The bigger they are de ladyExcalibur2010

Traduit par bostondirty corrigé par mes soins


CHAPITRE 12

Raconte-moi …

Nous étions de retour chez moi et les enfants jouaient à la X-box. J'avais remarqué qu'ils ne jouaient à aucun jeu de guerre, donc j'avais constitué un stock de certains jeux de courses et de football, ainsi que de science-fiction et de fantastique. Je ne pouvais pas vraiment les blâmer de ne pas vouloir voir des soldats s'affronter. J'avais rangé mes autres jeux. Je n'avais pas vraiment envie d'y jouer non plus, et je pouvais encore botter le cul de Jasper dans Madden. Je l'avais toujours celui-là.

Bella et moi partagions un peu de vin assis près de la piscine, c'était devenu l'un de nos endroits préférés pour nous assoir et parler. Aujourd'hui, entendre Jake parler de la mort de Mac m'avait fait réaliser que je n'en savais pas beaucoup sur Mac. Je voulais savoir. Je voulais comprendre, parce qu'il faisait partie de la vie de Bella et des garçons.

"Ça te dérange si je demande ce qui s'est exactement passé … pour Mac? " demandai-je calmement. "J'ai entendu Jake dire que c'était des éclats d'obus. "

"Il y avait un engin explosif artisanal, mais ce n'est pas vraiment l'explosion qui l'a tué." La voix de Bella était calme et feutrée. "Un morceau d'obus est passé entre ses côtes, a perforé un poumon, a rebondi sur une côte et a ensuite touché le cœur." Elle me regarda. "Il a fait une hémorragie. Rapidement " Elle fit un doux rire amer. "Un morceau de métal de la taille d'une putain de pièce de monnaie… "

"Merde…" Il y avait beaucoup de façon de mourir là-bas. Aucune d'elles n'était jolie.

"Ouais." Elle fit une pause. "Je l'ai vu avant qu'ils ne l'enterrent. Les gens des pompes funèbres l'ont … Eh bien il ressemblait à Mac. Juste pâle." Ses yeux se fermèrent et je savais qu'elle le voyait dans son uniforme, dans ce cercueil. Je pouvais presque l'imaginer moi-même. Les gens des pompes funèbres étaient bons, ils donnaient à chaque homme et chaque femme qui passaient entre leurs mains, grâce à leur compétence, le respect et les soins qu'ils méritaient.

Nous fûmes silencieux pendant un long moment. Puis elle ouvrit les yeux et se tourna vers moi en souriant doucement. "Merci," murmura-t-elle.

"Pour quoi? "

"Pour poser des questions sur lui, pour… ne pas partir quand les garçons parlent de lui."

"C'est leur père," répondis-je. Je réduisis le petit espace entre nous et passai mes doigts sur sa joue où les larmes avaient tracé un chemin argenté. "Il vous a aimés. Il est une partie de vous. Je veux tout savoir de vous, ce qui inclut Mac."

"C'est toujours très… doux… et c'est bon pour les garçons et moi d'être capables de parler de lui." Elle soupira. "Cela met certaines personnes mal à l'aise et je peux dire qu'ils veulent seulement nous faire taire à ce sujet. Pour repousser les souvenirs… " Nos yeux se rencontrèrent. "Mais il y a tellement de souvenirs beaux, plus que de mauvais, et je ne veux pas que les derniers moments définissent ce que nous avons partagé, que cela éclipse tout le reste, tu comprends? "

"Tu ne veux pas que les garçons se souviennent seulement de sa mort," hasardai-je.

"Exactement ! " Elle semblait heureuse et surprise que j'aie compris.

Nos mains liées, je caressais le dos de sa main avec mon pouce. "Bella, je sais que tu aimais Mac. Que tu l'aimes toujours, qu'il détient une partie de ton cœur qui ne pourra jamais être offerte à quelqu'un d'autre. Je comprends. Vraiment." Je portai sa main à ma bouche. "Mais je voudrais donner à cela… peu importe ce qu'il y a entre nous… une chance. Ralentissons simplement et voyons où cela va. Je sais que tes garçons passent en premier, et c'est comme ça que ça doit être. Mais quand je dis nous, je veux dire nous tous … Toi et les garçons. Parce que vous êtes un ensemble … et j'aime cet ensemble."

"C'est beaucoup " dit-elle d'une voix inquiète.

"Si tu veux y aller, vas-y à fond," la taquinai-je. "D'ailleurs, je n'ai jamais fait des choses faciles."

"Je ne comprends pas pourquoi personne ne t'as happé avant aujourd'hui," dit-elle tout haut.

Elle savait que je n'avais jamais été marié, mais nous n'avions pas encore eu la conversation sur les "ex". Je savais ce qui concernait Mac, mais pas plus - à l'exception du gars de son premier baiser - sur les autres qui pourraient avoir été dans sa vie. Et j'étais foutrement sûr que je n'étais pas prêt à explorer ce sujet. J'espérai qu'elle laisserait tomber mais j'avais le sentiment qu'elle ne le ferait pas.

"Alors pourquoi? " me demanda Bella avec un léger sourire. Parfois je déteste quand j'ai raison. "Pas d'actes manqués ou de presque passage devant l'autel ? "

Je haussai les épaules. "Eh bien par deux fois, je suppose que j'y ai au moins pensé, brièvement." Pouah. Pas ce dont je voulais parler.

"Et?" L'expression de son visage me rappelait Alice. Ou ma mère quand elle était sur la piste de commérages. Double Pouah.

"Et bien la première fois, j'étais dans ma vingtaine et c'était la fin de mon premier enrôlement," commençai-je. "Je suis retourné en congé à la maison - j'étais basé à proximité de chez moi - et j'ai rencontré une amie de la famille. "

Bella rit et fronça le nez. " Dieu, quand tu dis ça, ça semble … " Elle haussa les épaules.

"Evidemment ça ne s'est pas bien terminé."

"Pas bien du tout même," confirmai-je. "Son nom était Lilith."

"Ça ressemble à un nom de garce." Bella m'observa avec un sourire narquois. "Désolée," ajouta-t-elle. "Je ne peux pas m'enlever l'image de la reine des glaces des pompon girls de la tête en ce moment."

"C'est à peu près vrai."

"Donc, qu'est-ce qu'il s'est passé? "

"Elle voulait que je quitte l'armée." Je soupirai, me rappelant des combats que Lilith et moi avions eu à ce sujet.

"Et ce fut un facteur de rupture?" La voix de Bella avait une intonation bizarre.

"Putain non, " protestai-je. Je ne voudrais jamais que Bella pense que je ferais passer mes propres désirs avant ceux de ma femme. Femme ? Je mettais vite cette notion troublante de côté, je continuai à parler, en disant plus que je ne l'aurais fait normalement.

"Je veux dire que ce n'est pas le fait qu'elle voulait que je sorte de là qui me faisait chier. Si elle avait voulu que je quitte l'armée parce qu'elle ne voulait pas que je parte ou parce qu'elle s'inquiétait pour moi, ou qu'élever sa famille dans l'armée la gênait ou quelque chose comme ça, j'aurais quitté l'armée en un battement de cœur. Nous savons tous les deux que vivre cette vie est difficile… Pour tout le monde dans la famille. "

"Mais ce n'était pas pour cela qu'elle voulait que tu arrêtes."

"Pas ça du tout, même," répondis-je. "Mais je n'ai pas laissé cela me rebuter… Pas avant longtemps. "

"Alors vous avez continué à vous voir."

Je haussai les épaules. "J'étais jeune et dans la luxure, tu comprends, j'étais assez bien… "

"Soumis?" Bella rigola. Ce rire me rendait dur à chaque fois.

"Pas trop mais quand même… je suis resté avec elle plus longtemps que je ne l'aurais fait autrement. J'ai même envisagé de quitter l'armée… Mais pour tout un tas de mauvaises raisons. Je voulais juste qu'elle se taise à ce sujet."Je me sentis obligé de défendre ma masculinité "Mais c'est la raison pour laquelle elle voulait que je quitte l'armée qui m'énervait et qui m'a finalement convaincu que ce que nous partagions n'était pas… vrai."

Je regardai Bella et grimaçai. "Elle m'a dit qu'elle ne voulait pas vivre comme une femme de soldat. Le seul moyen pour que cela marche était, selon elle, que je quitte l'armée, que j'aille à l'école de médecine, parce qu'elle pensait qu'elle méritait d'être l'épouse d'un médecin et que ce serait pour mon bien de toute façon." Je pouvais encore entendre sa voix me dire tout cela comme si j'étais un enfant qui avait besoin d'être conseillé. "Ce qui m'a décidé c'est quand elle m'a dit qu'elle ne pouvait pas croire que je pensais qu'elle pourrait vivre avec le salaire d'un soldat."

"Merde… " siffla Bella. " C'est au-delà de terrible."

"Donc non, ça ne s'est pas bien terminé," dis-je sèchement. "Mais bon, elle a au moins eu le mérite d'être honnête sur ce qu'elle voulait." J'haussais les épaules. "Donc je suppose que je devrais considérer ça comme si j'avais évité une balle, non? "

Bella hocha la tête et me sourit. "Et l'autre fois?"

Je secouai la tête et ris. "Eh bien, c'est un peu plus simple – moins douloureux je suppose. " Je haussais les épaules. "Ou peut être plus douloureux parce qu'elle n'était pas une mauvaise personne ou quelque chose d'autre. C'était juste le mauvais moment. "

Bella se pencha en avant, tira ses jambes contre elle et passa ses bras autour de ses genoux. J'essayai très fort d'ignorer le fait que si elle se décalait un tout petit peu j'aurais pu voir sa culotte et quelle couleur elle portait...

"J'ai rencontré quelqu'un juste après mes trente ans, elle était divorcée d'un gars qu'elle disait détester. Nous sommes restés ensemble environ trois mois, nous avons eu de bons moments et je suppose que je m'attendais à ce qu'un jour, dans l'avenir, nous pourrions avoir facilement plus … Quelque chose de plus je veux dire, je n'étais pas prêt à faire ma demande ou autre, mais pour la première fois depuis Lilith, je pensais que c'était peut-être du domaine du possible." Je souris. "Ma mère me dit que j'étais plein de merde et que je parlais de cette façon parce que j'avais trente ans. Alors bien sûr la partie immature en moi voulait juste lui donner tort. "

Bella ricana. "Je te le dis, ce Y n'est pas un chromosome!"

"Ma mère n'a jamais dit du mal d'elle – elle n'a jamais rencontré Claire - mais je pouvais dire qu'elle n'aimait pas ce que je lui en disais."

"Oh mon dieu, cela parait mystérieux."

"C'était juste une comédie d'erreurs et de mauvais timing pour la plupart," dis-je. " Claire était une bonne personne mais en toute honnêteté, j'ai manqué beaucoup de drapeaux rouges. C'était de ma faute. J'ai été un peu inconscient de ce qui était juste devant moi. Donc je n'ai pas vraiment quelqu'un à blâmer, à part moi-même."

Bella m'étudia pendant un moment. "Laisse-moi deviner… Elle n'en n'avait pas fini avec son ex?"

"Comment fais-tu cela? " demandai-je, j'avais envie de rire, elle avait l'air si mignonne et contente d'elle.

Elle rejeta ses cheveux sur une épaule. "C'est un don, que puis-je dire? "

"Eh bien oui, ça a exactement été le problème," l'informai-je avec un sourire contrit. "Elle est retournée avec son ex et je l'ai rencontré environ cinq ans plus tard et ils avaient eu deux enfants et étaient heureux, autant qu'ils pouvaient l'être. "

"C'est étrange comment les choses se font n'est-ce pas?" dit Bella doucement. "Tu penses que le meilleur est passé et que tu n'apprécieras plus ta vie dans le futur et ensuite..." Elle ne finit pas la phrase et regarda au loin.

"Ouais, quelquefois ça se passe comme ça."


Avec les garçons occupés tranquillement par les jeux vidéo, je posai mon doigt sur mes lèvres et tirai sur la main de Bella. Elle fronça les sourcils perplexe et je tirai à nouveau. "Viens avec moi," dis-je tout bas.

Sa main couvrit sa bouche et elle hocha la tête en rigolant. Avec précaution nous nous faufilâmes hors de la maison pour aller dans le jardin derrière. J'avais un énorme magnolia en bordure de ma propriété et aucun voisin à l'arrière. Je m'appuyai contre le tronc et la tirai près de moi.

"Je voulais faire quelque chose," murmurai-je.

"Quoi?"

"Ça … " Je posai ma bouche sur la sienne et ma langue glissa entre ses lèvres, mendiant pour entrer. Hésitante, sa bouche s'ouvrit et me laissa faire, je gémis à son goût… si chaud, si doux.

Elle enroula ses bras autour de moi et me serra contre elle. Je bougeai en essayant d'empêcher mon érection toujours présente de pousser contre son ventre, mais elle se recula. Puis elle roula très délibérément ses hanches, produisant une friction des plus délicieuses. Ce n'était pas assez, mais c'était génial.

Je gémis dans sa bouche et elle me renvoya la faveur. "Bella…" grinçai-je en l'avertissant. Ça avait été mon idée et maintenant je commençais à voir que ce n'était peut-être pas la meilleure.

"Tu te souviens quand tu étais adolescent? " murmura-t-elle. "Comment c'était palpitant de s'esquiver pour quelques minutes de pelotage frénétique et de câlinerie?"

"Oh… dieu… " Elle avait accroché une jambe autour de ma hanche et je pouvais sentir sa chaleur. Juste. Là. Ou. J'en avais. Besoin. J'étais déchiré entre le désir de la tenir encore ou de lui déchirer ses vêtements. De qui me moquai-je ? Ce n'est pas la tenir que je voulais.

"Alors…? "

" Quoi? " J'étais stupide avec mon désir. Je pouvais à peine me souvenir de mon propre nom.

"Pelotage? Câlinerie?" Elle gloussa. Elle allait causer ma mort.

"Oh… Ouais… j'adore peloter… Grand fan," murmurai-je tandis que je permettais à ma bouche de voyager et de descendre dans son cou. Puis je sentis son souffle chaud contre ma poitrine et je réalisai qu'elle avait déboutonné ma chemise. "Vilaine fille, " la taquinai-je.

"Je peux l'être," murmura-t-elle. Putain. Je t'en prie.

"Merde baby. " Je gémis et mes mains se posèrent sur son cul et cette sensation était meilleure que mes plus sales fantasmes. Nos langues se tordaient et se frottaient l'une contre l'autre et le bruit des cigales était la plus romantique bande son que j'aie jamais entendue. En hésitant je la tirai contre moi, frottant doucement ma bite lancinante contre elle. C'était le paradis. C'était l'enfer. Je m'en foutais, j'en avais besoin.

Elle rejeta un peu sa tête en arrière et gémit. Bruyamment. Je l'embrassai pour la garder silencieuse. Et parce que je le voulais. Nous continuâmes à nous frotter et à bouger l'un contre l'autre, exactement comme des adolescents excités.

Et c'était génial. J'avais oublié combien cela pouvait être agréable de taquiner et torturer l'autre – cette danse que l'on faisait quand le sexe n'était tout simplement pas encore une option – et avec Bella c'était la perfection.

Je glissai ma cuisse entre ses jambes pour lui donner une petite friction supplémentaire. "Dieu ! " cria-t-elle. Je commençais à avoir l'impression que Bella était assez 'vocale' quand il s'agissait de sexe et c'était juste un putain de bonus.

Mes mains faisaient bouger ses hanches d'avant en arrière et elle semblait aimer ça. "Nous devons arrêter, baby," grinçai-je finalement. Si nous ne le faisions pas, je serais vraiment embarrassé et viendrais dans mon pantalon comme les adolescents excités que nous étions en train d'imiter. Ou je la coincerais contre l'arbre et m'enfouirais dans sa chaleur – pas exactement le moment romantique que j'avais imaginé partager avec elle.

"D'accord," accepta-t-elle hors d'haleine, mais ses hanches se balançaient encore doucement contre les miennes. Cette femme allait causer ma mort.

"Bella," grognai-je. " Sérieusement… je souffre là. "

"La souffrance est bonne pour l'âme," murmura-t-elle, déposant de doux baisers contre ma gorge.

"Je t'en supplie... "

"Désolée," murmura-t-elle, mais elle ne semblait pas du tout désolée. Elle semblait amusée. Elle éloigna ses hanches de ma bite et commença à faire la moue. "Je me suis laissée emporter, " déclara-t-elle, remettant ses cheveux en place, elle avait l'air toute embarrassée.

"Sens-toi libre de te laisser emporter à tout moment," lui offris-je galamment. Alors que j'allais mourir. La belle affaire. Cela en vaudrait la peine. Des boules bleues ne me tueraient pas réellement. Si ? Cela se pourrait.

Puis Bella se mit à rire et déposa un baiser sur ma poitrine et j'enveloppai mes bras autour d'elle fermement.

"Je t'ai dit que le pelotage et le câlinage pouvaient être amusants," me taquina-t-elle.

" Considère-moi comme un converti, " réussis-je à dire avant de m'effondrer sur le sol, l'entrainant avec moi.


Voilà pour aujourd'hui...

La prochaine fois nous aurons un aperçu de ce qu'est un voyage en famille...

Edward ne le sait pas lui!