The bigger they are appartient à LadyExcalibur2010
Traduit par bostondirty et corrigé par mes soins.
...
Chapitre 3
Vous le faites mal
.
Lorsque l'alarme se déclencha à 5h00, je fus confus pendant un moment. Je savais que c'était samedi. C'était quoi ce bordel? Et puis tout cela me frappa. Le gravier. Le pare-brise. Le rebelle. La mère, non-méduse … de quatre enfants. Oh oui je me souvenais de Bella James. Aujourd'hui était le premier jour où Emmett travaillait pour rembourser sa dette. Je n'allais rendre cela ni agréable ni facile ni amusant mais je serais juste. J'espérais qu'il trouverait cette méthode gratifiante. Enfin, cette partie ne viendrait sûrement pas tout de suite… Peut-être que dans une dizaine d'années il regarderait en arrière et rirait à propos de ça. Ou peut-être pas. J'avais prévu de discuter les conditions de son temps de travail avec Bella, mais j'étais confiant : nous serions sur la même longueur d'onde.
On pouvait compter sur Bella James et je la voulais vraiment de mon côté – surtout quand il s'agissait de ses garçons. 'Maman ours' fut le terme qui me vint à l'esprit, mais pas d'une manière où elle permettait à ses garçons d'avoir un mauvais comportement. Je savais juste qu'elle faisait attention à eux. Et que Dieu vienne en aide à ceux qui tenteraient de les blesser.
Je frappai à leur porte à 5h55 et elle fut ouverte par un jeune garçon aux yeux endormis. Jacob ? J'étais quasiment sûr que c'était Jacob. Il allait me falloir un peu de temps pour retenir leurs prénoms. J'espérai en avoir l'occasion. Je lui souris et il me sourit. "Salut …" marmonna-t-il et je remarquai qu'il trainait une couverture plutôt en mauvais état derrière lui. En y regardant de plus près, elle ressemblait à une vieille couverture fournie par l'armée. Elle irritait et tenait chaud si je me souvenais bien.
"Vous êtes ici pour emmener Em ?" demanda le garçon, l'air ravi par cette perspective. J'avais oublié à quel point les petits appréciaient que leurs frères plus âgés soient, comme Jake l'avait dit, dans la merde.
"Oui," répondis-je. "Votre mère est levée ?"
"Je suis ici," appela la voix sensuelle dont je me souvenais et j'entendis du bruit. Elle apparut dans l'embrasure, berçant une tasse fumante, comme si c'était l'ambroisie des dieux. Je sentis. C'était un cadeau du ciel. Café.
"Voulez-vous une tasse ?" offrit-elle en tenant la tasse en l'air.
"Très certainement," suppliai-je presque et elle rit.
"Dieu, je sais. Les matins …" marmonna-t-elle puis elle repartit dans la cuisine, le garçon la suivant de près. "Noir, ça vous va ?"
"Ça ira très bien." Jake me regarda par-dessus son épaule et puis tira la main de sa mère.
"Je peux avoir un chocolat chaud maman ?" demanda-t-il.
"Juste une minute Jake," répondit Bella. Elle semblait fatiguée. Ou peut-être était-elle juste endormie. Un instant après elle apparut en tenant une tasse de café noir. Je pris une gorgée. La perfection.
"Emmett doit finir de ranger le désordre dans la salle de bain," expliqua Bella "J'essaie de ne pas aller trop là-bas." Elle frissonna. "Quatre garçons, une salle de bain … c'est un endroit effrayant."
"Pas besoin d'expliquer," lui dis-je. "J'ai vu plus que ma part de salles de bain sales…"
Elle grimaça. "Ne me le rappelez pas." Puis elle soupira et fit passer ses cheveux derrière son oreille. "Ecoutez, c'est juste que … Et bien, c'est juste vraiment gentil, et bien au-delà de l'appel du devoir de vous donner tout ce mal pour Emmett … et pour moi. Je pense que ça va lui faire du bien de s'éloigner de moi et de ses frères, et bien sûr il faut qu'il paie pour… "
"C'est ok," lui assurai-je. Je pus voir qu'elle commençait à radoter, mais ce n'était pas vraiment ce pourquoi je l'avais interrompue. Elle semblait juste trop tentante, putain, debout, là, en pantalon de yoga et tee-shirt, avec ses cheveux encore ébouriffés, sans maquillage et la vapeur de la tasse de café qui donnait à son visage un léger scintillement.
Je regardai vers le sol, me demandant ce qu'il pouvait bien m'arriver. Puis je gémis presque. Bella avait de beaux pieds récemment pédicurés. Ses ongles étaient peints d'une riche couleur corail luxuriante. Tout à propos de cette femme était intéressant, provocateur et … stop.
Je ne l'avais rencontré que la veille. Elle était veuve, essayant d'élever ses quatre fils. Je ne savais pas ce qu'elle faisait dans la vie, comment elle se sentait à propos de l'armée maintenant, comment elle faisait face à la mort de son mari, si elle voyait quelqu'un ou même si elle était intéressée pour avoir des rendez-vous ou une relation … merde.
Relation ?
A quoi est-ce que je pensais ? Tout d'abord je n'avais rien voulu d'autre que des rendez-vous d'un soir. Le sexe était amusant, j'aimais ça. C'était un de mes passe-temps préférés. J'aimais à penser que j'étais assez bon dans ce domaine, mais cela n'avait jamais été sérieux pour moi. J'avais essayé de faire en sorte que mes partenaires s'amusent autant que moi. Mais je n'avais jamais offert plus que de l'intimité physique. Les femmes que j'avais prises dans mon lit le savaient et elles savaient aussi que je n'étais pas prêt à offrir davantage. Deuxièmement, je préférais les femmes qui avaient la même attitude décontractée envers le sexe et cela signifiait, pas de bagages. Nous partagions quelques rires et ensuite continuions notre chemin, sans rancune.
Et Bella James ne semblait n'avoir rien d'autre quedes bagages.
Et pourtant …
Et pourtant je la voulais. Terriblement. Je pouvais imaginer ses cheveux bruns étalés sur mes oreillers, je pouvais facilement imaginer être enfoui dans sa chaleur, je pouvais presque entendre ses gémissements quand je la sentirai éclater sous moi … sur moi … autour de moi.
Mais je savais que rien avec Bella James ne pouvait être occasionnel. Je n'avais qu'à la regarder interagir avec ses garçons pour le savoir. Elle ferait toujours passer leurs besoins d'abord, et elle ne permettrait jamais le sexe commode et décontracté d'interférer dans sa relation avec eux. Son mari était mort et j'étais là aux prises avec une érection. J'étais une telle merde.
Bella était clairement hors d'atteinte. Elle était le genre de femme à qui vous offrez votre cœur. Je ne m'étais jamais engagé, et tout cela n'était pas possible avec elle.
Pourquoi alors sentais-je mon corps se durcir et se raidir à la seule pensée de glisser mes mains dans son pantalon moulant et de ventouser son cul délicieux tandis que je la hissais contre moi ?
Heureusement Bella monta pour hurler sur Emmett et faire en sorte qu'il se bouge. Impossible de m'en empêcher, je regardai le balancement de ses hanches et les muscles de son cul bouger sous le fin pantalon de yoga. Je pouvais l'entendre crier sur Emmett. Cela me donna le temps pour convaincre ma bite qu'elle devrait vraiment décrocher de ma conversation pendant un moment. Peut-être même partir en vacances. Après une brève argumentation, elle céda, dieu merci.
Je sentis un tiraillement sur mon jeans et regardai vers le bas et je vis Jacob me fixer. "Vous pouvez faire un chocolat chaud ?"
"Quoi ?"
"Pouvez-vous faire un chocolat chaud ?" demanda-t-il à nouveau, d'un ton un peu impatient, comme si je n'avais pas entendu sa question. Je pouvais presque entendre le 'duh' (expression américaine qui veut dire en gros "t'es débile ou quoi ?)
"Euh … oui ?" Cela faisait des années que je n'en avais pas fait. Mais bon cela ne pouvait pas être si difficile non ?
"Ma mère a oublié," expliqua Jacob. "Et je voudrais vraiment un peu de chocolat chaud." Il tira sur mon jeans à nouveau. "Alors, vous pouvez?"
Donc, apparemment Jacob voulait vraiment un chocolat chaud. Okay. Je pouvais gérer ça, non ? "Bien sûr," répondis-je, " Montre-moi le chemin."
Il m'offrit un grand sourire, dévoilant deux dents manquantes, et je le suivis dans la cuisine. Il indiqua le garde-manger. "C'est là," dit-il.
J'attrapai la boite de cacao, lus les instructions et regardai dans les placards pour trouver une tasse. Je commençai à la remplir d'eau et jetai un coup d'œil à Jacob. Il fronça légèrement les sourcils et secoua la tête. "Hum euh," dit-il. "Vous le faites mal."
Je levai l'emballage. "Il est dit ici d'ajouter de l'eau à la tasse."
Il fit une grimace dégoutée. "Pas d'eau," soutint-il. "Du lait."
"Tu es sûr ?"
"C'est comme ça que maman le fait," dit-il finalement, le regard un peu condescendant.
"Très bien alors, » dis-je en jetant l'eau. J'allai au réfrigérateur et remplis la tasse pour lui. J'étais sur le point de mettre la tasse dans le micro-onde lorsque Jacob soupira.
"Vous faites fausse route," dit-il encore.
Je soupirai aussi. Visiblement faire du chocolat chaud était un peu plus compliqué que prévu. "Quel est le problème maintenant ?"
"Si vous le faites dans le micro-onde le lait devient tout pétillant puis déborde et maman se fâche," dit-il. Il se pencha dans un placard et récupéra une petite casserole. "Vous devez faire chauffer le lait ici, puis le mettre dans la tasse."
Je pouvais dire qu'il essayait de s'empêcher de rouler des yeux.
"J'ai déjà du lait dans la tasse, " répondis-je.
Il secoua la tête, me prit la tasse et versa le lait dans la casserole. "Là-bas," expliqua Jacob en se tournant vers la cuisinière. "Je peux utiliser la cuisinière seulement parce que vous êtes là et que vous êtes un adulte." Il leva les yeux vers moi et fronça les sourcils. "Vous savez comment utiliser une cuisinière pas vrai ?" Jacob semblait en douter.
"Oui." Je commençai à me sentir insulté. Et stupide. Ses yeux sombres semblaient voir à travers moi. J'avais rencontré des généraux moins intimidants.
"Et bien vous aviez dit que vous saviez faire du chocolat chaud aussi," me rappela Jacob.
"C'est le cas," protestai-je.
Il haussa les épaules comme s'il me ménageait. Il prit une cuillère et me la tendit. "Maintenant, mettez le mélange dans la casserole et remuez," ordonna-t-il. "N'oubliez pas de remuer – autrement le lait s'accroche au fond de la casserole et maman dit des gros mots pendant qu'elle la lave." Jacob se mit à rire. "Nous ne sommes pas censés les entendre... " confia-t-il.
"Il me semble que tu sais ce que tu fais," dis-je en lui offrant la cuillère. Jacob secoua la tête.
"Non, c'est vous la grande personne, vous devez le faire." J'eus le sentiment que le gamin appréciait un peu trop cela, mais je décidai de jouer le jeu.
Je regardai la casserole. "C'est comme ça que le fait ta maman ?"
"Ouais," dit-il montant sur un tabouret de bar près du comptoir du petit-déjeuner. "Mais vous devez remuer," me rappela-t-il en arquant un sourcil. Je m'étais arrêté environ sept secondes mais le gamin était fort.
"Oups," m'excusai-je. "Désolé," et je remuai docilement. A ce moment-là, Bella apparut au pas de la porte. Elle me regarda en train de remuer le chocolat chaud et puis elle regarda son fils.
"Escroc," dit-elle en roulant des yeux. "Vous auriez pu le faire au micro-onde vous savez ?" me dit-elle.
Je regardai Jacob qui ricana derrière ses mains. "Vraiment ?" demandai-je.
Bella hocha la tête et rigola avec son fils. "Mais Jake l'aime mieux de cette façon, il vous a fait marcher. J'ai bon espoir qu'il soit avocat ou politicien un jour." Puis elle haussa les épaules. "Mais il pourrait finalement s'avérer honnête. C'est difficile à dire, il n'a que sept ans."
Jake rigola un peu plus et Bella ébouriffa ses cheveux en posant un baiser sur sa tête foncée. "Emmett sera là dans quelques secondes."
Je continuai à remuer le chocolat. "Et bien aujourd'hui je pensai emmener Emmett chez mon voisin. Il est à la retraite et ne se déplace pas aussi facilement qu'auparavant, donc Emmett et moi allons désherber ses parterres de fleurs, tondre sa pelouse, des trucs comme ça."
L'expression de Bella était difficile à lire. "Est-ce que ça ira? " demandai-je. Je ne voulais pas prendre quoi que ce soit pour acquis. Cette femme me faisait confiance avec son fils.
"C'est … " Elle soupira. "C'est plus que correct. C'est parfait en fait."
Je hochai la tête. Le chocolat chaud semblait être prêt alors je le versai dans la tasse et la présentai à Jacob. Il prit une gorgée et fit un signe d'approbation, mais il parut surpris que j'aie réussi la tâche. "Bien. Alors, je vais le payer à la fin de chaque journée en lui donnant cinq dollars de l'heure. Une fois qu'il aura remboursé le prix du pare-brise en entier, il aura terminé."
"Et vous me ferez payer ?" demanda Bella. "Je peux vous faire un chèque à l'avance, pour que vous puissiez payer pour le faire réparer."
"Non, en fait, je … " Je levai les yeux pour voir Emmett entrer dans la pièce. Il semblait morose et j'imaginai que ça ne durerait plus très longtemps. "En fait, ce que j'avais prévu c'était de donner de l'argent à Emmett à la fin de chaque semaine et puis quand il aura assez, il pourra me payer pour le pare-brise."
"Mais alors vous dépenseriez cet argent à deux reprises," protesta Bella.
"Mais je vais faire un peu travailler ce garçon," lui rappelai-je.
"Non," argumenta Bella. "Ce n'est pas juste."
Je pris une profonde inspiration, je savais que j'avais une chance sur deux pour qu'elle comprenne immédiatement pourquoi je disais cela. "Bella, Emmett a fait quelque chose de mal. Et c'est à moi qu'il a fait du tort. Voilà comment les hommes procèdent. Il a foiré et maintenant il doit se rattraper. Donc je voudrais avoir votre permission pour garder cela entre lui et moi. Il va travailler pour moi, je vais le payer pour ce travail. Puis quand il aura gagné assez d'argent, il pourra payer pour ce qu'il me doit, sachant que c'est sa propre sueur qui lui aura permis de gagner cet argent."
S'il vous plait, comprenez pourquoi cela est important pour Emmett, suppliai-je en silence.
Elle réfléchit un moment puis hocha la tête. "Cela semble juste," dit-elle. "A quelle heure dois-je le récupérer ?"
"Et bien je pense que nous aurons terminé vers quatorze heures."
Emmett grogna. Il avait les cheveux encore humides de sa douche, une expression maussade et les épaules voutées tandis qu'il enfonçait ses mains dans ses poches.
Mes paroles suivantes furent impulsives et pas très réfléchies. J'aurais dû garder ma bouche fermée. En l'ouvrant j'avais prouvé que j'étais un idiot. Un idiot masochiste.
"Euh … écoutez, j'ai une piscine et je ne l'ai jamais utilisée à bon escient. Pourquoi ne pas venir avec les garçons, ils pourraient se baigner cet après-midi ? Je suis assez doué avec un grill. Je peux faire cuire quelques hamburgers et les garçons pourront nager."
Jake tourna son regard de chiot vers sa mère immédiatement, tandis que les épaules d'Emmett se voutaient encore plus. De toute évidence, Emmett James n'était pas du matin. Cela rendrait la première partie de la journée intéressante.
Elle parut stupéfaite pendant un instant et fit ensuite un petit sourire. "Ce serait … bien," souffla-t-elle. "Je vous remercie."
Je mis ma tasse dans l'évier et fis taper mon poing contre celui de Jake en allant vers la sortie. Jacob se mit à rire et secoua la tête vers moi, comme s'il avait pitié ou était incrédule devant ma stupidité ou mon audace – je n'en avais aucune idée. Derrière moi, Emmett marmonna, grognon, mais je m'en fichais.
J'avais un rendez-vous.
Rendez-vous ?
Depuis quand inviter une femme et ses quatre enfants à nager dans votre piscine constituait un rencard ?
Merde, mec, tu es dans la merde. Demande à l'enfant. Il le sait.
Aujourd'hui nous avons fait la connaissance de Jake, le petit filou...
A venir
le premier outtake,
je vous avertis il n'est pas très gai, il sera posté dans la soirée.
Tous les outtakes seront regroupés sous le titre
... The harder they fall
Et vous aurez un autre chapitre avant la fin de la semaine
Pour celles qui l'ont demandé voilà la succession des chapitres et des bonus :
1 - 2 - 3 - B1 - 4 - B2 - 5 - B3 - 6 - B4 - 7 - B5 - 8 - B6 - 9 - 10 - B7 - 11 - 12 - B8 - 13 - B9 - 14 - B10 - 15 - B11 - 16 - 17 - B12 - 18 - 19 - B13 - 20 - B14 - 21 - 22 - B15 - 23 - B16 - 24 - 25 - B17 - 26 - 27 - 28 - 29 - B18 - 30 - 31 -32 - B19 - 33 - 34 - B20 - 35 - 36 - 37 - B21 - 38 - B22 - 39 - 40 - B23 - 41 - 42 - 43 - 44 - 45 - B24 - 46 - B25 - 47 - 48 - B26 - 49 - 50 - B27 - 51 - B28 - 52 - B29 - 53 - B30- 54 - 55 - B31 - 56 - 57 - B32 - 58 - B33 - 59 - 60 - 61 - B34 - 62 - 63 - B35 - 64 - 65 - 66 - 67 - 68 - 69 - B36 - 70 - B37 - 71 - B38 - 72 - B39 - 73 - 74 - B40 - 75 - 76 - B41 - 77 - B42 - 78 - et tous les bonus qu'il reste.
