The Bigger They Are de LadyExcalibur2010
bostondirty à la traduction, corrigé par mes soins
CHAPITRE 29
Dans le genre 'pour toujours'
"Salut" répondis-je en essayant de ne pas faire voir que j'avais envie de vomir. Vraiment? J'avais déjà parlé à sa mère, à son père et maintenant elle me jetait en pâture à son frère? Je remarquai qu'elle me regardait attentivement, comme si elle essayait d'évaluer ma réaction envers lui.
Cela me rendit curieux. Bella n'avait pas été trop bavarde sur sa famille. J'avais compris qu'elle était très protectrice envers son frère, mais cela avait du sens puisqu'il était plus jeune. Elle avait laissé entendre une fois que son père et son frère s'étaient brièvement éloignés mais que tout allait bien entre eux maintenant. Je savais que Bella et son frère étaient proches et avaient beaucoup en commun. La seule autre information que j'avais eu sur l'insaisissable Will Swan, c'était qu'il enseignait les mathématiques dans le secondaire et que Mac ne l'avait jamais compris. Même si elle avait clairement précisé qu'ils s'entendaient bien quand même.
Eh bien il n'y avait pas moyen que je reste derrière Mac pour cela, j'étais donc tout à fait prêt à apprécier Will, même s'il écoutait de la pop-chewing-gum et noyait des chatons sans défense pendant son temps libre. Ok, peut-être pas la chose concernant les chatons. J'essaierai de lui faire comprendre son erreur à ce sujet. Mais j'étais totalement prêt à faire semblant d'aimer toute la merde musicale qui lui plaisait. Je pourrais rire de ses blagues et regarderais n'importe quel film qu'il préférerait. Et j'aimerais ça bon sang.
"Eh bien c'est tellement agréable de pouvoir enfin réellement te parler, McSm..." et tout d'un coup il toussa, puis se racla la gorge. "Edward," poursuivit-il. "Bella nous a dit tant de choses sur toi."
"Ouais?" Eh bien elle m'en a dit beaucoup moins sur toi Will Swan. Pourquoi ça?
"Est-ce que tu profites bien de l'anniversaire chez les James?" demanda-t-il en riant doucement et visiblement bien au courant de leur tradition d'anniversaire. Il parlait doucement et était très poli.
"Nous avons eu des spaghettis pour le petit-déjeuner," lui dis-je.
"Laisse-moi deviner, quelque chose de sucré pour le déjeuner?" Il avait trouvé.
"Tu le connais trop bien, et oui, c'était de la crème glacée," répondis-je en riant. "C'est un sacré gamin."
"C'est vrai," dit-il d'accord. "Et sa mère n'est pas mal non plus."
"Euh … ouais … je vais être d'accord avec toi là-dessus," admis-je en lançant un autre regard à Bella. Elle continuait à me regarder avec une intensité étrange.
"Bien, je suis content de t'entendre penser cela," répondit-il. Il couvrit brièvement le téléphone et je l'entendis dire quelque chose à quelqu'un d'autre qui devait être dans la même pièce que lui. J'entendis la voix d'un autre homme puis il se mit à rire en réponse à ce que l'autre homme avait dit. "Je suis désolé Edward." Pourquoi des excuses? "Monsieur grognon avait quelque chose à me dire."
"Bien sûr pas de problème." Je commençai à me sentir très confus et perdu. Je commençai également à me sentir comme si tout le monde en savait plus que moi. Une fois de plus j'étudiai Bella. Elle était tendue, les yeux attentifs, comme si elle attendait… quoi?
"Enfin de toute façon," continua-t-il. "Je parlais à maman et elle me disait que papa et elle iraient voir Bella et les garçons le mois prochain."
"Ouais, c'est ce que j'ai entendu," répondis-je. Je me demandai si je pourrais m'arranger pour partir sur des exercices d'entrainements au mois d'Août. Et si cela dérangerait Bella? Ou ses parents?
"Alors tu auras la chance de les rencontrer je suppose," commenta Will.
"Je suppose que c'est le plan." Je détestai ce plan, mais il n'y avait pas grand-chose que je puisse faire à ce sujet.
"Ne te laisse pas berner par mon père," déclara Will. "Il n'est pas aussi méchant qu'il veut le laisser paraitre." Ce n'est pas rassurant Will, mais merci d'y avoir pensé.
"Je vais essayer de garder ça à l'esprit."
Et il rit. "Je suis désolé, ça paraissait beaucoup mieux avant que je le dise."
"C'est bon, je fais ce genre de merde souvent," avouai-je. Je me détendis. Will n'était pas aussi effrayant que son père. J'eus le sentiment que je pourrais être ami avec lui.
"C'est bon à savoir et ça me fait me sentir mieux," me dit-il. "Alors… avant de parler à ma charmante sœur et à un de mes quatre neveux préférés, je me demandais ce que tu penserais de rencontrer le reste de notre petite famille?"
"Euh… d'accord?" Que pourrais-je répondre à cela?
Il rit encore. Il était facile à aimer. Dieu merci. Je n'aurais pas à jouer la comédie, ce qui était une bonne chose car je suis assez nul pour faire semblant d'être quelque chose que je ne suis pas.
"Ne le dis pas à Bella," dit Will. "Je veux être celui qui lui dira que ses deux frères préférés viennent en visite," confia-t-il.
Bon maintenant je ne comprenais vraiment plus. Deux frères? Je regardai Bella et fronçai les sourcils. Elle me lança un regard inquiet et essaya vraiment d'entendre ce qu'il me disait. Eh bien Mme James, quel est le petit mystère ici? Son expression était passée de contente de soi à inquiète.
Je devais avoir fait une pause trop longue parce que Will émit un petit grognement. "Oh, laisse-moi deviner?" dit-il. "Elle ne t'a pas dit?" Il n'y avait aucun doute dans sa voix : en fait j'étais complètement dans le noir en ce moment.
Je me sentis comme si j'étais dans Punked - l'émission - et qu'Ashton Kutcher allait sortir à tout moment d'un placard. Sauf que je n'étais absolument pas célèbre. Faisaient-ils même Punked avec des gars ordinaires? "Me dire quoi?"
La tête de Bella se tourna vivement dans ma direction, elle clopina et voulut s'emparer du téléphone. Oh non, je ne pense pas. Profitant de mon statut de non-handicapé, je lui lançai un sourire et montai les escaliers puis allai dans sa chambre. Je pouvais encore être rapide si je le voulais, surtout quand je n'étais pas accablé par cinquante kilos de barda. Je devinai que c'était seulement Bella qui me coupait la respiration. Je fermai la porte pour faire bonne mesure.
"Bon. Parle vite," commandai-je à Will. "J'ai juste dû - littéralement - courir loin de ta sœur et maintenant je me suis enfermé dans sa chambre. Je devine que j'aie moins de deux minutes avant qu'elle ne cogne sur la porte avec ses minuscules mains pointues en menaçant de me couper les couilles."
Il rit, longtemps et fort. "Je savais que j'allais t'aimer." Puis sa voix devint plus grave. "Vraiment Edward, je ne suis pas sûr que je dois être le premier à ..."
"Ecoute, si tu es un tueur en série – ou si tu écoutes Hanna Montana ou quelque chose d'aussi horrible – je suis sûr que je peux gérer tout ce que tu me diras. Oh, je suis juste opposé à ce que tu noies les petits chats. Cela n'est tout simplement pas joli-joli." J'entendis un bruit sourd monter les escaliers et pour être honnête, je sentis un petit frisson d'anticipation. Une Bella énervée serait torride.
"Eh bien tu dois comprendre que ma sœur est un peu... protectrice," déclara Will. "Comme dans, elle n'est pas toujours raisonnable quand il s'agit de son petit frère." Il y avait une note de souffrance ancienne dans sa voix mais aussi une immense affection.
"Vraiment?" Très intéressant, Mme James. Tu me sautes à la gorge pour mes conneries. Attends un peu que je te fasse remarquer les tiennes. Et je vais te les montrer, bébé. Compte sur moi.
"D'accord la première chose que tu dois comprendre, c'est que nous avons grandi sur des bases militaires," déclara Will.
"Je déteste vraiment être un âne mal élevé mais Bella est presque là." Je pouvais l'entendre murmurer dans le couloir. Ma bite était en train de décider qui de sexe-chatte-Bella ou énervée-comme-jamais-Bella était la plus chaude. Elle décida qu'elle avait besoin de faire encore des recherches. Beaucoup plus.
"D'accord, d'accord," se précipita-t-il. "Je sais comment elle est donc je vais juste le dire. J'avais quatorze ans quand j'ai réalisé que toutes les filles de ma classe avaient finalement des seins et que ça ne m'intéressait vraiment pas. C'est à partir de là que j'ai compris. Je savais que j'aimais les garçons et pas les seins. Je l'ai dit à Bella environ un mois plus tard. Quand j'ai eu quinze ans je l'ai dit à mes parents. Ma mère pensait que c'était une phase, mon père a été… confus et en conflit mais il a essayé. Il ne savait quoi dire alors il n'a jamais dit quoi que ce soit. Seule Bella m'a dit dans la foulée que c'était comme être né avec des yeux bruns, tu l'es ou pas. J'ai quand même essayé de toujours garder ce secret... mais nous vivions sur une base militaire. Tu vois le tableau. Quand j'avais seize ans une petite gosse m'a vu hors de la base avec un mec… et la merde a frappé la maison. Tu peux deviner ce que c'était après cela."
"Cuit," dis-je doucement. A certains égards, l'armée était comme une petite ville, la plupart du temps tout finit par se savoir. Et les gens parlent. Beaucoup.
"Complètement cuit," renchérit-il avec un petit rire. "Alors Bella m'a protégé – être ma grande sœur n'est que la partie visible de l'iceberg – parce que grandir gay sur une base militaire n'était pas exactement très amusant pour moi, elle est donc très prudente quand il s'agit de révéler que je suis gay à quelqu'un qui est dans l'armée. Et en plus c'est mon histoire. Elle a tendance à tout simplement éviter le sujet avec quiconque porte un uniforme. C'est une vieille habitude et sans doute est-ce très difficile pour elle de la briser. Pour me protéger tu sais? Il a fallu beaucoup de temps pour qu'elle le dise à Mac, je suis sûr qu'elle se préparait à te le dire et ..."
J'entendis des coups contre la porte. Je pouvais presque entendre son grondement. Ma bite aima. Stupide bite.
"Will? Juste une seconde?" Je mis ma main sur le téléphone et criai à la porte. "Je sors dans une minute. Ton frère et moi, on fait connaissance alors va-t-en ! C'est un moment entre garçons !" Bon, ça sonnait bien mieux dans ma tête.
"Arrête de faire l'andouille et ouvre cette porte!" hurla-t-elle.
"Pas du tout, tu m'as demandé de répondre au téléphone et c'est ce que j'aie fait, j'ouvrirai quand je le voudrai et quand je serai prêt et d'ici là, tu peux aller poireauter – là-bas !" Ma bite était en train de décider si je venais de ruiner ses chances pour plus de plaisir dans l'avenir immédiat. Je l'ai réconfortée en pensant à une séance de cinq contre un.
J'enlevai ma main du téléphone. "D'accord Will, je n'ai qu'un truc à demander… Putain, pourquoi ça me gênerait que tu sois gay?" En vérité le fonctionnement de l'esprit de Bella était un mystère infini que je ne décrypterais jamais même si nous avions cinquante ans de vie commune.
Il rit davantage. "Tu vois? Je lui ai dit qu'elle s'inquiétait pour rien. J'ai eu un bon feeling sur toi, Mc-Smoo...Edward." Puis il soupira. "Tu dois comprendre Edward. C'est tout ce truc militaire. Honnêtement, beaucoup de militaires ne sont tout simplement pas compréhensifs sur ça… Elle s'est beaucoup impliquée pour me défendre après que j'eus réalisé que je n'étais pas attiré par les filles." Il fit une pause. "C'est elle qui m'a rafistolé après que je me sois battu, c'est elle qui a tenté de s'interposer entre moi et tous ces soldats ... ou marines qui avaient décidé qu'ils détestaient les pédés. Tu vois le tableau."
Je compris, vraiment je le fis. J'avais été avec ces gars toute ma vie d'adulte. L'homosexualité et l'armée étaient encore deux mondes qui avaient du mal à se mélanger. L'a priori ne-pas-parler-d'une-telle-chose était un fiasco. Will avait tout à fait raison quand il disait qu'un problème existait encore dans la communauté militaire. Bella le savait, mais j'aurais espéré qu'elle ait plus confiance en moi et ne soit pas aveuglée par mon travail. J'allais devoir en discuter avec elle parce que ce n'était pas quelque chose que je pouvais laisser passer facilement – surtout que je ne savais pas comment je me sentais à ce sujet. Ce qui pourrait, je l'admettais, faire partie du problème, car je n'avais jamais vraiment dit à Bella ce que je ressentais pour elle. Les mots de Masen me revenaient. Bella avait besoin de savoir, elle avait besoin de l'entendre.
"D'accord je comprends," lui dis-je. "Mais honnêtement, j'ai été le fils de ma mère avant d'être un soldat et pour être parfaitement honnête, ma mère m'aurait botté le cul si j'avais dit ou fait quoi que ce soit ou insulté quelqu'un en raison de sa préférence sexuelle." Et c'était la vérité, même si je ressemblais à une fille quand je je le disais. Esmé Cullen ne plaisantait pas avec les choses de ce genre. "Et franchement je suis mort de peur devant ma mère. Tu n'en as aucune idée."
Il rit à nouveau. "Heureux de l'entendre. Tu aimeras Josh quand tu le rencontreras. Il a peur de sa mère aussi." Maintenant ça y était. Oncle Josh. Putain quel idiot! Mes yeux se plissèrent. Bella avait beaucoup de réponses à me donner.
"Je suis impatient d'y être," dis-je en ouvrant la porte. Bella faillit tomber dans la chambre, elle avait l'oreille collée contre la porte. "Voici ta sœur," dis-je à Will. Je couvris le téléphone pendant un moment et me penchai pour murmurer. "Tu as une tonne de choses à expliquer, Missy…" Je levai les yeux au ciel en lui passant le téléphone.
Ensuite je descendis les escaliers et j'essayai de décider comment aborder la conversation qui allait venir avec Bella.
J'admets que je boudais. Je me livrai à un festival de bouderie. Bella regarda prudemment vers moi quand elle redescendit pour passer le téléphone à Jake. J'écoutai Jake parler à son oncle Will et son oncle Josh. Il n'y avait que deux photos de Will chez Bella, apparemment il n'aimait pas être photographié. Tout comme sa sœur.
Sur l'une d'elle, Will était avec ses parents. Sur l'autre il était debout à côté d'un gars ordinaire qui avait des cheveux brun foncé et des yeux bleus. Je n'y avais même pas prêté attention, pensant qu'ils étaient amis ou cousins ou autre chose. Maintenant j'étais prêt à parier que c'était Josh. Honnêtement j'étais tellement soulagé de connaître enfin l'identité du mystérieux oncle Josh que je n'en avais rien à faire. Mais ce que je n'aimais pas c'est que Bella ait senti le besoin de me cacher quelque chose.
Lui avais-je déjà donné une raison de ne pas me faire confiance? J'essayai de partir de son point de vue, après avoir protégé son frère pendant tant d'années, je savais que ce n'était pas quelque chose qu'elle pouvait arrêter de faire facilement. L'habitude de toute une vie n'est pas facile à mettre de côté. Merde, j'en étais la preuve vivante. Mais ça faisait mal de penser qu'elle n'avait pas assez confiance en moi pour me le dire simplement et savoir que ce ne serait pas un problème. Ouais, j'étais dans l'armée, mais je n'avais jamais donné un seul indice pour penser que je réagirai mal pour quelque chose comme ça!
Enfin Bella s'approcha et s'assit à côté de moi tandis que je faisais la gueule. Elle atteignit ma main et la serra fortement. "Ce n'est pas une grosse affaire," dit-elle.
Je la regardai un instant. "Que ton frère soit gay? Tu as raison ce n'est pas une grosse affaire. Mais le fait que tu aies cru que tu avais besoin de me le cacher... ça c'est une grosse affaire."
Une expression douloureuse passa sur son visage. "Ce n'est pas que je voulais te le cacher, j'ai omis de le préciser," expliqua-t-elle calmement.
Je lui lançai un regard pour lui faire savoir que sa réponse était une grosse connerie, pour rester poli bien sûr. Con mais pas stupide, tu te souviens?
"C'est que …" Bella prit une profonde inspiration. "Honnêtement Edward parfois la réaction des autres, en particulier ceux de l'armée, n'a pas été très facile à encaisser. Sais-tu combien de fois j'ai dû m'interposer juste parce que certains trous du cul de GI Joe avaient décidé que Will était un jeu?" Ses doigts se resserrèrent autour des miens. "Et c'est une des raisons pour lesquelles je m'étais juré de ne jamais épouser un soldat."
Je levai les yeux au ciel. Je n'avais pas fini de bouder. Un grognement délicat émana d'elle et putain je trouvai ça adorable. C'était vraiment difficile de rester en colère contre elle et ça m'énervait beaucoup. "Donc ta vie ne se passe pas exactement comme prévu." Elle se pencha vers moi et je respirai une bouffée de son parfum cannelle. Ma bite répondit comme elle le faisait toujours. Je me tortillai sur ma chaise et elle me fit un regard complice. "Ce n'était pas pour toi. C'était une réflexion sur l'expérience difficile que l'on a vécue. Peux-tu me pardonner?" demanda-t-elle doucement. Aah par l'enfer, maintenant je savais d'où Jake savait faire ses yeux de chiot.
"Ce n'est pas une question de pardon, Bella, parce que vraiment, dans le grand ordre des choses ce n'est rien," dis-je. "Ce qui me préoccupe vraiment c'est que tu aies ressenti le besoin de me cacher ça."
Elle baissa les yeux et tira sur un fil parasite de mon jeans. Quand elle releva les yeux vers moi, je ne pouvais pas supporter la méfiance que j'y voyais alors je la tirai contre moi et posai mes lèvres près de son oreille. "D'accord, je me rends compte que peut-être que si j'avais été plus ouvert et honnête au sujet de mes sentiments, nous aurions pu éviter toute cette situation et j'en suis désolé. Ok?"
"C'est juste que mon expérience m'a appris à ne pas faire confiance à ce sujet," dit-elle doucement. Elle essaya de se déplacer pour me regarder, mais je savais que je ne serais pas capable de finir ce que j'avais à dire. Je n'arrêtais pas d'entendre Masen me dire qu'il fallait que je lui dise les mots, simplement, parce que Bella avait besoin de les entendre. Ce n'était pas seulement son cœur qui était en jeu là, et j'avais besoin de le lui rappeler. "Eh bien je suis désolée aussi pour avoir laisser cela arriver." Elle souffla. "J'ai voulu délibérément que tu lui parles et ensuite j'ai paniqué …"
"Isabella Marie Swan James …" Je respirai contre son oreille et je la sentis se détendre contre moi, comme si son corps connaissait déjà les mots que je voulais dire. "Je ne vais nulle part. Je suis là pour longtemps." Elle soupira et s'appuya contre moi. "Je ressens des choses pour toi que je n'ai jamais ressenties pour une autre femme. Jamais." La respiration de Bella devint plus rapide. "Donc tu n'auras jamais à te soucier de me cacher quoi que ce soit. Même si nous ne sommes pas d'accord, je pense qu'ensemble nous pouvons travailler sur une sorte de compromis. Ouais... je vais en avoir marre de toi. Et tu vas en avoir marre de moi aussi. Ensuite nous allons en parler ou crier, peu importe ce que nous ferons. C'est la façon dont les choses fonctionnent." J'embrassai le bout de son nez. "Ce que nous ne ferons pas c'est de nous cacher des choses ou refuser d'en parler ou les laisser aller trop loin. Une bonne bouderie? D'accord. Mais nous ne laisserons pas traîner en longueur, tu me comprends? Parce que ce genre d'attitude merdeuse ne nous mènera à rien de bon."
Elle hocha la tête en souriant légèrement.
Je déposai un baiser sous son oreille. "Mais je veux être avec toi, Bella. Je suis ici parce que je veux être avec toi et ces garnements que tu appelles tes fils." Elle eut un rire fragile. Je pris une profonde inspiration. Je pourrais aussi jouer le grand jeu et remonter mon pantalon de grand garçon et tout sortir, prendre mes couilles et partir pour avoir la médaille d'or. D'ailleurs j'avais besoin de savoir si mon instinct avait raison et si elle ressentait la même chose que moi. Il n'y avait pas moyen que je puisse essayer de la forcer à le dire d'abord. Il y avait tellement plus de choses en jeu pour elle, c'était donc à moi de faire le premier pas. Plus de jeux, c'est ce que Masen avait dit. Et il avait raison. Pour une fois.
"Bella, je suis tombé amoureux de toi, tu dois le savoir maintenant. Mais vraiment de cette façon qui amène les gens à ne plus vouloir être séparés l'un de l'autre. Ouais, je sais qu'il est tôt et que cela pourrait sembler rapide, mais nous pouvons y aller lentement. Cela ne changera en rien à ce que je ressens en ce moment. Alors crois-moi quand je te dis que tu ne vas pas me faire peur." Je l'embrassai, et même si cela était aux antipodes des roses et du dîner romantique avec la musique douce que j'avais imaginé pour cette scène, c'était nous. Elle avait une haleine aux tacos et la mienne puait la bière et j'avais une trique tout à fait inappropriée, mais je me sentais bien.
Je grignotai le lobe de son oreille et elle fit un petit gémissement qui, pour faire bonne mesure, fit tressauter ma bite de manière prévisible dans mon jeans . "Donc je suppose que ce que je dis, c'est que tu es coincée avec moi... tant que tu voudras de moi," murmurai-je.
J'avais finalement relâché ma prise sur elle afin qu'elle puisse se reculer et me regarder. J'étais vaguement au courant que les autres nous observaient, essayant de faire croire qu'ils ne regardaient pas vers nous – tout en essayant d'entendre ce que nous disions. Bella prit mon visage dans ses mains tremblantes. "Je craque pour toi aussi," admit-elle tranquillement. "Dans le genre pour toujours."
Et le monde entier s'arrêta. Je n'entendis plus les enfants crier. Je n'entendis pas le murmure des voix adultes ou le bruit de l'eau sur le slip-N-slide. Aucun de ces bruits confortables et familiers, banals ne s'enregistraient.
Tout ce dont j'avais conscience c'était la chaleur de Bella assise près de moi, la sensation de ses mains autour de mon visage et le fait que ses paumes étaient un tout petit peu moites. Elle était nerveuse. Moi aussi, je souris et cachai ses cheveux derrière son oreille. "Je voulais faire un dîner romantique ou quelque chose comme ça, mais je suppose que c'est plus notre style hein?"
Elle hocha la tête et ses yeux brillaient avec une combinaison de larmes et de - j'espérais - bonheur.
"Alors … plus de secrets?" demandai-je.
Bella secoua la tête. "Plus de secrets. Et j'ai confiance en toi Edward. Vraiment. C'est juste que..." Je l'embrassai juste pour la faire taire. "Ce n'est pas grave," dis-je en me reculant finalement. Je me penchai pour murmurer à nouveau près de son oreille. "Et juste pour que tu sois convaincue que tu ne te débarrasseras pas de moi si facilement, tu dois te rappeler que j'aie vu la salle de bain des garçons. Et je suis toujours là. Si cela ne démontre pas mes bonnes intentions, alors rien d'autre ne le fera."
Bella gémit et se mit à rire en même temps puis enfouit son visage dans ma poitrine.
Rappelez-vous j'ai dit un malheur n'arrive jamais seul.
Eh bien en voici un autre : la coupe est pleine.
Ou plus simple et plus moi : je suis un fils de pute chanceux.
Je regardai Masen qui levait sa bouteille de bière pour porter un toast. "Feux d'artifice", articula-t-il. Je lui fis un doigt d'honneur discret.
Et j'embrassai Bella de nouveau, juste parce que je le pouvais.
Et bien voilà ce fut un anniversaire mouvementé pour Edward
qui ne s'attendait pas à tout ça...
A venir l'outtake 18, ce sera un point de vue Will
Et pour le prochain chapitre on continue l'anniversaire
... et on retrouve l'inénarrable Masen!
