THE BIGGER THEY ARE de LadyExcalibur2010

CHAPITRE 51

Avoir à répondre à ça

Lorsque je me réveillai la pluie avait cessé mais la lumière provenant de la fenêtre était faible. Je regardai l'heure. Il n'était que treize heures. A côté de moi, Bella s'agita. Nous avions eu une agréable sieste. Je savourai le sentiment de me réveiller à côté d'elle, ses cheveux m'attaquant et s'enroulant autour de mon nez et me donnant envie de renifler. Je me délectai de sa douce odeur de cannelle vanille et du bruit de sa respiration.

Tout à coup de grands yeux bruns s'ouvrirent et elle me fit un petit sourire satisfait. Ensuite elle s'étira, elle me faisait penser à un chat, se réveillant paresseusement après avoir dormi au soleil. "Hey mon tout beau," chuchota-t-elle. Elle tendit son bras et sa main vint caresser mon visage et je me tournai sous son toucher.

"Hey ma beauté," répondis-je. J'embrassai sa paume et ses doigts posés sur ma mâchoire.

"Juste pour que tu le saches," murmura-t-elle. "Ce fut..." elle rigola et cacha son visage dans ma poitrine.

"Si mauvais que ça, hein?" plaisantai-je.

Elle releva la tête pour me voir et roula des yeux. "Tu pars à la pêche aux compliments?"

"Sauf si tu mords," l'avertis-je. Je l'embrassai longuement et avec douceur sans aucune urgence. Je sentis un pincement rapide sur mes lèvres.

"Je mords toujours," m'avertit-elle. Puis elle suça ma lèvre adoucissant le petit pincement. "Mais j'embrasse mieux. "

Je ris en la ramenant près de moi. "Tu es un génie tu sais," murmurai-je dans ses cheveux.

"Bien évidemment," plaisanta-t-elle. "Mais qu'est-ce qui me vaut ce compliment?"

J'embrassai sa tête. "La spontanéité et la lingerie sexy sous l'imper," dis-je. "Purement et totalement génial, putain."

"Génial putain, hein?" elle sourit. "Littéralement alors."

"Tu avais raison," dis-je. "Je pense que j'aurais eu une attaque juste du fait d'attendre si nous nous en étions tenu au plan initial. J'avais peur de m'évanouir en me déshabillant. L'anxiété de ce qu'allait être ma performance m'aurait tué.

"Euh, j'avais déjà vu le matos Cullen," se moqua-t-elle. "Aucun souci à te faire. Pour reprendre Sookie Stackhouse, il est abondamment magnifique."

"Sookie, qui?" Je ne connaissais pas du tout cette Sookie.

"Aucune importance," rit-elle. "C'est un personnage... dans un livre*."

"Oh," je l'embrassai. "Non, je veux dire, ouais les hommes s'inquiètent beaucoup du fait de ne pas pouvoir satisfaire leur femme mais ce n'est pas ça qui me terrifiait."

"Tes compétences?" demanda-t-elle. "Parce je dois te dire, tu as de folles compétences entre les draps, baby." Puis ses doigts s'enroulèrent autour de ma bite. Surprise, surprise elle se réveilla de sa sieste aussi. Comme quoi rien n'est prévisible.

"Arrête," dis-je d'une voix peu convaincue. "Non, je..." je pris une profonde inspiration. "Je commence à m'inquiéter que nous en soyons aux choses sérieuses et ..."

"Les choses sérieuses?" demanda-t-elle, amusée à l'évidence par le choix de mes mots. "Wouah, tu sais comment parler aux femmes, M. Smooth."

"Est-ce que tu vas me laisser finir?" dis-je sur un ton sévère en plissant les yeux. Elle m'embrassa pour continuer à me charrier. Ensuite elle prit une expression solennelle.

"Vas-y, je t'écoute."

"D'accord..." Je fis courir mes doigts de sa tempe vers sa joue puis sa mâchoire. "J'ai cette crainte que peut-être comme nous l'avons enfin fait... ce ne serait pas ce feu d'artifice, cette chose énorme et spectaculaire... que nous avions pensé que ce serait. En quelque sorte que notre chimie s'éteindrait au lieu d'exploser."

"Et maintenant?" demanda-t-elle tranquillement.

"Et maintenant..." Je l'embrassai. Je ne pouvais pas arrêter. "Maintenant je sais que ce que j'avais imaginé n'était rien en comparaison de ce que nous avons." Je haussai les épaules. "Ouais, nous allons connaître nos corps de mieux en mieux. Nous allons nous connaitre, connaitre les tenants et les aboutissants mais l'alchimie pure? Elle est bien là et c'est ... eh bien c'est torride." Je ris. "Et je crois que ça m'émoustille rien que d'y penser!"

Elle serra les lèvres. "Je ne sais pas. Je dois y réfléchir sérieusement." Bella passa au-dessus de moi et ma bite lui fit savoir qu'elle était prête pour la fête. Elle fit glisser ses hanches et nous grognâmes tous les deux à cette nouvelle friction. "Peut-être que tu pourrais te mettre au-dessus."

"Peut-être que je devrais," admis-je et je la fis descendre pour l'embrasser.

Ma tentatrice ninja me montra juste comment faire.

Et je le fis.


Après que nous ayons fait l'amour à nouveau - et cette fois-ci ce fut lent et langoureux et vraiment très satisfaisant - nous tombâmes endormis encore. Lorsque nous nous réveillâmes il était presque l'heure de manger et j'entendis son estomac gronder. "Il est temps de nourrir le ninja," chuchotai-je.

"Comment m'as-tu appelée?" demanda Bella, en s'asseyant et en clignant des yeux, à moitié endormie.

"Rien," dis-je. "Viens là ma belle au bois dormant, laisse-moi te faire manger." Je lui souris. "Et je pense que j'ai besoin d'une boisson énergétique."

Je lui donnai une petite claque sur les fesses lorsqu'elle passa près de moi pour aller à la salle de bain. Ses mains se posèrent sur son derrière et elle me fit un regard surpris. "Souviens-toi Edward, un prêté pour un rendu," dit-elle doucement en battant des paupières.

J'y comptais bien.

Elle sortit de la salle de bain encore nue et vint face à moi sans paraître le moins du monde gênée. Sa confiance et son aise étaient sexy comme l'enfer. Elle se dirigea vers ma commode et fouilla dans les tiroirs jusqu'à ce qu'elle trouve un tee-shirt, qu'elle fit passer au-dessus de sa tête puis ouvrit la porte de ma chambre.

A ma grande surprise je me remis à bander rien qu'à la pensée d'elle marchant dans ma maison sans culotte. J'aurai pensé qu'il lui aurait fallu plus de temps pour récupérer. Mais non elle aimait penser à Bella dans mon tee-shirt sans culotte. J'aimais cette idée aussi. Je la suivit comme si elle tenait ma bite en laisse.

Elle le faisait sûrement d'ailleurs. Et je n'allais pas aller contre ça.

Nous fouillâmes dans mes placards, mon frigo et mon congélateur. Nous avions réellement besoin de manger. Finalement Bella décida que nous pouvions préparer une omelette. Ça me parut parfait. Je découpai quelques légumes et le dernier jambon qu'il restait au frigo. Elle commença à battre les œufs puis ajouta le fromage qu'elle avait trouvé. Je regardai ses mouvements rapides et habiles dans ma cuisine avec un sentiment d'émerveillement.

Je la regardai travailler, elle bougeait rapidement et en silence et ses hanches se balançaient doucement en rythme avec une musique qu'elle seule entendait, je savais que je voulais la voir faire ça tous les jours. Et je ne voulais pas attendre avant que ça arrive.

Oui certaines choses avaient changé rapidement. Mais nous n'étions plus des enfants qui ne savent pas comment va le monde ou quels obstacles nous attendaient. Ce ne serait pas facile de me faire devenir un membre permanent de la famille. Je ne pourrais jamais être leur père même si j'étais une figure paternelle. Ils avaient un père. Jake peut-être Sam pourraient me voir dans ce rôle de père plus facilement que les deux autres qui sont plus âgés.

Je suis bien avec ça. Mac est leur père, l'homme qui les a aimés à chaque instant de son existence jusqu'à ce qu'elle lui soit cruellement prise. Il est une grand partie de leur passé. Mais ce que Bella et moi partageons... eh bien ce sera le futur. Je veux commencer à créer ce futur avec eux tous. Et le plus tôt sera le mieux.

La route ne sera pas toujours aisée. Rien ne l'est dans la vie. Ça m'est égal. C'est ce que je veux et que j'espère nous voulons tous.

"Tu es vraiment très bien dans ma cuisine," murmurai-je, la voix de nouveau rauque. Peut- être que je devrais me faire soigner pour ça. Mais peut-être que ce n'est que l'effet de Bella sur moi. Elle me sourit et ce sourire me transperça jusqu'au cœur.

Bella semble laisser tomber les apparences elle a cette facilité d'aller droit au cœur des choses - droit à mon cœur aussi. Pas de jeu, pas de conflit, pas de mensonge. C'est étrange de voir combien l'honnêteté est confortable.

Elle pourrait me rendre fou. Elle pourrait camper sur ses positions et refuser obstinément de céder. Elle pourrait me rendre fou et m'arracher les cheveux et les choses pendant que je boude dans le garage. Mais elle ne pourrait jamais me mentir, jamais. Ça peut lui prendre du temps pour me dire quelque chose mais cette honnêteté profonde et cette force en elle m'appellent. Bella est exactement ce genre de femme que l'on veut chérir en tant que partenaire, amoureuse et amie.

Pour une raison quelconque je me souvenais d'un sermon que j'avais entendu dans mon enfance une fois que ma mère avait insisté pour que nous allions à l'église. Masen et moi avions obéit docilement jusqu'à ce nous soyons assez vieux pour nous rebeller et ne plus y aller. Je me suis souvenu que le pasteur avait dit quelque chose sur la femme qui était la compagne d'un homme, sa partenaire. Son amie, sa compagne, son égal. Il avait insisté sur le fait que le mariage est un partenariat dans lequel l'un soutient l'autre, prêtant sa force au plus faible, donnant sa compassion et son pardon de bon cœur, donnant de soi aussi longtemps que l'amour dure, peu importe les épreuves. Je voulais ce genre de mariage. Je voulais aider Bella. Je savais qu'elle m'aiderait davantage que je pourrais l'aider. Je voulais sentir ses bras autour de moi, me réconfortant quand les problèmes arriveraient. Je voulais apaiser ses craintes et qu'elle apaise les miennes. Quoi qu'il arrive nous ferions face ensemble.

Finalement je ne pus résister davantage et j'allai près d'elle. J'enroulai mes doigts autour des siens et nous restâmes là debout. Je fis courir mes lèvres le long de son cou. "Je ne veux pas te laisser partir," murmurai-je. "Je te veux ici... toutes les nuits. Je veux t'entendre faire du bruit dans la cuisine, savoir que je peux t'embrasser, sentir tes cheveux. Je veux les entendre sauter dans la piscine. Bella, je vous veux tous... ici... dans ma vie ... dans ma maison... ou notre maison. Peu importe où. Je veux que nous soyons tous ensemble. S'il te plait dis-moi que nous n'aurons pas attendre trop longtemps," suppliai-je et peu importe qui m'entendait. Tout ce qui m'importait c'était qu'elle sache que je la voulais — que je les voulais tous. Je mettais mon cœur dans la balance et je le savais.

Elle éteignit le gaz et se retourna dans mes bras. "Pas trop longtemps?" promit-elle. "On va y travailler." Bella se haussa sur la pointe des pieds et m'embrassa doucement, tendrement. Avec le même émerveillement que je savais être dans mes yeux. "Je veux ça aussi... plus que tu ne le crois."

Je fermai les yeux et l'étreignit plus fort contre moi. C'était assez pour maintenant, de savoir qu'elle le voulait aussi.


Nous passâmes le reste de notre temps étendus dans mon lit. Je savais que je dormirai là cette nuit, seul, ça sentirait à Bella ... et le sexe. Je me demandai si je pouvais lui demander de venir une fois tous les quelques jours pour laisser cette combinaison de senteurs imprégner mes draps. Mieux encore, je me demandais dans combien de temps je pourrai l'avoir dans mon lit de façon permanente.

Je soupirai en la tenant, en sachant qu'il faudrait que je sois patient encore quelque temps. Je pouvais le faire. Regardez combien de temps il nous avait fallu attendre pour avoir des rapports — et ça avait assurément valu la peine d'attendre. Je me penchai et l'embrassai. "Si j'avais su comment ça allait être bon d'être à l'intérieur de toi je ne suis pas sûr que je t'aurai laissé attendre aussi longtemps."

Elle rit et frotta son nez contre ma poitrine. "Toujours penser à toi, douces joues," je grognai en entendant ce surnom et puis mon grognement se changea en un gémissement quand elle me saisit par les fesses. "Très douces joues." Je décidai qu'elle pouvait m'appeler douces joues chaque fois qu'elle le voudrait, tant qu'elle accompagnait ça d'un petit pelotage de fesses.

C'était des compromis après tout. En même temps je savais qu'elle aimait se servir de ses mains. C'était l'une de ses qualités, tant que c'était moi qui était touché.

Nous fîmes l'amour une fois encore. La troisième fois pour la journée. Ce devait être une sorte de record pour un homme de mon âge, pensai-je pour un homme normal et pas une sorte de Hugh Hefner*. Quoi qu'il en soit, je n'avais pas à avoir honte, ça c'était sûr. Ça devenait meilleur. Nous n'avions pas encore trouvé notre rythme. J'essayai d'être attentif à tous les petits indices qu'elle me donnait pour savoir ce qu'elle aimait ou ce qu'elle n'aimait pas. Je voulais savoir ce qui la faisait réagir instantanément et ce qui la conduisait à une combustion lente. Je voulais la taquiner et être taquiné.

Vers vingt heures elle regarda l'heure et soupira et je sus que notre petit interlude allait prendre fin. "Il faut que tu y ailles, hein," lui demandai-je. La pensée qu'elle allait me laisser était physiquement douloureuse, là, dans ma poitrine. Je la voulais près de moi pour toujours. Je ne voulais pas la partager, pas même avec ses fils en ce moment. Je me sentis égoïste mais ça ne changeait rien à ce que je ressentais.

Elle m'embrassa et je vis son propre chagrin. "Ça va devenir plus compliqué n'est-ce pas?"

"Quoi?" Etait-elle en train de changer d'idée à notre sujet? Ma bouche s'assécha et mes paumes devinrent moites mais pas pour la bonne raison.

"Avoir du temps seuls," murmura-t-elle.

"Oh," je soupirai de soulagement. C'était un problème de logistique pas un problème de sentiment. Je pouvais gérer cela. "Bon..." dis-je, laissant courir mes doigts sur son dos. "Nous sommes intelligents tous les deux, alors je suppose que nous trouverons une solution. A nous deux, je suis sûr que nous avons au moins un bon cerveau."

Ça la fit rire et même ma queue était trop fatiguée pour apprécier ce son. Elle avait décidé qu'elle méritait un bon repos. Je la remerciai de me laisser tranquille et d'oublier de se vanter et je lui souhaitais une bonne nuit.

"Euh, comment te sentirais-tu si je passais la nuit chez toi?" lui demandai-je. Ça devait être chez elle de toute évidence.

Elle resta silencieuse un long moment puis elle me regarda avec de grands yeux. "Je ne pense pas que les garçons soient encore prêts pour ça," dit-elle finalement. Et bien que je veuille par dessus tout dormir toute la nuit près d'elle je savais qu'elle avait raison. Il était trop tôt. Il y avait encore trop de non dits entre nous et les garçons et nous devions les habituer. Jake, que dieu bénisse son cœur amoureux avait fait beaucoup pour amorcer le processus mais c'était à nous de le poursuivre.

Je l'embrassai doucement, ma langue caressant la sienne juste pour lui faire savoir que je comprenais. "Ouais, tu as raison," dis-je tranquillement. "Ne me blâme pas d'avoir essayé, alors." Elle sourit largement et me tira tout contre elle.

"Merci," murmura-t-elle. "De comprendre." Elle joua avec les poils sur mon torse puis laissa glisser ses doigts vers mon sentier heureux. "Mais le temps viendra. Je veux me réveiller près de toi moi aussi, plus que tu ne l'imagines."

"C'est bon de savoir que nous en sommes au même point," dis-je.

"Oh oui M. Cullen, nous y sommes très certainement."


Bella avait insisté pour rentrer toute seule à la maison en disant que ça n'avait aucun sens que l'un de nous reste sans voiture. Je compris sa logique mais je n'aimais pas ça. Elle m'embrassa ce qui atténua un peu ma douleur.

Je me suis glissé dans mon lit ce soir-là, mon lit qui sentait Bella. Je ne fis ni rêves ni fantasmes, peut-être parce que la réalité avait été beaucoup mieux. Apparemment mon imagination n'était pas aussi vive ou créative que je le croyais. Mais j'étais bien avec ça.

Mercredi fut à nouveau une longue journée, ce qui voulait dire ne voir ni Bella ni les garçons. Ça tombait mal vu le cadeau qu'elle m'avait fait hier. Mais Bella étant Bella, elle comprit et me murmura que je ne devais pas me sentir mal. Je le faisais quand même mais c'était bien de savoir que je ne l'avais pas contrariée. Quelquefois c'était facile d'oublier que Bella connaissait la vie. Elle savait qu'être dans l'armée n'était pas comme travailler dans un bureau où tu peux juste décider de partir tôt. Heureusement il me restait moins d'un an à tirer et c'était bien de savoir qu'elle comprenait..

Le jeudi, je fus choqué d'entendre la voix d'Emmett lorsque je répondis au téléphone. "Hey," dis-je calmement.

"Quelque chose ne va pas?" Toujours ma première pensée.

"Non, je voulais m'assurer que tout était prêt pour l'anniversaire de maman," dit-il. Il chuchotait.

"Emmett où es-tu?"

"Oh j'ai emprunté le téléphone d'un ami pour appeler, pour que maman ne m'entende pas."

"Alors pourquoi est-ce que tu chuchotes?" lui demandai-je en souriant.

"Oh," murmura-t-il. Puis il rit. "Ouais, je suppose que c'est stupide, hein?" Sa voix était redevenue normale — bruyante.

"Et pour répondre à ta question, oui, tout est prêt pour l'anniversaire de maman," lui dis-je.

"Bien, bien," répondit-il. "Et au sujet du gâteau... c'est toi qui va le faire?" Il parut sceptique. Je ne pouvais pas lui en vouloir.

"Euh, ça sera non," admis-je. "Si je le faisais moi-même, il serait sans doute bon mais il ne serait pas bien présentable. Alors je vais vous faire une faveur et je vais acheter un gâteau à une petite pâtisserie qui est à proximité de la base."

Emmett poussa un soupir de soulagement. J'étais un peu insulté. "D'accord, bien." Puis il fit une pause. "A quoi, le gâteau?" Comme si je ne savais quels gâteaux ils aimaient...

"Un gâteau blanc fourré de crème au beurre avec un glaçage au chocolat noir."

"Euh... eh bien d'accord." Charlie Swan était vivant ... dans son petit-fils aussi.

"Autre chose?" lui demandai-je.

"Euh non c'était tout," dit-il. "Je voulais juste m'assurer que tout était en ordre."

"Tout est en ordre," le rassurai-je.

"D'accord... au revoir." Emmett James était un homme, un garçon de peu de mots.


Le reste de la semaine passa vite et je pus aller chez Bella le jeudi. Jake me fit savoir qu'il fallait que nous nous voyons plus. "Toi et moi devons nous voir plus souvent," dit-il.

Je souris et acceptai son bisou sur ma joue. Puis je nous surpris en lui rendant le bisou, j'en plantai un sur sa joue gauche. Il cligna des yeux puis sourit. "Je vais le faire, très bientôt," lui promis-je. "Mais le travail va devenir encore plus fou pour quelques semaines. Je souhaiterai être davantage ici mais..." Je haussai les épaules.

Jake assimila ce que je lui disais puis il haussa les épaules aussi. "Tant que tu me promets de venir dès que tu peux."

"Oui, promis," dis-je. Je me relevai et je vis son tee-shirt. C'était toujours toute une histoire de voir ce qu'il avait pris à l'univers de Star Wars. Cette fois il arborait un tee-shirt gris avec Vador évidemment, et on pouvait lire "Vader Was Framed."

"J'aime celui-ci lui," dis-je en le désignant.

"Ouais, il est super," convint-t-il. Ensuite il m'entraina vers la cuisine, sa pièce préférée dans la maison.

Nous rencontrâmes Seth qui s'exerçait à la guitare. "C'est bien Seth!" dis-je alors que Jake me tirai dans son sillage.

"Merci," me répondit-il.

Bella était en train de finir un pain de viande et je découvris plus tard que le sien était bien meilleur que le mien. Je fus surpris qu'elle ait pu manger du mien. Les garçons et moi rangeâmes, pendant que Bella s'occupait de quelques papiers. Ensuite j'aidai Emmett à faire quelques devoirs de maths après qu'il ait refusé l'aide de Sam.

"Je ne veux pas que mon petit frère m'aide à faire mes devoirs," marmonna-t-il dans sa barbe lorsque nous nous y mîmes. Je pouvais comprendre.

"Ne m'en parle pas," rétorquai-je doucement. Il me regarda et sourit et nous travaillâmes. Je m'approchai de lui. "Et si c'est faux, s'il te plait, ne va pas le dire à Sam."

Emmett fit un petit sourire et hocha la tête pour dire oui.

Sam vint une fois que eûmes fini et il expliqua ce qu'ils étaient en train de faire en sciences. Je compris presque. D'accord, je comprends beaucoup de choses mais je suis assez choqué que des enfants de son âge puissent s'intéresser à ce genre de choses. Bon, Sam le faisait en tous cas ... et il était enthousiaste.

Ensuite ce fut l'heure pour les garçons d'aller se coucher et ce fut aussi l'heure des plaintes et des grincements de dents, surtout avec Jake qui devait aller se doucher en premier. "Je déteste être le plus petit," grommela-t-il en montant l'escalier. Puis il s'arrêta brusquement et se retourna pour nous regarder sa maman et moi en bas de l'escalier. J'avais un mauvais pressentiment. Son expression devient interrogative. "Serai-je toujours le plus petit?"

Et voilà, ça y était. Cette fameuse conversation du petit frère ou de la petite sœur que j'avais tenté de repousser tant bien que mal au fond de ma tête faisait sa réapparition. Juste comme ça.

Bella me jeta un coup d'œil amusé. Le regard des autres garçons n'étaient pas aussi heureux mais il n'y avait pas non plus d'hostilité déclarée. Je déglutis difficilement attendant que ce soit elle qui réponde. Elle était experte après tout. Elle me regarda.

Merde.

Rien de tel que d'avoir à répondre à ça.

"Je ne sais pas mon gars," dis-je finalement avec autant d'honnêteté que possible. Je savais que ma voix était rauque et incertaine mais c'était de la crainte cette fois, pas du désir. Bon pas que du désir. Parce que penser à des bébés avait amené des pensées comme faire des bébés et c'était beaucoup plus qu'il n'en fallait à ma bite pour se réveiller. Elle se laissait facilement avoir.

Finalement Bella eut pitié. "Allez monte et va prendre ta douche Jake. Assez de remettre à plus tard."

Je pris une profonde inspiration et me tournai vers Bella. Les garçons retournèrent à leurs activités. "Ça n'était pas cool," murmurai-je.

Elle rigola et acquiesça. "Je sais," admit-elle. "Mais honnêtement, c'est vraiment très excitant de voir un homme adulte se tortiller d'embarras," elle soupira. "Je ne suis pas sympa hein? Je sais, je sais, je suis mauvaise même, très mauvaise."

Et ma queue aima tout de suite cette idée d'une mauvaise Bella - beaucoup. Je regardai les garçons et me rendis compte qu'il n'y avait aucune chance que je puisse avoir un au revoir intime et ma bite devrait bien se tenir, elle n'avait pas d'autre choix de toute façon.

"Je ferai mieux d'y aller," grommelai-je. Je boudai. Ma queue aussi. Nous étions une paire de boudeurs.

Elle m'accompagna jusqu'à la porte. "Je t'aime même quand tu te tortilles," murmura-t-elle.

"Et je t'aime aussi même quand tu me laisses me tortiller," répondis-je. Puis je me penchai. "Peut-être plus à ce moment là."

"Obsédé," chuchota-t-elle.

"Et tu aimes ça," rétorquai-je.

Ses yeux étaient brûlants. "Oui," dit-elle tout bas. "Oui. Maintenant file avant que je ne t'amène directement dans ma chambre pour que je puisse t'avoir de la vilaine façon."

"Tu ne peux pas me porter baby," dis-je, "Je suis trop lourd."

Ses yeux se plissèrent et elle fit claquer sa langue. "N'en sois pas si sûr M. Cullen. Je suis plus forte qu'il n'y parait."

"Oui c'est vrai, tu l'es, baby," dis-je. Je l'embrassai. "Bonne nuit."

...

* La communauté du sud de C. Harris

* Le fondateur de Playboy


Eh bien un autre chapitre?

Allez alors...