The Bigger They Are de LadyExcalibur2010
bostondirty a traduit, j'ai corrigé
CHAPITRE 16
Les rendez-vous c'est pour les grands
Les garçons dormirent jusqu'à midi environ ce qui n'avait étonné personne. Jake avait été, sans surprise, le premier à se réveiller. Je n'étais pas complètement incompétent en cuisine, juste limité en quelque sorte, après tout, j'avais été seul pendant une longue période. J'avais fait quelques pancakes. Ils étaient sacrément bons et semblaient avoir un grand succès auprès de Jake, qui avait essayé d'ajouter du sirop d'érable, beaucoup trop. Il ne s'est pas plaint quand j'ai secoué la tête parce qu'il ajoutait une autre flaque géante de sirop tout en lançant un coup d'œil de regret à la bouteille.
Emmett se leva juste après, rapidement suivi par Seth. Ils dévorèrent des montagnes de pancakes. L'appétit de Seth commençait à augmenter et je remarquai que depuis les quelques mois que je le connaissais, ses épaules avaient commencé à s'élargir un peu. Il allait aussi être un homme imposant, pas surprenant vu la carrure de son père. La semaine dernière, j'avais entendu sa voix se fissurer un peu. Ce ne serait pas long avant qu'il prenne d'extra-longues douches aussi, pensai-je tristement.
Sam se leva le dernier, il semblait plus calme que d'habitude mais c'était certainement compréhensible. Ils avaient tous demandé où était leur maman et quand je leur avais dit qu'elle dormait, ils avaient hoché la tête. Aucun d'entre eux n'avait demandé qu'on la réveille.
Nous étions tous allés à la salle de jeux et avions joué aux jeux vidéo. Emmett m'avait écrasé à Madden'08, mais je lui avais botté le cul à Star Wars Unleashed. Apparemment j'avais la force. Bien sûr, j'essayais de ne pas trop me réjouir, mais je suis un homme et c'était quasiment inévitable. En toute honnêteté, il avait commencé avec cette merde, en faisant des cercles de danse de la victoire quand il avait gagné un match de football, ce qui impliquait de se contorsionner de manière effrayante et de cogner ses genoux ensemble, comme un poulet.
Jake lui avait dit qu'il ressemblait à un idiot.
Ils étaient à peu près revenus à la normale, enfin aussi 'normaux' qu'ils pouvaient l'être dans de telles circonstances. Je n'avais pas été surpris parce que même si je ne savais pas ce que Bella leur avait dit la veille au soir, je savais qu'elle l'aurait géré admirablement. Elle avait l'instinct pour leur donner ce dont ils avaient besoin quand ils en avaient besoin.
Vers trois heures de l'après-midi, Bella arriva finalement en bas. Elle avait pris une douche et mit du maquillage. Elle n'en avait pas besoin, mais cela lui donnait un peu de couleur car elle était pâle. J'avais serré sa main, toujours soucieux de notre public et elle m'avait fait un petit sourire reconnaissant.
"Monsieur Edward nous a fait des pancakes," lui apprit Jake. "Et puis sa mère lui a fait nettoyer la cuisine." Jake avait été ravi lorsque ma mère m'avait grondé en voyant l'état de la cuisine. J'aurais dû savoir qu'il aurait raconté ça à la première occasion venue. Je lui fis un clin d'œil et il rigola.
"Avez-vous tous mis vos assiettes dans l'évier?" demanda Bella. Ils acquiescèrent tous les quatre docilement, puis ils se dispersèrent dans des directions différentes. J'étais presque sûr d'avoir vu Emmett partir vers le garage où il avait probablement l'intention de discuter avec mon père de l'avancée de la rénovation. Papa m'avait dit qu'Emmett était étonnamment bien informé. J'avais été un peu jaloux que mon père puisse se lier avec lui si facilement, alors que mes propres efforts n'avaient abouti à rien, à part à des conversations maladroites avec des grognements pour toute réponse.
Je m'étais laborieusement rappelé que j'étais un adulte, cependant, et non pas un enfant de cinq ans.
A certains moments c'était difficile.
"Ecoute," dis-je à Bella quand les garçons furent tous partis. " Es-tu sûre pour ce soir ? Je sais que ce n'est pas souvent que nous pouvons faire garder les enfants gratuitement, mais si aujourd'hui n'est pas le bon moment …"
Elle posa ses doigts sur mes lèvres et sourit. "Souviens-toi quand tu m'as dit de ne pas faire de choix à ta place dans une tentative malencontreuse pour te protéger?"
Je hochai la tête.
"Ok, et bien c'est la même chose pour toi maintenant," dit-elle avec un petit rire.
"Et les garçons ? Sont-ils vraiment d'accord avec cela?" J'étais inquiet. Il s'agissait de notre premier rendez-vous réel, la première fois où nous ne les aurions pas avec nous, et autant j'avais hâte d'être seul avec elle, je savais que le moment aurait pu être mieux choisi.
"Ils sont ok," m'assura Bella. "Nous en avons parlé hier soir. Une sorte de conseil de la famille James."
"D'accord." Je devais lui faire confiance. Et c'est ce que je fis.
"Profitons simplement d'un après-midi tranquille et puis je vais commencer à essayer de me préparer pour ce soir et de me souvenir comment faire ces trucs de fille."
"Tu es parfaite juste comme tu es," lui dis-je en plaçant un baiser rapide sur le bout de son nez. Elle le fronça et secoua la tête.
"C'est ridicule Sergent Major Cullen, c'est ringard."
"C'est mon côté romantique, que puis-je ajouter?" lui souris-je.
Elle roula des yeux.
L'après-midi passa vite, probablement parce qu'une bonne partie en était déjà passée. Mon père et Emmett restèrent dans le garage quasiment tout l'après-midi et quand ils émergèrent ils étaient couverts de sueur, de graisse mais souriants d'une oreille à l'autre. Franchement j'étais presque sûr que mon père était ravi d'avoir un homme qui partageait sa passion pour toutes ces choses mécaniques. Je pouvais changer un pneu, remettre de l'huile, mais n'était pas trop doué pour plus. Je connaissais les bases de réparation d'un véhicule militaire - c'est une chose effrayante et dangereuse que d'être coincé au milieu du désert sans véhicule - mais je préférais de loin laisser ces choses aux professionnels quand je le pouvais.
Quand Emmett réapparut, Bella disparut dans sa chambre pour commencer son cours de remise à niveau sur ces "trucs de filles" comme elle l'avait dit. Je n'avais aucun doute qu'elle serait belle. Elle l'était toujours.
Alors que j'attendais avec impatience qu'elle sorte, mon téléphone sonna et je ne fus pas surpris de découvrir que c'était mon frère Masen. "Alors … est ce que les enfants te détestent? T'aiment? T'ont-ils déjà mis des coups de pieds dans les tibias? Est-elle déjà tombée pour ce dur petit soldat qui est là, je le sais ? Sait-elle que tu as mouillé ton lit jusqu'à tes quatre ans? Puis-je lui dire que tu as perdu ta virginité au milieu d'un champ ? Se rend-elle compte qu'elle a eu le frère laid? Et si elle est vraiment jolie penses-tu qu'elle irait jusqu'au bout de cette chose 'grand amour' avec toi? Je veux dire, je suis prêt à me sacrifier, si tu vois ce que je veux dire."
"Bonjour Masen."
"Et bien bonjour grand frère," me salua-t-il. "Si je ne te connaissais pas mieux je dirais que tu as esquivé mes appels," rit-il.
"Vraiment, pourquoi ferais-je cela?" demandai-je en m'installant dans un fauteuil. Connaissant mon frère ce ne serait pas une conversation rapide. Et je le connaissais. Assez bien en fait.
"Hmmm … " Il fit une pause. "Je vais juste hasarder une hypothèse, G-I Edward*, et dire que peut-être tu ne voulais pas être grillé auprès d'une certaine jolie femme."
"Oh tu sais que c'est mignon quand tu dis que maman est jolie," répondis-je. "C'est sans doute pourquoi tu es le préféré."
"Je suis le préféré car je suis le plus intelligent, le plus beau, et absolument le plus merveilleux du monde," rétorqua Masen. "Tu es juste le premier, le gamin crêpe."
Je pouffai. Le gamin aux crêpes était une blague. Une fois Masen avait entendu ma mère dire que la première crêpe n'était jamais aussi réussie que les autres, et depuis il m'appelait "le gamin crêpe". Les frères sont pénibles en général, mais Masen appartient à une catégorie qui lui est propre. "Le premier est le meilleur, le reste n'est qu'imitation," rétorquai-je.
"Essaies-tu de changer de sujet Eddie?"
"Ne m'appelle pas Eddie." Ma réponse fut automatique. Nous savions tous les deux qu'il continuerait de m'appeler Eddie quand il voulait me mettre mal à l'aise – c'est-à-dire la plupart du temps.
"J'ai déjà parlé à maman, " déclara Masen. "Donc ça ne sert à rien d'essayer de te dérober, dis-moi tout !" J'entendis Alyssa lui crier de se calmer dans le fond. Masen était surexcité et bruyant et Alyssa était son antidote malgré son interprétation mémorable de "Can't touch this"*. Je lui avais souvent dit que je la prendrai bien comme sœur à la place de Masen. Jusqu'à présent elle avait refusé mon offre mais je restais optimiste.
"Rien à dire Mase," dis-je en gardant un œil sur l'escalier pour Bella.
"Pas la manière dont je l'entends," dit-il. "Kyle et Alex seront ravis de les rencontrer," rit-il. "Bien sûr maintenant ils disent qu'ils veulent deux frères de plus à leur mère. »
"Comme si! " entendis-je crier Alyssa.
"Pas besoin de se précipiter," prévins-je inquiet. Je commençais à avoir un mauvais pressentiment. Je ne serais pas surpris que Masen mette sa famille dans un avion en direction de la Caroline du Nord pour se montrer à ma porte sans prévenir. Bon sang il pourrait même se présenter à la porte de Bella. Masen ne respectait pas les limites personnelles. D'ailleurs, il utiliserait Kyle et Alex pour obtenir la sympathie de Bella – et cela marcherait. Ils seraient tous devant cette porte en moins de deux minutes.
Masen s'arrêta un moment puis il rit – fort et longtemps. "Oh je ne peux pas y croire, putain ! " Il ricana. " Maman me l'avait laissé entendre mais j'en ai la preuve!"
"Quoi? " Je savais que je regretterais de poser cette question.
"Mon grand frère a enfin rencontré sa moitié," chanta Masen. "Et j'ai vécu assez longtemps pour voir ce jour. Alléluia ! Les miracles se produisent. Que quelqu'un appelle le Pape!" Il fit une pause et j'entendis le bruissement du papier. "Hey chérie? Où est mon journal intime pour que je puisse marquer cette date? Oh … alertons les medias!"
"Ferme-la Masen! »
"Euh euh! " soutint-il. "Pas moyen, putain. Cette merde est trop bonne pour des années de torture," ricana-t-il. "Le grand et puissant Edward Cullen est tombé amoureux d'une petite dame charmante avec quatre garçons chahuteurs qui vont faire de sa vie ennuyeuse de vieux garçon, une longue vie intéressante."
"Je te hais," lui dis-je.
"Non, tu ne me hais pas," répondit Masen avec une parfaite assurance. "Tu es juste un dégonflé, car tu ne sais pas vraiment comment gérer le fait de tomber amoureux."
"Je vais raccrocher maintenant," prévins-je.
"Je vais juste te rappeler."
"J'éteindrai mon téléphone."
"Je vais appeler maman sur le téléphone à la maison et lui dire que Kyle veut parler à son oncle Edward." Pour je ne sais quelle raison, Kyle avait décidé que j'étais la meilleure chose après le sirop d'érable. S'il était à proximité, il restait sur mes talons. Il était à la fois déconcertant et flatteur. Je me demandais si je pouvais mettre ce culte du héros en bouteille et en donner un peu à Emmett. J'étais prêt à y mettre le prix.
"Ce serait un coup bas."
"Oh, je te remonte le moral grand frère. Ça ne fera mal que pendant une minute. C'est juste tes boules et elles ne vont plus être là pendant un certain temps mon frère." Il ricana. "Probablement plus jamais si c'est comme pour moi."
J'entendis la porte de Bella s'ouvrir. "Ecoute, je serais ravi de continuer cette conversation instructive, mais Bella est prête. Nous sortons ce soir, maman et papa vont surveiller les garçons."
"D'accord. Et Edward?"
"Oui?"
"Rappelle-toi de te couvrir avant de l'utiliser."
Puis il commença à faire des bruits imitant la bande sonore d'un mauvais film porno des années 70. Je raccrochai avec un soupir. Masen était Masen, il n'avait pas changé.
Bella descendit l'escalier et ma bouche s'assécha. D'autre parties de moi devinrent dures. Elle portait une robe rouge, de celles qui s'enroulent autour du corps, dévoilant plus qu'un soupçon de décolleté, mais toujours très chic. Quand elle marchait, une fente dans la robe montrait un aperçu alléchant de ses jambes toniques. Et c'était des putains de jambes impressionnantes.
"Ouah … " respirai-je.
Quand elle eut descendu la dernière marche elle leva les yeux vers moi et poussa un soupir de soulagement. "Ça va? " demanda-t-elle en tournant sur elle-même une fois me donnant ainsi une vue de son cul spectaculaire.
"Euh … " J'en fus réduit au même grognement qu'Emmett, mais heureusement elle reçut le message.
"Ça va alors," dit-elle avec un sourire heureux. "Je me souviens encore des trucs de fille."
"Tu obtiens un A plus, " lui dis-je dans un souffle. A ce moment, Jake vint déraper dans le salon, ses pieds glissants sur le plancher en bois dur.
Il resta bouche bée devant sa maman. Elle tournoya de nouveau. J'appréciai le spectacle une deuxième fois.
"Ouah maman," déclara Jake. "Tu as l'air différente."
"Merci Jake," répondit Bella. "Je suppose que c'est une bonne chose?"
Jake haussa les épaules. "Tu ressembles à une fille." Il paraissait surpris.
"Mais je suis une fille."
"Tu sais ce que je veux dire," dit-il. Jake avait levé les yeux vers moi et me demanda : "Est-ce que maman et vous sortez ensemble maintenant?"
Je m'agenouillai devant lui et le regardai droit dans les yeux. "Comment te sentirais-tu si je répondais oui ?"
Jake y réfléchit pendant une minute, puis il haussa les épaules. "Peu importe," dit-il. Puis il regarda sa maman. "Puis-je aller jouer a la Xbox maintenant?"
"Ouais, " répondit-elle en me faisant un regard amusé. "Mais seulement pendant trente minutes. Ensuite fais quelque chose de plus physique."
"Ouais d'accord ! " hurla-t-il par-dessus son épaule.
"Eh bien ça a été facile," plaisantai-je.
"A son âge les jeux vidéo l'emportent facilement sur les rendez-vous de sa mère," expliqua Bella.
"Bon à savoir."
Les autres garçons vinrent ensemble et ils nous fixèrent en silence. Sam nous regarda et fit ensuite un baiser sur la joue de sa mère. Il suivit Jake dans la salle de jeux. Emmett haussa seulement les épaules et s'installa dans un fauteuil l'air maussade pour boire son soda. Il n'allait nulle part. J'eus le sentiment qu'il attendait juste pour s'assurer que je garde mes mains pour moi-même. Seth étudia le visage de sa mère pendant un moment et partit ensuite demander à ma mère ce qu'ils auraient pour dîner.
Alors que les au-revoir arrivaient, ce fut étonnamment calme. Quelques instants plus tard, j'ouvris la portière à Bella. Je fis le tour du côté conducteur et la regardai. Elle prit une profonde respiration et me sourit. " Nous faisons vraiment cela hein?"
"Si tu le veux," répondis-je.
"Tu es sûr?"
Je soupirai. "Si tu me demandes ça encore une fois Bella James …"
Elle gloussa. Ma bite se leva et applaudit. Bella regarda la maison pendant un long moment puis hocha la tête.
"Allons-y," dit-elle doucement.
Je démarrai le SUV et sortis de l'allée, content de savoir que j'allais partager une soirée romantique avec la femme dont - j'étais presque sûr - j'étais tombé très amoureux…
Voilà. Ça ne s'était pas si mal passé. Comme l'avait dit Masen, ça ne fait mal que pendant un moment.
Mais mes couilles allaient vraiment me manquer.
...
*G-I Edward : en référence à G-I Joe, soldat américain de fiction, héros de bande dessiné, qui signifie Governement Issue autrement dit Envoyé par le Gouvernement.
*Can't touch this" : chanson du rappeur américain MC Hammer, reprise de "Super Freak" de Rick James. Il va en être question plus tard...
Le rendez-vous en lui-même ce sera pour la prochaine fois...
Instant de pub : Allez lire la traduction de Pomme d'or "In too deep" :
Parce qu'il a trop bu, qu'il a le cœur brisé et qu'il rencontre la maitresse de son père, Eddie fait le mauvais choix. Puis sans le savoir il tombe amoureux de la fille de sa maîtresse... il s'enfonce tellement qu'il ne peut plus s'en sortir... (le lien est dans mes favoris)
Merci bonne semaine à vous!
