The bigger they are de LadyExcalibur 2010

Ce chapitre a été traduit par bostondirty, je n'ai fait que corriger.

Chapitre 5

Avec des amis comme ceux là...

Je ne le savais pas lors du premier samedi, mais nous avions établi un modèle ce jour-là, un modèle pour les trois semaines à venir. Chaque samedi matin, je venais récupérer Emmett. Il était encore en train de nettoyer sa salle de bain après y avoir laissé du désordre. Bella m'offrait le café pendant que j'attendais Emmett et nous discutions de notre semaine.

J'avais vu des photos de Bella et des garçons et de Mac bien sûr. Je n'avais pas réalisé en regardant la photo sur la cheminée, mais Mac avait été vraiment très imposant. Il y avait une photo de Bella et Mac sur une place quelque part et il la dominait. Il devait mesurer au moins 1 mètre 98. Je pouvais voir de qui Emmett tenait sa grande stature. Il était clair qu'il allait aussi être un homme très grand. J'avais vu des photos des garçons étant bébés.

Une de mes préférées, étonnamment, était une photo avec Mac. Il tenait un bébé Jake et Bella se penchait pour lui donner un baiser sur le front. Je savais que c'était Jake parce qu'il y avait trois petites mains posées sur la couverture. Le regard de Mac disait tout. Il ne regardait pas Jake mais Bella. Et si je m'étais jamais demandé quel genre de relation ils avaient eue, un coup d'œil à cette photo m'aurait appris tout ce que j'avais besoin de savoir. Plus en fait.

C'était une femme qui avait été profondément aimée et elle avait aimé intensément en retour. Il serait difficile, pour tout homme voulant conquérir le cœur de Bella de soutenir la comparaison. Puis j'avais réalisé que je pensais à la conquérir et je n'étais pas sûr de savoir quoi penser de ce développement surprenant. Je décidai donc de faire ma Scarlett O'Hara et d'y réfléchir demain.

J'avais découvert que Bella enseignait les sciences en premier cycle du secondaire et qu'elle adorait ça. Je lui avais dit que l'enseignement des enfants à ce niveau était plus difficile que l'enseignement des jeunes soldats. Elle était d'accord. Elle m'avait appris qu'elle avait un frère mais qu'il vivait en Californie. Il lui manquait, mais ils se parlaient une fois par semaine au téléphone sans jamais oublier. Jake m'avait parlé de son oncle, il avait aussi mentionné son oncle Josh, mais Bella n'avait jamais fait allusion à un autre frère et je me demandais si c'était le frère de son mari. Je n'avais pas posé la question. J'étais toujours prudent au sujet de Mac.

Nous avions parlé de nos emplois, de nos familles, de la météo, des progrès d'Emmett sur sa dette et de ses fils en général. Nous n'avions pas parlé de son mari, Mac. Ce n'était pas comme si j'avais l'impression qu'elle évitait le sujet avec moi en particulier, juste que ce n'était pas quelque chose dont elle discutait avec n'importe qui. J'avais donc suivi son exemple.

Je découvris que son livre préféré était Orgueils et Préjugés suivi de près par les Hauts de Hurlevent. Je lui dis que j'étais d'accord sur le premier choix mais pas le second. Elle m'avait accusé d'être un crétin inculte. J'admis que cela pouvait être vrai. Je lui avais dit que mon livre préféré était Dune, mon second préféré étant Le Fléau. Elle avait lu et apprécié les deux à la fois, elle avait insisté sur le fait que c'était la preuve qu'elle avait des goûts plus éclectiques que les miens. Quand je lui avais dit qu'elle était la première femme que je rencontrais qui avait lu les deux et qui avait apprécié Dune, une science-fiction classique, elle grogna et me traita de cochon sexiste. Quelque part ça sonnait très sexy provenant de ses lèvres. Du moins c'était ce que ma bite en pensait.

"J'ai quatre garçons. Je peux tout te dire sur Dark Vador, Obi-Wan Kenobi, Paul Atréides et à peu près n'importe quel autre personnage de science-fiction." Elle roula des yeux et me confia également qu'elle était assez habile avec "un sabre laser". Je lui dis que je serais heureux de lui faire ravaler ces mots à n'importe quel moment.

Je commençai à connaitre les garçons un petit peu mieux aussi. Emmett était encore le plus réticent et nos samedis se passaient principalement dans le silence. Cependant, le silence était meilleur que la franche hostilité, bien que parfois je me demandas si je ne devais pas inciter Emmett à me parler de toutes ces choses qu'il n'exprimait pas. J'avais senti qu'il y aurait une explosion à venir et je ne voulais pas être surpris quand cela arriverait.

Sam, qui avait dix ans, était le plus silencieux du groupe. Il s'était lui-même octroyé le rôle de gardien de sa mère. Il était sérieux et concentré, n'obtenant que des A, visiblement avec facilité, dans sa classe d'élèves avancés. Bella m'avait appris que c'était lui qui s'assurait que les portes soient verrouillées la nuit, que celle du garage soit baissée et que la cafetière soit mise sur programmateur pour qu'elle puisse avoir son premier café de la matinée tout prêt. Sam semblait avoir quarante ans la plupart du temps.

Seth était le deuxième et il était le diplomate du groupe. Il apaisait les disputes qui, invariablement, surgissaient entre les garçons, il parvenait généralement à calmer les choses sans impliquer leur mère. En les regardant interagir les uns avec les autres, ces samedis après midi, j'avais finalement réalisé que les garçons avaient une sorte d'accord tacite pour ne pas trop tracasser leur mère. Ils étaient énervés contre Emmett pour avoir provoqué des ennuis. Il avait brisé leur code fraternel et ils n'étaient pas prêts à le lui laisser oublier.

Puis il y avait Jake, qui avait en quelque sorte trouvé son chemin dans mon cœur avec une facilité et une rapidité choquantes. Il était drôle et gai, utilisant sa personnalité charismatique pour obtenir ce qu'il voulait, mais pas dans un sens malicieux. On voulait simplement lui faire plaisir parce qu'il était très ouvert, affectueux et reconnaissant. De tous les garçons, il semblait être celui qui s'était le mieux adapté à la mort de son père et je me demandais si c'était parce qu'il était plus jeune que les autres. Jake avait seulement six ans quand son père était mort. Jake m'en avait beaucoup appris, il avait tendance à être très bavard le samedi matin devant un chocolat chaud.

Comme j'en avais appris beaucoup sur Bella et ses garçons, j'avais essayé de partager un peu de ma vie. Elle avait découvert que j'avais un frère cadet, Masen, qui était directeur de publicité à Seattle. Masen était marié et avait deux fils, les rêves de mes parents - avoir des petits-enfants - étaient quelque peu comblés. Mon père était médecin et ma mère avait été infirmière jusqu'à ma naissance. Puis elle était devenue maman à temps plein. Maintenant elle était bénévole dans un refuge de sans-abris à Charleston, en Caroline du Sud, utilisant ses compétences pour aider ceux qui avaient besoin d'elle. Mes parents avaient apprécié la douceur du climat et les calmes manières de leur ville d'adoption.

J'avais partagé le fait que j'avais rejoint l'armée un an après l'école secondaire, ennuyé par mes cours à l'université et incertain de ce que je voulais vraiment faire de ma vie. J'avais admis que la vie avait parfois été difficile dans l'armée service, mais que je trouvais cela gratifiant. Je lui avais même dit quelque chose que je n'avais jamais partagé avec personne. Je lui avais dit ce que je voulais faire de ma vie après que mon service soit terminé.

"Je voudrais ouvrir un pub ou quelque chose dans ce genre," avouai-je. "Tu sais, juste un endroit où on peut jouer aux fléchettes, prendre une cuite et s'assoir pour parler de nos jours de gloire."

Elle rit. "Ça semble merveilleux Edward." Elle pencha la tête pour m'étudier. "Hmm … toi en tant que barman ? Oui je peux imaginer tout cela."

Il y avait eu un silence par la suite. "Alors … penses-tu que tu vas te ré-enrôler une fois que ton temps sera écoulé?"

Je fis une pause, car en toute honnêteté ce n'était pas une décision que j'avais encore prise. J'avais haussé les épaules. "Je ne sais pas. J'ai un an avant de pouvoir quitter l'armée …" soupirai-je. "Bien sûr, c'est la première fois que je considère de ne pas renouveler mon contrat donc je suppose que cela signifie que je suis enfin prêt à vraiment envisager une alternative." Je secouai la tête. "Je ne sais pas. Nous verrons. J'aurais fait mes vingt ans ce qui signifie que je pourrais prendre ma retraite, mais … "

"Tu sauras quoi faire le moment venu," dit-elle doucement et elle posa sa main sur la mienne. Puis elle l'enleva rapidement et se tourna vers ses garçons. Quoi que ce moment ait été entre nous, elle y avait mis fin.


Ma main me picota pendant des heures.

Nous avions parlé tous les samedis après-midi tandis que les garçons jouaient dans la piscine. Je lui avais dit que j'étais impatient d'avoir un chien maintenant que j'en avais fini avec les déploiements. Elle m'avait dit de ne pas parler trop fort devant les garçons ou ils la supplieraient pour en avoir un aussi. "Et je ne pourrai pas gérer le nettoyage d'une autre chose vivante pour le moment," dit-elle avec un soupir. Je lui avais dit que je saurais me taire.

Nous avions parlé, nous avions ri. Nous avions plaisanté. Et j'avais été un parfait gentleman. Et c'était foutrement en train de me tuer.

Chaque vendredi soir je me retrouvais à tourner et retourner dans mon lit, anticipant mon bref moment du lendemain avec Bella. J'avais commencé à faire mariner les steaks la veille pour lui entendre faire ce petit gémissement très sexy quand elle en prenait une bouchée. J'avais même regardé les putains d'émissions de cuisine pour pouvoir lui offrir des accompagnements plus tentants que des macaronis aux fromages ou des chips avec des petites sauces.

J'avais fait plus d'efforts pour cette amitié complètement platonique que pour les deux seules vraies "relations" que j'avais eues. Pour être tout à fait franc, j'étais complètement et totalement sous la coupe de cette femme qui n'avait pas la moindre idée que j'avais un chromosome Y. J'étais son ami, son copain, le copain de ses fils.

Et j'en avais vraiment foutrement marre. Je voulais plus. Je voulais sentir ses lèvres s'ouvrir sous les miennes, je voulais ses mains tirant mes cheveux pendant que je léchais l'essence douce entre ses cuisses, je voulais entendre mon nom sur ses lèvres pendant un gémissement rauque ou un hurlement dont je ne me soucierais pas.

J'avais mal pour elle, littéralement. Je m'étais tellement branlé que j'étais un peu inquiet d'en perdre ma bite un jour. Et là encore … j'étais le parfait gentleman. Ça me rendait grincheux. En fait j'étais si grincheux que mon meilleur ami Jasper l'avait même remarqué. Nous étions ensemble pour notre entrainement de base il y a vingt ans, et nous étions restés en contact depuis notre première affectation, le devoir nous avait envoyé dans endroits opposés du pays. J'étais allé en Géorgie et il était allé dans l'état de Washington. De temps en temps l'armée finissait par nous mettre à distance raisonnable par la route, mais j'avais été ravi et surpris de trouver Whitlock sur la même base que moi. Cela n'était jamais arrivé auparavant et nous avions tous les deux profité de ces retrouvailles inattendues et prolongées.

Maintenant, cependant, il me cassait les pieds à cause de ce qu'il appelait mon 'attitude de merde'. "Tu as besoin de t'envoyer en l'air," me conseilla-t-il un soir alors que nous étions assis près de la piscine en sirotant une bière. Son épouse Alice était à la maison avec l'un de leurs enfants qui avait une otite. Ils en avaient trois, des jumelles et un garçon. C'était l'une des jumelles qui était malade. Je n'étais pas sûr de laquelle, je ne pouvais toujours pas les différencier.

J'avais été surpris de voir comment cela était bon d'entendre les enfants de Jasper crier quand ils jouaient dans la piscine. Il me semblait que la piscine était faite pour des enfants. La déclaration de Jasper, cependant, m'avait rappelé pourquoi j'avais passé autant de temps avec des enfants dernièrement. J'avais grimacé à ses mots, sachant qu'il avait raison. Malheureusement bien que ce simple fait soit établi, ça n'allait pas résoudre mon problème. Mes besoins – mon appétit – semblait être très précis pour le moment. "Je vais m'en occuper," lui promis-je.

Jasper rit et secoua la tête. "Oh, le puissant est tombé bien bas," dit-il tout bas.

Je fronçai les sourcils en prenant une autre gorgée de bière. "C'est quoi ce bordel ? Qu'est- ce que ça veut dire?"

Il pinça les lèvres un instant, bien évidemment en essayant de réprimer son sourire. Il secoua la tête à nouveau. "Rien, ça n'est censé rien dire."

"Conneries Whitlock," sifflai-je dans un chuchotement. Alice prendrait mes couilles si elle me surprenait à jurer autour de ses enfants. "Parle!"

Il me regarda, son expression était espiègle et rieuse. "Je me rappelle juste un proverbe..."

Et il s'arrêta.

Le salaud.

"Et?" l'incitai-je finalement. Il resta silencieux alors je me penchai pour le frapper sur le bras, lui faisant verser un peu de sa bière. Je pris plus de satisfaction dans cette petite victoire que je n'aurais dû.

Jasper soupira et finit sa bière. "Tu sais ce vieux dicton : 'Plus on s'élève et plus ...' ?"

"Plus quoi Whitlock ? Tu es jaloux parce que j'emballe plus que toi ?" raillai-je.

"Ça te plairait hein?" Jasper roula des yeux. "Mais ce n'est pas ce dont je parle crétin."

"Qu'est-ce que tu racontes alors?"

Jasper recula sa chaise et se pencha en avant, les coudes sur les genoux. "On dit que 'plus on s'élève et plus dure est la chute'."

« Et alors ? »

Il frotta son visage avec ses mains. "Et toi mon ami, tu es tombé," il sourit. "Durement."

"Non c'est faux." Ma réaction avait été immédiate et instinctive. Et c'était aussi, je le soupçonnais, une connerie complète.

Jasper s'adossa à sa chaise et haussa les épaules. "D'accord, si tu le dis," répondit-il avec humour.

"Oui, je te le dis!"

"Bien sûr je te crois," j'entendais son incrédulité à chaque syllabe.

"Je suis sérieux, je n'ai pas de sentiment pour Bella James." J'étais très énervé. "Je lui donne un coup de main en laissant son fils rembourser sa dette, elle a les mains pleines, merde, tu sais ce que je veux dire, quatre enfants – chacun d'eux avec ses propres bêtises d'enfer."

"Et bien sûr tu n'as pas remarqué qu'elle est aussi très attirante," murmura Jasper. Il avait eu un aperçu d'elle un samedi quand il avait emprunté ma tondeuse tandis que la sienne était en réparation. Alice et lui vivaient seulement quelques rues plus loin, ce qui m'avait ravi jusqu'à ce qu'il commence à être insistant et curieux. J'avais envisagé de déménager mais je détestais trimballer tous ces cartons … Pouah.

"Quoi ? Putain non. Je veux dire, oui, je l'ai remarqué, j'ai encore des couilles non ? Mais cela n'a rien à voir, rien du tout." Nier, nier, en bloc.

"Ok si tu le dis, je te crois," Jasper se leva. "Je vais chercher une autre bière. Tu en veux une?"

"Non," répondis-je la mine renfrognée et bouteille en main. « Je n'ai pas de sentiment pour elle, » murmurai-je.

Jasper me tapota l'épaule, le bâtard condescendant. "Ok mon pote. Bien sûr que tu n'en as pas..."

"Je n'en ai pas," grognai-je de nouveau. Pleinement conscient du fait que j'agissais comme un enfant grognon. Ce n'était que mes années d'entrainement militaire qui m'avaient empêché de lui tirer la langue.

Cela et la vexation. Ouais la mortification fait des merveilles.


Edward et le déni... Il n'a jamais été vraiment amoureux, il a collectionné les conquêtes et tomber amoureux ne faisait pas parti de ses projets... jusqu'à présent... il ne comprend pas bien ce qui lui arrive alors il nie en bloc... Rassurez-vous il va s'adapter ...!

Merci d'être passées par là