatre à quatre. En haut de l'escalier, il croisa Potter, qui le fixait étonné. Il le bouscula légèrement pour entrer rapidement dans la chambre.

- Bouge, Potter.

Potter se dépêcha d'entrer à son tour et ferma la porte. Ils entendaient les pas de l'oncle Vernon se rapprocher. Ils entendaient aussi surtout sa grosse voix résonner :

- Sacripants ! Qu'est-ce que vous avez encore fait ?!

Potter verrouilla magiquement la porte et Vernon ne réussit pas à entrer malgré toute la force qu'il y mettait.

- Espèces de DEGENERES ! Vous l'aurez voulu ! Vous ne SORTIREZ PLUS DE CETTE CHAMBRE !

L'oncle Vernon partit. Les deux adolescents soupirèrent en choeur puis se regardèrent. Draco posa les yaourts sur le bureau.

- Je ne m'attendais pas à ce que tu sortes chercher à manger comme ça ! s'exclama Harry.

- Et moi je ne te savais pas capable d'utiliser la magie sans baguette !

Les yeux de Draco s'agrandirent comme s'il venait d'avoir une révélation.

- Mais merde Potter ! Tu sais utiliser la magie sans baguette !

- Bin... et alors ?

- Pourquoi tu ne l'as pas fait plus tôt ?! T'aurais pu faire apparaître un lit !

- Non... Malfoy, j'ai peut-être réussi à fermer cette porte mais c'est presque la seule chose que je peux faire, dit désolé le brun. Je ne fais que des sorts très simples.

- Je vois...

Draco avait espéré pouvoir dormir dans un lit confortable cette nuit...

XxXxXxX

Harry remarqua la mine tristounette du blond. Mais bon, il n'y pouvait rien. Il prit un yaourt sur le bureau. Le blond l'avait réellement surpris ! Il le pensait bien plus froussard et lâche. Par contre, il y avait un problème.

- Malfoy...

- Quoi Potter ? répondit sèchement celui-ci en prenant un yaourt.

- Où sont les cuillères ?

- Les cuill... ah. J'ai dû les oublier...

- Apparemment oui. On fait comment pour manger les yaourts ?

- Eh bien...

Harry soupira. Malfoy était parti d'une bonne intention, pour une fois, mais avait oublié quelque chose d'essentiel ! Il tenta de faire apparaître deux cuillères mais en vain.

- Il faut aller les chercher en bas.

- Et comment comptes-tu t'y prendre ô Saint Potter ? railla le blond.

- Hmm... Avec une cape très utile, dit Harry avec un sourire malicieux.

Il rit devant l'air intrigué de Malfoy et s'empressa d'aller chercher sa cape d'invisibilité. Il l'enfila et hop ! Disparu !

- Po... Potter ?

Il retira la cape.

- Alors ? Surpris Malfoy ?

- Une cape d'invisibilité ! C'est quelque chose de très rare !

- Elle était à mon père, dit fièrement le brun.

- Il t'a laissé de belles choses, ton père...

Harry fut surpris du ton avec lequel parla Malfoy. Il était... triste ? Ces pensées furent vite mises de côté pour revenir à la situation présente.

- Je vais donc déverrouiller la porte et sortir pour récupérer les cuillères. J'irais peut-être prendre autre chose en même temps.

- Ne prends pas ton temps.

- Je sais Malfoy.

Il renfila la cape, déverrouilla la porte et sortit discrètement.

XxXxXxX

Draco attendait pendant ce temps dans la chambre, près de la fenêtre. Il repensait malgré lui à son père.. Son « cher » père... Celui qui a suivit Voldemort sans se poser de questions. Celui qui l'a éduqué... Depuis qu'il est né, Draco a connu la magie noire, les mauvais sorts... On lui a toujours dit « Méprise les moldus, sang-de-bourbes et sang-mêlés », « tu es un Malfoy ! Un Malfoy dirige ! », « Les sang-purs sont supérieurs », « Tu dois être comme ça et pas comme ceci... » etc... Son père est celui qui a dirigé sa vie pendant des années. Draco avait bien compris que Voldemort était mauvais et que son père ne suivait pas le bon homme. Draco avait pu changer grâce à Poudlard, Dumbledore mais aussi... Harry Potter. Mais lâche qu'il était, Draco n'a pas réussi totalement à vaincre son père. Quand il était enfant, son père était un modèle. Il l'admirait tout simplement. Il l'admirait aveuglément. Il voulait que son père soit fier de lui. Mais jamais, jamais, même en devenant mangemort, il n'avait acquis la fierté de son père. Il avait toujours été hautain et méprisant... Trop de mauvais souvenirs sur son enfance peu heureuse. Draco essaya de repousser tous ces souvenirs qui l'assaillaient et le détruisaient de l'intérieur.

Brusquement, la porte s'ouvrit et se referma toute seule. Enfin, pas complètement toute seule. Potter réapparut de sous sa cape. Il brandit deux cuillères et une boîte pleine de biscuits.

- Tu es sûr que ce n'est pas grave de voler cette boîte ? Ca ne fait pas un peu trop ? s'inquièta Draco.

- Mais non !

Potter lui fit un grand sourire. Ils purent enfin manger, à 14 heures, des yaourts et des biscuits.

L'après-midi passa calmement. Draco lisait encore son livre de potion tandis que le brun roupillait. Il ne faisait que dormir celui-là ou quoi ? Il faisait chaud dans la chambre, alors il s'était mit en boxer et débardeur sans pudeur par terre sur son matelas. Draco, quant à lui, mourait de chaud avec son pantalon et sa chemise à manches longues. Il aurait bien voulu s'habiller autrement mais... il ne voulait pas montrer sa marque des ténèbres...

Draco se lassa de sa lecture. Il avait envie de Quidditch. Très envie... Rah ! Pourquoi donc était-il là ?! Il en avait déjà marre alors que ce n'était que le second jour ! Il restait... heu... moins de deux mois ?! Il allait craquer bien avant !

Un gémissement... Il avait bien entendu ? Draco s'approcha de Potter. Il avait... gémit dans son sommeil. Pourquoi ? Il ne le savait pas mais... le rêve était peut-être agréable. Ca brisa un peu le coeur de Draco mais en même temps il rougit. La vue de Harry en boxer dans son lit... Draco se ressaisit rapidement. A quoi est-ce qu'il pensait ?! Il avisa son hibou Grand Duc et sût ce qu'il devait faire : écrire une lettre. Pour qui ? Blaise Zabini ! Avant qu'il ne parte avec Potter, Blaise lui avait demandé de lui écrire le plus souvent possible. Draco prit alors un parchemin dans sa valise et chercha sa plume. Où était-elle ? Il fouilla dans sa valise de fond en comble. Impossible de la trouver ? L'avait-il oublié ?! Ou...

- Ptain Malfoy, c'est quoi ce bordel ?

- Tiens... Le balafré Saint Potter est de retour ?

- Ouais, pour te faire chier ! Nan, mais plus sérieusement... C'est quoi ce souk ?

- Je cherche ma plume.

- Pour écrire sur un parchemin ?

- Non. Sur ta tronche.

Potter le regarda choqué. Draco eut un petit rire. Cette tête était sublime...

- Je plaisantais Potty. Bien sûr que c'est pour écrire sur un parchemin !

- Elle doit être dans le placard.

- Ah...

C'était vrai... il avait dû la ranger dans le placard. Quel idiot !

- Tiens.

Potter lui tendis un objet fin et bleu.

- C'est quoi ?

- Un stylo bille.

- Invention moldue ?

- Tout à fait.

- Tss... je ne vais pas utiliser ça !

- Bon, bah... pas de lettres alors.

Draco avait besoin d'écrire à Blaise. Il se résigna à prendre le... stylo bille et commença à écrire. Il fut étonné de voir à quel point ça marchait bien.

- Où est l'encre ?

- A l'intérieur, répondit Harry.

- Oh...

Quelle invention pratique ! Léger, souple, efficace... Il n'y a même pas besoin d'encrier ! C'était génial cette invention ! Draco rédigea avec contentement sa lettre à Blaise. Il lui raconta rapidement ses deux premières journées. Il lui dit à quel point c'était horrible et qu'il voulait partir. Le seul point positif c'était que Potter et lui s'engueulaient moins que ce qu'il aurait pu imaginer. Il plia sa lettre et l'accrocha à la patte de son hibou qui s'envola par la fenêtre. Une bonne chose de faite ! Il alla s'asseoir sur son lit. L'ennui revenait vite. Et Potter qui se baladait en boxer devant lui n'était pas une bonne chose. Mais il n'en montra rien.

- On mangera ce soir ?

- Pas sûr...

- Il nous reste des biscuits.

- Ouais...

La conversation s'arrêta là.

Ils ne se reparlèrent pas de la soirée. Finalement, ils purent manger ce soir-là. Tante Pétunia avait eu un peu pitié d'eux. Bien sûr, ils durent préparer le dîner et Draco eut beaucoup de mal encore une fois mais il n'y eut pas de catastrophes.

Ils allèrent se coucher. Draco demanda d'abord de passer à la salle de bain. Il était tout suant et il ne voulait pas dormir ainsi. Il se déshabilla tranquillement, évitant soigneusement de regarder son avant-bras gauche sur lequel il y avait la marque. Il entra dans la douche et fit couler de l'eau tiède. Ses muscles se détendirent. Une bonne douche comme celle-ci lui fit du bien. Il se mit en pyjama dans la salle de bain puis en sortit. Il retourna à « sa chambre » et se coucha dans « son lit ». Harry, à côté, était déjà glissé sous ses draps. Il fixait le plafond. Il avait l'air de réfléchir. Draco l'observa un moment avant de s'endormir.

XxXxXxX

Harry n'arrivait pas à s'endormir. Il quitta le plafond du regard pour poser celui-ci sur Malfoy. Il avait l'air si innocent et fragile pendant son sommeil ! Harry sourit tendrement. Passer deux mois avec lui n'allait peut-être pas être si terrible que ça en définitive. C'était plutôt passer deux mois chez les Dursley qui allait être horrible... Le brun s'endormit à son tour.