The bigger they are de LadyExcalibur2010
CHAPITRE 49
Cette sorte de bêtise
Nous nous dirigeâmes dehors et j'attendis que Charlie aille vers son véhicule. Mais au lieu de ça il me regarda et enfonça ses mains dans ses poches. "J'ai pris un taxi," expliqua-t-il. "J'ai pensé que tu pourrais me ramener chez Bells."
Bien sûr que vous avez pensé ainsi. Colonel. Je suppose que tout était planifié. Et oui, j'aime beaucoup être coincé à l'intérieur de ma voiture avec vous. Seuls. Pas moyen de m'enfuir. Obéissant je fis signe vers ma Suburban et nous allâmes vers elle. Il regarda mon nouveau véhicule et hocha la tête. "Bella m'a dit que tu avais changé pour quelque chose de plus grand pour transporter les garçons," dit-il calmement.
Je haussai les épaules. "Ouais ça me parait être une bonne idée," expliquai-je. Je secouai la tête. "Tu aurais dû voir les quatre garçons entassés sur le siège arrière de ma vieille voiture."
Il sourit en y repensant puis il ouvrit sa portière une fois qu'elle fut déverrouillée. Je glissai dans mon siège et lui jetai un coup d'œil. "Elle est bien," dit Charlie.
"Je l'aime bien."
"Je parie que la consommation d'essence est..." ajouta-t-il.
"Euh... non je m'attendais à pire." Quelle réponse était la bonne? Pouvais-je lui dire que j'avais presque pleuré lorsque je m'étais arrêté à la pompe, alors il saurait que je suis un adulte financièrement responsable et conscient des conséquences de ses décisions. Ou devais-je minimiser de sorte qu'il saurait que ça ne me dérange pas de dépenser plus d'argent pour l'essence afin d'avoir un véhicule sans danger pour ses petits-fils?
Décisions, décisions.
Il grommela et je décidai de laisser tomber. J'avais perdu mon dictionnaire anglais/homme des cavernes et je renonçai à déchiffrer tout ce que cela signifiait. Charlie Swan joue à un tout autre niveau que moi.
Je démarrai et nous sortîmes du parking. Il était tranquille à côté de moi mais je pensais que je ferais bien de m'habituer à ça avec le Colonel. C'était un homme de peu de mots. "Comment s'est passé votre voyage?" lui demandai-je. Je pouvais être poli. Je pouvais montrer mes bonnes manières tout comme lui. Je pouvais faire comme si je n'allais pas avaler mon cœur à chaque minute.
"Bien," répondit-il. "Et long," ajouta-t-il avec un haussement d'épaule. D'accord, j'avais réussi à lui tirer deux mots de plus. A ce rythme Jake obtiendrait ses diplômes avant que j'aie pu lui tirer un petit millier de mots.
"Will et Josh restent chez moi," dis-je. Il le savait déjà, j'en étais sûr. Mais j'étais nerveux et ma bouche semblait s'ouvrir sans ma permission.
"Ouaip," répondit-il. Un mot de plus - quelques lettres. Waouh. C'était plus difficile que ce que j'avais imaginé.
"Will est génial," ajoutai-je bêtement. "Et Josh aussi."
"C'est vrai," admit-il. Ça devenait difficile. Ça me rappela mes premiers jours avec Emmett. S'il vous plait mon Dieu, ne lui laissez pas me demander si je couche avec sa fille. Je vais essayer de refréner mes fantasmes les plus salaces pendant toute une semaine si vous voulez bien exhausser ma requête.
"Bella est ravie d'avoir Will en ville," fis-je observer. Je commençais à être désespéré.
"Ils sont très proches," fit-il remarquer.
Je décidai de me taire pour éviter que d'autres phrases bizarres ne s'échappent de ma bouche. Charlie me regarda et sembla amusé. Content de savoir que c'est drôle. Le trajet vers chez Bella fut tranquille. Très, très tranquille. Pour une raison quelconque je ne pouvais pas me résoudre à allumer la radio. Le silence enfla entre nous, remplissait tous les espaces même ceux dont je ne connaissais pas l'existence.
"Tu m'as paru un peu nerveux lorsque tu m'as vu là-bas," dit Charlie. Ça faisait beaucoup de mots, relativement parlant bien sûr.
"Oui, euh..." Je ris et secouai la tête.
"Tu avais ce regard effrayé du cerf ébloui par les phares d'une voiture," continua-t-il. "Je connais ce regard, je l'ai vu, de nombreuses fois, à une certaine époque." Il n'avait pas l'air mécontent de cette constatation.
"Je suis certain que vous l'avez déjà vu." Je pouvais seulement imaginer combien le colonel pouvait être intimidant en uniforme. Malheureusement j'avais une imagination débordante.
"Tu as peur de moi, fils?" Bon rien de tel que de poser la question à un million de dollars trente minutes seulement après vous avoir rencontré, Colonel. Pourquoi, oui, j'ai peur de vous. J'ai senti mes testicules se cacher à l'intérieur de mon corps au moment où j'ai compris que vous étiez là. Et ça ce n'est pas très bon pour l'ego d'un homme, monsieur. Mais j'en suis sûr, vous le savez.
"Euh... laissez-moi juste vous dire que j'ai beaucoup de respect pour vous en tant que père de Bella." Ça me parut être une réponse assez prudente. "Le fait que vous soyez un officier..." Je haussai les épaules et décidai d'aller un peu plus loin. "Monsieur, je vais être honnête. Ça me rappelle le temps où je venais de rentrer dans l'armée." Il sourit, prêt évidemment, à savourer la façon dont il m'avait effrayé. Très bien alors j'allais lui donner satisfaction. Ça avait été mérité. "C'était environ après cinq semaines, vous savez quand vous commencez à penser que vous savez quelque chose?"
Il hocha la tête. "Encore trop bête pour réaliser que tu es toujours un putain d'idiot," fit-il observer crûment.
"Ouais, cette sorte de bêtise. Vous en savez assez pour être dangereux - pour vous-même et pour les autres autour de vous." Je cherchai dans ma mémoire et ça avait encore le pouvoir de me mettre un peu mal à l'aise. "Quoi qu'il en soit Whitlock et moi devions balayer la caserne. Alors nous l'avons fait. Et nous avons fait du bon travail si je puis me permettre."
Charlie ricana mais il était souriant.
"Nous commencions en quelque sorte à nous ajuster à cette vie, l'activité physique, la façon dont les sergents nous manipulaient et la prise de conscience qu'on n'y échapperait pas maintenant. Maman et la maison étaient à des milliers de kilomètres. Ça semblait être une bonne idée à l'époque de rentrer dans l'armée mais la réalité s'installe et vous commencez à penser que vous avez perdu tout ce que vous croyiez aimer. Vous savez bien, c'est typique." Il hocha la tête. "Quoiqu'il en soit, nous avons fini notre boulot et dans notre état d'épuisement, terrifiés mais prétentieux, nous avons décidé que nous allions utiliser notre temps 'libre' pour chanter quelques airs. Vous savez, pour évacuer une partie du stress."
Charlie siffla doucement et secoua la tête.
"Exactement," continuai-je. "Nous n'avions pas suffisamment appris pour réaliser que lorsque le sergent instructeur nous avait dit de balayer, il voulait dire balayer jusqu'à ce qu'il nous donne l'ordre d'arrêter. Alors nous avons estimé que notre boulot était fait et que nous pouvions faire ce que nous voulions." Je ris à ce souvenir, me rappelant encore ce sentiment de terreur lorsque nous avions entendu le raclement de gorge et que nous nous étions retournés pour le voir là. Il nous regardait avec un sourire crispé et un regard amusé et incrédule sur le visage alors qu'il nous surprenait donnant notre petit spectacle improvisé. "C'était le Sergent Instructeur Bjorn qui nous as trouvés."
"Henry Bjorn?" Bien sûr il devait probablement connaitre chaque homme appartenant à cette armée.
Je haussai les épaules. "Aussi loin que je puisse me souvenir, le Sergent Instructeur Bjorn n'avait pas de prénom autre que 'Instructeur'."
Charlie sourit.
"Nous avons toujours pensé que c'était l'une des raisons pour lesquelles il était toujours de si mauvaise humeur. Aller à l'école avec le prénom 'Instructeur' avait dû être difficile..."
Charlie frappa sur ses genoux et rigola d'un vrai rire. J'avais fait rire le Colonel. Je sentis une lueur s'installer au fond de moi. Ça pouvait tout aussi bien être des brûlures d'estomac mais j'en étais satisfait.
"Whitlock était en train de chanter "Blue Suede Shoes' - il a toujours été fou d'Elvis - quand le Sergent Bjorn vint vers nous. Il nous dit que nous étions le plus triste spectacle qu'il n'avait jamais vu."
"Je parie que vous avez dû balayer beaucoup après ça, non?" dit-il.
"Je me sentais comme si j'avais un balai attaché en permanence à ma main," confirmai-je. "Je pense que je balayais même pendant mon sommeil. Whitlock et moi avons balayé pour le reste de l'instruction de base. Peu importe ce qu'il y avait à nettoyer, ou si ça avait été fait y une demi-heure avant, Whitlock et moi étions ses gars à tout faire. Diable je le vis même jeter des saletés par terre juste pour que nous ayons quelque chose à balayer, et puis recommencer une heure plus tard. "
"Je parie que vous n'avez plus jamais refait la même erreur, n'est-ce pas?"
Je secouai la tête. "Plus jamais. Plus jamais essayé," admis-je. "Jusqu'à aujourd'hui."
Charlie hocha la tête. "Alors il a bien fait son travail."
"Je suppose que oui."
"Nous redevînmes silencieux ensuite mais c'était légèrement moins inconfortable. Nous avions partagé quelque chose maintenant, quelque chose d'autre que l'amour que nous portions tous les deux à Bella. Bien sûr je voulais l'aimer de toutes les façons coquines qui existaient mais elles pousseraient sûrement son père à vouloir m'enfoncer un balai dans le cul. Alors j'allais fermer ma gueule. Oui, c'est ce que j'allais faire.
Nous nous approchions de chez Bella quand enfin Charlie brisa le silence. "Bella est très fortement attachée à toi," dit-il en regardant toujours droit devant lui. Il semblait un peu déconcerté. Il se demandait probablement ce qu'elle voyait en moi. Quelquefois je me le demandai moi aussi.
"Je le suis également à elle," le rassurai-je.
Un autre coup d'œil, celui-là évidemment teinté de rire. "Je pensais bien que tu pouvais l'être," dit-il avec une grimace sur ses lèvres. "Tous les hommes ne seraient pas prêts à accepter quatre garçons."
"Ce sont des enfants géniaux," dis-je. Il me semblait avoir dit ça de nombreuses fois récemment. Mais je le disais chaque fois que je pouvais et ça devait bien signifier quelque chose.
"C'est vrai, ils le sont." Waouh les mots coulaient rapidement maintenant.
Je déglutis difficilement et tournai dans la rue de Bella. Je me sentis me détendre. Bella était tout près. Elle me protégerait. Je ne me cacherai pas derrière elle. Un vrai homme sait quand il est battu. Je tournai dans l'allée et éteignit le moteur. Charlie se tourna vers moi. "Prends grand soin d'eux, fils." Ce fut tout. Juste ça. Mais je savais que si je ne tenais pas compte de ses mots, je serais dans un monde de souffrance, avec l'aimable autorisation du Colonel Swan.
Je hochai la tête. "C'est bien ce que je voulais faire."
Il me rendit mon hochement et ouvrit sa portière. Je le regardai un bon moment, me demandant ce que diable il venait juste de se passer. Charlie me regarda à son tour. "Tu as prévu de rester assis là toute la nuit, fiston?"
Je sortis rapidement de la voiture et le rejoignit dans l'allée gardant une distance respectable entre nous. Pas besoin de paraitre trop insistant. D'un coup d'œil il mesura l'espace qui nous séparait. "Je ne mords pas Cullen," dit-il les sourcils froncés.
Je lui fis un petit sourire, me sentant imprudent mais courageux. "Ce n'est pas ce que j'ai entendu dire, monsieur."
Il rit, puis hochant la tête, il fit un vrai rire amusé. Il me tapa sur l'épaule et cet homme avait encore beaucoup de force dans son bras. "Tu vas très bien t'en sortir, Cullen." Il secoua la tête. "Très bien."
Alors je le suivis à l'intérieur me sentant comme si je suivais ses ordres.
Une fois à l'intérieur, Jake se lança à travers la pièce et s'approcha de moi avec une rapidité et une détermination telles que je n'eus d'autre choix que de l'attraper. Ou finir par terre. Jake me surprit en posant ses mains de chaque côté de mon visage et en serrant mes joues. "Grand-père est le meilleur, pas vrai?" Sa voix excitée ressemblait à celle d'un enfant ravi de partager son jouet préféré.
"Euh ouais... le meilleur, " dis-je méfiant.
Ensuite Bella vint vers nous, en riant et en secouant la tête. "Désolé pour cette attaque sournoise," murmura-t-elle avec un regard frustré vers son père. "C'est une tradition familiale en quelque sorte," elle se rapprocha. "Nous avons oublié de t'avertir."
"Pas d'inquiétude," lui dis-je et je le crus presque. Ça paraissait convaincant quoi qu'il en soit. Je me penchai et l'embrassai sur la joue. Ensuite elle se tourna et m'offrit ses lèvres. Pas moyen de refuser une telle offre alors je les pris. Pas de langue. Je n'avais pas envie de mourir.
Puis je sentis des bras doux et chauds nous étreindre Bella, Jake et moi. Nous étions juste comme dans une sorte de câlin collectif. "Je suis ravie de faire ta connaissance, Edward," dit Renée en nous relâchant. Elle était très affectueuse semblait-il. Elle était bien mieux en personne que sur les photos. Si Bella lui ressemblait lorsqu'elle aurait son âge je serais un homme vraiment très, très chanceux. L'expression de Renée était chaleureuse et accueillante autant que sa façon de dire bonjour.
"Heureux de vous rencontrer Mme le C - Swan." Je l'appelai presque Madame le Colonel. Le regard qu'elle me fit me montra que ça ne devait pas être la première fois que ça lui arrivait.
Jake commença à se tortiller, je supposais qu'il voulait que je le pose. Une fois de plus il me surprit en me faisant un bisou mouillé sur la joue avant de rejoindre ses frères qui s'exclamaient en découvrant les jouets que leurs oncles et leurs grands-parents leur avaient amené. Il semblait qu'ils n'arrivaient jamais les mains vides.
Renée me fit un sourire enchanté, ensuite elle recula et m'en fis un autre. Je devais avoir passé l'inspection parce qu'elle se tourna vers Bella les pouces en l'air. Bella rit et secoua la tête. Semblant légèrement embarrassée en voyant l'enthousiasme de sa mère. "C'est bien Bella," murmura-t-elle. "Il est délicieusement beau."
Je pouvais sentir la chaleur envahir mon cou et c'était visible parce que le bronzage que j'avais eu pendant que j'étais en mission s'était estompé et que j'avais retrouvé ma pâleur habituelle. Parfait, juste parfait.
Renée saisit le bras de son mari et lui donna un coup. "Oh Charlie l'Ours. Je pense que nous le mettons dans l'embarras."
Puis 'Charlie l'Ours' rougit un peu lui aussi. Je le regardai et ses yeux me mirent en garde de ne jamais mais jamais penser à l'appeler Charlie l'Ours. Josh rigola et puis détourna la tête l'air complètement innocent. Apparemment, 'Charlie l'Ours' n'était pas nouveau pour lui. Renée ne sembla pas remarquer l'amusement que ses mots tendres produisaient ou alors elle s'en moquait.
Autant le Colonel était taciturne et sec autant Renée était facile et bavarde mais Bella m'avait prévenu que quelquefois elle était distraite. Il semblerait que la force tranquille de Charlie soit un bon équilibre pour Renée et son enthousiasme débordant puisqu'il était heureux en ménage depuis quarante ans. Ils avaient vécu dans trois pays différents, élevé deux enfants, et été partenaires de toutes les façons possibles depuis qu'ils avaient prononcés leur vœux. Rien qu'en écoutant les histoires que racontait Bella j'avais pu voir l'amour et la dévotion qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre. Comme moi, Bella avait grandi avec un bon exemple de comment un mariage devait fonctionner.
Nous nous assîmes tous et Renée nous servit le café, grondant Bella parce qu'elle faisait trop de choses avec son plâtre. Je pensai que Renée et moi allions bien nous entendre parce que je pensais aussi que Bella devrait se reposer davantage.
"Tu aurais dû la voir," dit-elle. "Même enceinte de neuf mois elle n'arrêtait pas, elle travaillait comme une folle!"
"Maman," marmonna Bella.
Renée balaya ses objections. "Pas vrai Charlie? N'était-elle pas juste un tourbillon même avec son gros ventre en avant?"
"Si Renée, c'est vrai," convint-il. Waouh, quatre mots seulement pour répondre à une simple question. J'étais impressionné.
"Maman," dit Bella de nouveau dans un souffle. "Je suis sûre qu'Edward ne veut pas entendre parler de mes histoires en tant que femme enceinte."
"Si, j'aimerai entendre les histoires quand elle était enceinte," rassurai-je Renée. "Et quand elle était petite. Je parie que c'était merveilleux." Et voilà mon cœur. M'envoyer ton père? M'envoyer aux loups pour que ton frère puisse me parler seul à seul? Très bien. Je vois ce que c'est. Souviens-toi un prêté pour un rendu. Je lui fis un sourire et elle plissa les yeux. Oh je savais que je paierai plus tard pour ça. Je pouvais le dire. Mais j'allais apprécier ma petite revanche.
"Oh Bella était sage," dit Renée. "Mais ça veut sûrement dire que je n'ai jamais su quand elle s'était mal conduite. Elle n'était pas comme Will, elle ne se trahissait pas."
"Hey!" protesta ce denier et Josh s'en mêla.
"C'est vrai, il ne peut pas mentir. C'est terrible," Josh regarda Bella. "Mademoiselle Bella par contre..." Il haussa un sourcil et Bella le menaça de son doigt.
"Méfie-toi juste, je sais où tu as caché les corps, Docteur Galloway," l'avertit-elle.
"M'en fiche," répliqua-t-il avec un clin d'œil.
"C'est bien ce que je pensais," répondit-elle.
Ensuite Renée partagea des histoires. Apparemment Bella avait été un peu casse-cou mais elle n'avait jamais voulu essayer des choses seules. Alors elle avait toujours entrainé Will avec elle sauf que c'est elle qui essayait toujours en premier. Je me tournai vers elle et elle haussa les épaules. "Eh bien c'était le plus jeune," concéda-t-elle. "Mais je lui expliquais que les garçons devaient essayer avant pour s'assurer que c'était sans danger pour les filles," elle sourit à son frère. "Et le pauvre se faisait avoir à chaque fois."
"J'étais chevaleresque," insista-t-il. "Même étant enfant."
"Tu as toujours été crédule," lui dit-elle. "Même maintenant."
"J'étais un gentleman," grommela-t-il dans un souffle.
"Ça suffit les enfants," les interrompit Renée. "Pas encore une fois ce vieux refrain."
"C'est elle qui a commencé," dit Will en désignant Bella.
"Non, vraiment," dit Bella avec un grand sourire. "C'est maman qui a commencé."
Renée les ignora tous les deux et ça me rappela ma mère. C'était intéressant de les voir interagir. Charlie était presque silencieux mais Renée gardait toujours un œil sur lui. Ses yeux le cherchaient. C'était comme s'ils étaient tout le temps en contact mais pas avec leurs mains. Le Colonel bourru devenait quelqu'un d'autre lorsque Renée était avec lui. Les sujets de conversations passèrent à autre chose mais Charlie et ses enfants ainsi que Josh ne semblaient jamais perdre le fil. Je supposai que ça viendrait avec la pratique.
Les garçons étaient revenus avec des sourires satisfaits sur leurs visages. Je supposai qu'ils avaient été gâtés. Renée les serra chacun son tour dans ses bras et leur donna un baiser aussi. Ensuite Sam et Seth vinrent s'assoir par terre à côté de Charlie pendant qu'Emmett gravitait près de Will et Josh. Jake reprit sa place auprès de moi, j'en pris note. Un dans mon camp, plus que trois.
Nous parlâmes et rîmes et je me sentis plus détendu. Enfin Bella et sa mère échangèrent un regard et je voulais rire de voir leurs expressions si semblables. "Nous allons y aller et sortir les plats du four," expliqua Bella. "Les gars?" dit-elle en se tournant vers eux et ils lui prêtèrent attention. "Emmett et Sam, dressez la table. Seth? Assure-toi que tout le monde à une serviette, sort le parmesan et amène le pain sur la table. Jake occupe-toi des verres. D'accord?"
Ils hochèrent la tête et se dispersèrent pour remplir chacun la tâche qui lui avait été attribuée. Les femmes allèrent dans la cuisine. Charlie les suivit se déplaçant vite et énergiquement pour un homme de son âge.
"Il va goûter à tout," dit Will en regardant son père s'éloigner.
"Il va faire ça?"
Josh hocha la tête. "Oh oui, ces femmes font des folies pour lui," Il m'observa pendant un moment. "Alors... comment le colonel t'a-t-il traité tout à l'heure?"
"Tu veux dire en se pointant à la base et en me terrifiant?" demandai-je. Josh rit. "Jusqu'à présent il ne m'a pas vraiment fait peur."
"Il te l'a promis en quelque sorte?" devina Josh avec un petit sourire.
"Oui en lisant entre les lignes."
"Bon tout ira bien alors," me promit Josh.
"Ouais, comment tu le sais?" J'étais vraiment curieux.
Il haussa les épaules. "Il n'a pas dit que tu étais un fou quand il parlait avec Renée."
"D'accord alors. Assez bon pour moi."
Elles nous appelèrent pour aller manger et même si nous étions très nombreux nous arrivâmes à caser tout le monde. Jake insista pour s'installer à côté de moi et j'avais Bella de l'autre côté. Je ne fus pas surpris que le Colonel se soit mis en bout de table. Nous étions très serrés. Jake et moi étions fatigués de nous donner des coups de coude, je me penchai et lui murmurai à l'oreille. "Voudrais-tu t'installer sur mes genoux simplement, Jake?"
Il était rayonnant de joie et il hocha la tête. Renée rayonnait aussi quand je le pris sur mes genoux. Charlie lui fit un clin d'œil. Bella observa tout ça et un petit sourire étira ses merveilleuses lèvres. Nous finîmes de dîner et je remarquai que Jake avait réussi à me salir moi, la table et lui-même. Il avait de la sauce jusqu'aux oreilles bien que je ne comprenne pas du tout comment il avait pu faire ça.
La soirée était bien avancée et je pouvais voir que Will baillait. Bien. Il fallait que je sois un bon hôte. Je supposai qu'il était temps que mes invités rentrent et dorment. D'un autre côté Bella pourrait passer du temps avec ses parents. Je me levai et Bella aussi, mes projets devaient être évidents. Je détestai que la soirée s'achève, même le Colonel n'était plus aussi effrayant maintenant que je l'avais entendu appeler Charlie l'Ours.
Mais il fallait que je sois au travail tôt demain matin ce qui me donnait une bonne excuse. Je ferai mieux de partir avant d'être embarrassé devant ... Charlie l'Ours. Je pouffai intérieurement à cette pensée. Tout le monde me souhaita bonne nuit et Renée me demanda s'ils me verraient davantage pendant qu'ils seraient là.
Je secouai ma tête. "Non Madame," lui dis-je. "Je vais être très occupé au travail cette semaine."
Charlie hocha la tête. "Ouais, c'est ce que Barty m'a dit," renchérit-il.
Barty. Barty? Barty comme dans Barty Hutchinson? Barty Hutchinson comme dans Commandant Bartholomew Hutchinson?
Je regardai vers Charlie. "Vous connaissez le Major Hutchinson?" Oh mon Dieu si vous m'avez jamais aimé. Vous lui avez déjà dit, "Hey ce Cullen n'est pas un con!" Alors s'il vous plait, s'il vous plait ne laissez pas ça être vrai.
Apparemment Dieu n'était pas dans un état d'esprit miséricordieux. Ou alors j'avais tout faux, complètement.
"Barty?" dit Charlie comme s'il était surplis par ce que je lui demandais. Il sourit lentement et largement comme un requin. "Barty et moi nous sommes rencontrés de nombreuses fois."
Putain. De. Vie.
La prochaine fois ... un bonus entre Charlie et Bella
Et jeudi un nouveau chapitre ici...
...
Sheego me dit que ce serait cool d'avoir les développements de la relation entre Emmett et Rosalie. L'auteur a écrit toute une fic pour eux malheureusement elle n'est pas finie et elle se déroule après la fin de The bigger they are.
Je ne l'ai pas lue pour l'instant, si vous lisez l'anglais et si elle vous intéresse elle s'intitule "The Art of Persistence" (l'art de la persévérance)
C'est tout ce que je peux en dire...
