Happy Birthday Sunday

Note de l'auteur: Voilà, voilà, on est le 9 octobre et c'est l'anniversaire de notre Yann adoré donc je voulais écrire quelque chose pour l'occasion. C'est sûrement niais et cliché mais tant pis :') En plus on a eu tellement de moments mignon entre eux cette semaine... #Grosmatou #monpetitchaton

Yann s'affala dans son canapé et alluma la télévision. Il n'aimait pas les dimanches. Il vivait à 110 km/h toute la semaine sauf le dimanche qui était, pour le journaliste, un jour morne et lent. D'habitude il en profitait pour travailler en avance pour la semaine, mais ce dimanche-ci il n'avait rien à faire. Yann aimait encore moins ce dimanche que les autres.
Le 9 octobre. Aujourd'hui, il avait 42 ans… Il n'aimait pas vieillir. Il avait éteint son téléphone, peu désireux de voir tous les messages lui souhaitant une « joyeuse décomposition ». Il avait seulement répondu au coup de fil de sa mère. Il avait aussi promis à ses équipes qu'il leur paierait un coup mais il avait déjà envie de décommander. Vraiment, Yann n'aimait pas son anniversaire et celui-ci de tous les 42, était franchement le plus naze. Car oui, il aurait pu passer ce jour morose aux côtés de son amant, qui se serait évertué à rendre cette journée merveilleuse... Mais non, Martin était de l'autre côté de l'Atlantique, si loin de lui. Il allait sans doute l'appeler d'ailleurs. Au final ce n'était peut-être pas vieillir qui le dérangeait, après tout il se sentait jeune dans sa tête et le serait probablement toute sa vie, mais chaque année qui passait lui rappelait que les 13 ans d'écart qu'il avait avec son reporter favori ne s'amoindrirait jamais et cette différence d'âge avait toujours été source d'angoisse pour lui. Il ne comprenait pas pourquoi Martin restait avec un vieux comme lui et pire, il avait le sentiment de lui voler sa jeunesse, la possibilité de fonder une famille... Mais à chaque fois qu'il soulevait le problème auprès dudit Martin, il se faisait engueuler comme jamais. Il essayait donc de se convaincre que Martin ne le quitterai pas pour quelqu'un de son âge. Mais aujourd'hui ce n'était pas une réussite. Il grogna, désabusé par le programme télé qu'il ne regardait même pas et se leva pour aller regarder son portable. Il constata qu'il avait de nombreux messages de son équipe, de sa famille et de ses amis. Pas un de Martin. Étrange. Il repoussa l'angoisse qui lui saisit le cœur, la sachant idiote et irrationnelle. Il se décida donc à répondre aux messages de ses proches, tentant de ne pas penser à son amant qui devait à l'heure qui l'était être en plein expédition dans la Death Valley. Il soupira. Pathétique. Il était pathétique à se languir de Martin ainsi. Alors qu'il se concentrait sur ses mails, son portable se mit à sonner, affichant le visage de Martin souriant. Yann eut un bref sourire et décrocha.

_ Allô ? murmura-il.
_ Hey. fit la voix douce de Martin, faisant inconsciemment se détendre Yann.
_ Ça va ? Tu as l'air fatigué. Remarqua l'animateur.
_ Un peu. Je me suis levé tôt. avoua le reporter.

Yann tiqua, il y avait quelque chose d'inhabituel dans sa voix, elle n'était pas naturelle, pas honnête. Il avait l'impression que le jeune reporter lui cachait quelque chose. Il eut quelques secondes de silence avant que Martin ne déclare:

_ Joyeux anniversaire. _ Merci. sourit l'animateur. C'est moins drôle sans toi…
_ Tu me manques aussi…

Yann serra le téléphone un peu plus fort. Une drôle de tension se dégageait du ton de son amant. Et il n'aimait pas ça.

_ Je voulais t'envoyer un cadeau. Mais ils n'ont pas voulu l'expédier… soupira le cadet.
_ T'en fais pas pour ça… le rassura Yann.
_ Si… Je voulais vraiment te le donner. Murmura Martin. J'ai dû trouver une autre solution.

Yann fronça les sourcils, la voix résonnait étrangement. Un petit espoir fou naquit au creux de son coeur et sa respiration s'accéléra.

_ Martin ? Tu es où, là ? Demanda-il, la gorge serrée par l'émotion.
_ Tu viens m'ouvrir ? Fit alors le reporter d'une voix innocente.

Le coeur de Yann fit un bond dans sa poitrine, alors qu'il jetait presque le téléphone dans le canapé pour se précipiter vers la porte. Il l'ouvrit à la volée pour découvrir son amant souriant sur son perron, riant de sa surprise. Yann leva les yeux au ciel, cachant ainsi son émotion, et attira son amant à l'intérieur avant de l'embrasser passionnément.

_ On a exactement 8h devant nous. souffla Martin lorsqu'ils se séparèrent, à bout de souffle.
_ Ne perdons pas une seconde alors… dit Yann en serrant reporter contre lui.

Et non, ce soir il ne paierait pas de verre à son équipe. Ils attendraient lundi. Et finalement cette anniversaire ne serai pas le pire.

J'espère que vous avez aimé ! N'hésitez pas à laisser votre avis !

Bisous bartheilleux !