THE BIGGER THEY ARE de LadyExcalibur2010
CHAPITRE 50
Une visite inattendue
Will et Josh disparurent dans la chambre d'amis peu après que nous soyons arrivés chez moi. Je tombai et me réveillai 'à la raie des fesses de l'aube' comme Masen aimait l'appeler. Je sortis pour aller courir. Il fallait que je reste en forme pour ma tentatrice ninja et je ne rajeunissais pas. Je me demandai si je devrais embaucher un entraineur. Ou retrouver un sergent de la vieille école à la retraite pour qu'il me coache tout un mois. Non, je n'étais pas aussi désespéré.
Will et Josh n'étaient pas levés lorsque je partis travailler, je leur laissai un mot pour leur dire de faire comme chez eux et partis au travail.
Le travail me prit complètement. Rien ne semblait aller comme il fallait, rien n'était où il fallait que ce soit et mes hommes m'arrêtaient pas de me charrier au sujet de la visite impromptue du Colonel. Le Major Hutchinson ne m'aida pas lorsqu'il me demanda comment allait 'le vieux Charlie'. Le reste de la journée se passa et je continuai à détourner ou à ignorer les questions concernant ma fréquentation de la fille du 'vieux Charlie' et toutes les questions sur si le colonel savait quel homme à femmes j'étais ou avais été. Le passé était définitivement passé.
Je sortis du travail tard et appelai Bella pour lui dire que je ne pourrais pas y aller. Elle me dit que sa mère avait décidé qu'ils devaient tous aller à Charleston demain, ce qui signifiait que peu importe à quelle heure je sortirai du travail, je ne le verrai pas et ça rendit ma nuit mauvaise. Ils ne seraient pas de retour avant le jour suivant. Je lui dis d'amener Emily à la maison et de laisser la porte de derrière ouverte. Puis j'appelai M. Hoyt et lui demandai de faire sortir le chien au moins une fois pendant que je travaillais. Il fut ravi de savoir que j'avais un chien - même à temps partiel. "Et j'espère que ce sera bientôt à temps plein." Visiblement je ne savais pas bien bluffer.
Un petit moment après je reçus un texto d'elle. Sam veut savoir si Emily sera bien toute seule chez toi.
Je souris et répondis. Hoyt la fera sortir et s'occupera d'elle.
Quelques minutes plus tard. Sam te remercie :-)
Mes invités étaient déjà couchés lorsque je rentrai ce soir-là mais la cuisine était parfaitement rangée et la cafetière programmée pour le matin. J'avais même remarqué une pile de serviettes propres sur mon sèche-linge, pliées et tout.
Will et Josh n'étaient plus là quand je me levai le lendemain matin et je réalisai que je ne les avais pas encore vus la veille. Ils étaient vraiment parfaits comme invités. Un coup d'œil dans leur chambre me révéla que leur lit était fait et que toutes leurs affaires avaient disparu. J'aurai juré que l'un d'eux avait passé l'aspirateur.
Je reçus des textos de Bella tout au long de la journée me disant qu'ils passaient une agréable journée. J'aurai souhaité être avec eux. Beaucoup. J'ai crié sur quelques-uns de mes gars, me faisant du mal à moi-même. Me faisant passer pour un emmerdeur. Si j'étais malheureux alors eux aussi. En plus, j'étais malheureux avant eux.
La journée passa lentement. Enfin je regagnai la maison, Emily était à la porte pour m'accueillir. J'avais oublié combien c'était génial d'avoir un chien. Toujours heureux de te voir même si tu ne lui ramènes rien. M. Hoyt m'avait laissé un mot me disant qu'il l'avait faite sortir deux fois. C'est vrai qu'elle paraissait contente. Nous regardâmes la télévision ensemble et je lui dis combien je trouvais Bella et les garçons super. Elle sembla être d'accord.
J'allai me coucher et je la laissai venir avec moi. Emily aussi douce qu'elle soit, n'était pas prête à être un substitut de Bella mais c'est tout ce que je pouvais faire de ça. J'allai au travail en laissant un mot pour Will et Josh leur souhaitant la bienvenue. Ils partiraient demain matin. Leur visite était passée très vite sûrement parce que j'étais pris par le travail.
Je boudai un peu.
A l'heure du déjeuner je reçus un texto de Bella. Nous sommes rentrés. Récupéré Emily. Merci.
Pas de problème. Je t'aime.
Ça y est je l'avais écrit dans un texto. La première fois que je le faisais. Je me demandai si ça l'inquiéterait. Puis je souris. Pas de raison qu'elle soit effrayée.
Mon téléphone vibra. Je t'aime aussi. Dîner ce soir?
Je réfléchis à ce que j'avais à faire dans la journée. Je pourrai y arriver. Par ailleurs j'eus le sentiment que le Major Hutchinson aimerait savoir que j'allais me tortiller sous les yeux d'aigle du Colonel à nouveau.
Oui. J'ai déjà faim.
Puis quelqu'un hurla mon nom et je retournai à mes affaires.
J'arrivai chez Bella peu après dix-huit heures, ce qui était un petit miracle. Jake m'ouvrit la porte, ce qui ne l'était pas. Je pouvais sentir une odeur délicieuse quand j'entrai. René sortait de la cuisine avec Bella. Je fus agréablement surpris par Bella qui vint se glisser entre mes bras et m'embrasser comme si ça faisait un moment que ne n'étais pas rentré à la maison. Jake serra ma jambe, tirant la manche de mon uniforme et quand je me penchai vers lui il me fit un bisou. Puis il s'enfuit, son travail accompli.
"Papa est derrière en train de faire griller des steaks," dit Bella. "Maman et moi sommes responsables de la salade de pommes de terre et des macaronis au fromage." Elle s'approcha et chuchota. "Pas que nous puissions rater tout ça," J'embrassai son oreille. Ce n'est pas vraiment la nourriture qui m'intéressait.
Bella me donna une bière - et elle était vraiment bonne - et je partis dehors pour bavarder avec Charlie. Will et Josh étaient là aussi. Charlie s'occupait de la grillade et les steaks paraissaient bons. Il y en avait sûrement pour plus de cent dollars sur le grill. Je suppose que Charlie avait vu combien ses petits-enfants mangeaient.
Charlie regarda par dessus son épaule et murmura. "Alors comment ton petit projet de vidéo avance-t-il?"
J'avais parlé à Thor dans la semaine et ça se passait bien. "Ça avance bien. Il a déjà transféré tous les films et maintenant il fait le montage et ajoute la musique et quelques photos supplémentaires."
"Bien," dit Charlie. Il mit la main dans sa poche et en sortit un porte-carte. On le voyait tenant un tout petit bébé. Ce devait être Bella. Il sourit en la regardant. "Je ne voulais pas l'envoyer par mail celle-là," dit-il brusquement après un moment. "C'est ma préférée. La première fois que je l'ai tenue." Il me tendit. "Tu me la rendras la prochaine fois que nous nous verrons."
"Oui monsieur," Je pensais que j'allais la faire agrandir et l'encadrer pour Charlie. Oui ça serait bien. Non cela ne me dérange pas.
Le repas fut agréable et comme d'habitude la soirée passa trop vite. Je fis mes au revoir à tout le monde. René m'étreignit et me dit qu'elle avait hâte de me revoir. Puis elle m'embrassa sur la joue et les garçons se moquèrent de mon expression.
Ils m'avaient dit au revoir aussi mais ils avaient triste mine. Will et Josh rentrèrent avec moi pour ranger leurs affaires. Ils avaient un vol tôt le lendemain mais ils avaient la voiture de location de Josh, personne n'aurait à les conduire à l'aéroport. Je me serais attendu à ce que Will veuille me parler une dernière fois avant d'aller se coucher mais il me serra contre lui et me dit que je rendais sa sœur heureuse. Josh fit de même. Tout était très ... détendu.
Le jour suivant tous les Swan étaient partis. J'avais dû travailler tard, pas de visite à Bella, même si maintenant elle était seule. La vie me bouffait. Le vendredi passa de la même manière sauf que je pus sortir pour aller chez Bella. Nous nous faufilâmes un peu dans le placard mais c'était juste pour nous câliner. Ma bite me rappela que j'avais besoin d'un peu de temps seul lorsque je rentrai chez moi. Je fis ce que j'avais à faire mais ça ne fut même pas agréable - comme manger un de ces sandwichs tout prêts achetés dans un distributeur. Ça nourrissait mais n'était pas très satisfaisant.
Le week-end fut paresseux et détendu. Nous allâmes au cinéma. Puis manger une pizza. Les garçons avaient gagné. Bella et moi passâmes un moment dans le placard. Nous étions tous les deux frustrés aussi sexuellement que des humains pouvaient l'être sans se consumer spontanément. Honnêtement je m'attendais toujours à voir de la fumée sortir de l'un d'entre nous à un moment ou à un autre.
Puis ce fut lundi à nouveau. J'avais une nouvelle routine. Me lever, courir. Aller au travail. Regarder mon téléphone et attendre un message de Bella. Regarder l'heure et espérer pouvoir sortir pour aller la voir. Je n'avais pu le faire que deux fois cette semaine. Bella était repartie au travail, pour préparer sa salle de cours et participer à des réunions "sans fin, stupides, qui ne servent à rien," comme elle le disait. Les garçons n'avaient pas encore repris l'école et ils dormaient aussi longtemps qu'ils le pouvaient tant qu'ils pouvaient. Elle rentrait à la maison à l'heure du déjeuner pour voir si tout se passait bien.
Une autre semaine — la dernière avant que l'école ne reprenne pour les garçons.
Je vis les sacs à dos alignés sur la table de la salle à manger. Bella avait leur liste individuelle en main et les aidait à ranger leurs fournitures. "Non Emmett tu n'auras pas besoin de ta calculatrice chaque jour. Laisse-la ici." Ou "Jake tu aimeras les feutres je te promets. C'est mieux que des crayons." Apparemment Jake n'aimait pas beaucoup ce changement. Il boudait encore quand sa mère mit les feutres Star Wars dans son sac à dos.
Emmett avait refusé d'acheter une boîte pour le repas alors il aurait un sac en papier kraft. Evidemment Jake avait opté pour une boite Star Wars. Sam et Seth en avait une standard. Je pus imaginer Bella en train de confectionner quatre repas jusqu'à ce qu'elle me dise que les garçons étaient responsables de se faire leur repas tous seuls. "Je n'ai pas de temps pour ça," murmura-t-elle.
Le stress commençait à monter. La rentrée était une période très chargée pour Bella, que ce soit à la maison ou au travail. Il n'y eut pas de séance de câlinage ce week-end. Ma bite bouda. J'essayai de me dire que Bella ne me négligeait pas parce qu'elle avait suffisamment à faire. Je savais que ça me donnait un bon aperçu de ce que nos vies ensemble seraient en réalité et j'essayai d'être un homme et de grandir. Quelquefois c'était difficile. Il fallait que je résiste à l'envie pressante de me plaindre. J'avais le sentiment que Bella allait me rabrouer juste comme elle le faisait avec ses fils — promptement et avec peu de tolérance.
Je souhaitai bonne chance à chacun d'entre eux pour leur premier jour d'école. Jake me demanda si j'irais à la journée portes ouvertes pour rencontrer ses professeurs lorsque le temps serait venu. Je lui dis que je le ferai si je pouvais quitter le travail à ce moment là. Je savais que je ferai tous les efforts possibles pour y arriver. Il parut satisfait. Puis Sam vient me dire que je devrais aussi rencontrer les siens. Emmett ne me demanda rien et Sam était distrait par sa guitare à ce moment-là et je savais qu'il n'entendait même pas de quoi nous parlions. Seth avait cette faculté de tout bloquer lorsqu'il qu'il était 'avec' sa musique.
Le lundi j'étais inquiet, me demandant comment le premier jour d'école des garçons s'était passé. Et celui de Bella. Elle rencontrait sa classe aujourd'hui, des adolescents bourrés d'hormones. J'en frémis.
Lorsque j'arrivai là-bas le soir, les garçons avaient plein de choses à raconter sur leurs professeurs et leurs classes. Emmett sembla penser que ses nouveaux cours allaient être merveilleux et il avait été heureux de constater que Rosalie pourrait manger avec lui. Sam disait que ses cours allaient être amusants, ce qui signifiait pour lui qu'il allait avoir beaucoup de travail. Seth fit remarquer que les filles de sa classe étaient devenues plus jolies pendant l'été et qu'il avait déjà pu avoir deux de leur numéro de téléphone. Bella soupira. Je lui fis un petit sourire et haussai les épaules. Ouais, les hommes étaient des porcs. Rien de nouveau pour elle. Jake était juste content d'annoncer que son professeur était jolie et gentille et qu'elle sentait bon.
Le reste de la semaine passa vite entre le travail et l'école et Bella et moi tombions finalement dans une nouvelle routine. Elle était différente, trépidante mais nous nous y faisions.
Lorsque je m'en aperçus deux semaines étaient déjà passées et l'anniversaire de Bella était tout proche. Thor m'avait donné les DVD et je les avais tous regardés. Il y avait quelques vues de Bella et Mac pendant leur mariage, en train de danser. Il était étonnamment très léger sur ses pieds. Le mariage avait été simple et traditionnel.
Il y avait Bella enceinte puis tenant Emmett nouveau-né. Il avait déjà le même froncement de sourcils que maintenant. Je regardai chacun des garçons grossir en elle puis grandir. C'était bizarre de les regarder. Une partie de moi était jalouse d'avoir raté ça mais ils avaient eu Mac. C'était un sentiment étrange.
Masen m'appela pour me dire que leur déménagement était repoussé à quelques semaines. Ils seraient là le mardi après l'anniversaire de Bella. "Ne t'inquiète pas nous surveillerons les garçons mais ce sera probablement chez Bella."
"C'est bon," dis-je en me sentant coupable de penser avant tout autre chose à ma bite et à nos projets avec Bella. "Ne t'inquiète pas mec."
Masen rit, sûrement en devinant mes pensées. "Ouais, ne t'inquiète pas. Comme si tu n'étais pas en train de penser à ce qui va arriver ce week-end là."
Je soupirai. "D'accord, coupable mais je suis un homme. Tu t'attendais à quoi?"
"C'est juste pour t'embêter grand frère," dit-il. "Et maintenant il faut que je tranquillise Alyssa. Elle va devenir folle avec les délais. C'est seulement notre troisième déménagement depuis l'université et je ne sais pas comment les gens peuvent faire ça tout le temps. Je déteste ça, vraiment beaucoup."
"Bienvenue dans mon monde," lui rappelai-je. "J'ai fait ce genre de choses quelques fois."
"Ouais mais jamais avec une famille," fit-il observer. "D'accord mais ça va changer maintenant."
"Ouais mais je n'ai aucunement l'intention de traverser le pays." Ça me faisait du bien de parler de notre avenir avec Bella comme si c'était déjà fait.
"Malin, l'homme très malin," ai-je entendu Alyssa crier en arrière-plan. Masen n'avait pas exagéré. Elle avait l'air très en colère.
"Va calmer ta femme, va," lui conseillai-je. "Donne-lui beaucoup d'amour et puis masse-lui les pieds."
"Je te l'avais dit, le massage des pieds est fantastique," Masen rit. " Et on t'apprécie pour ça."
Peu de temps après c'était le week-end de la fête du travail. Aucun d'entre nous n'avait envie d'aller quelque part alors je refusai gentiment l'invitation de ma mère lui disant que nous étions un peu fatigués. Maman le comprit mais je savais qu'elle était déçue.
Puis le premier week-end où il fallait que je travaille arriva — tout le week-end. Je n'allais pas du tout voir ni Bella ni les garçons. Vraisemblablement c'était le week-end le plus triste de toute ma vie. J'avais pris l'habitude d'avoir des sessions dans le placard et ma bite se demandait où était ma camarade. Nous boudions tous les deux. Finalement je pus la voir le dimanche soir mais pas beaucoup. Les garçons étaient partis au lit tôt car il y avait école et Bella paraissait fatiguée. Il ne nous restait plus que deux semaines avant de pouvoir profiter de notre week-end ensemble.
Deux semaines - ou treize jours. Et quand je me réveillerai demain il ne resterait plus que douze jours. Je pouvais le faire. J'essayai de convaincre ma bite que nous allions être forts. Nous étions des hommes. Nous pouvions le faire. Nous devions le faire. Mais elle n'était pas convaincue.
Le lundi au travail fut comme tous les lundis. Mon mardi était libre puisque j'avais travaillé tout le week-end et nous avions un peu de répit. Mais Bella travaillait et les garçons étaient à l'école alors je fus livré à moi-même. J'envoyai un texto à Bella l'informant que je serai là pour le dîner et que je voudrai apporter de la pizza ou des ailes de poulet ou tout autre chose moins nourrissant ou moins gras. Il fallait vraiment que j'aille courir si je devais manger tout ça pour le diner. Je n'avais pas eu de réponse mais je supposai qu'elle était en cours.
Je m'apprêtais à partir pour courir lorsque j'entendis le tonnerre. Je regardai dehors, les nuages étaient noirs et inquiétants dans le ciel. Alors pas de jogging aujourd'hui. Je me demandais si j'allais me changer de vêtements mais je me sentis paresseux. J'aurai souhaité avoir au moins Emily avec moi. Je pouvais toujours me servir de la clé que Bella m'avait confiée juste après que Charlie soit parti mais il fallait que j'en parle à Bella pour qu'elle le sache.
Le bruit de la pluie était relaxant. Elle tombait dru et je me retrouvais en train de somnoler sur le canapé. Un coup à la porte me réveilla. Onze heures du matin. Qui diable? Bon je n'achèterai rien.
Je ne jetai même pas un œil par le judas. Lorsque j'ouvris la porte, Bella était debout là dans un imper, les cheveux trempés et pendants autour de son visage. Je la fixai pendant un moment choqué. Ses yeux étaient écarquillés et des gouttes coulaient de ses cils et le mascara dégoulinait partout. "Qu'y a-t-il? Tu vas bien? Les garçons vont bien?" lui demandai-je en la tirant à l'intérieur. Elle claquait des dents et avait l'air contrariée.
Elle passa ses bras autour de moi et m'étreignit fort. "C'est fichu," dit-elle.
"Quoi, qu'est-ce qui est fichu? Bella? Parle-moi. Tu me fais peur." Je cherchai son visage essayant de découvrir la cause de ce qui la contrariait. "Baby?"
Elle renifla et de l'eau coula de son nez. "Allons te réchauffer et t'essuyer," lui dis-je.
Mais elle resserra son imper et secoua la tête. "Je suis allée au docteur aujourd'hui."
Je sentis mon estomac se serrer. "Qu'est-ce qui ne va pas?"
Ses yeux regardèrent son pied. Son pied. Plus de plâtre.
"Bella! C'est génial, on t'a enlevé ton plâtre," dis-je. "Et plus qu'une semaine."
Elle hocha la tête en s'essuyant les yeux. "J'avais tout prévu et maintenant tout est fichu."
Je la poussai jusqu'au canapé et essayai une fois de plus de lui enlever son imper. Mais elle resserra ses doigts sur lui pour ne pas que je l'enlève. D'accord. Elle aimait cet imper. Peut-être elle avait froid tout simplement.
Elle s'assit et passa ses doigts dans ses cheveux trempés. "J'ai commencé à penser à ce week-end..." Merde, elle allait annuler. "Et plus j'y pense plus je deviens nerveuse."
"Hey nous ne sommes pas obligés de ..." Ma bite me dit de la fermer et de l'embrasser si je pensai que j'allais dire quelque chose de stupide.
"Non ce n'est pas ce que je veux dire," m'interrompit-elle. Elle soupira. "Je commence juste à y penser et j'ai réalisé que cette échéance imminente me mettait beaucoup la pression. Peut-être même à toi. Je ne sais pas."
"Et?" J'essayai de voir où cette conversation allait nous mener.
"Et j'ai réalisé que je voulais que ce soit spontané," dit-elle calmement.
"Comme quoi?" Laisser tomber? Je voudrai pouvoir mais seigneur je ne veux pas.
Elle se leva. "Le docteur m'a enlevé le plâtre et j'avais toute la journée pour moi. J'ai appelé Alice et elle va garder un œil sur les garçons après l'école... et ce soir." Je n'avais toujours aucune idée. "Alors je suis rentrée à la maison une fois mon plâtre enlevé, j'ai mis Emily dehors, puis je me suis épilé la jambe parce qu'elle était vraiment moche et je me suis maquillée et même j'ai pris le temps de faire quelque chose de mes cheveux - et c'était joli pourtant," elle tira sur ses mèches détrempées.
J'étais complètement perdu dans son discours décousu. Je voulais la toucher, la rassurer. Je voulais lui dire qu'elle était toujours aussi mignonne même lorsque ses cheveux n'étaient attachés qu'en une queue de cheval et qu'elle n'avait pas eu le temps de se maquiller. Mais elle avait quelque chose à dire alors je la laissai continuer. "Et je viens ici, me regardant dans le miroir et pensant à notre week-end..." Elle prit une profonde inspiration. "J'ai décidé..." Ses doigts tremblaient en détachant la ceinture de son imper. "J'ai décidé que ça faisait beaucoup trop. Que quelque chose pouvait se passer cette nuit-là — comme manger quelque chose qui me ferait mal au dîner ou que l'un des garçons soit malade ou que nous soyons attaqués par des aliens ou n'importe quoi d'autre et tous nos plans tomberaient à l'eau. Et quand ça arriverait j'avais peur de m'enflammer, alors..."
Elle laissa son imper tomber de ses épaules.
Putain.
Un soutien gorge bleu marine en dentelle transparente. Une culotte assortie révélant plus qu'elle n'en dissimulait. Et c'était tout. Rien d'autre. Bella avait conduit jusqu'ici en imper soutien-gorge et culotte. Nous étions seuls. Chez moi. Avec du temps libre devant nous. Et Bella à moitié nue.
Je la regardai. "Tu es bien sûre?" Ma voix était rauque et on aurait dit que je fumais trois paquets de cigarettes par jour.
"Oui je le suis," dit-elle. Quoi? Non? "Mais maintenant regarde-moi," dit-elle. "Je ressemble à un rat noyé." Elle ferma les yeux brièvement et secoua la tête. "Je n'avais pas imaginé les choses ainsi."
"Moi non plus," admis-je. "Mais quoiqu'il en soit ... c'est parfait. Tu es parfaite." Je l'approchai de moi la sentant frissonner contre moi. "Tu es incroyable et je n'ai jamais été aussi excité de toute ma vie," murmurai-je. Ma bouche trouva la sienne et je sus à cet instant qu'elle avait raison. C'était la meilleure façon, cette décision spontanée de faire ce que nous rêvions tous les deux depuis des mois. Il était difficile de croire que ce moment était arrivé.
Je la pris dans mes bras et la transportait en haut. Il fallait que je fasse ça bien. Nous avions attendu assez longtemps. Nous nous étions restreints et nous étions comportés en adultes responsables. Mais c'était le bon moment et c'était bien. Je poussai la porte de ma chambre et la portai sur mon lit. Je n'étais pas sûr s'il fallait que je me déshabille ou s'il fallait que j'attende. Voudrait-elle me déshabiller? Elle leva ses bras. "Je veux sentir ta peau contre la mienne."
D'accord, plus de vêtements alors. Elle parut aussi impatiente que moi. Me débarrasser de mon tee-shirt, de mon short et de mon boxer ne me prit que trente secondes. Je la fixai, mon esprit se demandait si c'était bien réel et pas un nouveau rêve. J'avais presque peur que lorsque je m'approcherai d'elle elle disparaisse dans un effet de fumée. J'étais beaucoup plus nerveux que je pouvais me rappeler l'avoir été depuis la première fois qu'une femme m'avait accueilli dans son corps. C'était comme ça, en pire, parce que je savais combien c'était bon - ou combien mauvais - ça pouvait être. Que faire si nous étions nuls ensemble? De cette façon étrange : "Euh, ouais... il faut que je rentre à la maison". Que faire si cette chaleur et ce feu entre nous faiblissait et s'éteignait une fois que nous y serions vraiment?
Puis Bella sourit et m'attrapa et je sus que nous allions y arriver même si la première fois serait moins spectaculaire et que les feux d'artifice se tariraient. Nous dépasserions ça parce que nous nous aimions. Tout le reste trouverait sa place. L'alchimie était là et nous pouvions y travailler. Oh oui par l'enfer nous pouvions y travailler.
Puis je fus dans le lit me pressant contre elle. Sa peau était froide à cause de la pluie. Mes mains tremblaient tandis que je repoussai le désordre de ses cheveux et essuyait les traces de mascara. Ses joues commençaient à reprendre de la couleur et un sourire apparut sur ses lèvres. Je grognai alors que je sentis ma bite frotter contre son ventre, sa hanche. Je bougeai me positionnant au-dessus d'elle, sentant chaque centimètre d'elle contre moi.
Rien n'avait était aussi bon de ma vie.
Je laissai glisser ma bouche sur son épaule et sur les os délicats de sa clavicule. Elle se cambra contre moi, me pressant d'aller plus bas. Je dégrafai l'attache devant son soutien gorge. Putain elle était magnifique. Je poussai le soutien-gorge par terre. Aussi beau qu'il soit - dentelle foncée sur chair pâle - je n'avais besoin que rien ne la couvre. Je suçai son mamelon, le grignotant doucement avec mes dents. Elle gémit et enfonça ses doigts dans mes cheveux, puis les tira.
Je me déplaçai pour me retrouver couché sur elle, sifflant à la sensation d'elle tout contre moi, des pieds à la tête. Ses seins frottaient ma poitrine et elle se cambra contre moi. "Putain oui, Bella," je respirai. Parce que je savais où cela allait finir je laissai les sentiments prendre de l'ampleur en moi. Les sensations couraient à travers mon corps et elles s'amplifiaient une centaine de fois. Je sentais tous les mouvements de sa cage thoracique à chaque respiration, Je savourai la dureté de ses mamelons appuyés contre moi ; je jurerai que je pouvais sentir la résonnance de son pouls de son ventre par l'intermédiaire de ma bite.
Tout ça m'envahissait totalement et je ne pouvais que prier pour ne pas tout fiche en l'air. Elle avait raison. Si nous avions attendu j'aurais sûrement fini par péter les plombs. C'était beaucoup mieux comme ça, sauter le pas lorsque nous le voulions vraiment et quand le besoin s'en faisait vraiment sentir. N'y réfléchis pas trop, Cullen. Bella raison. Fais juste avec.
Je posai ma main sur son visage laissant l'autre descendre jusqu'à sa hanche. Le fin tissu de sa culotte me tentait. M'appelait. "Tu ne me décevras jamais Bella," lui dis-je. "Et tu as raison... c'est comme ça que ça devait être. "
Je sentis la tension la quitter et tout ce que je percevais c'était de subtils tremblements qui couraient à travers elle. C'était l'anticipation, simple et dévorante. Je le savais parce qu'il se passait exactement la même chose en moi. C'était l'adrénaline et le désir qui se mêlaient.
Nous nous embrassâmes, nos langues langoureuses et paresseuses un moment, fortes et exigeantes le suivant. Nos hanches bougeaient les unes contre les autres dans un rythme qui faisait écho à ce qui allait suivre. Je bougeai de sorte que mon gland frotte contre son clitoris et elle enroula ses jambes autour de moi, m'en demandant davantage, ce que je lui donnais en retour. Finalement je dus m'arrêter car sinon ce serait fini. C'est à cela qu'elle me réduisait — une boule de nerfs maladroite, en sueur et avide.
Je changeai de position, défaisant ses jambes d'autour de moi. Elle murmura des protestations tirant doucement sur mes cheveux pour essayer de rester dans cette position. Je lui souris et continuai mon chemin vers le bas. Je parcourus son corps avec des baisers bouche ouverte, ses seins, suçant et tétant ses mamelons. D'abord l'un puis l'autre. Puis je continuai, embrassant l'espace entre eux, le léchant. Son ventre ensuite ma langue plongea dans son nombril et elle siffla se cambrant contre moi puis poussant un cri plus aigu lorsque ma bouche descendit plus loin.
A travers le tissu de sa culotte je respirai contre elle, laissant ma respiration la réchauffer. Je pouvais voir l'humidité imprégner le tissu en réponse. Je savais que la chair en dessous devait être douce ... et plus humide que la soie et la dentelle. Tendrement je fis glisser mon doigt sous l'élastique de sa jambe, le laissai jouer sur la peau de ses jambes qui devenait plus douce, plus pâle en allant vers son bas-ventre.
"Tu es magnifique," murmurai-je. "Tellement merveilleuse," répétai-je pour qu'elle sache toujours comment je la voyais.
"Edward," murmura-t-elle. "Je ne peux plus attendre..." Elle se cambra à nouveau contre moi, demandant, suppliant, implorant. "Plus tard... nous prendrons notre temps..." Elle haleta. "Mais maintenant, s'il te plait Dieu maintenant ... je ne peux plus attendre."
Je glissai contre elle et elle siffla à cette friction. J'embrassai son visage, de tendres baisers légers pour la taquiner avant de finalement trouver ses lèvres de nouveau. Sa langue batailla contre la mienne, me montrant le rythme qui lui convenait. Comme ça, semblait me dire sa langue. Je te veux comme ça. C'était rapide et dur ne donnant ni ne laissant aucun répit.
En grognant je la débarrassai de sa culotte. Le bout de tissu bleu en dentelle et en soie tomba sans bruit sur le sol. Et Bella fut nue contre moi. Je pouvais sentir sa chaleur humide. Ma bite palpita et mes boules se contractèrent.
"Bella," murmurai-je embrassant sa gorge. "Avons nous besoin d'un préservatif?"
Elle secoua la tête. "Non. Je veux sentir - je veux tout te sentir. Mais dépêche-toi... s'il te plait."
Je voulais crier de joie. Sans rien. A l'intérieur de Bella. Le paradis. L'éden. Putain, je ne pouvais pas attendre davantage. Ses jambes s'écartèrent, invitantes. Je m'appuyai sur mon bras, saisissant ma bite avec mon autre main pour la guider à son entrée. Je ne lui demandai pas si elle était vraiment sûre parce que je savais qu'elle l'était. Nous avions tous les deux assez attendu.
Je me blottis contre elle et elle grommela et puis je glissai en elle, longtemps et doucement je plongeai dans sa douceur et dans sa soie. Elle était étroite autour de moi, m'enserrant. Ça faisait plus de deux ans pour elle et il fallut un moment pour que son corps puisse s'ajuster. Je l'entendis reprendre son souffle et son corps me retint juste un peu. Juste assez pour que je puisse sortir et revenir.
Putain.
Je grognai à nouveau, vigoureusement et je posai mon front contre le sien. "Bella... c'est si bon..." mes bras tremblaient, ils menaçaient de lâcher et j'allais m'écrouler sur elle. Putain de merde...
"Oh mon Dieu," cria-t-elle très fort. Ma tentatrice - ninja - chatte de l'enfer était de retour. "Plus fort," elle se cambra contre moi. "S'il te plait."
"Laisse-moi juste une minute," la suppliai-je. Si je faisais plus fort j'allais venir et ce serait déjà fini. "Très bon." C'est tout ce que je réussis à articuler. Elle rit puis repoussa ses cheveux de mon visage. C'était un geste très tendre et intime qui allait causer ma perte en dépit de mes bonnes intentions. J'éjaculai presque à ce moment là mais je ressortis une autre fois en prenant une profonde inspiration. Allez idiot. Ne fais pas tout foirer. Encore une autre fois à l'intérieur d'elle.
Puis les hanches de Bella imprimèrent leur propre rythme et je le suivis. Mes coups étaient longs mais rapides, pistonnant en elle et savourant la poussée de ses hanches contre moi. Oui. C'était ça. Rien d'étrange à présent, juste le mouvement de nos deux corps parfaitement synchronisés.
L'un de nous grognait à chaque coup et c'était un son primitif. Ç'aurait pu être moi ou elle, ça n'avait aucune espèce d'importance. C'était une revendication, un marquage. Nous nous faisions des promesses avec nos corps.
C'était tendre et doux mais chaud et sexy. Nous faisions l'amour et nous baisions et c'était le meilleur des deux. Cela faisait des mois de besoin et de désir qui arrivaient à leur apogée. La brûlure lente et longue avait soudainement explosé.
Puis Bella me retourna et je roulai instinctivement. Elle me suivit, ma queue toujours enfouie en elle. Ses jambes ne desserrèrent jamais leur étreinte mais tout à coup elle fut au-dessus, ses genoux de chaque côté de mes jambes. Bella me chevauchait, ses seins balançant à chaque mouvement. Ses cheveux étaient sauvages autour d'elle, un nuage chocolat et ses yeux étaient sombres de besoin et je voulais la lécher, pour savoir qu'elle goût doux elle avait. Je voulais être en elle, sur elle et sous elle en même temps. A la place, je la regardai, mes mains sur ses hanches, la guidant, la suivant, la stabilisant pendant qu'elle me prenait. Elle avait besoin de ça autant que j'en avais besoin, et je savais qu'elle avait été frustrée autant que moi.
Je levai une main pour qu'elle s'y accroche, nos doigts s'entrelacèrent. Je les regardai puis je regardai son visage. Ses yeux étaient mi-clos maintenant sa bouche légèrement ouverte alors qu'elle haletait, soufflait et grognait. Elle n'avait jamais été aussi belle pour moi qu'à cet instant.
Je sentis l'orgasme contracter mes testicules, remonter dans ma colonne faisant palpiter et battre ma bite et je voulais être au-dessus d'elle quand j'allais jouir, je voulais sentir sa chaleur et sa douceur et sa réponse sous moi, à moi.
J'émis un petit grognement et inversai nos positions, sans perdre le rythme qu'elle avait imprimé. Je poussai en elle profondément et durement et enfin mes mouvements devinrent erratiques. Je passai ma main entre nous et frottai son clitoris assez fort en le caressant jusqu'à je la sente commencer à se contracter autour de moi. "Je vais jouir," murmura-t-elle.
Je m'étais attendu à un cri mais c'était son chuchotement rauque et primitif qui me fit basculer. Je criai, ma voix forte couvrit le bruit de la pluie et du tonnerre qui grondaient dehors. C'était sans fin comme si ça n'allait jamais s'arrêter. Son corps frissonna et trembla sous moi et je n'avais jamais rien ressenti d'aussi absolument parfait de toute ma vie. Je m'effondrai sur elle. En faisant attention de faire reposer mon poids sur mes bras bien qu'ils soient tremblants. Je supposai qu'il fallait que je soulève des poids au cours de mon entrainement. Cette femme aller m'inciter à repousser mes limites de toutes les façons possibles. Je ne pouvais pas attendre de le faire.
Lorsque je pus respirer à nouveau, je bougeai doucement de façon à ce qu'il n'y ait que la moitié de mon corps sur elle, mon visage plongé dans son cou. Je respirai son odeur, léchai la légère transpiration qui rendait sa peau scintillante. "Je t'aime, Bella." Je l'embrassai là où son pouls battait. "Dieu, je t'aime tellement."
Ses bras étaient forts et chauds autour de moi. "Je t'aime aussi tellement Edward. "Je sentis ses lèvres contre ma tempe. "Dormons un peu," suggéra-t-elle. "Ensemble." J'aimais vraiment la musique de ce mot.
Je m'enroulai autour d'elle, son corps s'adaptant parfaitement aux courbes du mien. Elle attrapa ma main, celle qui était posée sur sa hanche et la fit remonter, ainsi nos mains reposèrent sur son cœur.
Nous nous endormîmes.
Et voilà, j'espère que ça vous a plu... Il y a si longtemps que vous attendiez...
Vous aurez d'autres chapitres sur les deux histoires ce week-end!
