The bigger they are de LadyExcalibur2010
Bostondirty a traduit et corrigé par mes soins
CHAPITRE 32
Et alors... que la nuit commence
Bella se réveilla enfin. Il se pourrait ou pas que j'aie encouragé Jake à allumer la télévision. Il devenait impatient aussi. Il avait beaucoup de choses à raconter à sa mère sur ce qu'il avait fait pendant sa fête hier et il était irrité qu'elle soit encore endormie. Enfin, je lui avais juste dit que j'étais sûr que ça ne la dérangerait pas qu'il regarde la télévision.
Etait-ce ma faute si Jake ne connaissait que le réglage "fort" pour le volume?
Nous avions tous les deux réussi à avoir un air surpris quand Bella se réveilla. Elle se redressa après une explosion et cligna des yeux vers la télévision. "Quelle heure est-il?" Ses cheveux étaient tous aplatis et complètement ébouriffés. Elle devait avoir oublié son plâtre car elle posa sa jambe au sol et réussit à cogner le tibia de son autre jambe avec.
Un certain nombre de jurons fut maugréé lorsqu'elle se frotta la jambe blessée et fronça les sourcils à la vue de son plâtre.
"Il est 10h14," répondis-je gentiment. Elle hocha la tête et se lécha les lèvres.
"Je suppose que j'étais fatiguée," admit-elle.
Je hochai la tête. Peut-être que j'aurai mieux fait de la laisser encore dormir. Cela lui aurait donné plus d'énergie pour ce soir. Pas vrai?
Jake regarda sa mère. "On dirait que tu as encore la grippe," répondit-il aimablement et il se remit à regarder ce qui le captivait à la télévision. La main de Bella s'envola vers ses cheveux et elle grimaça.
"Génial," l'entendis-je marmonner. C'était plutôt mignon en fait de la voir complètement paumée et somnolente.
Elle me regarda. "Les garçons ont mangé?"
"Rien de sucré selon tes ordres d'hier," répondis-je. "Œufs brouillés et pain grillé." Je tournai mes yeux vers Jake. "Bien que je lui ai permis d'avoir un peu de gelée de raisin." Jake me sourit et ses yeux retournèrent à l'écran. Il avait essayé de me faire ses yeux de chiot pour en avoir plus mais j'avais mis un terme à cela. J'allais garder ce petit secret. "J'espère que c'est correct."
Bella sembla surprise. "Euh ouais, c'est euh… parfait en réalité," elle fronça les sourcils. "Comment savais-tu à propos de 'pas de sucre'?"
"Emmett," lui dis-je, "Il est très bien renseigné."
Elle sourit et se leva, se balançant un instant. Je ne me précipitai pas pour l'aider. Je me donnai une petite tape mentale dans le dos. Bella me regarda et sourit. C'était comme si elle pouvait lire dans mes pensées ou quelque chose. "Je vais aller prendre une douche," nous dit-elle.
"Oh, avant de monter, Masen m'a demandé si ce soir était le bon moment pour venir et surveiller les enfants? Si c'est bon, je peux juste lui envoyer un message," dis-je.
"Euh ouais, bien sûr, ce serait bien." Puis elle me regarda et se lécha les lèvres de nouveau mais cette fois c'était lent et sexy –
Ah oui, ma bite aimait beaucoup.
Je passai le reste de la journée à paresser autour de la maison de Bella. C'était agréable de simplement regarder des films avec elle et les garçons. Elle fit du pop corn et permit à Jake de mettre quelques pépites de chocolat dans son bol. Emmett avait eu un haut-le-cœur rien qu'en y pensant tandis que Jake lui répondit qu'il ne savait pas ce qu'il manquait. Nous regardâmes Lake Placid, un de mes films préférés parce qu'il se moque en quelque sorte de lui-même et que j'étais un grand fan de ce genre. Je suis un mec, je tiens à regarder les choses simples et faciles.
Puis Bella choisit Peur bleue parce qu'elle disait que Thomas Jane était sexy – peu importe. Jake ajouta qu'il aimait l'oiseau du film et Emmett aimait le requin. Après que le film soit terminé, nous décidâmes qu'il était temps de faire une pause et Bella voulait que les garçons aillent jouer dehors pendant un certain temps. Sam essayait d'apprendre le skate-board parce qu'il avait lu un livre sur le sujet et il pensait qu'il allait y arriver. Bella me demanda si je me souvenais de la route la plus directe pour l'hôpital. Je n'étais absolument d'aucune aide quand il s'agissait du skate-board mais je pourrais le devenir s'il se fracturait un os. Je pourrais faire en sorte que les professionnels prennent soin de lui au moins. Bella lui fit porter un casque et des protections, ce qu'il supporta avec embarras et consternation. Bella ne changea pas d'avis. Je lui fis un haussement d'épaule impuissant quand il me jeta un regard ennuyé. J'adorais ce gamin, mais il n'y avait pas moyen que j'aille à l'encontre de sa mère quand sa sécurité était en jeu. Pas moyen.
Puis, pendant que j'essayais mentalement à réfléchir au menu de ce soir, Seth s'approcha de moi et me demanda si j'étais toujours intéressé pour lui apprendre à jouer de la guitare.
Honnêtement je pensais qu'il avait oublié ça et je ne voulais pas le pousser.
"Oui, bien sûr," lui dis-je. J'étais heureux parce que j'aimais vraiment la musique. C'était l'une des choses qui m'avait le plus manqué en zone de guerre. Avoir accès à la musique était difficile, au mieux, et parfois presque impossible.
"Est-ce que tu sais avec quel genre de musique on va commencer?" demanda Seth.
"Non, mais je peux dire que nous allons commencer avec les bases, comme le placement des doigts, la lecture de la musique, les accords, des trucs comme ça," lui dis-je.
"Ouais je sais," dit Seth. "Mais je me demandais quand est-ce que je commencerais à jouer des vraies chansons et si on pourrait utiliser des chansons que j'aime."
Je réalisai que je n'avais honnêtement aucune idée du genre de musique qu'aimait Seth. C'était la vérité, parfois Seth, était à part. Il n'était pas le plus vieux ni le plus jeune et Sam méritait une catégorie pour lui seul. Seth ne semblait pas chercher sa place dans la famille cependant et il continuait tranquillement son chemin. Il ne faisait pas d'histoires, ni même de vagues. Je savais que je devais faire un effort pour apprendre à le connaitre pour lui-même. Je me demandais comment Bella réagirait si je prenais les garçons en sortie un par un. J'eus le sentiment qu'elle serait d'accord avec ça. Je souhaitai que les garçons soient d'accord avec ça.
"Bien sûr, qu'est-ce que tu aimes?" J'étais alors résolu à endurer tout ce qu'il aimait, qu'il s'agisse de pop ou de rap, qui me faisaient grincer les dents tous les deux.
Seth baissa les yeux et se mordit les lèvres, comme sa mère. "Eh bien, j'aime beaucoup les vieux trucs, tu sais, Bob Dylan, les Beatles… des trucs comme ça."
Je lui souris. C'était tout à fait inattendu. "Oh, wow, de bonnes choses," dis-je. Maintenant, j'étais vraiment enthousiaste. Seth avait bon goût pour la musique. Je voulais vraiment travailler avec lui.
Il me fit un sourire timide. "Oui, parfois il me semble que j'aurai dû naître quelques décennies plus tôt."
"ça signifie simplement que tu peux aider les masses ignorantes à connaître la bonne musique. Tu peux commencer avec tes frères," lui dis-je avec un sourire. "Et les groupes comme Lynyrd Skynyrd?" J'avais vu quelques-uns de leur cd sur les étagères de Bella et j'approuvais pleinement. Appelez-moi vieille école – je m'en fous.
Seth baissa la tête. "Euh ouais, je les aime," Il haussa les épaules. "C'était le groupe préféré de mon père."
"Oh, nous n'avons pas à..."
"Non," Seth m'interrompit tranquillement. "J'aimerai, si ça ne te dérange pas."
"Non, je veux dire, j'en serais très heureux si ça te convient Seth."
"Je voudrais bien," répondit-il. Puis il se mit à rire et secoua la tête. "Emmett m'a parlé d'une nuit quand notre père est rentré un peu… euh… soûl." Je ris aussi. "Il chantait "Freebird" à pleins poumons et ne comprenait pas pourquoi maman voulait qu'il se calme. Apparemment Skynyrd était sa musique préférée quand il avait un peu trop bu."
"Il avait bon goût," dis-je doucement.
Une fois de plus Seth baissa la tête mais je vis un sourire étirer ses lèvres. Mon emploi du temps allait être très chargé mais je voulais m'assurer d'avoir du temps pour Seth. La musique pourrait bien être "notre truc" et je voulais vraiment le faire.
"Peut-être qu'on peut s'y mettre plus tard cette semaine puisque je suis en congés. Une fois que le nouveau cycle de formation recommencera, j'aurai beaucoup de travail pendant un certain temps, mais on fera en sorte de se retrouver au moins une fois par semaine, à moins que je sois loin pour un exercice d'entrainement d'accord?"
Seth me fit un sourire timide et hocha la tête. "Merci," dit-il.
Je m'adossai contre mon siège, me sentant très content de moi-même. Je devenais habile avec ce genre de truc familial.
Après le déjeuner, je dis à Bella que j'allais retourner chez moi et que je viendrai la chercher vers dix-neuf heures. Alyssa et elle s'étaient mises d'accord et ils me suivraient. Je prendrai Bella pour notre rendez-vous et ils resteraient chez Bella avec les garçons. Je fis très attention de ne pas utiliser le mot baby-sitting. Honnêtement je pouvais voir le problème. Aucun garçon de quatorze ans n'aime qu'on lui dise qu'il a besoin d'une baby-sitter. Bella et moi avions tous deux mis l'accent sur le fait que Jake allait avoir besoin qu'un adulte le surveille, rien que pour contrôler son envie de sucre.
Emmett, finalement, roula des yeux et sortit en tapant du pied jusqu'à l'étage. "Il sait qu'il a une baby-sitter..." dit Bella.
"Ouais et bien il n'y a pas grand-chose qu'on puisse faire à ce sujet." J'embrassai Bella et je fus très, très heureux de la facilité avec laquelle elle se déplaçait dans mes bras – pas d'hésitation, pas de tension dans ses muscles comme si elle avait peur que les garçons nous voient. "Bon je dois rentrer à la maison avant de ne plus vouloir partir du tout," murmurai-je à regret. Trop tard en fait, je n'avais déjà plus envie de partir. Jamais.
Bella glissa de mon étreinte et me tourna dans le sens de la porte d'entrée. Puis elle me donna une claque sur les fesses pour me faire partir. Devinez qui aimait ça?
Masen était en train de tondre la pelouse quand j'arrivai et me fit signe quand je rentrais dans la maison. J'aurais pu l'arrêter et lui dire que je prendrai soin de cela, mais il n'y avait pas moyen que je l'empêche de travailler. Alyssa avait lavé le peu de linge que j'avais et les garçons jouaient aux jeux vidéo dans le salon. Ils avaient trouvé la X-box, surprise, surprise.
"Hé les gars," dis-je. Kyle laissa tomber la manette et courut vers moi, jetant ses petits bras autour de mes jambes.
"Oncle Edward ! Tu m'as manqué," dit-il. Et je me sentis tout de suite coupable. Je devais m'assurer de passer du temps avec eux deux avant leur départ jeudi.
"Hé oncle Edward? " Alex se tourna vers moi. "Où est World at war?"
"Euh ouais," murmurai-je, assis sur le canapé et faisant courir mes mains dans mes cheveux. "J'ai mis ce jeu de côté."
"Pourquoi?" demanda Alex.
"Et bien vous vous souvenez de Jake, Sam et leurs frères?"
"Ouais, Emmett est cool !" dit Alex avec un sourire.
"Eh bien World at war est un jeu de guerre et leur père était à la guerre," expliquai-je. "Il a été tué à la guerre, donc je ne garde pas les jeux de guerre quand ils sont ici au cas où ça les gênerait." Je m'arrêtai. "Mais je peux le sortir si vous voulez y jouer."
Alex et Kyle y réfléchirent pendant un moment. C'était évident qu'ils savaient que le père des garçons était mort, mais j'étais sûr que le fait qu'il était mort à la guerre était nouveau pour eux. Puis Alex haussa les épaules. "Peut-être plus tard. Je me posais juste la question. C'est cool. Tu as d'autres bons jeux." J'étais impressionné par sa maturité.
Kyle s'installa sur mes genoux. "Donc, leur papa s'est fait tirer dessus?"
"Quelque chose comme ça," répondis-je en haussant les épaules. Pas besoin d'entrer dans les détails sanglants et à terme ils devraient comprendre sans explication.
"Maman a dit que leur père était mort," dit Alex, confirmant mes soupçons. "Elle a dit de ne pas en parler à moins qu'ils le fassent."
"Maman a raison," dis-je aux garçons. "Vous devriez l'écouter."
"Leur maman a toujours raison," dit Masen arrivant de l'arrière du jardin et s'essuyant la sueur sur son visage sale. "Sauf si elle dit que je me trompe," plaisanta-t-il.
Kyle fit une grimace. "Tu pues papa. Va prendre une douche."
Masen secoua la tête. "Aucun respect, je te le dis." Puis il leva le bras et pris une bouffée de son aisselle et fit une grimace. "D'accord, j'en prends note." Il hocha la tête vers moi. "Je vais à la douche."
"Hé merci pour la pelouse," lui dis-je.
Masen haussa les épaules. "Ouais eh bien je ne savais pas quoi faire, c'est bon."
"Va à la douche," dis-je avec un sourire narquois. "Tu pues."
Je fus étonnamment nerveux pendant le trajet pour aller chez Bella. Masen me suivait et chaque fois que je le regardais dans le rétroviseur il lui arrivait de me sourire ou de me faire signe. Une fois, je vis même Kyle coller sa tête entre les sièges de ses parents autant que la ceinture de sécurité le permettait et il agitait frénétiquement ses mains vers moi. Je ne pouvais pas m'empêcher de lui sourire.
Puis je me rangeai dans l'allée de Bella et j'entendis Jake crier "Ils sont là !" La prochaine chose que je savais c'était que Jake allait débouler de la porte. Je pensais qu'il était heureux de me voir, sauf qu'il contourna complètement ma voiture et se dirigea vers la portière de Kyle.
Il semblerait que j'avais été remplacé.
Kyle et Jake commencèrent à discuter d'affaires importantes - si la façon dont ils collaient leur tête ensemble était une indication. Ils étaient tous les deux les plus jeunes frères et j'étais sûr qu'ils avaient beaucoup à partager l'un avec l'autre. Je me demandais si Alex et Emmett étaient conscients qu'il pourrait y avoir une conspiration en marche. Kyle et Jake regardèrent leurs frères ainés de temps en temps. Parfois ils riaient. Cela pourrait ne pas être bon. Je pouvais presque voir les rouages de leurs cerveaux.
Pourtant, ce n'était pas mon problème. Mon seul souci ce soir était de rendre mon rendez-vous avec Bella aussi mémorable que possible. J'avais pensé l'emmener dans un bon restaurant, un diner et un spectacle. Mais honnêtement, je voulais juste être seul avec elle. Nous n'avions jamais été seuls pendant plus de quelques minutes. Même notre petite aventure dans le placard n'avait pas duré longtemps — oui, oui, tout à fait ma faute, je sais !
Masen semblait voir mon anxiété et ne me taquinait pas. Peut-être qu'il était échaudé après la question de son déménagement, peut-être qu'il voulait juste être plus compréhensif - foutrement improbable. Mais quelle que soit la raison, je lui en étais reconnaissant. Alyssa prit Alex par la main et l'emmena à l'intérieur.
Bella descendit les escaliers avec élégance, plâtre ou pas, et s'arrêta sur la dernière marche, ce qui la mettait à peu près au même niveau que moi. Elle avait opté pour une jupe, à ma grande surprise. Elle était bleu foncé et étreignait son corps à partir de la taille jusqu'à ses cuisses. La coupe de son chemisier la mettait en valeur, assez pour assécher ma bouche, mais pas trop pour que je ressente le besoin de la couvrir avec une veste. Parfait. Je baissai les yeux, espérant ne pas apercevoir de hauts talons parce que nous allions en discuter si je le faisais. Je vis à la place une sorte de ballerine sur son bon pied et je la regardai pour lui sourire ... une sorte d'approbation.
Elle haussa les sourcils vers moi. "Oui?"
"Rien," répondis-je. "Rien du tout."
Bella opina puis tourna son attention vers les garçons. "Bon, écoutez Monsieur Masen et Madame Alyssa d'accord?"
Il y eut un chœur de réponses affirmatives.
"Je pensais que nous pourrions commander une pizza?" déclara Alyssa. "Si c'est ok avec les garçons."
Etait-ce une blague? Ces enfants mangeraient de la pizza pour le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner si leurs parents les laissaient faire et nous le savions tous. Encore plus de hochements de tête en signe d'approbation de la part des six garçons. Six garçons. Merde, Masen et Alyssa étaient des saints. Bon Alyssa était une sainte, Masen était… Masen. Il l'était plus dans le sens déchu – sans la partie ange.
Un moment plus tard et nous étions dans la voiture en chemin vers chez moi. "Où allons-nous?" demanda finalement Bella. Je percevais qu'elle était aussi nerveuse que moi. Je n'étais pas sûr si cela me faisait me sentir mieux ou pire.
"Je ne voulais pas te partager ce soir… avec personne," lui dis-je. "Nous allons chez moi, je vais te préparer à dîner et j'attends de toi que tu mettes pieds et mains sous la table, je veux juste profiter d'être avec toi." Je la regardais. "Si c'est ok avec toi?"
Le sourire sur son visage était pratiquement radieux, je devinais que j'avais bien fait. Elle hocha la tête et la baissa comme si elle était timide ou quelque chose. La femme, celle du placard n'était pas visible mais ce n'était pas grave. Je savais qu'elle était là et c'était la moitié du plaisir de se demander quand elle apparaitrait pour jouer de nouveau.
Je visais simple avec le dîner. J'avais envisagé des lasagnes mais je ne pouvais pas rivaliser avec la recette de Bella - même avec la recette secrète de ma mère… Chut ne le dites pas - et je n'avais pas vraiment envie d'avoir une haleine à l'ail. J'avais donc pris un teriyaki de poulet, pommes de terre et maïs à emporter, ainsi que les bons vieux biscuits du sud. Pas vraiment le meilleur repas mais simple et qui ne nous donnerait probablement pas une mauvaise haleine.
Nous mangeâmes en premier, car j'avais fait cuire le dîner avant d'aller chercher Bella. J'ouvris une bouteille de vin blanc, rien d'extraordinaire. Bella semblait d'accord avec le vin bon marché mais savoureux et une bonne conversation. Nous parlâmes de beaucoup de choses, aucun sujet particulièrement grave, ce qui nous convenait à tous les deux.
Ensuite, je débarrassai la table et lui dis d'aller dans le salon avec le reste du vin. J'avais une cheminée, et parce que je voulais l'ambiance j'allumai un petit feu et mis la clim. Bella était impressionnée et recroquevillée sur le canapé avec son vin. Lorsque je m'assis pour la rejoindre, elle se pencha et posa sa tête sur ma poitrine.
C'était calme, parfaitement et heureusement tranquille et j'en profitai pendant un moment. Je posai mon verre de vin et enveloppai mes bras autour d'elle. "Je pensais ce que je t'ai dit tu sais?"
"Quoi? Que tu aimais ma jupe?" demanda-t-elle d'un air moqueur.
"Eh bien oui, ça aussi," répondis-je. "Mais je pensais ce que j'ai dit quand je t'ai dit que j'étais tombé amoureux de toi."
Son visage s'inclina de façon à ce que nos yeux puissent se rencontrer. "Je sais," dit-elle simplement. "Moi aussi."
Je ris doucement et l'embrassai. "On ne devrait pas se tourmenter l'un l'autre davantage? Vivre des malentendus douloureux, lutter contre nos sentiments pour l'autre pendant un certain temps?" Il semblait que c'était la façon dont ça se passait toujours dans les films.
Elle sourit. "Est-ce ainsi que tu veux le faire?"
"Non," admis-je. "Je me suis toujours demandé pourquoi ils appellent ça tomber amoureux alors que ça parait demander tellement de travail." Je l'embrassai à nouveau, juste parce que je le pouvais. "Parce que tomber est la chose la plus facile au monde."
"Et la plus effrayante," ajouta-t-elle. "Mais oui, quand c'est juste, je pense que ça peut être facile."
"C'était facile avec toi," lui dis-je.
"Et parfois ça me fait peur," murmura-t-elle. Puis elle prit mon visage dans ses mains. "Mais ça ne me donne plus envie de fuir."
"C'est bien, parce que je retrouverai."
"Ce serait difficile de courir vite et très loin avec quatre enfants," plaisanta-t-elle.
"C'est heureux pour moi."
Elle passa sa main sur ma poitrine et la laissa reposer cruellement sur mon ventre. Si proche et pourtant si loin.
Je gémis et me déplaçai de façon à ce que je sois couché sur le canapé et qu'elle se trouve au-dessus de moi. Elle posa son plâtre sur mon tibia et but son vin avant de saisir mon verre et de le poser sur la table basse. Elle riait encore quand je l'embrassai. "Bella…" murmurai-je. "Sais-tu combien je te veux?"
Elle gémit et ouvrit la bouche pour moi, sa langue caressa longuement la mienne, l'encourageant, la taquinant. "J'en ai une idée," dit-elle enfin avec un petit rire. Ses hanches se déplacèrent contre moi et encore une fois j'eus un aperçu de ces feux d'artifice.
Je roulai nous mettant ainsi côte à côte, l'un face à l'autre. Elle accrocha une jambe sur ma hanche, son pied plâtré reposant soigneusement sur le canapé. Le mouvement mit la partie la plus chaude de son corps contre la partie la plus dure du mien. Je sifflai et elle rit, ce qui n'arrangeait pas les choses.
"Tu es tellement belle Bella," lui dis-je.
"Tu me fais me sentir belle," murmura-t-elle. "Et c'est tellement étonnant pour moi."
"Tu ne te vois pas clairement."
"J'aime la façon dont tu me vois. N'est-ce pas assez?" Son sourire était doux.
"C'est un bon début." Je pris sa mâchoire en coupe. "Il y a autre chose que je tiens à te dire," j'eus le sentiment que je devais lui donner ça, pour la soulager. Maintenant que j'avais pris ma décision, c'était injuste et inutile de la garder pour moi. "Je ne vais pas rempiler l'année prochaine. Quand j'en aurais fini avec mes vingt ans, j'arrêterai, pour de bon. Je redeviendrai civil."
Elle cligna des yeux et je vis les larmes se former. "Tu ne vas pas rempiler?"
"Non," dis-je en secouant la tête. "Et avant que tu ne commences à penser que le monde entier tourne autour de toi, j'y avais déjà pensé avant de te rencontrer." Je souris et lui embrassai le bout du nez. "Mais je dois admettre que te rencontrer a fait pencher la balance assez fermement du côté de la vie civile."
"Wouah! " murmura-t-elle. "C'est énorme Edward."
"Ouais, ça l'est." Je savais que ça l'était, et je savais que c'était ce dont elle avait besoin. Mais merde, c'est ce dont j'avais besoin aussi.
"Et tu ne sais pas à quel point c'est important pour moi."
"Je crois que j'en ai une idée," lui dis-je en faisant écho à ses paroles.
Je vis quelque chose s'enflammer dans ses yeux, comme un feu qui avait été mis en réserve et qui soudain reprenait. Je lui disais que j'étais prêt a être sien et que je n'allais pas la laisser avec les garçons attendre les deux hommes à la porte. Elle n'aurait pas à m'envoyer à la guerre et à endurer cette attente douloureuse. Je ne pouvais pas leur faire ça à ni à elle ni aux garçons, parce que c'était cruel et insupportable. Mais surtout parce que je voulais avoir une longue et heureuse vie avec elle. Je ne voulais pas la perdre. Je gagnais beaucoup plus qu'elle mais elle ne le savait pas encore tout simplement.
Je roulai un peu, tirant Bella au-dessus de moi. J'aimais la sensation de sa chaleur contre moi. Nous gémissions tous deux. Impossible de m'en empêcher, je mis mes mains sur son cul et la fit frotter contre moi. Elle semblait aimer ça parce qu'elle donna un petit coup de langue à mon oreille. "Oh bébé …" gémis-je. "Fais-le à nouveau."
Elle rit doucement dans mon oreille et répéta l'action. Puis elle ajouta les dents et je vins presque dans mon pantalon. Mes mains commencèrent à bouger ses hanches contre moi dans un rythme qui me rendait fou. Je m'en foutais. Je le voulais. J'avais besoin de sentir son mouvement contre moi.
La ninja des boutons frappa encore et elle glissa ses mains sur ma poitrine, se déplaçant légèrement sur le côté pour se donner de la place pour travailler. Ses doigts fins tiraient sur mon mamelon puis elle utilisa ses ongles courts pour gratter légèrement dessus. "Tu aimes ça," souffla-t-elle.
"Unh …"
Elle sourit et baissa la tête, suçant mon mamelon et le tirant doucement ce qui fit bouger mes hanches et ma queue lancinante. Mes mains sur ses fesses la serraient contre moi de plus en plus fort. J'étais en feu et elle n'avait même pas été près de ma ceinture pour le moment.
"Tu aimes vraiment ça," dit-elle.
"Oh oui," admis-je avec un gémissement rauque.
Elle n'arrêtait pas de grignoter et de sucer, de lécher, se déplaçant d'un mamelon à l'autre et j'étais transpirant, repoussant mon désir et refoulant mon besoin. Je sentis ses doigts se déplacer à ma ceinture et tous les muscles de mon corps se raidirent. Tout à coup je commençai à me demander si je verrais peut-être Bella nue ce soir. Il pourrait ne pas y avoir de sexe pour l'instant, mais j'étais déterminé à donner un orgasme à Bella.
Et putain, elle pourrait être aussi forte que ce qu'elle voudrait.
Désolée de m'arrêter mais le chapitre est comme ça
Le suivant continue sur le même mode...
Entre temps il y aura un bonus,
le moment dont parle Emmett lorsque Mac chante 'Free bird'
A tout bientôt!
Merci!
Pour vos messages, vos com's, mises en favori et en alerte
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