THE BIGGER THEY ARE de LadyExcalibur2010
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CHAPITRE 59
Des lits, des bébés et des garçons
Ça ne me surprit pas plus que ça de finir Noël en étant un homme fiancé. Rien n'était allé comme je l'avais prévu dans notre relation et ça m'aurait sûrement paru étonnant si quelque chose s'était passé comme espéré. J'avais le sentiment que pour le reste de ma vie, ces garçons et Bella me surprendraient toujours.
Et bien que la demande ne se soit pas déroulée comme initialement prévu - du tout - ça avait été parfait pour nous et tous nos défauts.
L'année prochaine à cette époque nous serions mariés et peut-être en train d'essayer d'avoir un bébé. Le Noël d'après? Qui sait? Bella serait peut-être enceinte ou peut-être que nous aurions déjà quelqu'un d'autre dans la famille. Je savais que trop d'optimisme m'amènerait à être déçu mais le destin avait déjà été très bon, je me sentis imprudent et décidai d'espérer tout de même.
Lorsque je regardai les enfants interagir avec ceux qui allaient être bientôt leurs cousins, je sentis une nouvelle sensation de contentement m'envahir. Bella, Alyssa et ma mère étaient tête contre tête, rigolant comme des folles en regardant la bague. Bella s'adaptait tellement bien à elles que c'était comme si on lui avait gardé cette place. Je ne pouvais imaginer aucune autre femme avec qui j'avais été avant, intégrer cette famille avec autant de facilité. Pas qu'ils ne soient pas gentils mais juste parce qu'elles n'étaient pas Bella.
Emmett montrait patiemment à Kyle et à Jake comment jouer au jeu vidéo qu'il avait eu pour Noël. Alex et Sam discutaient de quelque chose avec grand intérêt. Seth montrait à Masen comment jouer quelques accords que je lui avais appris et ils riaient quand Seth les rataient. Mon père se leva et vint vers moi. "C'est vraiment intéressant comment un an peut tout changer, n'est-ce pas?"
Il y a un an j'étais dans une tente espérant pouvoir appeler mes parents. Le destin et les lignes téléphoniques étaient contre moi ce jour-là. Je dus sourire parce j'étais sacrément heureux et j'aurais pu chanter une chanson comme les filles. Je n'ai même pas pris la peine de cacher mon sourire abruti.
"Oui, c'est vrai,"répondis-je
"Tu t'es trouvé une merveilleuse famille ici," fit-il observer. Il fit signe de la tête vers Emmett. "Il est vraiment très bien pour les garçons pas vrai?"
J'acquiesçai. "Ouais on ne dirait pas en le voyant. Physiquement c'est une sorte de bête mais c'est un bon garçon."
"Ils le sont tous," me dit papa avec un petit sourire.
"C'est vrai aussi," dis-je. Je regardai Bella. "Et c'est grâce à elle ... et à Mac. Il était génial comme père." J'avais de grandes chaussures à mettre au propre comme au figuré et il fallait que j'y arrive, je le savais. Mac était quelqu'un de très présent, de toutes les façons possibles, dans leur vie.
Quelquefois de façon étrange mon père semblait lire dans mes pensées. "Tu trouveras ta façon d'être un père Edward. Tu feras des erreurs, nous en faisons tous. Ça fait partie du métier de parents. Mais dans l'ensemble ça ira."
"C'est ce que Bella me dit."
"Alors écoute-la," me conseilla-t-il. "Elle ne va pas d'induire en erreur."
"Non elle est drôlement forte dans son rôle de parent," dis-je.
"Je suis content de te voir si heureux, Edward." Il y avait beaucoup de satisfaction dans la voix de mon père et je m'aperçus qu'il avait été beaucoup plus inquiet que je ne le croyais à propos de mon avenir.
"Tu étais inquiet parce que tu ne pensais jamais me voir avec une famille?" supposai-je en faisant un clin d'œil.
"Quelque chose comme ça," admit-il. "Mais quand tu t'installes, tu t'installes vraiment." Il avait cet éclat dans l'œil. Il était comme ça, sournois quand il voulait l'être. Puis il soupira. "Bien sûr tu n'as jamais fait les choses à moitié même quand tu étais bébé."
"Oh oh," dis-je. "Ne fais pas ça, ne raconte pas des histoires sur moi quand j'étais bébé, ni a Bella ni aux enfants, s'il te plait."
Il sourit. "Trop tard," dit-il et il fit signe vers ma mère. Et Bella. Et Alyssa. Toutes les trois continuaient à parler - et à rire. Oh Oh. Pas bon. "Considère ça comme un rite de passage, fiston." Elles sentirent mes yeux sur elles et arrêtèrent de parler un moment puis éclatèrent de rire toutes les trois.
"J'aurais très bien pu faire sans ça," soupirai-je. Leurs têtes étaient de nouveau les unes contre les autres. On aurait dit un groupe de filles sur un terrain de jeu en train de se moquer des garçons qui passaient par là.
Il cacha son sourire derrière sa tasse de café. Nous restâmes silencieux pendant un moment et ce n'était pas inconfortable, juste familier. Je m'approchai et murmurai. "Bella et moi avons décidé d'essayer d'avoir un petit six mois après le mariage." Nous n'avions pas encore révélé que nous allions nous marier en juin. J'étais presque sûr que l'un des garçons laisserait échapper cette information, peut-être qu'ils s'occuperaient du mariage pour nous aussi? pensai-je avec un sourire contrit.
"Pourquoi attendre?" demanda-t-il. "Tu n'es plus très jeune."
Je roulai des yeux. "Merci papa. Je ne m'en étais pas aperçu." Je haussai les épaules. "Nous ne voulons pas aller trop vite à cause des garçons, il faut qu'ils puissent s'adapter progressivement." Bella et moi en avions parlé plus longuement dans les mois qui avaient suivi notre week-end. Je pouvais dire honnêtement que le mot en B était devenu un sujet confortable pour nous.
Bien que j'essayai de minimiser mon enthousiasme avec Bella juste au cas où la nature ne voudrait pas coopérer et ça n'arriverait pas, j'étais de plus en plus attaché à cette idée de bébé. J'imaginai que Jake serait tout à fait à l'aise avec ça. C'était plutôt la réaction d'Emmett qui m'inquiétait un peu.
Le téléphone sonna et comme de bien entendu Jake se précipita pour répondre. Jake parlait et j'aurais sans doute dû y faire plus attention. Et patati et patata. Je commençai à écouter et j'ai bien cru que j'allais avaler ma langue.
"Et j'ai aidé grand-père!" annonça-t-il. "Edward avait caché la boite mais je l'ai trouvée. Je l'ai emballée. Et il m'a dit que ce n'était pas grave. Et que même ça avait été mieux." Jake écouta et hocha la tête. "Ouais, c'est ce qu'il a dit. Et puis il s'est agenouillé, ils ont couiné puis il a dit tout un tas de trucs mais maman a dit oui, alors je suppose..." Jake secouait encore la tête. "Ouais, euh euh... je suppose... maman est ... Non? D'accord..." Ensuite il se dirigea vers moi et me tendit le téléphone.
Je le mis à l'oreille et déglutis difficilement. "Allô?"
"Alors..." C'était Charlie. Bien sûr. Quels grands-parents n'appelaient pas leurs petits-enfants pour Noël?" "Je viens d'apprendre que tu as fait ta demande à ma fille aujourd'hui? Si j'en crois ce que m'a expliqué Jake?"
"Oui monsieur," répondis-je. Je pouvais voir mon père jubiler du coin de l'œil. J'étais attentif. Alors quoi?
"Euh... euh..."
J'attendis. J'attendis. Bella me regarda et leva un sourcil. "Mon père?" dit-elle silencieusement.
"Sans blague. Tu te doutais bien qu'il allait appeler les garçons pour Noel," répondis-je de la même façon. Ses yeux s'écarquillèrent et ensuite elle fit tourner l'anneau à son doigt.
"Oh... " Ouais, oh.
Je hochai la tête et désignai le téléphone. Un peu d'aide serait très appréciée. Bella s'avança rapidement près de moi et prit le téléphone.
"Salut papa," dit-elle. Il y eut une discussion mais j'étais trop occupé pour soupirer de soulagement. Puis Bella fronça les sourcils. "Papa..." souffla-t-elle. "Je suis une grande fille. Papa, ne l'oublie pas." Le colonel parla encore et Bella roula des yeux. "Oh mon dieu! J'ai quatre enfants et tu es ..." Elle me passa le téléphone et me fit les gros yeux. "Apparemment il veut une discussion d'homme à homme." Et elle partit. Génial. Maintenant elle m'en voulait à cause de quelque chose qu'avait dit son père.
Charlie Swan riait lorsque je repris le téléphone. Salaud. "Je vois que le volcan est en train d'entrer en éruption!"
"Oui monsieur." Je savais que je paraissais résigné et fatigué.
"Allez mon gars ce n'est pas si terrible." Sûr monsieur. Si vous le dites, monsieur. Pas si terrible. Je m'en souviendrai monsieur.
"Oui monsieur."
Il rigola de nouveau. Connard. "Bon je ne peux pas dire que je suis surpris. Emmett nous en avait parlé il y a quelque temps et Bella nous a dit de nous attendre à cette nouvelle un jour ou l'autre."
Alors pourquoi me faisait-il ça? Oh d'accord... sûrement parce qu'il pouvait.
"Bon alors qu'est-ce que ça fait d'avoir rendu tout ça officiel?" demanda-t-il.
"C'est bien, monsieur, vraiment bien." Génial même parce que j'ai pu coucher avec votre fille la nuit dernière. Dans son lit. C'était un peu bizarre mais nous l'avions fait quand même. Alors vous savez le sexe même un peu bizarre est bon quand il est avec Bella. Merde. Il pouvait probablement lire dans mes pensées. Arrête de penser à ça. Maintenant j'étais distrait par des pensées sexuelles. C'était sans issue.
Charlie Swan rit de nouveau. "Ça fait du bien d'entendre ça Edward. Vraiment," ajouta-t-il. "Je voulais te féliciter et c'est tout. Sa mère et moi sommes très heureux."
Bordel c'était quoi?
Son accord? Du colonel Charles Swan? Réellement? Je pris mon pouls. Nope, encore vivant.
"Merci monsieur," il y eut un long silence inconfortable.
"Allez passe-moi mes petits fils, mon gars!" m'ordonna-t-il finalement. "Je n'ai pas toute la journée pour papoter avec toi."
"Oui, Monsieur." Avec plaisir monsieur. Tout de suite monsieur.
Et je me débarrassai du téléphone en le passant à l'enfant qui était le plus près de moi en espérant qu'il soit bien à Bella. Puis je m'écroulai sur ma chaise. Bella rit mais ce n'était pas drôle. Pas du tout.
x X x
Le jour après Noël, Bella et moi décidâmes d'aller faire quelques achats. Elle estima que les garçons étaient capables de rester seuls pour quelques heures, distraits par leurs nouveaux jeux et autres cadeaux. C'était une partie de son plan de donner de nouvelles responsabilités à Emmett. Elle les avait déjà laissés avec Emmett avant mais pour des courses rapides à l'épicerie ou ce genre de choses. Je pouvais dire qu'elle se faisait du souci. Je regardai Emmett par dessus sa tête lui faisant comprendre de ne pas fiche ça en l'air. J'eus droit à un regard qui disait 'fais-moi confiance!' et ça me rendit nerveux à moi aussi.
Pendant que la plupart des gens essayait de faire des achats après Noël Bella suggéra que nous allions acheter un lit. Visiblement le facteur 'bizarre', dormir tous les deux dans son ancien lit, était plus élevé que ce que j'avais pensé. Je n'allais pas en discuter. Ça m'était égal de garder le souvenir de Mac mais peut-être pas jusque dans notre chambre. J'avais quand même quelques limites. Nous allâmes dans un magasin, nous asseyant sur des lits et même en sautant un peu dessus pour les tester. J'aimais vraiment cette idée de choisir un lit, ce serait le point de départ de notre vie conjugale sans mentionner le fait que nous ferions l'amour dedans.
Je remarquai de temps en temps que Bella regardait la bague à son doigt et souriait un peu. J'avais envie de prendre sa main dans la mienne et laisser mes doigts caresser sa bague. C'était une sensation agréable, savoir que nous étions engagés officiellement. Et actuellement nous l'étions.
En fin de compte notre recherche paya et nous devînmes fièrement les heureux propriétaires d'un lit king size et d'un matelas. J'insistai pour payer puisque dans moins de six mois il viendrait dans ma maison - notre maison - et ça me semblait bien. Au début elle commença par protester mais je l'embrassai pour la soumettre et elle laissa tomber. Elle s'occupa de ce qu'il soit livré pendant les vacances. Et je lui demandai comment elle pensait qu'Emmett allait réagir.
"En fait je vais traiter ça avec désinvolture," répondit-elle avec un haussement d'épaules. "Si nous n'en faisons pas une grosse affaire il y a des chances qu'il ne le fasse pas non plus." Elle m'embrassa sur la joue. "Tu es très gentil de t'en inquiéter mais pour un gamin de quinze ans c'est probablement juste un nouveau meuble."
Une fois de plus elle avait raison, ce qui n'était pas surprenant.
Maintenant que Bella portait ma bague, la Saint Sylvestre ne m'inquiétait plus. Et j'étais impatient d'y être, tout était plus détendu tout à coup. La décision avait été prise il y a longtemps, la bague était au doigt de Bella, nous avions du temps et les garçons s'adapteraient. Nous avons célébré 2009 tranquillement nous embrassant à minuit - à la maison avec les garçons. Ils supportèrent de nous voir nous embrasser et plaisantèrent même un peu. Ensuite on les envoya au lit. Peu après je tombai dans notre lit, le nouveau, et nous firent l'amour tendrement - et très très tranquillement. C'était un peu plus compliqué pour Bella que pour moi. Mais le facteur bizarre avait disparu et la seule chose dont nous nous inquiétions était de ne pas faire trop de bruit.
J'observai les garçons et appris à les connaitre encore mieux. Nous abordâmes doucement le sujet d'un bébé pour leur faire savoir que c'était une possibilité. Aucun d'entre eux ne fit de commentaire bien que je voie que Jake réfléchissait intensément. J'avais le sentiment qu'il allait nous assaillir de questions plus tard.
Quelque chose en Emmett avait changé. Bella et moi en parlâmes. Elle supposait que c'était la combinaison de plusieurs choses. Il y avait Rose et le soin qu'il prenait d'elle. Il planait au-dessus d'elle comme un ange gardien musclé l'aidant à négocier dans les eaux agitées de sa douleur. Il y avait le fait qu'il m'acceptait de plus en plus ainsi que mon rôle dans leur vie. La bagarre à l'école avait était un moment décisif pour nous. Mac lui manquerait toujours mais il commençait à voir que je voulais agir comme un père pour lui et ses frères depuis que son propre père ne pouvait plus. Et par dessus tout, Bella avait remarqué qu'il avait retrouvé sa joie. L'Emmett que j'avais rencontré il y a quelques mois était taciturne et maussade. Le nouvel Emmett ou comme le disait Bella l'ancien Emmett - était drôle, bruyant et un farceur dans l'âme. Il riait fort comme son père, il plaisantait avec bonne humeur et sans pitié et toutes les situations étaient propices à son humour. Bella avança le fait qu'Emmett avait appris que c'était normal d'être heureux même s'il restait triste pour Mac.
Seth s'était ouvert ces derniers mois. Je n'y étais pour rien, je le savais. Mais le voir découvrir la musique a été une révélation. C'était comme voir quelqu'un tomber amoureux et savoir que c'était pour toujours. Sa voix craquait et était éraillée mais je m'étais glissé près de lui un jour par inadvertance et l'avait entendu chanter. Une fois sa voix posée, il aurait une belle voix profonde et rauque, avec une âme. Lorsqu'il jouait de la guitare il n'était pas Seth le frère du milieu, le calme mais il était juste lui-même, unique et spécial.
Sam était sans doute le plus protecteur envers Bella, il semblait s'être un peu détendu une fois que j'eus pris mon nouveau rôle dans la famille. Au début il me rappela certaines petites choses, comme verrouiller les portes et m'assurer que Bella se souvenait de bien faire ceci ou cela. Mais quelques semaines après notre promesse, Sam apprit à laisser aller montrant plus de confiance en moi pour être ce que Bella avait besoin que je sois. Heureusement Bella n'hésitait pas à me demander. Si elle avait besoin que je fasse quelque chose elle me le disait. Sam fut finalement capable d'arrêter d'essayer d'être l'homme de la maison et redevint l'enfant. Il m'arrêta pas complètement, bien sûr, parce que ça faisait entièrement partie de ce qu'il était mais c'était bon de le voir un peu lâcher prise.
Et puis il y avait Jake, Jake mon cœur. C'était étrange de penser à lui comme ça mais ce n'était rien de moins que la vérité. Jake avait pris avec lui une partie de moi sans ma permission et j'étais absolument d'accord avec ça. J'étais tombé amoureux de lui au moins autant que je l'étais de sa mère. De tous les garçons Jake était le plus ouvert. Il me racontait ses petites peines, ses craintes et ses espoirs. Parce qu'il aimait parler, parce qu'il observait et parce qu'il était un enfant gai et je voyais que j'apprenais des choses sur cette famille à travers son regard innocent mais attentif.
J'appris combien Emmett avait changé après la mort de Mac et comment ce changement avait rendu tout le monde malheureux et spécialement Jake. Il me dit combien ça lui faisait du bien de voir Em sourire de nouveau et rire de son grand et gros rire comme celui de Mac. Jake me dit que Seth jouait souvent de la guitare, doucement tard dans la nuit. "Si doucement que tu ne peux presque pas l'entendre," me confia-t-il. "Mais je l'entends." Il sourit en disant que sa mère fredonnait à nouveau en préparant le repas, comme elle faisait avant. "Et elle danse aussi," admit-il avec un hochement de tête triste. "J'espère qu'aucun de mes copains ne la verra faire ça. " Il me dit que Sam souriait plus maintenant, simplement parce que leur mère le faisait aussi.
C'est finalement grâce à Jake que je me sentis à l'aise dans ce que j'étais prêt à offrir. J'ai continué mes leçons de conduite avec Emmett et nous sommes enfin arrivés à un point où ça allait beaucoup mieux. Il est arrivé à faire attention à ce qui l'entourait et moi j'ai appris à me détendre. C'était de durs moments pour nous deux.
Etrangement c'était Emmett qui accepta le plus facilement que je passe la nuit chez eux. Jake voulait savoir pourquoi je ne dormais pas avec lui et ce fut délicat de lui faire comprendre que je l'aimais beaucoup mais que je préférai dormir avec sa mère. Sam était un peu gêné par ça tandis que Seth ne semblait pas du tout s'en soucier. J'ai toujours essayé de faire en sorte de descendre habillé en pantalon de survêtement et tee-shirt.
Nous nous installions dans une nouvelle routine. J'accompagnai les garçons à l'école de temps en temps et j'y allais même pour récupérer Sam une fois qu'il était tombé malade. J'appris à faire leur déjeuner pour l'école ce qui est plus compliqué qu'il n'y paraît. Il n'y avait que Jake qui mangeait des sandwiches au beurre de cacahuète et à la gelée, à l'école. "Du beurre de cacahuète des deux côtés," m'apprit Bella avec un petit sourire. "Et seulement de la gelée de raisin." Je fis bien attention parce que Jake me le dirait si je le faisais mal.
Seth et Emmett faisaient le leur ou bien l'achetaient à l'école. Sam avait tendance à oublier des choses. Bella appelait ça le syndrome du 'professeur distrait', alors il fallait qu'elle lui rappelle de prendre à boire ou de prendre un paquet de chips. Elle surveillait plus attentivement le repas de Jake sinon il aurait pris des tonnes de pop tarts et du soda et des cookies, ce qui lui conviendrait.
Puis le jour vint où il me regarda avec ses grands yeux sombres. "Alors ... c'est vrai que vous allez faire un bébé avec maman?"
C'était toujours Jake qui me mettait dans l'embarras. C'était toujours sa voix innocente mais perspicace qui nous mettait mal à l'aise. Bella était avec nous, nous achetions des cadeaux pour l'anniversaire de Seth qui était fin janvier c'est-à-dire dans une semaine. Un mois plus tard ce serait au tour de Sam - et j'aurais fêté un anniversaire avec chacun d'entre eux.
Bella me regarda et me sourit pendant que je roulai des yeux. "Bon je ne sais pas Jake,"' dis-je. J'étais arrivé à être plus confiant et à me sentir un peu plus à l'aise à patauger dans les eaux profondes et mystérieuses de la vie familiale. Je haussai les épaules. "Ça ne dépend pas que de nous."
Il cligna des yeux. "Si vous voulez un bébé vous aurez un bébé," annonça-t-il avec toute la certitude qu'un enfant de huit ans pouvait avoir.
Bella ricana et me fit signe de poursuivre. Je pouvais presque voir qu'elle voulait que je lui explique semblant dire : Ouais laisse-moi voir comment tu vas de dépatouiller de ça Cullen.
Je regardai Jake. "Bon ce n'est pas toujours comme ça que ça se passe Jake. Quelquefois les gens veulent vraiment un bébé mais ils ne peuvent pas en avoir."
Il réfléchit un moment. "Et quelquefois ils n'en veulent pas et ils en ont un, pas vrai?" devina-t-il.
Je hochai la tête. "C'est vrai aussi."
Jake médita un peu plus longtemps. "Alors... même si vous en voulez un avec maman, c'est pas sûr que vous puissiez?"
"Oui, je veux dire nous ne savons pas comment les choses vont se passer. Et je ne veux pas te promettre quelque chose qui peut-être n'arrivera jamais." Je regardai Bella et lui fis moi aussi un petit sourire. Tu vois. Je peux le faire aussi. J'ai les compétences d'un papa.
Finalement Jake soupira et secoua la tête. "Je voudrais vraiment pas être le plus jeune frère pour toujours," me dit-il. Je pouvais entendre l'avertissement tacite. Débrouille-toi Cullen. Et fais ton boulot.
x X x
Alice avait les renseignements que je lui avais envoyés et maintenant Bella et elle passaient du temps sur internet pour trouver des endroits à vendre. Elles feraient en sorte d'éliminer ceux qui ne nous conviendraient pas et puis elles nous transmettraient à Jasper et à moi une petite liste. Nous passions le peu de temps libre que nous avions à aller les visiter. Nous étions en contact avec trois agents immobiliers différents. Et ça devenait frustrant.
"J'ai juste le sentiment que quand je le verrai je saurais que c'est le bon," dis-je une nuit à Bella. C'était une nuit pyjama, ma préférée. Il devenait de plus en plus difficile pour moi de rentrer chez moi, dans mon lit solitaire sans rien d'autre à avoir à écouter que le silence du matin.
Nous étions blottis sous les couvertures profitant de la chaleur de l'autre par une nuit froide.
"Tu trouveras," me rassura-t-elle. Puis elle sourit et embrassa mes côtes. "Tu m'as bien trouvée, n'est-ce pas?"
Je ricanai. "Peut-être devrai-je demander à Emmett de faire un tour par là et de casser un carreau."
Elle me donna un petit coup pour jouer. "Eh bien au moins tu sais ce que tu lui dois, pas vrai?"
"Oui je le sais," admis-je, en embrassant sa tempe. "Il m'a amené la meilleure chose qu'il me soit jamais arrivée, alors ouais, je sais ce que je lui dois."
Elle me tira plus près d'elle pour un autre baiser et la soirée pyjama se transforma en soirée sexe, ce qui était la meilleure des choses. Bella s'installa au-dessus de moi pour me chevaucher. Je la regardai, la bouche sèche et mes mains s'agitaient alors qu'elle fit passer son tee-shirt au-dessus de sa tête. Bien qu'elle ait de la lingerie sexy elle finissait toujours par se mettre un de mes tee-shirt avec une culotte. Je pensais qu'elle était très sexy ainsi alors pas de plainte. J'aimais que mes tee-shirts portent l'odeur de Bella. J'aimais la façon dont ses mamelons pointaient sous le coton doux et la façon dont l'ourlet brossait le pli de ses fesses. C'était sa façon de le porter qui rendait tout cela aussi sexy.
Elle s'assit ainsi, les seins nus, léchant ses lèvres. Impatiemment elle me retira mon haut et fit courir ses doigts le long de l'élastique de mon boxer en me taquinant. Elle referma ses doigts sur ma queue et donna une petite pression. C'est elle qui menait la danse ce soir, je pouvais voir comment ça aller se passer.
"Quelle est ton idée, Bella? "demandai-je à voix basse. Elle sourit en entendant ma voix rauque. Ça signifiait que j'étais déjà allumé.
Au lieu de parler, elle fit descendre mon boxer et je soulevai mon derrière pour l'aider dans ses efforts. Elle était toujours à cheval sur moi et il y eut quelques rires parce qu'elle bataillait pour ne pas me tomber dessus. Je la stabilisai, mon pouce caressant la courbe de sa hanche.
Elle se pencha pour m'embrasser, ses seins étaient chauds et lourds sur mon torse. Je grognai à cette sensation et elle fit glisser ses hanches, alignant directement ma bite avec son entrée. Puis elle bougea de nouveau et j'étais en elle. "Fuck..." sifflai-je.
"C'est l'idée générale," plaisanta-t-elle et elle s'assit.
Elle me chevaucha vite et durement et il n'y avait rien que je puisse faire pour ralentir mon orgasme. Si ça avait été notre première fois j'aurais pu mourir de honte. Lorsque Bella voulait quelque chose elle s'assurait de l'avoir.
J'explosai avec un cri étouffé, en serrant les dents dans l'effort pour me taire. Sa main glissa le long de son ventre, alla jouer avec son clitoris frottant en doux cercles puis elle se cambra et jouit aussi, son corps s'accrochant au mien et me faisant trembler.
Lorsque ce fut fini, elle s'effondra contre moi et bâilla. "Maintenant je peux dormir..." chuchota-t-elle.
"Ravi de savoir que je peux te faire dormir," plaisantai-je en nous couvrant. Elle rit bêtement et se lova contre moi.
Merci d'avoir lu, un nouveau chapitre en fin de semaine
