The Bigger They Are de LadyExcalibur 2010…
Bostondirty à la traduction, corrigé par mes soins.
CHAPITRE 20
Pas de sang, pas de feu non plus.
Les deux semaines suivantes se passèrent de la même façon. J'inventai une excuse pour devoir aller chez Bella ou alors elle m'invitait sans doute car elle avait pitié de moi. J'étais un peu pathétique dans mes efforts pour passer du temps avec elle qui était toujours affable. Le jeudi soir, j'ai frappé à sa porte et ai été accueilli par le spectacle de Sam debout dans un pantalon kaki et une chemise blanche. Juste derrière lui, Jake me fit coucou.
"Eh bien! Comme tu es beau!" fis-je remarquer. Sam haussa les épaules et le bout de ses oreilles vira au rouge vif.
Je regardai Jake qui avait opté pour un tee-shirt Dark Vador qui disait "Ne touchez pas mes boutons" et un jeans. Jake aimait le confort. Je pouvais le certifier. "Et moi M. Edward ? Est-ce que j'ai l'air beau moi aussi ?" demanda-t-il.
"Tu as l'air très beau Jake" l'assurai-je. Je levai les yeux pour voir Bella descendre les escaliers dans un pantalon noir habillé et un chemisier rose tendre. La couleur donnait de l'éclat à sa peau d'ivoire. Elle mettait une boucle d'oreille tout en marmonnant dans sa barbe et en regardant ses pieds dans l'escalier.
En levant les yeux elle me vit et me sourit. "Ecoute merci beaucoup d'emmener Sam à la conférence." Elle me tendit un morceau de papier. "Voici l'adresse."
Son écriture était un peu bâclée et j'ai trouvé que … oui, c'était adorable. Marrant je sais. Le manque de sexe fait souvent ça à un homme. Du moins c'est ce que j'ai entendu. Elle se pencha et fit un bisou à chaque garçon. "Comportez-vous bien avec Edward," dit-elle.
"Nous le savons maman, comportement exemplaire," a déclaré Jake. "Ouais, ouais, nous avons compris."
"Oui et c'est exactement ce que j'attends," répondit Bella lançant un regard affuté à Jake.
Apparemment elle n'avait pas apprécié le ton.
"Désolé," marmonna-t-il en traînant les pieds.
"Très bien," dit-elle en lui donnant un baiser. Puis elle me tendit une enveloppe. "Tiens, l'argent pour la crème glacée si ... ils se conduisent bien." Jake était trop occupé à faire une petite danse de bonheur pour entendre les conditions d'obtention de la crème glacée. J'étais sûr que Sam le lui rappellerait. "Et ne laisse pas Jake obtenir la méga glace."
"Ooooh, maman !"
"Tu peux te contenter d'une glace normale pas vrai ?" demanda-t-elle à Jake.
"Je pense que oui," murmura-t-il, sa lèvre inférieure en avant.
"Ou bien tu pourrais ne pas en avoir du tout," le mit-elle en garde.
"Une petite glace serait formidable," décida Jake sans hésitation. Je savais qu'il pouvait pratiquement voir la crème glacée lui passer sous le nez. Je dus réprimer un sourire.
Bella hocha la tête. "C'est ce que je pensais." Puis elle me sourit et je sentis un picotement chaud courir à travers moi car j'étais le dernier à avoir son attention. Elle déposa un baiser rapide sur ma joue et aussi beau que c'était, j'aurais souhaité obtenir plus. Une langue, aurait été agréable. Mais bon, les garçons nous regardaient.
Je décidai de les inviter chez moi demain soir et peut-être que j'aurais la chance de traîner Bella sous le magnolia à nouveau. Je m'égaillai à la perspective. J'obtiendrais certainement quelques langues là-bas, à l'abri des regards indiscrets des garçons. Je pourrais même peloter un peu. Ma bite m'en tapa cinq mentalement.
"Merci," dit Bella, pas au courant des plans néfastes de ma queue. "Cette réunion stupide avec les enseignants a été prévue il y a des mois et il n'y a pas moyen que j'y échappe. Nous devons préparer tous ces tests et ça va probablement me rendre folle." Elle leva les yeux et poussa un petit soupir.
Ma bite, prévisible, pensa que c'était adorable.
«Vas-y et ne t'inquiète pas. Ça va bien se passer, n'est-ce pas les gars ?"
Sam et Jake hochèrent la tête et puis nous allâmes à la voiture. Ils bavardaient sur le siège arrière. J'écoutai Sam qui tentait de convaincre Jake que la conférence ne serait pas "ennuyeuse" ou "stupide". Jake en doutait mais était prêt à supporter n'importe quoi pour de la crème glacée.
Le thème de la conférence était l'astronomie. L'orateur était intéressant, donnant suffisamment de détails pour rendre son sujet vivant. Sam me surprit en connaissant bien son livre qu'il citait de temps en temps. Apparemment Sam avait un grand intérêt pour l'astronomie. Jake grimaçait, son attention avait tendance à errer. La plupart du temps il se contentait d'observer l'auditoire.
Après le discours, nous parcourûmes l'exposition et je fus étonné de la connaissance de Sam. Je connaissais à peu près les noms des planètes, les notions de base sur la galaxie et c'est tout. Sam connaissait chaque planète, quelle distance la séparait soleil. Il connaissait le temps de leur rotation, celle de leur révolution. Il connaissait tous les trous noirs et les différentes théories sur les origines de l'univers. C'était mieux que d'avoir un guide. Pourtant malgré tout cela, il ne semblait jamais être autre chose qu'un gosse. Un enfant très brillant, surdoué mais encore un gamin. Il avait encore un point de vue innocent sur le monde et sur l'univers à la fois, ce qui était assez rafraîchissant et enrichissant. Je commençai à réaliser qu'à certains égards, les enfants voient à travers toutes les conneries et se concentrent uniquement sur les choses importantes.
Même Jake posait des questions à Sam et sa patience pour lui répondre était une chose merveilleuse à voir même si Sam semblait parfois ne pas pouvoir comprendre pourquoi son frère n'était pas un peu plus excité par tout ça. Pourtant il répondit à toutes ses questions avec le sourire et sans aucune trace d'irritation. Je me demandai s'il avait hérité ça de Bella, qui je l'imaginais, était un bon et patient professeur. Ses élèves avaient de la chance.
Après la visite je les emmenai manger la crème glacée. Jake essaya bien de commander la plus gourmande en me faisant tout le temps son plus beau regard de chien battu. Je pouvais dire qu'il essayait de voir jusqu'où il pouvait aller. Je lui dis non, ce qui m'a tué d'ailleurs. Ce fut le 'S'il vous plait M. Edward?' qui me fit presque céder. Le gamin pouvait faire ce regard comme personne d'autre. Bien que je pensais m'attirer des ennuis en disant non, j'ai tenu bon. Alors il a négocié pour une certaine garniture supplémentaire et je l'ai laissé faire en disant que Bella n'avait rien dit sur la garniture. Nous étions tous les deux satisfaits du compromis. Sam était heureux de commander un cornet gaufré avec de la glace et du nappage brownies. J'ai commandé de la crème glacée aux fraises et Jake fronça le nez.
"Si ce n'est pas du chocolat, ce n'est pas bon," déclara-t-il. J'espérai être en mesure d'élargir ses horizons.
Je ramenai les garçons à la maison, Jake somnolait déjà sur le chemin du retour. Bella venait juste d'arriver parce qu'elle portait encore ses vêtements qu'elle avait avant de partir. Je soulevai Jake et lui dis que je le portais à l'intérieur, mais il s'est réveillé dès que nous avons atteint la porte. Sûrement parce que Seth et Emmett se disputaient – fort - à propos de quelque chose. Puis Sam a couru dans les escaliers, en faisant beaucoup de bruit.
Les bruits de la maison.
Jake se frotta les yeux et se tortilla pour descendre avant de courir dans les escaliers derrière son frère. Encore plus de bruit. Je souris à Bella. "Ils ont été géniaux," lui dis-je.
Elle me fit un sourire soulagé. Je voulais sortir et voir si je pouvais lui voler quelques baisers mais elle avait l'air fatigué donc je me suis contenté d'un rapide baiser sur sa joue. "Demain ? Chez moi ? Dîner avec les garçons ?"
Elle hocha la tête, me serra la main et me conduisit vers la porte.
Ma bite me traita de perdant et fit la moue tout le chemin du retour.
Masturbation comme d'habitude.
Vendredi juste avant le déjeuner, mon téléphone sonna et je regardai l'identifiant, un sourire se mit en place. "Bella," dis-je. "C'est tout à fait inattendu."
"Monsieur Edward?" C'était Jake et il était perturbé. Très perturbé.
"Quoi de neuf mon pote ?" J'essayai de rester calme, mais ce n'était pas facile. "Hey où est maman?"
"Emmett m'a dit de vous appeler et je l'ai fait parce que quand maman n'est pas là, c'est lui qui décide." Il fit une pause. "Et je déteste ça."
"Je sais Jake." J'essayai de rire, mais ça sortit faux et faible, probablement parce que ça l'était. "Pourquoi Emmett t'a dit de m'appeler Jake?"
"Vous êtes fâché ?" demanda-t-il avec inquiétude. "Maman m'a dit de ne jamais vous appeler si elle n'était pas là ou seulement s'il y avait du sang et beaucoup de sang." Il fit une pause. "Ou si la maison était en feu. Je ne suis pas censé toucher la cuisinière quand elle n'est pas là." Il s'arrêta. "Mais nous devons appeler le 911 avant de vous appeler s'il y a le feu," continua-t-il d'expliquer. Mes nerfs étaient à rude épreuve.
"Tu vas bien Jake?" demandai-je. "Est-ce qu'Emmett, Seth et Sam vont bien?" Je me sentis sombrer dans la folie et je sentis mon collègue Masterson me lancer un regard inquiet. Je haussai les épaules.
"Nous allons bien," dit-il. "Il n'y a pas de sang," ajouta-t-il. "Pas de feu non plus."
Je poussai un soupir de soulagement. "Je suis heureux d'entendre cela et je ne suis pas fâché Jake." Je fis une pause. "Pourquoi Emmett t'as dit de m'appeler?"
"Euh … il y a un policier ici et Emmett est en bas en train de lui parler mais il m'a dit de venir ici et de vous appeler, de ne pas redescendre ou qu'il allait me botter les fesses," m'informa-t-il. "Je ne pense pas qu'il a le droit de me dire cela, même si maman n'est pas là."
"Jake? Qu'est-ce qu'il se passe?"
"Maman garde votre numéro à côté du téléphone pour que je puisse le composer sans demander à Emmett."
Je sentis mon cœur descendre dans mon estomac, puis remonter dans ma gorge. "Euh Jake, mon pote, pourquoi y'a-t-il des policiers là-bas ? Où est ta mère ?"
Puis Jake se mit à pleurer. "Maman est allée a l'épicerie pour acheter ce qu'il faut pour mon gâteau d'anniversaire. Je vais avoir huit ans dimanche. C'est le jour après demain."
"Je sais," dis-je aussi patiemment que je le pouvais. "Jake … Peux-tu me faire une faveur et prendre le téléphone pour le ramener à Emmett ?"
"Il m'a dit de ne pas redescendre et c'est lui qui commande en ce moment." Que Dieu me vienne en aide, je vais devenir fou.
"Jake je suis en chemin," lui dis-je . "Dis à Emmett que j'arrive."
Puis j'entendis une autre voix et une bousculade. "Donne-moi ce foutu téléphone Jacob Joshua James!" C'était la voix d'Emmett. Apparemment il s'était impatienté et était allé à la recherche de Jake.
"Je le dirai," dit-il à son frère. "Tu as dit un gros mot et c'est pas parce que tu es le chef en ce moment que tu peux faire ça."
Pour ma santé mentale ce fut une bonne chose qu'Emmett ne perde pas de temps à discuter avec son petit frère. "Monsieur Edward?" dit-il calmement. Oh merde j'eus un très mauvais pressentiment.
"Qu'est-ce qui se passe, Em?"
Il prit une profonde respiration. "Euh il y a les policiers ici et ils ont dit..." Une autre profonde respiration frémissante. "Euh maman a eu un accident de voiture..."
"Je serai là dans quelques minutes!"
"Elle est à l'hôpital," continua-t-il. Merde, merde, merde.
"Je viens vous chercher et nous allons tous y aller d'accord ? Dis cela aux policiers d'accord?"
Il hésita et je l'entendis descendre l'escalier puis un murmure de voix étrangères. Un instant plus tard une voix d'homme parla à l'autre bout du fil. "C'est l'officier Weiss," dit-il.
Je me présentai rapidement.
"Êtes-vous un proche ?" demanda-t-il.
"Le plus proche qu'ils aient ici," murmurai-je. "Comment est-elle?"
S'il vous plait Dieu, faites qu'elle aille bien. Je vous en prie …
"Elle est stable monsieur. Rien qui ne mette sa vie en danger, mais elle a besoin d'un traitement médical. Pouvez-vous emmener ses enfants là-bas ? Elle a été réellement agitée et a demandé comment ils allaient venir."
Elle parlait, elle était en colère et inquiète. Bien. "Oui, oui," lâchai-je avec impatience. "Quel hôpital ?"
Je raccrochai et allai voir le major Hutchinson. Je lui expliquai la situation et il m'a renvoyé après m'avoir demandé s'il y avait quelque chose qu'il pouvait faire. Vingt secondes plus tard j'étais parti.
Le chemin vers la maison de Bella fut interminable, mais au moment où j'entrai, je compris que je devais me ressaisir parce que ces garçons avaient peur. Ils avaient déjà perdu leur père et maintenant leur mère avait eu un accident. "Allez les gars on y va!" les pressai-je et ils coururent tous vers ma voiture.
Aucun ne parla sur le chemin vers l'hôpital. J'essayai très fort de me concentrer sur les paroles rassurantes de l'officier. Si Bella avait réellement été en danger, il me l'aurait dit, même s'il ne l'avait pas dit à Emmett. Et si elle était préoccupée par la façon dont les garçons s'y rendraient ça voulait dire elle était pleinement consciente, pas vrai?
Heureusement pour nous tous, je me garai bientôt sur le parking des urgences et nous courûmes à travers les portes. J'étais encore en uniforme et je pense que le policier avait prévenu l'infirmière que j'arrivai avec les garçons. Elle leva les yeux et sourit. C'était une bonne chose. Ce devait l'être. Elle n'aurait pas souri si Bella était ...
Ça suffit.
"Venez par là, Monsieur," dit-elle. Je regardai les garçons qui me fixaient. Il n'y avait pas moyen que je puisse les laisser dans la salle d'attente. Je me raclai la gorge pour demander quand je vis un policier aux cheveux gris franchir la porte des urgences.
"Sergent-major Cullen ?" demanda-t-il en tendant sa main.
"C'est moi," lui dis-je. Puis je montrai les garçons. "Ce sont les fils de Mme James."
"Salut les garçons," dit l'officier. "Je vous emmène là-bas dans une minute. Votre maman est impatiente de vous voir."
La tension qui émanait des garçons – et de moi, pour être honnête – se relâcha un peu en entendant ces mots. Si Bella parlait encore et demandait à voir ses enfants elle allait probablement bien. Je respirai facilement depuis ce qui me sembla être la durée d'une vie.
"Merci pour ..."
"Ancien de l'armée moi-même," m'interrompit-il. Il me sourit et je me forçai à sourire en retour alors que tout ce que je voulais vraiment c'était le faire avancer pour aller voir Bella. "Elle va bien," dit-il. "Un peu assommée mais le doc vous parlera de ça." Il regarda les garçons. "Les garçons prenez bien soin de votre maman maintenant, m'entendez vous ?"
Un chœur de "Oui monsieur" retentit et nous passâmes tous à travers les portes.
La première chose que j'entendis fut la voix de Bella. Elle n'avait pas l'air heureuse. Elle n'avait pas non plus l'air d'être à l'article de la mort. Donc je pourrai me contenter facilement de perturbée et agacée.
"Donnez-moi juste une minute," grommela-t-elle. Puis elle siffla. "Et visez-vous l'os avec cette aiguille mon pote ? Si oui vous avez touché le gros lot !"
"Ce médicament contre la douleur devrait bientôt faire effet," dit une voix masculine. "Le médecin va venir pour le plâtre."
"Permettez-moi de voir ma famille avant de me torturer avec votre plâtre. Okay?"
"Maintenant Madame..." Une jeune voix masculine essayait de la calmer.
"Ne m'appelez pas Madame," râla-t-elle. "Mon pied me fait un mal de chien et vous me parlez comme si j'étais une grand-mère." Je l'entendis souffler fortement pour accentuer ses propos.
Elle était irritée et énervée. Je n'avais jamais été si heureux d'entendre une femme se plaindre de ma vie. Je m'étais à moitié attendu à la voir pâle et brisée sur une civière, brisée comme la chose délicate qu'elle était. Même si sa voix me rassurait, ma main trembla quand j'ouvris le rideau et elle était là, les bras croisés sur sa poitrine tandis qu'elle regardait un jeune homme vêtu de blanc. J'aurais dû le savoir. Bella peut paraître délicate mais fragile, elle ne l'est pas. Il me jeta un regard de défaite totale et secoua la tête.
"Je reviens," murmura-t-il et s'enfuit.
"Tu te fais déjà des amis ?" demandai-je. Le soulagement m'étourdit, je me sentais si fort lorsque qu'ils m'avaient donné des médicaments contre la douleur une fois que je m'étais cassé quelques côtes pendant un entraînement.
J'entendis les garçons remuer de soulagement derrière moi. Emmett avait même un sourire narquois. De la terreur à l'amusement en trente secondes.
Elle était assise dans le lit, les cheveux en bataille, il y avait une tache de sang sur son chemisier, mais je pensais que c'était sans doute dû à un saignement de nez, je pouvais voir les croûtes de sang sous ses narines. Ce n'était pas si mauvais, rien qui ne ferait fuir les enfants. Ils étaient durs. Une jambe était immobilisée et elle avait un bandage sur le front. Elle avait l'air fragile avec cette nuance de blanc sur sa peau pâle. Je n'aimais pas voir ça.
"Tu savais que les airbags puent littéralement quand ils explosent ?" demanda-t-elle en faisant une grimace. "Ce genre de puanteur qui te donne envie de vomir."
"Vraiment ?" Que pouvais-je répondre à cela ? Surtout quand tout ce que je voulais faire était de la prendre dans mes bras et de l'embrasser jusqu'à ce qu'aucun de nous ne puisse plus respirer.
Lâchant un souffle, elle sembla repousser son irritation. "Mes garçons," dit-elle doucement, et la façon dont elle le dit alors qu'elle me regardait m'incluait dans le lot. Cela me donna une sensation de chaleur.
"Alors … Quand vont-ils te libérer ?" Je me forçai à rester naturel, comme si je n'avais pas été en mode panique intégrale depuis que j'avais entendu la voix de Jake au téléphone. J'étais juste Monsieur Cool … pas de souci ici …. Faire comme si, continuer.
Renfrognée, Bella haussa les épaules. "Ils vont bientôt me plâtrer," dit-elle en pointant son pied comme s'il l'avait personnellement offensé. Elle était ennuyée. Elle voulait sortir de là. "Je me suis cassée quelques os stupides dans mon stupide pied." Bella leva les yeux. "Salauds," murmura-t-elle dans un souffle. J'eus l'impression que Bella n'était pas friande des hôpitaux.
"J'ai entendu," lui dit Jake avec un sourire.
Un chariot à roulettes avec les fournitures pour le plâtre arriva. "Ecoute," dis-je. "ça te dérange si j'emmène les garçons à la cafétéria ?" Je lui jetai un regard aiguisé. La pose du plâtre serait probablement gênante et je ne voulais pas que les garçons la voient souffrir.
Elle fit une grimace vers le chariot et soupira avec résignation. "Ouais ce serait formidable."
Emmett commença à protester et elle le regarda. Jake tira sur mon pantalon." Est-ce qu'ils ont de la crème glacée ?"
Je ris, une fois que Jake avait vu sa mère en forme, sa dent sucrée était de retour en force.
"Nous allons voir ce qu'ils ont," lui promis-je.
Emmett dit qu'il n'avait pas vraiment faim, alors il prit un hamburger, frites et un gâteau au chocolat. J'étais vraiment content qu'il n'ait pas vraiment faim parce que je n'avais pas une quantité illimitée d'argent sur moi. Sam prit un jus de pomme, il était pâle son teint était habituellement bien plus foncé. Il était inquiet …
Seth et Jake prirent chacun de la crème glacée. Celle de Jake était au chocolat. Bien sûr. Quand j'estimai qu'assez de temps était passé, nous retournâmes aux urgences. Un petit homme rond dans un manteau blanc nous attendait quand nous sommes arrivés. Après un moment de panique, j'ai remarqué qu'il semblait être d'une humeur joviale.
Bon, idiot. On dirait qu'ils ont réussi à plâtrer la jambe et le pied de Bella sans la tuer. Toi par contre tu devras être admis pour une crise cardiaque si tu continues comme ça.
"Je suis le Dr Swardson," dit-il. "Je suis le médecin de Mme James. Elle est prête à y aller, mais je voulais vous donner quelques instructions de dernière minute."
Les garçons étaient restés un pas en arrière quand le médecin me fit signe d'avancer. Je vis qu'Emmett était nerveux, je me tournai vers lui et le regardai dans les yeux. "Emmett, viens par là," lui dis-je. "Le médecin veut parler de la façon de prendre soin de ta mère."
Cela n'avait été qu'une intuition mais mon instinct semblait ne pas s'être trompé. Une expression de soulagement passa sur le visage d'Emmett et il courut à mes côtés. J'imaginai qu'il en avait assez des adultes qui l'excluaient des choses qui étaient en réalité ses affaires. Je hochai la tête au médecin pour qu'il continue. "Elle aura besoin de quelqu'un … un adulte, pour garder un œil sur elle ce soir."
Emmett leva les yeux au ciel. Je le fis presque aussi. Le ton condescendant du médecin ne lui convenait pas." Ok," lui dis-je. Je regardai Emmett. "Je vais passer la nuit et toi et moi on pourra se relayer pour surveiller maman. Ça te va ?"
Il hocha la tête.
"Elle va très probablement dormir toute la nuit mais vous allez devoir vérifier qu'elle n'a pas trop mal et lui donner le médicament contre la douleur que j'aie prescrit. Ce pied va lui faire vraiment mal, en particulier pendant les premiers jours."
"Si elle doit avoir si mal elle ferait peut-être mieux de rester ici," suggérai-je. Maintenant ce mec me rendait nerveux.
"Non, non c'est juste une précaution," dit le médecin. "Et demain après-midi ou le lendemain au plus tard, elle sera sans doute très bien avec de l'ibuprofène. Je lui ai donné une prescription de médicaments seulement parce que je ne connais pas bien sa tolérance à la douleur." Je pouvais deviner qu'elle serait assez élevée, compte tenu qu'elle avait donné naissance à quatre reprises, mais je ne fis pas cette observation.
Il nous remit une liste d'instructions de soins pour le plâtre. Je les glissai dans la poche de mon uniforme avec son ordonnance. Ensuite ils arrivèrent avec Bella dans un fauteuil roulant.
Elle était shootée, planant aussi haut qu'un putain de cerf-volant. Elle me sourit. "Tu as l'air tellement beau dans ton uniforme, si beau …" lança-t-elle haut et fort. C'était seulement la deuxième fois qu'elle me voyait avec. Puis elle tapota Emmett sur la joue. "Mon petit garçon …"
Emmett leva les yeux à nouveau. "Ca doit être de bons médicaments," marmonna-t-il dans sa barbe.
Nous l'emmenâmes vers la voiture et entre Emmett, l'aide-soignant et moi, nous réussîmes à l'installer sur le siège passager.
Elle n'était pas très coopérative et ce fut un peu comme mettre un serpent dans un sac. Elle ne voulait pas rester tranquille. Elle ne voulait pas nous lâcher, elle passait la tête par la portière en nous disant combien elle était heureuse de nous voir prendre aussi bien soin d'elle. Et elle n'arrêtait pas de rire. Ce qui ne m'aidait pas du tout à me concentrer. Heureusement ma bite était encore trop inquiète à son sujet pour devenir dure.
Les garçons s'entassèrent sur la banquette arrière nettement insuffisante. Je les regardai pressés dans le petit espace. Cela me fit penser à ces clowns entassés dans une de ces mini-voitures. Cela n'allait tout simplement pas le faire.
L'outtake 14 est directement lié à ce chapitre, nous aurons le point de vue de Bella sur tout ça...
Pauvre Edward qui a eu affaire à un pauvre Jake qui ne sait pas téléphoner, la plupart des gens ne savent pas téléphoner d'ailleurs... misère!
Comme d'habitude merci à vous toutes et à bientôt pour la suite directe de ce chapitre
