THE BIGGER THEY ARE de LadyExcalibur2010

Traduit par bostondirty corrigé par mes soins


CHAPITRE 23

M. le Tyran

Avant de retourner chez Bella, j'avais décidé de montrer mes bonnes intentions et avais appelé un ancien copain de l'armée. Je lui dis ce que je voulais, combien j'étais en mesure de payer et dans combien de temps j'en avais besoin. Après une recherche de dix minutes sur l'ordinateur il sembla trouver une solution parfaite à mon dilemme. J'avais confiance en lui, nous avions servi ensemble en Afghanistan. Il me dit qu'il pouvait l'avoir le mardi et je savais qu'il ferait tout pour ça. Bon je voulais faire en sorte d'offrir mes efforts à Bella et lui montrer que j'allais être sérieux faire ce travail. ça ne pouvait pas faire de mal, non ?

Je conduisis jusque chez Bella en devenant plus nerveux au fur et à mesure que je me rapprochai. Je pris une profonde inspiration en sortant de la voiture, ayant besoin d'un moment pour me calmer, c'était embarrassant en soi. Ensuite je frappai à la porte m'attendant à voir l'un des garçons. Probablement Jake qui m'aurait vu me garer dans l'allée et en aurait informé sa mère avec un empressement admirable. Ce qui lui aurait donné le temps de verrouiller la porte si elle en avait envie.

Attentes, souviens-toi ?

Au lieu de cela, elle était là, les bras croisés sur ses seins délicieux — concentre-toi Cullen ! — son expression située quelque part entre l'énervement et l'inquiétude.

Attends.

Je reconnus cette expression. Je l'avais vue dans le miroir chez moi. Je respirai profondément. Très bien. Alors peut-être était-elle dans le même état que moi. C'était… bien. Pas vrai ? Si nous étions tous les deux ébranlés par ces mêmes sentiments, ça pouvait vouloir dire que.. peut-être, je n'avais pas foutu les choses complètement en l'air — comment m'avait-elle appelé ? Oh ouais, Homme des cavernes. La peur m'avait poussé au-delà des limites que j'avais précédemment établies, la colère l'avait encouragée. Nous n'avions ni tort ni raison. Nous étions humain. Nous nous étions disputés. C'était arrivé. Avoir une relation signifie avoir des discussions et des désaccords.

Bon alors maintenant nous étions confrontés à la réalité.

La réalité était un coup de poing dans les dents. La réalité c'est nul.

Et la réalité n'est pas toujours confortable, ni toujours claire et heureuse avec des arcs-en-ciel et des nuages moelleux en forme de lapin. Elle n'est pas toujours très polie et avec une voix douce. Parfois, l'enfer la plupart du temps, la vie est un désordre chaotique et une emmerdeuse.

Cela ne signifie pas que ça n'en vaut pas la peine. Parce que je ne veux pas d'un rêve romantique avec Bella. Je veux la réalité, la bonne, la mauvaise et la désagréable. Je sais dans quoi je m'embarque. J'ai vu la salle de bain des garçons la nuit dernière et son état épouvantable. Et si cela ne me fait pas peur, alors rien ne le fera.

A présent, elle me regardait fixement, à moitié dans le défi et à moitié dans l'excuse. En quelque sorte j'aime les deux à la fois. La façon dont elle me regardait était sincère. Bella ne cachait pas ses sentiments, elle donnait tout, tout simplement. Elle voulait la même chose que moi. Pas de jeux. Bordel j'en avais assez de jouer. Je voulais qu'elle s'offre simplement comme elle était. Bella James.

J'hésitai à faire quelques pas vers elle.

"Il y a quelque chose que tu dois savoir avant d'aller plus loin," me dit-elle en guise de salutation.

Oh merde. ça y était. Elle allait me jeter. Je m'étais rendu compte trop tard qu'elle était exactement ce que je voulais.

"Quoi ?" me forçai-je à dire en m'armant de courage.

"Je ne pense plus que tu sois parfait." Elle semblait fâchée. "Tu as fait basculer ton piédestal." Son expression était irritée mais pas fermée – elle ne s'éloignait pas de moi. Elle me faisait tout simplement savoir comment elle se sentait. Pas de jeux, pas de sous-entendus. Je pouvais le prendre ou le laisser, mais je n'aurais pas à le deviner.

"Juste pour que tu saches, j'ai vraiment eu très peur," dis-je entre mes dents, mon grand soulagement me faisait presque sentir en colère. Je sentis mes mâchoires se crisper et se desserrer.

"Eh bien voir une voiture foncer droit sur toi n'est pas exactement très réjouissant non plus, mon pote," siffla-t-elle.

"Putain, tu aurais pu être tuée !" Je voulais m'arracher les cheveux. "Que ce soit dans l'accident ou en essayant de descendre l' escalier par toi-même ! »

"Ce n'est pas moi qui ait essayé, Edward" me fit-elle remarquer. "J'ai fait très attention." Elle eut un geste du haut vers le bas de son corps délectable – arrête et concentre-toi Cullen ! "Tu vois ? Toujours en un seul morceau."

"Tu aurais pu tomber," dis-je avec un peu moins de rage.

"J'aurais pu," admit-elle. "Mais je ne l'ai pas fait." Sa voix était un peu moins en colère aussi.

"Très bien." Je nourrissais encore ma propre colère. Je ressemblais à un âne et je le savais. C'était couru d'avance et pour elle aussi. "Donc je suppose que tout est juste rose alors, hein?"

Bella soupira et passa une main dans ses cheveux. "Ecoute, je sais que j'ai réagi de façon excessive. Tu n'avais pas besoin de me dire ça."

"Bon, eh bien… moi aussi." Je la regardais. Donner et recevoir.

"En fait…" Bella fit une pause et mordilla sa lèvre inférieure un moment. "C'est qu'hier… hier j'ai eu vraiment peur de ne pas rentrer à la maison avec mes garçons." Elle leva ses yeux vers moi et je pouvais voir l'écho de sa peur dans ses yeux. "Et je suppose que ça m'a rendue…" Elle rit. "Folle, ça m'a rendu dingue." Elle grimaça. "Et la folie a débordé sur toi, même si je ne le voulais pas."

"Hier j'ai eu peur de t'avoir perdue," admis-je. "ça m'a rendu un peu fou aussi."

"Alors… nous sommes fous tous les deux?" demanda-t-elle.

"Je pense que nous avons déjà établi cela sans aucun doute possible," concédai-je.

"Tu sais quoi ?" Elle fit un pas en avant et je vis son doigt prêt à piquer ma poitrine. Je reculai un peu ce qui était probablement une erreur tactique. Peu importe.

"Quoi ?" Je lui souris en le disant et du feu passa dans ses yeux.

Son menton se releva brusquement et ses bras étaient de retour sur ses seins, ses lèvres s'étirèrent en un petit sourire. Ce n'est pas juste… au moins laisse-moi voir tes seins si tu cries après moi. "Tu es autoritaire et arrogant et ..."

"Ouais, eh bien tu es têtue et téméraire," je lui tournai le dos en l'interrompant, mais je souriais.

Elle ouvrit la bouche, puis la referma avec un accès de colère. "Bon alors, aucun de nous n'est parfait. Grosse surprise. Tu es autoritaire et je suis têtue." Elle sourit tout à coup. "Je peux vivre avec ça si tu le peux."

Mes lèvres bougèrent. Manquait plus que ça. Stupide bite.

"Enchanté de vous connaître Miss Piggy," dis-je en tendant la main. Ses lèvres se serrèrent comme si elle essayait de s'empêcher de sourire. "Oh et en passant, tu es un patient de merde." Je n' en avais pas tout à fait fini avec elle. J'espérai que ça me passerait et que cette image d'elle étendue et cassée au bas des escaliers que j'avais dans mon esprit enfiévré, disparaitrait... dans à peu près cinquante ans?

Elle rit et me tira fermement. Puis elle murmura contre mes lèvres qui étaient encore pressées ensemble, car merde, je n'étais pas un froussard. "Ravie de vous rencontrer M. le tyran."

"Hey !" commençai-je à protester. Mais ses lèvres me coupèrent la parole. Et j'ai prouvé en effet que j'étais un froussard.

Mais je m'en foutais.

Et c'est ainsi que notre premier combat se termina.

Elle se blottit contre mon torse. Je soupirai et lissai ses cheveux avec ma main. Dans l'intérêt de la paix, je fis une confession tranquille. "Bella, je pourrais peut-être avoir réagi de façon excessive quand je t'ai vue en bas." N'avions nous pas déjà établi cela ? Mais il ne serait pas mal de faire le point et de prouver que j'étais au moins capable de changer.

"Hmm ..." Elle avait l'air distrait.

"C'est juste que… tu m'as fait peur – d'abord avec l'accident, puis t'imaginer en chute libre dans l'escalier."

Elle leva les yeux et me sourit. "Chute libre vraiment ? Ce ne serait pas plutôt sauter d'une falaise ou quelque chose de ce genre ?" Bon alors maintenant elle était amusée par mon imagination débordante. Je survivrais.

Je haussai les épaules, incapable d'expliquer ma peur. "Je trouve que je suis… eh bien, je suis très… protecteur envers toi." C'était nouveau pour moi et plutôt inconfortable.

"Etre protecteur est une bonne chose," dit Bella. "Être un âne pas tellement."

"Dorénavant j'essaierai de le faire à l'ancienne." Je soupirai et haussai les épaules. "Mais je ne veux pas faire de promesses inconsidérées."

Elle frotta son visage sur mon torse. Ma bite se demanda si elle voudrait répéter l'action un peu plus bas. "Tu sais c'était incroyablement gentil de ta part de prendre bien soin de moi." Elle leva les yeux. "Je te remercie."

"De rien," dis-je.

"Alors, nous sommes bien à nouveau ?" demanda-t-elle timidement. Je hochai la tête et l'embrassai, berçant son visage dans mes mains.

Je la tins tout contre moi, savourant la sensation d'elle dans mes bras, ma joie, oubliant la colère.


Après que j'eus fait un déjeuner pour nous – sandwichs au fromage grillé, prenez ça Wolfgang Puck* – Bella avait l'air un peu fatiguée donc je lui offris de prendre les garçons à l'arcade. Je ne lui avais pas encore dit que je m'étais arrangé pour prendre un congé la semaine prochaine. Je pensais que j'aurais besoin de lui faciliter les choses. Demain c'était l'anniversaire de Jake et je voulais lui donner un coup de main. Je lui dit que je pouvais aller aux courses un peu plus tard ce soir-là pour qu'elle ait tout ce dont elle avait besoin. Non seulement cela mais je savais qu'elle devrait aussi faire les courses pour la rentrée scolaire des garçons.

J'avais demandé à Alice quand l'école commençait et j'étais assez content de ma prévoyance. Maintenant Il fallait seulement que je convainque Bella qu'elle avait besoin de mon aide. Ou peut-être devrais-je juste lui dire que cela signifiait beaucoup pour moi d'être en mesure de lui apporter mon aide. Oui c'était probablement la voie à suivre.

Les garçons étaient heureux de sortir de la maison. Ils jouèrent à Dance Dance Révolution jusqu'à ce qu'ils soient en sueur et malodorants. C'était ma faute, j'avais insisté pour qu'ils fassent quelque chose de plus actif. Ils auraient pu jouer à des jeux vidéo à la maison. Ils n'ont pas trop discuté, mais maintenant, j'avais quatre garçons puants dans la voiture avec moi. Je n'avais pas pensé à cela avant.

Puis je décidai que nous avions le temps de faire un voyage rapide aux cages de frappeurs. Même s'ils transpiraient davantage, l'odeur dans la voiture ne pourrait pas être pire. Emmett était le plus enthousiaste à ce sujet. Lorsque je l'ai vu frapper, je me demandais s'il voudrai jouer au base-ball à la rentrée. Le gamin avait du talent et il était incroyablement fort. Et il avait la synchronisation, la capacité de voir où la balle allait. Il avait l'œil.

Comme nous étions partis depuis plus de trois heures, je pensais que nous avions donné assez de temps à Bella pour profiter d'une sieste. J'ouvris la porte, les garçons coururent dans la maison. Tels des éléphants dans l'escalier. J'errai dans la cuisine et trouvai Bella assise sur la chaise. J'essayais de me retenir de murmurer quelque chose à propos de descendre les escaliers à nouveau quand je remarquai qu'elle pleurait.

Oh l'enfer.

Je m'agenouillai devant elle. "Bella ? Quoi baby, qu'est-ce qui ne va pas ?"

Elle renifla pitoyablement, son nez rouge coulait. "C'est stupide."

"Non puisque ça te fait pleurer."

Elle haussa les épaules. "Je viens de recevoir un appel de l'assurance. »

"Et ?"

"Ils ont dit que le SUV était une épave," dit-elle tranquillement.

"D'accord." Je ne voyais toujours pas quel était le problème. Ils le remplaceraient sans doute.

Ses yeux fixaient les miens. "C'est juste que…" Elle soupira. "Mac et moi l'avions acheté quelques mois avant son départ."

Oh. C'était juste quelque chose de plus de Mac qui lui était arraché. Je berçai son visage dans mes mains. "Oh baby, je suis tellement désolé." Je voulais apaiser toutes les blessures de son cœur, je voulais enlever toute la douleur qu'elle pourrait ressentir. Je savais que je ne pouvais pas et parfois il me semblait que ça allait me tuer.

"C'est stupide je sais. C'est juste une voiture… une chose. Ce n'est pas une personne. Mais…"

"Mais vous l'aviez choisie ensemble," dis-je et j'embrassai sa joue. "Et ça fait mal."

Bella hocha la tête. "Oui, ça fait mal." Puis elle me sourit et passa ses doigts dans mes cheveux. "Mais pas autant que ça l'aurait fait il y a quelques mois," admit-elle tranquillement. "Et c'est grâce de toi… j'aime t'avoir près de moi tu sais." Elle sourit. "Vraiment beaucoup."

Mon cœur battit un peu plus vite. Bon, beaucoup plus vite. "Eh bien, je sais que cela ne va pas aider, mais peut-être que les garçons peuvent aller t'aider à choisir un nouveau véhicule et vous pourrez vous faire quelques nouveaux souvenirs."

"Veux-tu venir avec nous ?" Je fus surpris mais très heureux de cette invitation. Elle m'incluait, moi, dans cette activité familiale. "Je pense que cela nous aiderait à nous faire de nouveaux souvenirs aussi…" Sa confession était calme, presque du jamais vu.

"J'adorerai," dis-je. "Et puisque tu as ce chic plâtre de marche mais qui pourrait encore rendre la conduite maladroite pour quelque temps encore, peut-être me laisserais-tu vous y conduire? Et je connais un gars qui pourrait sans doute te faire faire une affaire." Je voulais aider, mais je ne voulais pas marcher sur ses orteils.

J'étais en train d'apprendre à demander plutôt qu'à assumer. Comme je l'ai dit, je suis un âne. Je ne suis pas stupide.

Elle fronça les sourcils. "Euh… Les garçons ne vont pas tous rentrer..."

C'était mon tour de faire un sourire penaud. "Eh bien… j'ai une confession à te faire."

Elle fronça un sourcil.

"Si tu peux attendre jusqu'à mardi, je vais avoir un nouveau véhicule aussi – et il pourra tous nous contenir confortablement." Cet appel à un ancien copain de l'armée avait été productif. Il travaillait chez un concessionnaire automobile à Fayetteville. Il m'avait procuré une bonne affaire sur un SUV et je le récupérerai mardi matin. Est-ce que Bella serait mal à l'aise avec ça? Je regardai son visage avec circonspection. Avais-je trop présumé ?

"Quand as-tu décidé de faire ça ?" Je ne pouvais rien lire dans son ton. Merde.

Je me relevai, grimaçant quand mes genoux craquèrent. Je me sentis comme une céréale au petit-déjeuner. C'était l'enfer de vieillir. "L'autre jour, quand je vous ai ramenés à la maison après l'hôpital. Tu ne te souviens sans doute pas de ce voyage?" Elle secoua la tête d'un air amusé. "Oui, eh bien si tu avais vu tes fils... tous entassés dans le siège arrière, tu comprendrais pourquoi j'ai pensé que ce pourrait être sage." Ses yeux s'agrandirent et elle se mit à rire. Et ma bite retournait à ses vieilles habitudes.

"Tu l'as fait ... pour nous ?"

Je hochai la tête. "Ouais, je veux dire, vous êtes dans ma vie à présent, non? Chacun d'entre vous. Et je devrais pouvoir nous conduire quelque part sans qu'il y ait de risque."

Elle pencha la tête et m'étudia. "Qu'est-ce que tu as pris ?"

Je lui souris. "Un suburban – c'est une grosse bête, rouge," admis-je, j'étais un peu excité. Il était grand, c'était une bête et le singe en moi tapait sur sa poitrine et avait envie de passer derrière le volant.

"Très viril," dit Bella, approbatrice.

Je fis une pause et étudiai son expression. "Est-ce que ça va ?"

Elle jeta ses bras autour de moi et resserra son étreinte. "C'est plus que correct. C'est merveilleux. »

Eh bien vous savez quoi ? M. le tyran ne s'était pas trompé.


Bella et moi préparâmes un dîner, poulet teriyaki, haricots verts et pommes de terre. Jake demanda de la pizza. Bella lui dit non. Jake demanda de la crème glacée. Bella lui dit qu'il n'y en avait plus. Un coup d'œil me fit clairement comprendre que je n'étais pas censé offrir un tour au magasin pour lui en obtenir. Fixer son petit visage triste était quelque chose de difficile. Il gardait les yeux fixés sur moi et frottait son ventre comme s'il était affamé.

Bella avait raison, ce gamin était un escroc consommé.

Enfin, tandis que nous faisions la vaisselle, je décidai de faire ma deuxième confession. "Euh Bella, il me reste quelques congés et je me demandais si ça te dérangeait que je les prenne la semaine prochaine pour pouvoir t'aider. Tu sais, t'emmener choisir ton nouveau véhicule, des trucs comme ça."

"Oh!" Elle eut l'air surprise. Bonne ou mauvaise surprise ?

"Vraiment. Il fallait que je prenne une partie de mes congés et ce sera plus difficile une fois que le nouveau cycle de formation aura commencé."

"D'accord," dit-elle plutôt incertaine. "Si tu es sûr."

"J'en suis sûr," répondis-je. "Bien sûr."

Bella haussa les épaules. "ça me parait super en réalité," fit-elle. "Demain c'est l'anniversaire de Jake."

"Ouais il pourrait me l'avoir dit," dis-je d'un ton sévère. "Une ou deux fois. »

"Ou une douzaine." Elle se mit à rire.

"Ou une douzaine."

Puis mon téléphone sonna et je vis que c'était ma mère. "Maman," articulai-je pour Bella.

"Dis-lui bonjour de ma part."

"Bonjour Edward," dit maman. "Comment vas-tu mon chéri? "

"Je vais bien maman."

"J'ai essayé de t'appeler à la maison. Es-tu chez Bella ?"

"Ouais, en fait nous venons de terminer le diner et Bella me fait laver la vaisselle." Bella me tira la langue. "C'est un négrier."

"Heureuse de l'entendre."

"Je n'ai pas pu la chance t'appeler plus tôt, mais nous avons eu un peu d'agitation ici, hier."

"Oh ?"

Bella leva les yeux.

"Bella a eu un accident de voiture. Un abruti a grillé un stop et l' percutée du côté du conducteur." Bella secoua la tête en faisant non. Apparemment je n'aurais pas dû parler de cela à ma mère. Oups. Trop tard. Bella grinça des dents.

"Oh non ! Est-ce qu'elle va bien ?"

"Elle va bien," dis-je. "Un peu handicapée avec quelques os brisés au pied, mais elle insiste sur le fait que ce n'est rien de sérieux." Bella me tira la langue. Ma bite aimait cela et a commencé à se redresser envisageant d'autres idées pour utiliser cette langue. Elle en avait une liste. Par ordre alphabétique et tout. Elle était un fils de pute de TOC.

"Oh! " Maman me parut bizarre. "Est-ce vrai?"

"Qu'est-ce qui se passe maman ? "

"Eh bien mon chéri, j'aurais vraiment souhaité que tu m'appelles hier."

"Pourquoi ça ?" Je commençai à avoir un très mais très mauvais pressentiment.

A ce moment-là j'entendis le signal qui m'indiquait un autre appel. "Hey maman, laisse- moi répondre à cet autre appel d'accord?"

"Je vais juste te laisser Edward." Puis silence sur la ligne. Et pour la première fois de ma vie, ma mère m'avait raccroché au nez. Je regardai Bella en état de choc pendant un moment puis je me rendis compte que je n'avais pas encore répondu à mon autre appel.

Je cliquai. "Bonjour?"

"Bonjour grand frère ! Que fais-tu ? Es-tu chanceux ? Si tu l'es pourquoi réponds-tu au téléphone ? As-tu déjà tout dit sur moi à Bella ? Elle ne peut pas attendre pour me rencontrer pas vrai ?"

"Que veux-tu Masen ?" Je roulai des yeux à l'intention de Bella.

Masen rit. Je connaissais ce rire. La sensation de malaise dans le creux de mon estomac s'amplifia. "Es-tu à la maison ?" demanda-t-il. Je me dirigeai vers le porche arrière pas sûr de vouloir que Bella entende ce que j'allai dire à mon petit frère. D'ailleurs elle n'aimait pas beaucoup que je jure autour des garçons.

"Non." Ce fut une mauvaise idée et je ne savais pas encore pourquoi. "Je suis chez Bella."

"Parfait," déclara Masen en douceur. "Donc j'ai besoin que tu m'indiques comment aller chez Bella. Nous sommes à une dizaine de minutes de chez toi." Il rit le bougre. "Surprise !"

Oh. Vie. De. Merde.

...

* Wolfgang Puck est un chef cuisinier


Bien voilà nous y sommes nous ferons la connaissance du petit frère d'Edward et de sa famille la prochaine fois...

Merci pour tous vos encouragements!