Disclaimer : I do not own "Third Star" (Thanks to Hattie Dalton and Waughan Sivell)

N/A : A lot of thanks to Piwi-chan who gave some flavor to this translation. Without her aid, it would have been so bland...


Release

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It feels like I'm floating, weightless. I feel good, surrounded by muffled and distant sounds, even if sometimes, they can reach me. And break this silence. This darkness. This well-being. My bubble world. My safe haven. I can't tell for how long I'm here. An eternity maybe ? It doesn't matter.

Something is changing. What's going on ? What's happening to me ? It hurts… My world is crashing down. I'm thrown into a tight corridor, so narrow… And then, there is the light. I see it, I'm attracted to it like a butterfly caught in a hurricane. I can't help it. It seems the world that was such a safe place not so long ago is trying to get rid of me, in a brutal way. I can feel that sharp pain into my lungs creeping under my skin. It's burning, I feel torn apart. I'm going to die, I can tell. This is the end. I'm suffocating, I can't catch my breath… and then, here we are. Inhaling. Exhaling. Inhaling... No one is stopping me, but what is this coldness in my bones ? I realize that I'm screaming, a bunch of unbearable sounds are ringing out of my ears. I suppose this is what they call life. I'm crying. Where is my safe world, why did they have to tear myself from this reassuring place ?

...

I'm trying to hold my breath. It is a permanent struggle between my will and survival instinct, to see which one is going to have the upper hand. Mechanically, I open my mouth, trying to catch some air, but instead, the sea water is rushing into my throat and nose endlessly... I can feel the pain in my lungs, the burning… again. I'm torn apart. I'm going to die. I can't breathe even if I try. The air is gone. And this coldness is here, surrounding me. Unbearable. I'm looking at the sky, everything seems so far away. Its blue reflection is all around me. And then, I feel a sense of fear overwhelming me. I scream, a very long and muffed scream. A trail of bubbles escape from my mouth, a loud buzzing fill up my ears. It hurts. I suffocate. I want to stay, don't misunderstand me, but my body is trying to escape my will, I can't do it anymore… I'm going to come to the surface. Help me Miles, you promised !

Suddenly, he is here, answering my silent pleading. His hands grab my shirt, he's holding me and crying with all his heart. I thought we couldn't cry underwater. I must have been wrong all this time. He's suffering with me, still holding his breath. Looking me being in agony must be difficult for him but he's helping me through that. He's so strong. I would like to tell him that it's nearly done. I'm trying to reach him with my hands, and show him how much I love him and how grateful I am. I hope my eyes can reflect all my feelings for him, for them. The most precious things in life are not those you can get from money, but the ones made out of all one's being. And they gave that to me.

I'm now free of all pain, and that's such a relief… It's like I'm starting from the beginning. Something I've experienced before. A long time ago. I don't want to fight any longer, I'll let myself go, in this deep blue surrounding… It is… It is like I'm back from where all of this began, the origin of everything, the origin of life… and death.

It feels like I'm floating, weightless. I feel good, I'm no longer cold nor afraid. I can see this fading light behind Mile's shape that makes him nearly illusory. The surrounding silence is so calming. And this overwhelming darkness is swallowing me whole, engulfing me like a soothing blanket. I can't tell for how long I've been here. An eternity maybe ? It doesn't matter anymore.


Et voici l'histoire originale, publiée, au départ, sur un autre site :

Délivrance

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Je flotte, en apesanteur. Je suis bien. Parfois, des sons lointains, amortis par le liquide qui m'entoure réussissent à se frayer un chemin jusqu'à moi, mais la plupart du temps, c'est le silence. Et l'obscurité. Un cocon de pur bien-être, un havre de sécurité. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis là, parfois il me semble que c'est une éternité, et puis, quelle importance ?

Il se passe quelque chose. Qu'est ce qu'il se passe ? Qu'est ce qu'il m'arrive ? J'ai mal... C'est comme un immense bouleversement du monde qui m'entoure. Je suis projeté dans un couloir étroit, tellement étroit… Et puis, je vois la lumière, et je me sens attiré vers elle, irrésistiblement, comme si mon univers qui semblait si stable, si immuable, il y a encore quelques instants, me rejetait tout à coup. Et soudain, la douleur explose dans mes poumons, c'est comme une brûlure, une déchirure… Je me sens mourir. J'étouffe! Je cherche mon souffle... et soudain je respire, une fois, deux fois… Il fait si froid… Je crie, un concert de bruits insupportables résonne dans mes oreilles. Alors c'est ça la vie ? Je pleure, où est passé mon cocon, pourquoi m'a-t-on arraché à mon univers si rassurant ?

...

J'essaye de retenir mon souffle, c'est une lutte entre ma volonté et mon instinct de survie, et c'est la partie bêtement mécanique qui finit par avoir le dessus, ma bouche s'est ouverte pour aspirer une grande goulée d'air, et l'eau salée se précipite dans ma gorge et dans mon nez. La douleur explose dans mes poumons, c'est comme une brûlure, une déchirure… Je me sens mourir. J'étouffe ! Je cherche mon souffle, mais l'air a disparu. J'ai froid, j'ai tellement froid, je regarde le ciel, si lointain, juste un reflet bleuté à la surface de l'immensité liquide qui m'entoure. Je sens la panique m'envahir, je crie, un long cri silencieux, un chapelet de bulles s'échappe de ma bouche, un bourdonnement sourd emplit mes oreilles. J'ai mal, j'étouffe, je me débats. Je veux rester, mais mon corps se rebelle et lutte pour échapper à ma volonté, je n'en peux plus, je vais remonter ! Au-secours, Miles, tu as promis !

Soudain il est là, ses mains attrapent ma chemise, il me retient, il pleure, je le vois – peut-on pleurer sous l'eau ? – Il souffre avec moi, il souffre de retenir son souffle, il souffre de ma souffrance et de mon agonie, il souffre de m'aider à faire cela, mais il ne faiblit pas, je tends mes bras vers lui et j'essaye de mettre dans mes yeux tout l'amour et toute la gratitude que j'ai pour lui, pour eux tous. Le cadeau le plus précieux n'est pas celui qui a le plus de valeur, mais celui qui nous coute le plus à faire, et ils m'ont offert le plus beau de tous.

Et puis la douleur disparait, et c'est comme une délivrance… l'impression d'un retour à quelque chose que j'aurais déjà vécu, il y a longtemps, je n'ai plus envie de lutter, je m'abandonne aux bras rassurants de l'océan qui m'entoure, c'est… comme un retour à l'élément primordial, aux sources de la vie, aux sources de la mort.

Je flotte, en apesanteur, je suis bien, je n'ai plus froid, je n'ai plus peur. Je peux voir la lumière derrière la silhouette de Miles qui s'éloigne lentement de moi dans un halo qui le rend irréel. Le silence autour de moi est tellement apaisant. Et l'obscurité, qui s'étend peu à peu... Un cocon de pur bien-être, un havre de sécurité. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis là, parfois il me semble que c'est une éternité, et puis, quelle importance ?

FIN