The Bigger They Are de ladyExcalibur2010
Traduit par bostondirty, corrigé par mes soins
CHAPITRE 31
Aller de l'avant
J'avais finis par céder et laissé une clé de ma maison à Masen ce matin-là. Alors quand la fête toucha à sa fin, je lui dis de rentrer à la maison et que je restais pour aider Bella à ranger. Alyssa se porta volontaire pour aider aussi, mais je lui lançai un regard qui lui fit comprendre que je voulais un peu de temps seul avec Bella. Eh bien, aussi seul que vous pouvez l'être avec une mère de quatre enfants.
Jake était déjà somnolent au moment où tout le monde commença à partir. Apparemment il expérimentait méchamment ce que c'était que de manger trop de sucre. Bella lui fit un bisou sur la joue, lui souhaita un joyeux anniversaire et lui dit d'aller à l'étage se brosser les dents. J'eus le sentiment qu'il ronflerait en moins de quinze minutes.
Emmett ramassait les tasses oubliées ainsi que les bouteilles et les canettes à l'arrière de la maison. Il mit également de côté le slip-N-slide et rangea même le porche. Je fus favorablement impressionné qu'il ait fait tout cela sans se faire prier. C'est à des moments comme celui-ci que je réalisais qu'Emmett avait, en effet, pris la responsabilité d'être l'homme de la maison. Bella prenait soin de ne pas trop compter sur lui, mais elle lui donnait quand même pas mal de responsabilités. Ensemble, Emmett et moi avions rangé les tables de pique-nique dans l'endroit habituel et empilé les chaises en trop. A nous deux, ce fut vite fait.
Ensuite, j'aperçus le bâillement d'Emmett et ses yeux clignotèrent rapidement. Comme Bella, il avait lui aussi eu une journée riche en événements. "Va au lit," l'invitai-je. "Je vais aider maman avec les dernières choses."
Il ne répondit pas, mais me fit un signe de tête et de la main en se dirigeant à l'intérieur. Seth et Sam aidèrent Bella dans la cuisine alors que j'errais dans la maison pour ramasser les tasses et autres déchets, en mettant de côté les choses dont je ne savais que faire. C'était toujours le chaos mais c'était un chaos confortable.
J'entendis Bella dire bonsoir à Seth et Sam tandis que je m'effondrai sur le canapé. Les garçons étaient complètement épuisés parce que pas un seul d'entre eux ne protesta pour aller au lit. Pas un mot.
J'avais découvert que donner des fêtes d'anniversaire en famille était épuisant. Comment Bella réussissait-elle à faire cela quatre fois par an? Cela était au-delà de ma compréhension. J'aurais probablement tenté de convaincre les garçons de combiner tous leurs anniversaires en un seul. Ce qui était juste la raison pour laquelle Bella était un meilleur parent que je ne pourrais jamais espérer l'être. Je fermai les yeux et penchai ma tête en arrière sur le canapé, heureux quand je sentis Bella s'affaler à côté de moi. Elle se pencha et posa sa tête sur ma poitrine. La journée se terminait sur une note quasiment parfaite. Même si le début de celle-ci avait été assez épique aussi.
Je passai mon bras autour d'elle et l'attirai près de moi. J'embrassai ses cheveux, respirant son parfum unique. Je me doutais bien que je ne me lasserais jamais de son odeur. Je souris à cette pensée, ce qui prouvait seulement dans quelle mesure et à quel point j'étais tombé amoureux d'elle. "Je pense qu'aujourd'hui s'est bien passé," dis-je doucement.
Elle hocha la tête et je sentis quand elle ferma les yeux et soupira. "Ouais, c'était génial."
"Alors, mon frère ne t'as pas encore effrayée? "demandai-je, pas vraiment inquiet quant à sa réponse. Nous avions passé un obstacle aujourd'hui et nous le savions tous les deux. Nous avions acquis une nouvelle assurance dans notre relation, la certitude que nous allions quelque part et que c'était important. Enfin. Nous n'avions pas besoin de nous précipiter, nous n'avions pas besoin de nous torturer à cause de l'incertitude. Nous pouvions simplement profiter du voyage.
C'était agréable, ce sentiment. Mieux que bien. Beaucoup, beaucoup mieux.
"Je pensais ce que j'ai dit tu sais," murmurai-je. "A propos de craquer pour toi."
"Je sais que tu le pensais," répondit Bella endormie, les yeux toujours fermés. Un petit sourire étira sur ses lèvres et je ne pouvais pas résister à la tentation de les embrasser. Elle poussa un petit gémissement et ouvrit la bouche pour moi. Ma langue la balaya afin de la goûter et je fus tout à coup celui qui gémissait.
Je reculai et coinçai ses cheveux derrière son oreille. "Tu es si belle," dis-je, et son expression devint rayonnante.
"Tu n'es pas mal non plus Cullen," m'assura-t-elle avec un petit rire.
Je haussai les épaules. "Que puis-je dire? Je fais ce que je peux."
"Je commence à comprendre... Masen n'est pas le seul Cullen à avoir ce problème d'arrogance."
Bien sûr, entendre son rire, même sous forme légèrement modifiée à cause du sommeil provoqua la réponse prévisible de mon corps et je secouai la tête vers elle. "Ne te moque pas," la prévins-je." Nous sommes tous les deux morts de fatigue et les garçons sont à l'étage."
Ses mains tirèrent mon visage vers le bas sur le sien et elle répondit. "Je sais exactement où sont les garçons," dit-elle."Et tu crois vraiment qu'ils pourraient descendre les escaliers sans qu'on les entende?"
Je ne fus jamais aussi reconnaissant pour les bousculades d'éléphants de toute ma vie. Je ne sais pas comment, nous nous retrouvâmes à l'horizontale sur le canapé. C'était la première fois que je pouvais sentir Bella sous moi et cette sensation était plus érotique que je ne l'avais prévu. Evidemment je savais que j'allais me sentir bien, mais c'était… incroyable.
Elle massait mon cuir chevelu avec ses doigts et j'étais choqué de voir combien c'était bon. Entre le toucher de ses doigts et les petits mouvements tentants de ses hanches, je fus presque submergé. Je sentais que je ne pouvais pas reprendre mon souffle et je ne m'en occupais absolument pas. Tout ce qui comptait c'était le sentiment de sa douce chaleur en-dessous de moi, la façon dont ses hanches se déplaçaient me donnant un aperçu alléchant de la façon dont ce serait quand nous ferions finalement l'amour. Bella fit de petits gémissements sexy et soufflés ce qui rendait ma bite infiniment plus dure.
"Oh Edward," chuchota-t-elle dans mon oreille. "Sais-tu combien je te veux? "
"J'en ai une idée," répondis-je, pressant mon érection contre son ventre.
Elle se mit à rire et secoua la tête. "Je ne pense pas que tu le saches…" Sa langue traça un chemin ardent jusqu'à mon cou et vers mon oreille. Merde, la femme avait un faible pour les lobes d'oreilles, remarquai-je. Elle aimait que les siens soient léchés et grignotés et faire de même. Je pouvais travailler sur ça. "Tu es tellement séduisant," murmura-t-elle.
Bella, je le découvrais, aimait parler un peu vulgairement. Au moins c'est ce que j'en avais déduit par la façon dont elle devenait bavarde et bruyante quand les choses évoluaient. "Tu veux ça bébé?" chuchotai-je dans son oreille. Elle gémit et se frotta plus fort à moi, de façon plus urgente.
"Oh mon dieu oui", gémit-elle.
S'arrêtant brièvement pour écouter les bruits de pas, je décidai que la voie était libre pour aller un peu plus loin. Juste un peu ne ferait pas de mal, sauf à mes boules bleues. C'était un sacrifice que j'étais prêt à faire.
Je glissai ma main contre sa hanche, le long de sa cage thoracique puis je pris un sein en coupe. Elle siffla et mordilla mon lobe d'oreille durement. "Mmmmm, ça fait du bien," dit-elle tranquillement.
Je repoussai le bonnet en dentelle de son soutien-gorge et pour la toute première fois je sentis la peau douce de la poitrine de Bella. Son mamelon était dur et tendu dans ma paume. Je tirai doucement et je fus récompensé par un gémissement. J'examinai calmement le beau corps de Bella, trouvai les petites choses qui la faisaient siffler ou gémir ou se frotter contre moi. Elle était remarquablement sensible, cela donnait certainement un coup de pouce à mon égo. Alors que je l'explorai, elle en fit de même. Elle découvrit que j'aimais particulièrement qu'on me touche les mamelons et que j'étais un peu chatouilleux au niveau des côtes. Elle fit tourner son doigt autour de mon nombril et je découvris une nouvelle zone érogène. Qui aurait pu deviner qu'un putain de nombril serait si sensible? Je décidai de voir si elle répondrait de la même façon et j'effleurai son nombril. Elle couina, c'était trop sensible. Tout à coup j'eus des pensées de crème fouettée à lécher sur des nombrils.
Je laissai mes mains errer le long de son corps, abandonnant le nombril pour une exploration future et je caressai une fois de plus sa poitrine. Je la serrai doucement, brossant mon pouce sur son mamelon en même temps, ce qui était apparemment une bonne chose pour Bella à en juger par les bruits qu'elle faisait. Je glissai une main sous elle pour toucher son petit cul, juste parce que j'aimais la sensation de l'avoir dans ma main. Elle ne semblait pas s'en plaindre, alors je continuais.
Ma bite palpitait et se contractait contre son ventre et elle commença à se frotter contre moi, faisant de petits bruits satisfaits venant du fond de sa gorge. Bella était très, très bruyante et j'appréciais vraiment cela. J'apprenais à la toucher, à lui faire du bien, toutes les petites choses qui amélioreraient son plaisir.
Quand je tirai sur son mamelon, elle me dit tout bas combien c'était bon. Puis elle dit "plus fort" et j'obéis. Quand je léchai le creux près de sa clavicule, elle poussa un cri, puis soupira, me faisant savoir qu'elle aimait ça. Mes dents sur son lobe d'oreille me donnèrent un frisson, ma langue lapa doucement son mamelon ce qui provoqua un fort mouvement de ses hanches. Ça me libérait quelque part de savoir qu'elle allait juste me dire ce qui était bon. Je ne voulais pas avoir à deviner ou douter. Quand je la touchais, je savais ce qu'elle ressentait car elle me le disait, que ce soit avec des mots ou des réactions sans équivoque. C'était la chose la plus excitante que je pouvais me souvenir avoir partagé avec une femme. Moins de pression d'une certaine façon, la liberté d'explorer, de sentir et d'expérimenter avec mes mains et mes lèvres, ma langue et même mes dents.
Il y avait enfin quelque chose à comprendre au sujet de cette combustion lente que nous endurions tous les deux. Non pas que j'espérais toujours coucher la première nuit que je passais avec une femme mais honnêtement ces derniers mois avec Bella avaient été la plus longue période que j'avais passé avec une femme sans rien faire. Et j'avais la vague impression qu'être avec Bella rendait ces rencontres fortuites d'avant, honteuses.
Quand je découvris que ma main dérivait vers le bouton de son jean, je savais que je devais arrêter avant de ne plus pouvoir. Bella m'avait prévenu qu'elle était bruyante et j'allais la croire. Je n'avais vraiment pas envie que son premier orgasme avec moi soit sourd et hésitant parce que nous craignions que les garçons nous entendent. Donc avec un soupir de regret, je m'appuyai sur mes bras et relâchai ma tête permettant ainsi à nos fronts de se toucher.
"Nous devons arrêter bébé," dis-je. Je me reculai pour pouvoir la regarder.
"Je sais," répondit-elle avec un soupir mélancolique. Puis elle me sourit, elle avait les cheveux en désordre, les joues délicieusement rouges, les lèvres rose foncé et légèrement enflées. "Mais c'était un plaisir," murmura-t-elle.
Je me rapprochai et l'embrassai doucement, chastement pour changer d'état d'esprit. "Incroyable," convins-je.
"Merci," dit-elle.
"Pour?"
"Pour aller de l'avant, me donner plus," me dit Bella. "Et ne pas m'avoir poussée davantage tant que je ne suis pas prête."
"Bella, je tiens à te donner tout ce que tu veux… ce dont tu as besoin, qu'importe ce que c'est," expliquai-je. "Alors s'il te plait, n'hésite pas à me le dire, toujours. Je ne peux pas lire dans tes pensées mais je ne veux pas foirer les choses en faisant ce que je pense que tu veux et constater ensuite que j'ai tout faux."
"Tu sembles très bien t'en sortir," me taquina Bella.
Je haussai les épaules et me redressai, lui offrant ma main pour qu'elle fasse de même. "Je suis motivé que puis-je dire? " J'avais besoin de nous redresser ou je serais bientôt en train de la coincer sur les coussins du canapé et je laisserai ma bite coulisser de haut en bas sur ses plis lisses. Et je savais qu'ils étaient lisses.
Elle se blottit près de moi après que nous ayons remis de l'ordre dans nos vêtements tous les deux. Bordel de talent ninja…
Nous nous assîmes là dans un silence confortable pendant un moment et puis Bella leva les yeux vers moi. "Alors, comment te sens-tu avec ton frère qui déménage ici?"
Je ne pouvais pas m'empêcher de sourire, me sentant toujours un peu béat d'avoir obtenu l'avantage sur Masen plus tôt dans la soirée. "Ça va être... intéressant."
Bella rigola doucement, ce qui ne fit rien pour aider mon rythme cardiaque à ralentir. "Ton frère semble être une force de la nature."
"Tu n'en as aucune idée," gémis-je. "Même en grandissant avec lui… c'était toujours une chose et puis une autre."
"Que veux-tu dire?"
"J'ai toujours été celui qui était sérieux à l'école, à la maison. Je faisais mes tâches et mes devoirs sans qu'on me dise de les faire."
"ça ne me surprend pas vraiment," me taquina doucement Bella. "Monsieur Responsable."
"Ouais, j'étais un peu comme Sam. Juste pas aussi intelligent."
Bella sourit.
"Je ne sais pas si c'était parce que Masen et moi étions tellement proches au niveau de l'âge ou pour une autre raison mais il était toujours à repousser les limites. Mes parents étaient appelés dans le bureau du proviseur plus de fois que je ne peux le compter, Masen a toujours fait des siennes. Il faisait rire tout le monde, des trucs comme ça. Un jour un enseignant a appelé maman pour qu'elle vienne le chercher parce qu'il n'arrêtait pas de parler avec un accent britannique. Il a continué toute la journée. Et quand ma mère lui a demandé pourquoi il n'arrêtait pas tout simplement, il a dit que l'enseignant n'avait pas pu lui montrer la règle qui disait qu'il était interdit de parler avec un accent britannique. Inutile de dire que ma mère était déchirée entre se moquer de lui et le battre, finalement elle a choisi de lui faire faire mes corvées pendant un mois."
Bella grogna et secoua la tête."Bon maintenant je suis nerveuse. Que faire s'il enseigne ce genre de trucs aux garçons?" Mais son expression était simplement amusée et je fus soulagé. La dernière chose dont j'avais besoin c'était que Bella se prenne la tête avec Masen au sujet des garçons, Bella ferait ce qu'il fallait... peu importe sur les pieds de qui elle devrait marcher.
"Ne t'inquiète pas à ce sujet," lui assurai-je avec un clin d'œil. "Nous avons une arme secrète, Alyssa le fera filer droit."
"Je te le dis, on devrait proposer de la faire canoniser," réfléchit Bella.
"Je n'y ferai pas opposition."
Puis Bella bailla mais avant que je puisse offrir de partir, elle se blottit contre moi au plus près et dit à moitié endormie. "On va rester ici pendant un moment d'accord? J'aime sentir tes bras autour de moi..."
Et comment diable pourrai-je m'opposer à ça?
Alors je ne le fis pas.
Bella s'endormit et je suivis immédiatement après.
"Tu penses que l'un deux va nous faire quelque chose à manger?" J'entendis une voix murmurer. Je n'ouvris pas les yeux. Il était trop tôt. Je ne pouvais même pas sentir la lumière du jour dans la pièce. Peut-être que si je faisais semblant de dormir encore, il s'en irait et me laisserait tranquille. C'était Jake. Bien sûr. Putain ce gosse s'était réveillé tôt.
"Non," dit une autre voix, beaucoup plus fort qu'un murmure. Emmett. J'eus le sentiment tenace que j'oubliais quelque chose de très important. Mais j'étais trop fatigué pour penser. "Ils sont évanouis." Oui, nous le sommes Emmett. Merci de l'avoir remarqué. Maintenant, pourriez-vous nous laisser...
Merde !
Nous.
Nous nous sommes endormis.
Nous.
Comme Bella et moi.
La sensation de l'avoir enroulée autour de moi était si juste et naturelle que je n'avais même pas réalisé que nous avions été pris dans une sorte de position compromettante. Bella marmonna et se blottit plus près et je ne pouvais que prier pour que sa main ne commence pas à errer comme pendant la nuit. Disons simplement que Bella James était un peu excitée de n'en rester que là.
J'étais déchiré entre faire toujours semblant de dormir - et donc éviter de regarder dans les yeux accusateurs de ses fils - et de me réveiller et de foutre le camp de là rapidement. En plus, j'avais vraiment envie pisser. Le problème est que je n'avais pas vraiment envie de partir de là, du tout, beaucoup moins envie. En fait, j'étais content de rester là avec Bella dans mes bras, même en sachant que ses fils étaient probablement en train de me fusiller du regard.
Je décidai d'être courageux et à la hauteur de ma réputation de soldat. J'avais été en face de visages hostiles et armés avec moins d'appréhension pourtant, j'ouvris les yeux avec précaution. Je fus surpris de découvrir le visage de Jake à environ trois centimètres du mien.
"Peux-tu me faire quelque chose à manger?" demanda-t-il. "Je ne peux pas utiliser la cuisinière et Emmett ne sait rien cuisiner de bon."
Ok, donc le gros problème de Jake était son estomac. Je pouvais le supporter. Je jetai un regard à Emmett. Il me regarda, avec encore un semblant de somnolence. "J'ai faim aussi, et Jake a raison, je ne sais pas cuisiner une mer... je ne sais pas cuisiner."
Je clignai des yeux vers les garçons, confus, soulagé et surpris. Avec précaution, je me détachai de Bella, bien que son emprise sur ma chemise fût étonnamment forte. Elle murmura et se plaignit, puis se laissa tomber sur le canapé, tête la première. Jake se mit à rire et même Emmett sourit.
Tout allait bien, donc me retrouver sur le canapé avec leur mère n'était pas aussi traumatisant que je le craignais. Bon à savoir. Très bon à savoir. J'allais à la salle de bain du bas puis à la cuisine. Or il y avait trois visages au bar. Emmett, Seth et Jake, ils me regardaient tous sans dire un mot.
"Euh… les gars vous ne voulez pas des pop-tartes ou froot-lops ou quelque chose comme ça?" osai-je suggérer.
Emmett secoua la tête."Eh bien oui, mais maman a dit hier que Jake devait avoir quelque chose qui n'était pas sucré pour le petit-déjeuner ce matin."
J'écoutai ça, mon cerveau encore endormi prit un certain temps à traiter cette information. Cela avait un sens. Jake avait ingurgité beaucoup de sucre hier. "D'accord, alors je suppose que..." J'ouvris le réfrigérateur. "Toast et œufs?"
Jake hocha la tête tristement et je le vis jeter des regards langoureux vers le garde-manger qui contenait toutes les douceurs sucrées. Il soupira et reposa la tête sur ses mains, les yeux toujours fixés sur moi.
Je commençai à brouiller les œufs et à me réveiller, mon cerveau se remit à fonctionner. J'étais resté là cette nuit même si je n'en avais pas eu l'intention – et les garçons n'avaient même pas crié au moment où ils m'avaient trouvé. Bien sûr, nous étions restés sur le canapé et non pas dans le lit de Bella. Mais je pensais que c'était un progrès de toute façon. J'étais en quelque sorte soulagé d'être encore en vie et ils semblaient d'accord avec cela.
"Comment va Froot le Bernard-l'hermite?" demandai-je à Jake, juste pour faire la conversation.
"Je veux peindre sa coquille," répondit Jake. "Je veux peindre un œil dessus."
"Assure-toi d'utiliser de la peinture non-toxique," dis-je.
"Qu'est-ce que c'est non-toxique? "demanda Jake.
"ça signifie que ça ne l'empoisonnera pas ou un truc du genre," dit Emmett en roulant des yeux.
"Ouais, toxique c'est du poison," ajoutai-je pour faire bonne mesure. Je me sentais plutôt bien, lui donner des informations importantes et tout.
Jake lança un regard oblique à son frère."Alors… les pets d'Emmett sont toxiques?" supposa Jake avec un grognement.
"Hé je ne suis pas celui qui a presque gazé maman à mort la semaine dernière," répliqua Emmett. "Elle l'a même appelé le nuage de la mort."
Jake eut l'air penaud et calmé, je devinai que c'était le but d'Emmett. Je secouai la tête. Les garçons restent des garçons.
Bella était toujours sur le canapé, profondément endormie. La dernière fois que je l'avais regardée elle était recroquevillée en une boule minuscule comme si elle avait huit ans. Les garçons essayaient d'être silencieux et ils avaient même réussi à être moins bruyants dans l'escalier. Non pas que le bruit semblait déranger Bella.
Je vérifiai mon téléphone pour voir trois messages de Masen.
Où étais-tu cette nuit?
Dieu que je détestais les textos.
Feux d'artifices?
Comme si j'allais répondre.
Est-ce que Bella veut faire votre RDV ce soir?
Ce soir? Je me promenai de nouveau dans la maison, tout prêt à réveiller Bella pour mettre au point mes projets avec elle. Ma bite était très très excitée à l'idée d'avoir un peu de temps seul avec Bella. Finalement, je ne pouvais plus le supporter et j'allai dans la cuisine et commençai à faire plus de bruit que nécessaire.
Bella dormait encore.
Merde. C'était le problème avec une femme qui était habituée à un niveau élevé de bruit. Il faudrait pratiquement une explosion pour la réveiller. J'envisageai de faire jouer les garçons dans l'escalier : qui monte ou descend le plus vite, plusieurs fois mais je décidai de garder ça pour plus tard.
Mon téléphone vibra à nouveau et je vis que c'était Masen. Décidant que je devrais probablement la jouer gentil pour qu'Alyssa et lui me donnent un peu d'intimité avec Bella ce soir, je l'espérais - je répondis.
"Oh mon dieu, il est vivant Alyssa!" cria Masen. "Je t'ai dit que Bella ne l'avait pas découpé en tous petits morceaux pour le ramassage des ordures !"
"Ha, ha très drôle," murmurai-je.
"Alors… pour ce soir, c'est bon? "
"Je ne sais pas encore," admis-je. "Bella dort encore."
"L'as-tu épuisée? Tu t'es fait attraper par les garçons? Etaient-ce les feux d'artifice? "
"Non, rien de tout ça et ça ne te regarde pas, merde." Bon c'était un mélange de mensonge et de vérité. Mais c'est tout ce qu'il aurait.
"Aïe, quelqu'un est de mauvaise humeur ce matin," soupira-t-il. "Eh bien, voici la preuve suffisante que tu n'as rien fait la nuit dernière." Il fit une pause. "Bon, eh bien, quand Bella se réveillera, discute avec elle pour ce soir. Alyssa et elle l'ont déjà fait. Oh, et ne fais pas l'erreur de dire le mot en 'B' près d'eux ou tu n'en verras jamais la fin."
"Le mot en B?" Etait-ce un code des parents ou quelque chose? Euh, pourrais-je m'acheter un manuel quelque part?
"Baby-sitting," expliqua Masen. "Si tu dis que nous venons pour faire du baby-sitting, tu auras des gars très énervés sur les bras et je te garantis qu'ils vont tout faire pour garder leur maman avec eux ce soir. Alors considère-toi averti."
"Bon à savoir." Et ça l'était parce que c'était quelque chose que j'aurais pu dire.
"Oh et Edward?"
"Ouais?"
"Alyssa a changé les draps de ton lit juste au cas où..."
"Vous n'avez pas..."
"Bien sûr que non," dit Masen, paraissant offensé. "Mais tu as un placard très agréable – spacieux et bien ventilé." Il se mit à rire. "Pas du tout étouffant comme le nôtre."
Et puis il raccrocha.
Le connard.
Merci d'avoir lu!
A bientôt pour le prochain chapitre!
