The bigger they are de LadyExcalibur 2010
bostondirty à la traduction et corrigé par mes soins
...
Explications : The bigger they are avait commencé à être traduite par bostondirty puis elle a été retirée du site par les administrateurs.
A la suite de ce retrait, bostondirty a proposé aux lectrices de leur envoyer les chapitres suivants par mail. J'ai moi-même continué à les recevoir de cette façon, puisque j'adore cette fic...
Ensuite d'un commun accord, bostondirty ayant moins de temps pour s'occuper de la traduction, j'ai repris la suite et j'ai décidé de reposter la fic, les 34 premiers chapitres ont été traduits par bostondirty, merci à elle de me les avoir confiés d'ailleurs.
Chapitre 2
Sur la cheminée
Il n'y avait pas moyen que l'ange venant vers moi puisse avoir donné naissance aux quatre garçons turbulents qui étaient actuellement rassemblés autour de ma voiture. Le plus jeune pointa le pare-brise du doigt et je l'entendis murmurer " … merde … " Je lui lançai un regard sévère et il rougit en détournant les yeux. Je pouvais déjà dire que sa mère ne tolérait pas ce genre de mot. Il me lança un regard inquiet et je lui fis un petit sourire pour lui faire savoir que je garderai cela entre nous, pour cette fois. Il sourit et retourna narguer Emmett. Les petits frères … tous les mêmes.
Je commençai à désespérer de pouvoir faire quelque chose pour détourner mon attention loin de la beauté qui faisait des remontrances à ses garçons. Etaient-ils ses garçons ? Où était-elle simplement une amie ridiculement attirante ? J'avais des ennuis… Mon corps réagit de façon prévisible et incommode. Soudain je me sentis comme si j'avais dix-sept ans en classe d'anglais avec Mlle Porter. Merde cette femme avait des jambes fines et j'avais passé ma dernière année à cacher ma réaction inconvenante, la tente dans mon pantalon, derrière mon bureau … Repenser à ça ne m'aide pas davantage.
" Les garçons! " dit-elle doucement et tous les quatre se tournèrent vers elle. Ouais elle était définitivement leur mère. Le plus âgé, Emmett, se balança nerveusement sur ses pieds.
Elle vint se placer en face de moi et je fus assailli par un soupçon de pomme et de cannelle alléchant. L'eau me monta à la bouche. La tarte aux pommes était mon dessert préféré. Elle sentait les confiseries et une autre odeur typiquement féminine qui n'appartenait qu'à elle. Elle me tendit la main et je me forçai à la saisir sans la prendre dans mes bras, lui planter un gros baiser et me frotter contre elle. Merde, me rappelai-je, faisant écho aux paroles du garçon. Les femmes comme Mme James étaient strictement hors de portée, pour de nombreuses raisons.
"Je suis Bella James," dit-elle tranquillement de cette voix rauque très sexy, juste la sienne. Bella, ça lui allait bien. Elle était définitivement belle. "Et je suis terriblement désolée pour ce qui s'est passé." Elle fronça les sourcils vers son fils ainé. "Je peux vous assurer que vous serez entièrement dédommagé. " Emmett rougit de nouveau et regarda ses pieds. Peut-être y avait-il encore un espoir pour ce garçon. Je m'attendais à moitié à une attitude de défi et à des cris. Au lieu de cela il n'y eut rien d'autre que de la honte et des excuses dans l'expression du garçon. Je commençai à soupçonner que le comportement criminel du jeune Emmett était tout récent. Dans ce cas, quelque chose avait évidemment changé dans sa vie.
Mais quoi ?
Je regardai Bella James plus attentivement et je notai les lignes de stress, la fatigue, les cernes sous ses yeux qui semblaient ne pas appartenir à son charmant visage. Elle était belle, mais... surchargée. Oui, c'était cela. Quelque chose avait mis un lourd fardeau sur ses frêles épaules et je brûlai immédiatement d'envie de l'alléger.
Pas si vite Cullen. Tu ne fais pas dans l'engagement … ou les fardeaux. Rappelle-toi : tu es libre et ne dois rien à personne, et surtout tu as bien l'intention de continuer.
Merde, en effet. Pour autant que je sache elle était une femme mariée. Mais si elle l'était, alors où était-il ? Pourquoi m'en inquiétais-je tant ? J'étais beaucoup trop impliqué avec mes frères d'armes pour être un Jody, même si cette beauté brune était bien tentante. J'avais besoin de régler ça et de me reprendre. Tout de suite.
"Peut-être devrions-nous parler à l'intérieur?" demandai-je et je fus récompensé avec un beau blush. Maintenant je savais d'où son fils l'avait obtenu. Bien sûr, d'elle, c'était séduisant et sexy.
Elle eut un hochement de tête saccadé. "Toi," dit-elle en désignant Emmett. "Dans ta chambre".
Je me tournai vers lui, anticipant une discussion, mais au lieu de cela, il hocha la tête et entra rapidement dans la maison. Elle regarda ses autres fils. "Et aucun de vous ne le dérange non plus. Il doit réfléchir sérieusement. "
"Ça pourrait lui prendre un certain temps," plaisanta le plus jeune. Un de ses frères ricana mais je ne vis pas lequel.
Bella se tourna vers moi et commença à parler. Il y eut une interruption. "Mais c'est ma chambre aussi ! "protesta le deuxième plus âgé.
Sa mère leva un sourcil vers lui. "Vraiment Seth? " L'expression du garçon tomba. "Est-ce la façon dont tu veux que cela continue? "
"Non madame," murmura-t-il, en frappant le sol avec son pied.
Puis elle jeta un coup d'œil au plus jeune. "Et ne crois pas que je n'ai pas entendu ce que tu as dit plus tôt, Jacob Joshua James."
"Désolé," marmonna le garçon.
"C'est bien ce que je pensais," dit-elle calmement. "Maintenant, tous les trois, vous allez dans la chambre de Sam et Jake. Vous pouvez jouer à la x-box, mais si j'entends un cri ou une dispute, vous ferez le désherbage et les parterres de fleurs, puis vous nettoierez le garage. Pendant deux jours. " Les garçons grimacèrent. J'eus le sentiment que Mme James ne faisait pas de menaces. Elle faisait des promesses. "Compris?"
Il y eut un refrain rapide de 'oui m'dame' et ils entrèrent dans la maison en une seule file. C'était bien une famille de militaire, je reconnaissais les signes assez facilement. Et ça prenait un sens. Mais où était le papa ? Déployé ? Divorcé ? Juste rien à foutre ?
"S'il vous plait entrez, " dit doucement Bella. "Euh … ? " Et je réalisai que j'avais été très impoli, je ne m'étais pas présenté.
"Oh, je suis désolé, je suis Edward Cullen." Pas besoin de grade, en plus j'avais le sentiment qu'elle comprenait déjà tout cela rien qu'en jetant un regard à mon uniforme. Cette dame avait l'air confiant d'une femme qui a l'habitude de côtoyer le personnel militaire, rien ne l'intimide. Elle pourrait être triste et accablée, mais intimidée? Jamais. Je l'aurais bien vue se confronter à un général cinq étoiles sans même cligner des yeux.
Elle hocha la tête et me fit signe vers la maison. L'intérieur était aussi chaleureux et accueillant que l'extérieur le suggérait. Tout laissait voir qu'il y avait des garçons ici, balles de baseball, x-box, télécommandes, et jusqu'au tas de chaussures dans un coin. Il y avait un ordre dans le chaos. Ce n'était pas sale, juste vivant et convivial. Cela me rappelait la maison dans laquelle j'avais grandi. Quand mon frère et moi éparpillons notre bordel dans toute la maison et que cela rendait notre mère folle.
"Voulez-vous un café?" offrit-elle.
" Ce serait formidable. "
" Je reviens tout de suite. Asseyez-vous," dit-elle.
Je le fis. Je jetai un coup d'œil autour de moi et soudain je sus exactement pourquoi Emmett avait agi comme il l'avait fait, pourquoi papa n'était pas là pour prendre soin de son fils. Je sus pourquoi Mme James avait l'air fatigué et surchargé et pourtant dangereusement belle. Là, sur le manteau de cheminée trônait l'indice – cette boite de forme triangulaire qui abritait le symbole de tout ce qui perturbait cette petite famille. J'avais trop vu de ces drapeaux ces dernières années, chacun d'eux pris sur le cercueil d'un homme ou d'une femme qui avait fait le sacrifice ultime pour son pays. A côté du drapeau se trouvait la photographie d'un homme en uniforme de l'armée. Il avait les cheveux foncés, les yeux bleus et le regard d'un condamné à perpétuité. Je vis dans ses traits, un écho de ses quatre garçons d'une manière ou d'une autre. Je lus la plaque en laiton sur la boite du drapeau.
E. James McCarty
17 Novembre 1968 – 4 Juillet 2006
Il avait dû être plus âgé que son épouse, j'en étais sûr. Elle devait être très jeune quand Emmett était né. Je notai la date du décès. L'anniversaire était à venir. Je me demandai comment la famille pouvait le gérer en étant dans une ville militaire pour le 4 juillet, jour qui était devenu une grande fête patriotique. Peut-être qu'ils partaient pour aller dans un endroit tranquille. S'ils ne le faisaient pas, peut-être que je pourrais le leur suggérer.
Bien sûr, je ferai tout aussi bien de me rappeler que ce n'était absolument pas mes affaires et fermer ma gueule.
Elle entra dans la pièce portant deux tasses de café et suivit mes yeux vers la cheminée. "Euh oui..." dit-elle. "Emmett a eu quelques problèmes d'adaptation." Elle replaça une mèche de cheveux derrière son oreille et mordilla un bref moment sa lèvre inferieure.
"C'est une chose à laquelle il est difficile de s'adapter," dis-je doucement.
"Cela fait presque deux ans," répondit-elle. "On pourrait penser que nous serions tous habitués." Bella secoua la tête. Ses yeux s'égarèrent une fois de plus sur le drapeau … sur la photo. Le chagrin était gravé sur son joli visage. "Mais on ne s'y habituera pas, je ne pense pas." Son sourire était triste. "Désolée, ce n'est pas votre problème."
Oh mais il pourrait le devenir, Bella.
Attends.
D'où diable cela venait-il ?
Prenant une gorgée de son café, Bella soupira. "Emmett est un bon gars, vraiment." Puis elle grimaça. "Et maintenant je ressemble à une maman typique, qui trouve des excuses pour la mauvaise conduite de son petit chéri."
"Non," corrigeai-je. "On dirait une mère qui sait que son père manque à son fils." Je haussai les épaules. "Les problèmes sont liés à ça."
"Oui, mais cela n'excuse pas son comportement." Elle fronça les sourcils en regardant sa tasse. "Je vais vous faire un chèque aujourd'hui et puis je ferai travailler Emmett pour qu'il me rembourse. Il n'apprendra pas, à moins qu'il y ait des conséquences à ses actes."
Il était évident que Bella était une excellente mère, elle était juste dans une situation difficile. Je m'arrêtai. J'avais eu une idée folle et j'avais été assez honnête pour admettre que ce n'était pas seulement pour le bénéfice d'Emmett. Mais quand je prononçai ces mots, je fus en état de choc. "Ecoutez, cela peut paraitre fou, mais..."
Ses yeux rencontrèrent les miens, visiblement surprise par mes paroles. "Mais … si Emmett travaillait directement pour moi en faisant des tâches pour rembourser le coût du pare-brise? " J'hésitai en essayant de jauger sa réaction. "Je pense juste que cela aurait un impact plus important sur lui s'il peut travailler et me payer moi plutôt que vous. Il le prendra de façon plus personnelle, il verra les conséquences de ses actes et il aura à vivre avec. "Par ailleurs," ajoutai-je avec un petit sourire, "Je pense qu'il sera moins susceptible de se lamenter avec moi qu'avec vous quand il sera fatigué de travailler." Et comme avantage supplémentaire je vous verrais beaucoup, beaucoup plus souvent, Mme James.
Elle rit et hocha la tête. "Oui, je soupçonne que vous ayez raison au sujet de la pleurnicherie." Puis son expression s'assombrit. "Etes-vous sûr? Il peut être … difficile. " J'étais sûr qu'Emmett s'était révélé difficile ces derniers temps. Mais qui pourrait le lui reprocher ? C'était horrible de perdre un père, à tout âge, mais de le perdre à la limite de l'enfance et de l'adolescence… Je ne pouvais même pas imaginer l'impact que cela avait eu sur le jeune Emmett. J'avais pu voir le cœur du jeune homme sous tout le mépris, les fanfaronnades et le mauvais comportement qu'il affichait, et ça valait le coup que j'y consacre de mon temps. Au pire, ça allégerait le fardeau de sa mère qui l'aimait tant.
"Ça peut arriver quand un garçon perd son père, surtout à l'âge d'Emmett," grimaçai-je. "J'entraine des soldats, Madame, je pense que je pourrais le gérer."
"Oui, et bien je dois vous avertir à l'avance qu'Emmett est le fils de son père." Bella parla calmement avec de la frustration dans sa voix affectueuse. "Mac était un rebelle comme pas permis, né et élevé comme ça. Emmett continue cette lignée, alors il est juste que je vous prévienne. Tous mes garçons peuvent trouver les ennuis sans carte ni boussole, mais au fond ils sont de bons enfants. C'est juste qu'Emmett … " elle souffla longuement. "Il est d'une classe à part, tout comme Mac. Même les militaires n'ont pas pu complètement guérir mon mari de cela."
Elle me regarda par-dessus le rebord de sa tasse de café. J'essayai d'ignorer la flambée d'animosité qui me traversait quand elle se référait à son mari. Je n'étais même pas sûr de savoir d'où cela venait – ni pourquoi. "Emmett est juste comme lui – impulsif et téméraire, " soupira Bella. "Et maintenant il est en colère aussi. En colère contre son père pour ne pas être rentré à la maison, en colère contre moi parce que je n'ai pas su le retenir. Il est en colère contre le gouvernement pour avoir envoyé son père mourir si loin." Elle haussa les épaules. "Je suppose que je comprends sa colère."
"Je vais me considérer comme prévenu, un homme averti en vaut deux," lui dis-je. Le café était excellent, avec juste un soupçon de cannelle.
"Très bien, " murmura-t-elle. "Si vous êtes sûr." Bella pencha la tête et me regarda, un sourire tordu tirant ses lèvres superbes. "Quand voulez-vous mettre ce garçon au travail ?"
"Eh bien, cela n'aurait pas de sens de remettre à plus tard," répondis-je avec un sourire. "Je dirais, demain, à environ six heures demain, ce serait un moment idéal pour commencer." Qui a vraiment besoin de dormir ?
Bella rigola et couvrit sa bouche, comme si elle était stupéfaite d'avoir ri. Je voulais entendre ce son encore et encore. Elle hocha la tête et roula des yeux. "Il va haïr sa vie demain."
"Je sais," admis-je avec un sourire méchant.
Donc je ne dormirai pas demain. Ça irait, j'avais le sentiment que cela en valait la peine. Je me levai. "Je viendrai le chercher demain," dis-je. "Et je vais vous laisser mon adresse, mon numéro de téléphone ainsi que toutes mes coordonnées militaires. Juste pour que vous puissiez vérifier qui je suis."
Bella se leva aussi. Elle sourit et secoua la tête. "Mac m'a appris à bien cerner le caractère des gens. Et je pense que je peux vous faire confiance."
Je savais que l'uniforme lui était familier, et j'espérais qu'il lui inspirerait confiance. Je voulais qu'elle me fasse confiance. Je voulais beaucoup de choses de Bella James. Oh oui, beaucoup, beaucoup de choses.
Mais je ne pouvais pas les demander. Je ne le ferais pas. Je voulais juste aider Emmett à payer pour le pare-brise et ce serait fini.
Je m'éloignerai.
Bien sûr. Je m'éloignerai. Je le ferai.
Vous devez également savoir que cette fic comporte 57 outtakes que je vais poster au fur et à mesure de leur apparition, ils seront postés à part et vous serez averties de leur parution à la fin du chapitre qui les précède... (le premier arrive après le 3° chapitre)
Je vous remercie d'avoir tout lu
Merci pour vos com', vos mises en alerte et en favori, vos messages ...
A bientôt!
