The bigger they are de LadyExcalibur2010

Traduit par bostondirty, corrigé par mes soins


CHAPITRE 14

En-cas au milieu de la nuit

Bella était restée dans sa chambre pendant environ une heure et quand elle avait émergé, elle semblait rafraichie et reposée. Quoi que ma mère ait fait ou dit, c'était passé. Papa avait offert de commander des pizzas pour le diner. Les garçons avaient été, sans surprise, enthousiastes pour ce choix. Quand j'avais prévenu ma mère d'à quel point ils pouvaient manger (surtout Emmett), elle roula juste des yeux à mon intention et poussa Bella avec le coude, "Il oublie que je les aie nourris lui et son frère."

Bella couvrit sa bouche pour rire. Encore une fois je me demandais pourquoi ce rire me rendait dur. J'avais débattu de la nécessité de prendre une douche pour me soulager alors que nous attendions les pizzas et j'avais alors décidé de ne pas le faire. Maman était incollable sur les étapes de mon adolescence. Elle savait tout à propos des longues douches.

Alors j'allais à l'extérieur où Papa était une nouvelle fois en train d'admirer son grill. J'avais été surpris qu'il ne veuille pas l'utiliser ce soir. Quand je lui avais demandé il avait haussé les épaules. "Demain peut-être, la pizza est toujours un bon choix avec les enfants."

"La nourriture est un bon choix avec Emmett," observai-je.

"Il va être immense," me dit Papa avec un sourire narquois. "Plus grand que toi. Tu ferais mieux de garder les yeux ouverts."

"Son père était immense, donc ce n'est pas une surprise." Je regardai autour de nous pour m'assurer que nous étions seuls. "Euh ouais, il a déjà demandé si, je cite, 'Je baisais sa mère'. "

Papa était suffisamment vieux pour trouver cela un peu choquant mais assez facile à vivre pour ne pas en faire une grosse affaire. Il hocha la tête tandis qu'il essuyait le chrome brillant du grill avant de le couvrir avec un petit soupir de regret. "Il est naturel qu'il soit protecteur envers elle."

Je hochai la tête, collant mes mains dans mes poches. J'avais environ un milliard de questions pour Papa, la plupart d'entre elles sur le fait d'être père et de traiter les complexités de l'esprit adolescent masculin. Après un long mais confortable silence, j'admis : "J'ai peur de gâcher tout ça, Papa."

Il se tourna vers moi avec un sourire. "C'est parce que tu as peur de gâcher ça que je pense que tout va bien aller."

Je le regardai. "Ça n'a absolument aucun sens tu sais."

Il se moqua de moi et haussa les épaules. "Je fais juste remarquer que ce sont ceux qui ne pensent pas qu'ils peuvent commettre des erreurs qui vont généralement foirer de façon la plus spectaculaire."

"Oh, tu veux dire comme 'l'incident de vélo'?". Masen et moi avions essayé de monter une sorte de système de propulsion sur nos vélos. Cela avait également impliqué une colline. Les détails étaient flous maintenant, mais les photos de moi de cet été là montraient assez clairement le plâtre sur mon bras. Masen s'était disloqué l'épaule lors de la cascade et ma mère n'avait plus voulu nous laisser sans surveillance pendant des mois. C'était presque comme si elle n'avait pas confiance en nous ou autre chose.

"Oui, juste comme ça," rétorqua papa. "Tout simplement de vieilles stupidités…" murmura-t-il. Puis il rit et me frappa dans le dos.

"Qu'est ce qui est drôle?"

"Je pensais juste à tous les ennuis dans lesquels Masen et toi vous étiez mis," songea Papa. "Et combien d'ennuis quatre garçons peuvent avoir." Il gloussa de nouveau. "Je pense que tu es parti pour une aventure intéressante."

Ce n'était pas drôle du tout.


Après la pizza et les sodas et les concours de rots improvisés que Seth avait gagnés, les garçons étaient douchés et s'apprêtaient à se retirer dans la salle de jeux. Mon père avait sorti la X-box qu'il gardait sous la main pour mes neveux, Kyle et Alex. Je n'avais pas été surpris de voir qu'aucun jeu de guerre n'avait été mis en évidence, pourtant je savais que Kyle et Alex en avaient quelques-uns. Bella l'avait remarqué aussi et avait donné un rapide baiser sur la joue de mon père, ce qui avait fait brailler et siffler les garçons. Emmett m'avait souri.

Bella et moi étions allés dans le salon où ma mère avait ouvert une bouteille de vin. C'était une belle façon de terminer une journée très mouvementée. Bella soupira de contentement et de fatigue tandis qu'elle sirotait son vin. "Je tiens à vous remercier de nous permettre d'envahir votre maison Esmée."

"Oh, c'est juste comme ça que je l'aime … Le bruit des enfants qui jouent … ce rush de testostérone dans l'air," taquina Maman et Bella se mit à rire en fronçant le nez.

"Oui, c'est plutôt piquant n'est-ce pas?" fit remarquer Bella avec un regard de côté, vers moi.

"Hey!" protestai-je. "Je pense que je suis offensé."

"Pareil ici," commenta Papa.

Maman haussa les épaules. "Je ne peux pas vous aider, vous êtes tous les deux des types trop sensibles."

Bella me fit un clin d'œil et prit une autre gorgée de vin. "Et ils nous appellent le sexe faible," murmura-t-elle.

Je me penchai plus prêt et chuchotai : "Tu es la personne la plus forte que je connaisse Bella James." Elle frissonna légèrement et je pensai que c'était un très bon signe. Je me levai et lui offris ma main. "Maman … Papa … Bella et moi allons faire une petite promenade."

"Nous allons garder un œil sur les garçons," offrit Maman.

"Ne laissez pas Jake vous corrompre," les avertit Bella.

"Oh oui, Edward m'a prévenu de son pouvoir de persuasion," répondit Maman.

Pour une raison quelconque Bella avait l'air contente et mit sa main dans la mienne. Quelques instants plus tard nous étions dans la chaleur étouffante d'une soirée en Caroline du Sud. Elle leva les yeux au ciel et observa les étoiles brillantes. "C'est beau ici," dit-elle.

"Oui," acquiesçai-je. "Ils vivent ici depuis des années, donc je suppose que c'est ce que je pourrais qualifier de chez moi."

Bella sourit. "C'est différent quand tu es dans l'armée n'est-ce pas ?" observa-t-elle tranquillement. "Si tu grandis dans l'armée tu n'as pas vraiment de ville natale, à moins que tes grands-parents en ai une."

"Il semble que les garçons et toi vous soyez posés à Fayetteville."

Elle hocha la tête, sa main toujours posée confortablement dans la mienne. Je me sentais comme si j'étais à nouveau au lycée, flânant le long des rues main dans la main avec ma petite amie, à parler de tout et de rien alors que la seule chose à laquelle je pensai c'était de l'embrasser et de faire courir mes mains de haut en bas sur son corps. "On dirait que je suis chez moi," dit-elle. Nous étions arrivés à côté d'un magnolia énorme. J'avais rapidement développé un énorme penchant pour ces arbres. Bella tira ma main, me pressant de m'arrêter et elle glissa sous la frondaison des larges feuilles sombres.

"Je ne peux pas te dire combien cela signifie pour moi … pour nous tous ..." murmura-t-elle, enveloppant ses bras autour de moi et cachant son visage contre ma poitrine.

Je fis reposer mon menton sur le haut de sa tête, une fois de plus étonné de constater qu'elle était toute petite. Bella était si forte et capable de tout, que la plupart du temps j'oubliais qu'elle était réellement petite et fragile.

"Tu ne dois pas réaliser combien j'aime vous avoir ici," lui dis-je. "Chacun d'entre vous." J'embrassai la soie parfumée de ses cheveux. Le chaton sexuel de l'autre soir n'était pas en action en ce moment, mais ça allait. Elle était encore dans mes bras, chaude et douce. Cela me suffisait.

Bella leva son visage et me sourit. " Tu es incroyable tu sais."

J'embrassai le bout de son nez. "Je suis tellement content que tu le crois."

"En fait …" elle murmura, ses lèvres appuyant brièvement contre mon menton. Je me demandai pourquoi c'était aussi sexy. "Tu es à peu près parfait." Renversée dans mes bras elle fronça les sourcils. "Et cela m'agace et me mets hors de moi, parfois."

Je ris. "Loin d'être parfait," admis-je.

"Impossible de le prouver pour moi," rétorqua-t-elle. "D'abord mon fils fracasse ton pare-brise et au lieu d'être énervé, tu le payes pour qu'il travaille à l'extérieur et te rembourse."

"Oh, j'ai été énervé," avouai-je. "Vraiment énervé. Jusqu'à ce que je voie que c'était un gamin, j'étais prêt à lui botter le cul." Je m'arrêtai. Cela pourrait être un aveu dangereux. Maman ours allait-elle faire une apparition ?

Elle gloussa. "Je ne t'en blâme pas," dit-elle. "Mais je suis contente que tu ne l'aies pas blessé. Je t'en aurais voulu pour cela."

"Seul un connard pourrait frapper un enfant." Et j'avais presque été un connard.

"Certes, mais Emmett ne ressemble plus beaucoup à un gamin." Elle semblait amusée.

"Tu vois ? Pas parfait." Mes pensées salaces m'enlevaient toute perfection. Mais nous n'avions pas besoin de parler de cela. Pas encore.

"Je ne sais pas," murmura-t-elle. "Je ne suis toujours pas convaincue."

"D'accord …" J'y réfléchis un instant. "Je suis parfois impatient."

"Ne le sommes nous pas tous?"

"Ouais, mais … je le suis tout le temps." N'avais-je pas presque perdu mon sang froid avec les garçons dans McDo? Ce n'était pas cool.

Bella rit doucement et blottit son visage contre ma poitrine. Ma bite répondit en conséquence. Elle devait l'avoir sentie mais elle ne le mentionna pas. Je n'étais pas sûr d'être soulagé ou déçu. "Tu sais, même moi je perds patience avec eux."

"Avec qui?" demandai-je. Elle s'était décalée contre moi, me frottant de toutes les bonnes manières. J'essayai de me concentrer. Cela devenait plus difficile.

"Les enfants," répondit-elle. Son souffle était chaud contre mon torse. Une main glissa de ma taille pour aller se poser sur mon cœur. "Ils me rendent folle parfois. Cela ne fait pas de moi une mauvaise personne … ni même une mauvaise mère." Elle soupira. "Ça me rend juste humaine."

Je relevai son menton pour pouvoir la regarder dans les yeux. Je compris pourquoi elle disait cela.

"Je suis désolé," murmurai-je.

"Pour quoi ? Pour avoir voulu crier en plein milieu du McDo ?" Son sourire était méchant. "Je me sens comme ça tous les jours. Je peux comprendre."

Je ris et appuyai mes lèvres sur les siennes. "Tu ne me détestes pas?"

Secouant la tête, Bella fit glisser son autre main et passa ses doigts dans mes cheveux. "Je ne pourrai jamais te détester," dit-elle doucement. Une fois de plus elle bougea contre moi. Ma bite était très, très heureuse.

"Bella ?"

"Oui Edward?"

Je mis mes lèvres à son oreille. "Tu es la femme la plus foutrement sexy que j'aie jamais embrassée et si tu n'arrêtes pas de frotter ce corps incroyable contre moi je vais perdre la tête."

"Je ne voudrai pas cela," murmura-t-elle et elle s'éloigna de moi.

Ma bite commença à bouder et à m'appeler 'connard bloqueur de queue'. Quand elle fut à quelques pas elle tendit la main et me l'offrit mêlant fermement ses doigts aux miens. Elle attira mes lèvres vers les siennes et ouvrit sa bouche. Doucement, tendrement, sa langue dansa avec la mienne. "Edward ?" dit-elle doucement quand elle se dégagea.

"Oui baby ?"

"Je vais devenir folle aussi." Elle me sourit timidement.

"Bon à savoir baby, bon à savoir."


Il était trois heures du matin et je ne pouvais pas dormir. Ma bite était trop consciente que Bella était au bout du couloir. J'avais passé une heure à me distraire en pensant à ce qu'elle avait pu mettre - ou pas - pour aller au lit. Je ne pouvais pas dormir et ma queue non plus, alors j'avais finalement juste abandonné et étais descendu pour trouver quelque chose à manger. J'avais refusé de me branler dans la maison de mes parents. Enfin, pour l'instant. Une autre journée comme celle là et je pourrais succomber.

J'avais sorti une tarte aux pommes (ma préférée) quand j'avais entendu du mouvement dans l'obscurité. M'attendant à moitié à voir Bella je fus surpris de voir Emmett debout ici. Il avait l'air aussi surpris de me voir.

Je poussai le moule à tarte vers lui et me levai pour prendre une assiette en plus. Emmett se coupa une généreuse portion et commença à manger sans dire un mot. J'allai au frigo et en sortit une brique de lait. Je la levai lui proposant un verre. Il hocha la tête et se remit à manger. Lorsque son assiette fut vide, sa main se dirigea vers le moule à tarte à nouveau. Emmett me regarda me questionnant silencieusement.

Je lui coupai une autre grosse part et la posai sur son assiette. Il grogna ses remerciements et commença à manger. Je commençai à me demander comment Bella faisait pour le nourrir. Enfin, il sembla rassasié et s'assit en s'appuyant contre le dossier et en se frottant le ventre. "Merci," dit-il enfin.

"Ma mère fait des super tartes," songeai-je en léchant la fourchette.

"Ouais," répondit Emmett. "Plutôt bonne!"

Je levai un sourcil vers lui. "Plutôt bonne ? Je te dirais que c'est la meilleure foutue tarte du pays."

Emmett sourit. "La tarte au chocolat de ma mère pourrait bien la détrôner."

"Je serai le juge de cela."

"On verra," dit Emmett. "Il faut être assez spécial pour manger l'une des tartes au chocolat de ma mère," sourit-il. "Elle ne les fait pas pour tout le monde vous savez."

"Je vais donc attendre," l'assurai-je.

Emmett m'étudia pendant un long moment puis soupira. "Je suppose que vous le ferez." Il sembla résigné.

Je restai un instant. "Es-tu d'accord avec cela?" Je me sentis incroyablement nerveux, comme si je demandais au père d'une fille la permission de sortir avec elle. Cependant, ceci était bien, bien pire. Je demandai en gros à ce gamin si ça le dérangeait que je sorte avec sa mère.

Emmett haussa les épaules. "Ce que je pense n'importe pas beaucoup."

"C'est là que tu as tort," dis-je. "Et je pense que tu le sais. Ta mère vous fera toujours passer en premier."

" Et ça ne vous dérange pas?" Son ton était un peu provocateur mais curieux aussi.

Je secouai la tête et lui sourit. "Pas de la façon dont ta maman le fait. Elle vous fait passer en premier d'une manière saine, comme une mère doit le faire. C'est l'une des choses que j'aime le plus chez elle." Je haussai les épaules. "Je ne pense pas que je serais capable de respecter une femme qui fait ce qu'elle veut sans penser à comment ça touchera ses enfants."

Emmett grogna de nouveau. "Bien sûr," dit-il en semblant toujours sceptique.

"Ta mère et moi avons parlé de comment étaient les choses avec ton père avant son départ," continuai-je.

"Et ?"

"Et je pense que tu devrais lui dire que tu connaissais les conditions du déploiement de ton père." J'avais ça dans mon esprit depuis qu'Emmett me l'avait dit. Si quelqu'un pouvait guider un enfant à travers ça c'était sa mère, mais elle avait besoin de connaitre tous les faits.

"Pourquoi?"

"Parce qu'elle a besoin de savoir que tu savais," lui dis-je. "Je pense que ça pourrait l'aider d'avoir quelqu'un à qui parler, quelqu'un qui aimait ton père autant qu'elle le faisait."

Il considéra cela pendant un long moment puis haussa les épaules. "Je vais y réfléchir," fu tout ce qu'il répondit. Bon je pouvais vivre avec cela. C'était un progrès en tout cas.

"Alors … on est ok?" demandai-je.

"Ça dépend," répondit Emmett en rencontrant mes yeux. Son regard était plein d'une douleur qu'il n'aurait pas dû connaitre encore. C'était tellement différent de voir de si près la douleur que la perte d'un père pouvait causer. Je n'avais jamais vraiment appris à connaitre l'une des familles que j'avais consolée dans la ligne du devoir, les familles des hommes qui étaient tombés alors qu'ils servaient avec moi.

"De?" Ma voix était rauque quand je demandai.

"De la façon dont vous la traiterez," me dit-il.

Je m'arrêtai, soupesant ses paroles. Ensuite je souris. "Alors on est ok."

"Assurez-vous juste qu'on le reste." C'était un avertissement, fort et clair.

"Je peux faire ça."

Nous fûmes encore silencieux pendant un long moment jusqu'à ce qu'Emmett dise : "Est-ce votre guitare que j'aie vue?"

J'avais oublié que mon père l'avait encore. Déménageant aussi souvent que je le faisais, il semblait plus simple de la laisser chez mes parents. "Ouais."

"Vous êtes bon?"

"Je suis ... correct," répondis-je avec un haussement d'épaule. "Pourquoi?"

"Parce que Seth veut jouer," m'apprit Emmett. "Et je pensais que vous pourriez lui apprendre."

Je sentis un autre défi.

"S'il le veut, je serais heureux de le faire."

Il se leva et mit son assiette avec le verre dans l'évier. Je souris à sa petite délicatesse. Emmett grogna encore une fois. "Bon alors …" Il s'arrêta. "Est-ce que ça dérangerait vos parents si je regardais un peu la télévision. Jusqu'à ce que j'arrive à me rendormir?"

"Non c'est ok," répondis-je. Bien sûr qu'il serait agité aujourd'hui. Je commençai à avancer vers les escaliers. "Hey Emmett?"

"Ouais?" Il se tourna, la lumière de la télévision silencieuse formait des ombres sur son visage ce qui lui donnait un air beaucoup plus vieux.

"Euh … je voulais juste dire … eh bien, je suis désolé de ce qui est arrivé à ton père. Je sais qu'aujourd'hui va être une journée difficile pour tout le monde, donc s'il y a quelque chose que je peux faire …"

"Ouais. D'accord." Il fit une pause. "Bonne nuit."

"Bonne nuit Emmett."


La prochaine fois ce sera la journée du 4 juillet

et vous verrez il y aura beaucoup de discussions.