The bigger they are appartient à LadyExcalibur 2010

bostondirty a traduit, corrigé par mes soins


Chapitre 9

La façon difficile

"Alors …" commença Jasper alors que je mangeais le repas qu'Alice avait préparé. "Comment va la belle veuve ?"

Alice poussa Jasper du coude et roula des yeux. "Vraiment Jasper ? C'est le mieux que tu puisses faire ? Je t'ai dit d'être subtil !" murmura-t-elle dans un souffle. "Comme si quelqu'un avec un chromosome Y pouvait être subtil … j'aurais dû m'en douter … m'en occuper moi-même … ne peux faire confiance à personne …"

Je ris de l'air chagriné sur le visage de Jasper. Ce garçon était malmené et nous le savions tous. Puis je me tournai vers Alice et gémis. Honnêtement, je ne connaissais pas bien Alice avant de déménager à Fort Bragg [Fayetteville Caroline du Nord]. Jasper l'avait rencontrée après que nous nous soyons séparés, après notre entrainement de base. Je l'avais rencontrée à quelques reprises bien sûr, mais nous n'avions jamais vraiment interagi. Après avoir repris contact avec Jasper ici, j'avais appris à connaitre Alice Whitlock. Je l'aimais bien, elle était la femme parfaite pour lui.

Cela ne changeait pas le fait qu'elle me faisait peur comme l'enfer.

Elle était comme un pit-bull quand elle voulait quelque chose. En ce moment elle voulait de l'information. Je pouvais le voir dans ses grands yeux bleus. Si le gouvernement pouvait mettre ses capacités en bouteille, il n'y aurait plus besoin d'aucune autre technique d'interrogatoire. Ils pourraient simplement lâcher le facteur "Alice" et tous les secrets seraient divulgués. "Oh non," dis-je en secouant la tête. "Je n'ai rien à dire."

Alice fit une grimace boudeuse et Jasper lui caressa la main pour la consoler. "Eh bien …" Elle soupira. "Je ne voulais pas faire cela mais tu ne m'as laissé aucun autre choix."

Oh oh. J'eus un mauvais pressentiment. "Qu'as-tu fait ?" Je regardai Jasper, mais il ne voulait pas répondre à mon regard. Petite merde lâche. Bien sûr il était marié à Alice. Je ne pouvais pas le lui reprocher.

Alice haussa simplement les épaules. "Rien qui te concerne," dit-elle avec une nonchalance exaspérante.

"Alice …" la prévins-je.

Elle jeta un regard à Jasper qui haussa les épaules et leva les mains en signe de reddition. Il était vraiment peureux. Trou du cul. "Ok, mais rappelle-toi juste que tu aurais pu le faire de la façon facile, mais puisque tu ne l'as pas fait, nous le ferons à la dure." Elle fronça les sourcils en me regardant comme si je l'avais personnellement offensée.

"Quand as-tu rejoint l'armée Mary Alice ?" J'utilisai son nom complet car je savais que cela l'énervait. Ses yeux se plissèrent. "Tu vas me faire une offre que je ne peux pas refuser ?" raillai-je.

"Tu es juste en train de t'enfoncer, Cullen," murmura Jasper en secouant la tête.

"On dirait que je le suis déjà très profond Whitlock." Je regardai Alice qui se contentait de me regarder. Merde. Elle n'allait pas reculer. "Très bien Mary Alice, pourquoi ne pas me dire ce que tu as fait ?"

"Si tu m'appelles Mary Alice une fois de plus tu vas le regretter, mais vraiment beaucoup, Edward Cullen," dit Alice d'une voix faible. Je vis qu'Adam, leur fils unique, nous observait avec un intérêt passionné. Les jumelles, Sophie et Sarah, étaient chez une amie.

"Tu es en difficulté," dit Adam d'un ton neutre.

"Il semblerait," répondis-je.

Adam tourna son attention vers son assiette. Il n'allait pas prendre ma défense non plus. C'était un enfant intelligent.

"Edward," commença Alice. "J'ai été patiente." Je soufflai. "Vraiment je l'ai été. Demande à Jasper." Jasper hocha la tête. "Mais cela frôle le ridicule."

"C'est juste trop mauvais," dis-je. "Je ne dirais rien."

"Te rappelles-tu de ce que j'ai dit sur la manière facile ou difficile ?" demanda Alice.

"Oui." J'avais un très, très mauvais pressentiment.

"Il s'avère que l'une des jumelles est dans la même classe que Sam James." Je gémis et m'enfonçai dans ma chaise. Adam secoua la tête et me sourit.

"Et ?"

Alice sourit innocemment. Je n'avais pas confiance en elle. "Tu sais que nous allons faire une fête pour l'anniversaire d'Adam dimanche prochain?" dit-elle. "C'est le dernier week-end avant le 4 Juillet. J'attendais de toi que tu me dises que tu avais invité Bella et les garçons. Comme je te l'ai demandé." Elle fronça les sourcils. "Mais tu ne l'as pas fait. Et finalement j'ai juste eu à prendre les choses en main personnellement." Elle soupira. "Nous aurions pu éviter ce gâchis, mais non … Tu as dû rendre les choses difficiles." Alice me faisait un petit sourire béat. "Tu sais ce qui est merveilleux dans le fait d'avoir des enfants dans la même classe ? Au début de l'année, on nous donne une liste avec le numéro de téléphone de chaque parent, juste pour pouvoir entrer en contact si besoin."

Putain.

"Dis-moi que tu n'as pas …"

Alice sourit. "Oh, si je l'ai fait, il n'y a aucun doute."

"Peut-être que Bella est occupée." Je me raccrochais à n'importe quoi. Ce n'est pas que je ne voulais pas voir Bella, je savais juste que si Jasper me voyait interagir avec elle, il saurait immédiatement que je suis une petite merde excitée qui ne peut pas contrôler sa bite en la présence de Bella. Il allait sans doute deviner aussi que j'étais – très probablement – tombé amoureux.

"Elle ne l'est pas," répondit Alice avec suffisance. "J'ai déjà sa confirmation. Bella James ainsi que ses quatre enfants." Alice renifla. "Je n'ai pas encore décidé si je t'invitais ou non."

Je regardai Jasper. "Traître."

Il regarda son assiette. "J'ai essayé de t'avertir," dit Jasper calmement.

Alice frappa dans ses mains. "N'aimes-tu pas simplement quand un plan prend forme ?" Puis elle me sourit. "Peut être que si tu te conduis bien, Bella pourra te permettre de venir avec elle et les garçons."

Oui. J'adore foutrement quand Alice interfère dans ma vie.

"Ma cousine vient nous rendre visite," m'informa Adam. J'étais désespérément reconnaissant pour le changement de sujet.

Je regardai Jasper qui haussa les épaules. "L'un des enfants de ma sœur … " expliqua-t-il. Je ne demandai pas lequel. Les parents de Jasper s'étaient mariés, remariés, et avaient procréé avec jubilation avant de tout abandonner. Je ne pouvais pas me rappeler de tout le monde correctement. Jasper avait renoncé à m'expliquer.

"Sa mère est en chimiothérapie et ne peut plus s'occuper d'elle," ajouta Alice. "Alors elle va rester avec nous cet été."

"Ouah, quatre enfants – tout l'été ?" Je fus surpris par leur générosité de vouloir ouvrir leur maison à un inconnu virtuel. "Cela fait beaucoup à gérer."

Jasper me jeta un regard sournois. "Quatre enfants vont juste rendre les choses... intéressantes."

J'aurais bien aimé mettre mon poing sur son petit sourire satisfait mais je ne pense pas qu'Alice apprécierait. J'avais déjà admis qu'elle me terrifiait, donc c'était assez dissuasif. Je me contentai de bouder tout en finissant mon repas.


Comme j'étais déjà dans la merde, je décidai d'aller de l'avant et d'appeler ma mère. Aujourd'hui était déjà un désastre complet pourquoi attendre demain ? Après que ma mère se soit réjouie de mon appel téléphonique inattendu, augmentant ma culpabilité, insistant dessus, elle finit par m'achever.

"Alors … qu'est-ce qui ce passe, Edward ?" Elle semblait décontractée, mais je savais que ma mère et ses questions étaient tout sauf cela.

"Rien," insistai-je.

Elle grogna. "Ok," et elle réussit à faire passer tout son scepticisme dans ce seul mot.

"Euh… Je me demandais si cela te dérangeait que j'amène quelqu'un pour le week-end du 4 Juillet." Je savais que Maman reconnaitrait immédiatement l'odeur du sang dans l'eau et qu'elle allait me cuisiner. Je pouvais pratiquement entendre le thème des Dents de la mer. Je n'avais jamais amené quelqu'un à une réunion de famille. Si tu commences à amener des femmes chez tes parents, elles se font des idées, fausses. Lilith était déjà connue de ma famille donc cela n'avait pas compté.

"Ce sera une amie féminine ou un ami masculin ?" me demanda Maman. Elle allait la jouer décontracté. D'accord je pouvais le faire. J'avais une vie d'expériences à la jouer décontracté.

"Féminin … et masculins," modifiai-je.

Maman rit. "Eh bien maintenant cela semble très intéressant. Je ne pense pas déjà avoir rencontré quelqu'un qui soit les deux à la fois. C'est excitant. Attends que les filles du club de bridge entendent parler de ça."

"Euh … ce que je voulais dire c'est que je veux amener une amie, mais … " Dieu, ce fut plus difficile que prévu. "Elle a des enfants." Je me raclais la gorge. "Ce sont des garçons. Donc, voilà, femme et hommes."

"Bien sûr mon chéri, tu sais que tes amis sont les bienvenus chez nous." Le sarcasme devenait ridicule.

"C'est juste une amie maman." Menteur, menteur, ton pantalon brûle.

"Bien sûr, mon chéri." Chéri était le code pour 'je t'aime mon fils idiot.'

"Bon eh bien merci." Je ne savais pas où aller à partir de là et je voulais juste savoir comment raccrocher le téléphone le plus rapidement et le plus facilement possible.

"Combien de fils a-t-elle ?" Comme toujours Maman allait droit au but et à la question à laquelle je n'étais pas prêt à répondre. J'avais eu une sorte d'espoir qu'elle ne remarquerait pas qu'il y en avait quatre. Je veux dire, les enfants se déplacent beaucoup et vite. Vous pourriez perdre le compte non ? Je n'étais pas sûr de savoir comment mes parents allaient réagir. Je savais déjà que Bella avait beaucoup de bagages mais je ne voulais vraiment pas avoir à en discuter.

"Quatre," répondis-je, attendant que les cris commencent. J'attendais qu'elle me dise de courir loin, très loin. Maman, étant la maman qu'elle était, fit exactement le contraire de ce à quoi je m'étais attendu.

"Oh comme c'est merveilleux !" Le plus drôle c'est que ma mère n'était pas sarcastique à cet instant. Elle était complètement sincère. Elle avait toujours voulu une grande famille mais après que mon frère soit né, elle ne put plus avoir d'enfant. Cependant, c'était une chose de vouloir une grande famille pour soi et une autre d'apprendre que votre fils sortait avec une femme avec quatre enfants. D'autre part, elle était probablement juste heureuse à mort que je sois effectivement avec quelqu'un. Elle aurait probablement présenté la fiancée de Frankenstein à ses copines de bridge avec délice. "Alors, parle-moi d'elle."

Ce fut tout ce qu'il me fallait, ma bouche s'ouvrit et je commençai à parler de Bella et Emmett et Seth, Sam et Jake.

"Alors son mari est mort à la guerre ?" demanda-t-elle de sa voix triste. "C'est terrible pour elle."

"Ouais, mais elle le gère mieux que tu ne l'imagines. Elle est si forte et elle est une si bonne mère. Ses garçons sont tellement chanceux de l'avoir," dis-je en m'installant dans mon fauteuil préféré pour enfin me détendre. "Emmett est celui qui a le plus de mal à s'adapter."

"Oui, mais il se sent probablement comme l'homme de la maison," me fit remarquer Maman. "Ça doit être dur avec lui."

"Et puis il y a Jake … " soupirai-je. "Ce gamin te rend fou, mais c'est comme si tu voulais l'inciter à le faire. Il me mène par le bout du nez et il le sait. Il est … il est vraiment un enfant super."

"Je ne peux pas attendre de les rencontrer," dit maman. "Attends que je le dise à ton père."

"Papa va devenir le préféré de Sam," dis-je. Je n'étais pas prêt d'arrêter de parler d'eux. "Il est si intelligent, que ça en est flippant, Maman. Il va avoir un million de questions pour Papa sur la science et la médecine … Papa sera dans son élément." Je ris. "Il est l'enfant de dix ans le plus responsable de la planète."

"Et que dire de Seth ?" me demanda Maman. Je pouvais entendre le sourire dans sa voix. Ca me réchauffa le cœur de constater qu'elle voulait en savoir plus sur Bella et les garçons.

"Il est le diplomate du groupe," lui dis-je. "Toujours à aplanir le chemin, à calmer les eaux … Il y a beaucoup de fortes personnalité, mais il essaie de les gérer, sans jamais perdre son sang-froid. Même quand Bella est énervée, il reste assis et observe tout cela."

"Ils semblent tous merveilleux Edward."

"Ah maman … Merci," dis-je. "J'ai vraiment … J'ai hâte que vous les rencontriez. Surtout Bella. Elle est … Elle est spéciale pour moi Maman."

"Je savais déjà cela," me dit-elle calmement.

"Ah ouais ? Et comment le sais-tu ?"

"Je peux l'entendre dans ta voix."

Je m'arrêtai. Il y avait autre chose qu'ils avaient besoin de savoir avant que nous arrivions là-bas, juste au cas où je n'aurais pas la chance de leur parler en privé. "Euh … Maman, … encore une chose."

"Quel est le problème ?"

"Eh bien c'est juste que le 4 juillet est la date où c'est arrivé," précisai-je. "C'est ce jour-là que son mari est mort."

"Oh mon dieu," souffla Maman.

"Ça va faire deux ans » continuai-je. "Et pour être honnête je ne suis pas vraiment sûr de savoir comment ils gèreront cela le jour même. Donc je voulais juste te donner l'info."

"Nous allons bien les accueillir," déclara Maman chaleureusement. "Tu peux en être sûr."


Puis j'appelai Bella, la conversation la plus agréable de la journée. "Hey toi," la saluai-je. "Je voulais juste confirmer nos projets pour le week-end du 4."

Il y eut une pause et mon cœur se serra. Que faire si elle avait changé d'avis à propos … de tout ?

"Es-tu sûr que tes parents sont d'accord avec cela ?" demanda enfin Bella et je pris une profonde inspiration.

"Plus que d'accord," l'assurai-je. "Ma mère est très contente et très excitée. Mon frère et sa famille ne peuvent pas voyager aussi loin, ça allait être juste nous trois. Ma mère adore absolument les enfants, alors elle est vraiment impatiente d'en avoir autant à la maison pour les vacances."

"Elle pourrait changer d'avis quand nous l'aurons envahi," me taquina Bella.

"Elle ne le fera pas," l'assurai-je.

Une autre pause. Je devenais nerveux à nouveau. "Es-tu sûr ?" me demanda Bella "A propos … de nous ?" Elle soupira profondément. "Je sais que je le demande beaucoup. Je suis en quelque sorte une marchandise endommagée et tu pourrais avoir beaucoup mieux."

"Bella tout ce que je peux te dire c'est que je fais ce que je veux faire," lui dis-je. "Et s'il te plait ne fais pas de choix pour moi, pour me protéger. Je suis un adulte. Je sais dans quoi je m'embarque."

"Mais je ne peux pas m'empêcher de penser que je suis injuste envers toi. Tu as probablement un millier de femmes qui sont prêtes à se jeter à tes pieds, et je ne suis même pas encore prête à nous montrer aux autres."

"Nous allons commencer doucement, Bella. Nous avons tout le temps nécessaire," lui dis-je. "Les garçons doivent s'habituer à nous voir ensemble de plus en plus." Je baissais ma voix. "Peut être leur permettre de voir que nous nous touchons… innocemment, par hasard…"

Elle poussa un soupir fragile. "Ça me semble… parfait en fait." Puis elle s'arrêta. "Edward es-tu vraiment sûr à ce sujet ?"

"Je suis prêt à attendre le temps qu'il faudra pour que cela se passe bien." Je ris. "Mince, Bella, j'ai près de quarante ans et je n'ai jamais, jamais rien ressenti de pareil. Alors quelle différence cela fait-il que nous attendions un peu de temps pour laisser les choses se faire ?"

"Je te remercie." Sa voix était douce et incertaine. "Mais promets-moi de me dire si tu changes d'avis. Je ne veux pas que tu restes par loyauté et ..."

"Bella ?"

"Oui ?"

"Arrête de parler. Disons simplement que nous allons profiter de ça. Ok?"

J'entendis son rire doux et elle soupira de nouveau. "Ok."


Que dire d'autre ? Vous aurez bientôt un outtake où Esmée parle de cette conversation téléphonique avec le frère d'Edward et vous verrez c'est assez drôle... (c'est le outtake n°11)

La prochaine fois nous retrouverons Edward avec les fils de Bella...

Merci à vous d'avoir lu, à bientôt!