THE BIGGER THEY ARE de LadyExcalibur2010
CHAPITRE 60
Ce qu'il se passe autour
Seth aurait treize ans à la fin du mois de janvier. Et bien qu'au début Bella ait protesté je la convainquis finalement de l'emmener chez un prêteur sur gage pour commencer à regarder les guitares électriques. Il avait reçu de l'argent de ses grands-parents et de ses oncles et il voulait en voir. Je lui dis que mon cadeau serait l'ampli et que j'ajouterai l'argent pour la guitare s'il en manquait.
"Il est vraiment bon, Bella," lui dis-je. "Surtout qu'il ne joue pas depuis longtemps."
"Je ne sais pas..."
J'y allai franco. "Tu sais qu'il arrive à cet âge," dis-je.
"Quel âge?"
Je haussai les épaules, la jouant nonchalant. "L'âge des filles," dis-je brièvement.
Bella faisait partie de ces mères qui s'inquiétaient que leurs fils rencontrent les mauvaises filles presqu'autant que la plupart des pères s'inquiétaient pour leur ados attirantes. Je pensai que c'était adorable jusqu'à ce que je réalise qu'elle avait raison. La mauvaise fille pouvait entrainer le garçon dans tout un tas de problèmes au moins autant que le mauvais gars pouvait le faire. Cette seule prise de conscience m'amena tout son lot d'inquiétude mais j'étais prêt à me taire. Seth était bon à la guitare, c'était clair que c'était son truc. Pour l'enfant du milieu, l'un des quatre, c'est quelque chose d'important - avoir quelque chose qui n'est qu'à lui. Et le fait que ce soit un intérêt que nous partagions était tout aussi important.
"Et qu'est-ce que cela a-t-il à voir avec les guitares?" Elle était soupçonneuse. Elle était très instinctive.
"Bon," je haussai les épaules à nouveau. "Je disais ça. J'étais bon en musique et je n'avais pas vraiment beaucoup de temps pour les filles quand j'étais au lycée... pendant un bon moment en tous cas..." puis Stacy Spanetti et ses gros seins étaient entrés dans ma vie et je m'inquiétais plus de la position de mes doigts sur autre chose que sur ma guitare. "Et il y a des études qui montrent que les enfants qui jouent un instrument sont meilleurs en maths." C'était vrai. Je l'avais lu quelque part.
Elle plissa les yeux. "J'aimerais te dire que c'est faux mais je l'ai lu aussi." Elle rit et fit passer ses bras autour de mon cou. "D'accord, mais quand je serai prête à m'arracher les cheveux à cause du bruit, je m'attends à ce que tu m'achètes des écouteurs et que tu me masses les pieds."
Une chance de toucher ses pieds? Diable oui. "Marché conclu," acceptai-je avec un baiser. "Mais tu dois les vernir de ma couleur préférée."
"D'accord," dit-elle avec un autre baiser. C'était donc gagnant-gagnant à ce que je pouvais voir.
Donc Seth se retrouva avec une belle guitare électrique d'occasion et un amplificateur moyen. Il préférait l'acoustique la plupart du temps mais il aimait jouer avec l'électrique. Quand ses frères menacèrent de couper le fil électrique de l'amplificateur j'installai tout ça au garage et lui dit qu'il pourrait faire de même une fois que nous vivrions chez moi. La paix fut rétablie.
La Saint Valentin arriva et je savais qu'il allait falloir que je confesse l'un de mes plus noirs secrets à Bella. Je détestai absolument la Saint Valentin. De façon typique pour un gars, je rechignais à tout ça. Mais si ce jour-là venait à être mon préféré j'assumerais avec joie cette corvée. Bon peut-être pas avec plaisir mais le ferai quand même.
Masen, cet imbécile fit tout ça en grand et inonda Alyssa de roses, de brouettes de chocolat et de nombreuses cartes pleines de bons sentiments qui auraient réussi à faire pleurer un tueur en série. Avec eux vivant en ville ça signifiait que Bella pourrait comparer avec mes efforts ridicules. Je savais que je voudrais. J'envisageais de demander à Masen de baisser d'un ton cette année mais je ne voulus pas lui donner cette satisfaction. Je me suis donc inquiété et tourmenté, ai écouté les types au travail essayant de décider combien était assez.
J'étais déchiré entre le fait d'être trop exigeant et d'avoir mis la barre trop haut, car chaque année suivante je devrais continuer à faire mieux. Encore une fois je devrais même si je ne le voulais pas vraiment. II ne restait que trois jours avant cette terrible date quand j'ai finalement admis que je ferais mieux de lui demander ce qu'elle attendait ou voulait. Et comme j'avais de la chance, la saint Valentin tombait un samedi cette année.
Le mercredi, j'arrivais chez Bella avec quatre énormes pizzas, de la bière et des sodas. Un peu de corruption ne pouvait pas faire de mal. Je voulais que Bella soit de bonne humeur lorsque j'aborderai ce sujet. Les garçons dévorèrent la pizza et ce fut une bonne chose que j'en ai mis la moitié d'une de côté pour Bella et moi. Elle en eut deux parts comme moi. Elle eut une bière et moi deux. Elle nous déclara repus. Les garçons avaient des devoirs ou d'autres occupations. Ils ne faisaient plus d'efforts pour nous surveiller maintenant et je n'avais dormi que trois fois ici depuis la saint Sylvestre.
Nous étions assis dans le canapé en train de regarder la télévision. La maison n'était jamais complètement silencieuse même quand les garçons dormaient mais il y avait peu de bruit, les garçons bien sûr. "Alors... samedi," commençai-je avec précaution. J'étais très tranquille quand il fallait.
"Ouais?" dit Bella sans vraiment faire attention à ce que je racontais.
"Quels sont nos projets?" D'accord j'aurais dû sûrement y penser tout seul et lui demander si elle était d'accord. Je fis tourner sa bague de fiançailles autour de son doigt. Merde. Nous aurions dû déjà le faire je suppose, sérieusement.
"Pour quoi?"
"Euh... la Saint Valentin?" Je fus très choqué, Bella se tourna. Je connaissais ce visage. C'était cette expression quand le sujet arrivait.
"Il faut vraiment que nous fassions ça?" demanda-t-elle en se redressant un peu.
"Euh..." Le prince du cool avait déserté l'immeuble.
"Pourquoi ne pourrions-nous pas juste nous cacher ce soir-là?" demanda-t-elle. "Je ferai des spaghettis ou des tacos ou autre chose." Elle sourcilla. "Les restaurants vont être pris d'assaut."
"D'accord," j'étais perdu. Est-ce que les femmes ne vivaient pas que pour ce jour là?
Elle roula des yeux et s'installa de nouveau contre moi. Elle prit ma main et entrelaça nos doigts. "Je suis nulle en saint Valentin," admit-elle tranquillement. "Mon anniversaire? Ouais couvre-moi de cadeaux." Elle sourit et porta ma paume à ses lèvres. "Noël," elle regarda sa bague, qui brillait entre nos doigts entrelacés. "Bon, difficile de faire mieux que ça." Elle m'embrassa. "Et notre anniversaire, nous allons devenir complètement pourris gâtés," un autre baiser cette fois sur ma mâchoire. "Mais samedi? Mangeons ici, faisons coucher les enfants tôt, mangeons des chocolats dans le lit parce que les chocolats sont la seule chose que j'aime dans cette fête."
"Oh baby," marmonnai-je et je la coinçai sous moi sur le canapé avant de me souvenir que les garçons n'étaient pas loin et que je ne pouvais pas essayer d'entrer dans sa culotte ici. "T'ai-je dit combien je t'aime? Et comment tu es incroyablement sexy?"
Elle rigola. "Oui mais n'hésite pas à me le redire."
Et nous partageâmes notre premier 'Jour qu'on ne nommera pas' exactement comme Bella l'avait dit - chocolats et tout le reste. Et ce fut parfait même s'il fallut que je l'aide à changer les draps avant de nous endormir.
L'anniversaire de Sam était le 28 février. Je devais faire quelque chose de spécial pour lui et finalement je trouvai une idée. Avec le consentement de Bella, je préparai tout. Il ne pourrait pas récupérer son cadeau avant l'été mais j'avais le sentiment qu'il penserait que ça valait le coup. Nous prendrions des vacances en famille à cette occasion.
Nous décidâmes aussi de la date du mariage. En regardant nos calendriers il devient clair que la mi-juin était trop tôt. Donc ce serait le 27 juin. Je frissonnai un peu lorsque Bella entoura cette date sur son calendrier dans la cuisine. Ensuite nous appelâmes les garçons et leur annonçâmes la nouvelle. Em serra sa mère dans ses bras et me serra la main. Il était à l'âge où il trouvait bizarre de serrer quelqu'un dans ses bras et Bella fut surprise autant que moi. Jake sauta partout et demanda s'il pourrait y participer.
"Vous tous," dis-je en regardant Bella. "Il ne sera pas très grand mais tout le monde y sera."
"Qui sera ton témoin?" demanda Em.
"Mon frère car si ce n'est pas lui il va se plaindre pendant toute une décennie." Je poussai Emmett. "Tu sais bien comment sont les petits frères."
Emmett eut un petit sourire satisfait. "Oh ouais je comprends ton supplice, crois-moi."
L'anniversaire de Sam se rapprocha et nous avions tout un tas de choses à faire et à fêter. Il ne s'attendait pas du tout à ce que nous avions prévu Bella et moi. Mais quand il ouvrit l'enveloppe, il resta bouche bée pendant un moment puis il nous regarda. "Je vais au camp de l'espace? En Floride?"
Je hochai la tête. "Si tu ne veux pas tant pis."
Il sourit juste. "Oh si j'y vais," annonça-t-il.
Masen secoua la tête. "Prends Eddie avec toi," dit-il à Sam. "Ça lui a toujours plu ce genre de choses. Ça toujours été un geek."
Je lui assenai un coup derrière la tête. Et Alyssa fit de même deux secondes plus tard. Il frotta sa tête et nous lança un regard blessé.
"Je dois aimer ça," admit Bella en m'embrassant.
Tous les garçons grommelèrent. Masen faisait des bruits de baiser ce qui lui valut un autre coup donné par Alyssa. Jasper embrassa Alice juste pour embêter Masen. Elle rit et leurs enfants ronchonnèrent. Même Rose roula des yeux et Emmett fit le regard qui disait "Que va-t-on faire avec eux?"
Et la vie était belle.
La semaine après Noël j'avais mis une photo de Bella, des garçons et de moi près du sapin de Noël sur mon bureau. Il ne fallut pas longtemps pour que la nouvelle de mes fiançailles se répande. Le major Hutchinson me félicita et marmonna quelque chose à propos de 'cette maudite intuition féminine " qui me laissa perplexe.
Au début mes hommes n'arrêtaient pas de me chambrer. "Et un autre qui a cédé..." était le refrain qui revenait le plus souvent. Je l'avais entendu si souvent que j'avais renoncé à compter.
Même Thomas Reynolds s'arrêta et jeta un coup d'œil à la photo et sourit. "Alors c'est vrai?"
"Quoi?" je n'étais pas sûr de lui avoir pardonné d'avoir enquêté sur moi et de partager ce qu'il avait appris avec Bella. Ce type - celui qui avait eu des rapports sexuels occasionnels, était quelqu'un d'autre et je ne voulais pas qu'il foute les choses en l'air avec Bella. Bien sûr, Bella m'avait dit elle-même de laisser tomber tout ça et qu'à notre âge c'était quasiment impossible d'avoir une relation sans passé. Elle me dit que si je n'avais pas mon histoire ça aurait signifié que quelque chose n'allait pas chez moi.
"En plus j'ai plus de bagages que toi," plaisanta-t-elle.
"Oui mais au moins les tiens montrent quelque chose," marmonnai-je. Puis elle m'embrassa et me dit d'arrêter de faire le bébé.
Oui c'est vrai ce type m'avait mis mal à l'aise, je plissai les yeux.
"Tu vas te marier avec Bella," dit-il.
"Oui," répondis-je en faisant un signe vers la photo.
"Tu l'aimes?" demanda-t-il et je roulai des yeux.
"Non, j'ai juste pensé que ce serait quelque chose de différent d'épouser une femme avec quatre enfants, leurs rires et toute leur merde."
Il rit. "Encore fâché que j'ai enquêté sur toi?"
"Non." Oui.
"Si bien sûr que si," dit-il. "Mais c'est bon. Je l'ai fait parce qu'avec Megan on s'inquiétait pour Bella. Je dois bien ça à Mac : m'assurer que tout va bien pour elle."
Il s'assit faisant comme s'il était chez lui et je réprimai l'envie de soupirer. "Et alors, tu en penses quoi? C'est bon?"
Il hocha la tête. "Oui, c'est bon et aussi pour les garçons." Il haussa les épaules. "Et c'est tout ce qui m'inquiétait."
Je m'adossai à mon siège. "Je sais que tu le faisais pour eux et j'apprécie," grimaçai-je "Aussi inconfortable que ça ait été."
"Pas de problème?" dit-il avec un petit sourire.
"Je ne te remercie pas," soulignai-je.
"Tu vas bientôt le faire," se risqua-t-il. "Je veux juste de faire économiser du temps."
"Tu es vraiment chiant, tu le sais ça?"
"Ouais ma femme me le dit toujours," accepta-t-il avec un petit sourire.
"Tu me rappelles mon petit frère," dis-je.
"Merci," dit-il.
"Et ça n'est pas un compliment," rétorquai-je.
"Je sais," répliqua-t-il. "En même temps, je le dois à Mac tu sais. Je le dois à Bella aussi. Elle a sauvé mon mariage."
Il ne paraissait pas plaisanter et il devait avoir vu ma curiosité. On ne peut pas dire ça et ne pas s'attendre à devoir donner plus d'explications.
"Quand mon premier fils est né il avait des coliques," dit-il. "Mais ça allait vraiment mal. Il pleurait toute la nuit... et aussi tout le jour. J'étais toujours en mission la plupart des trois premiers mois. Je n'en pouvais plus mais c'était pire pour Megan."
J'avais entendu parlé des coliques — vaguement.
Thomas soupira. "Megan devenait folle et toute cette tension pesait sur notre mariage. Je ne l'en blâme pas mais ce n'était vraiment pas quelque chose que je pouvais faire." Il me sourit. "Quand il a eu trois semaines, Bella demanda à Megan de le lui amener. Et ce qu'il se passa ensuite c'est que Megan alla se coucher pour faire la sieste pendant que Bella s'occupait de Travis. "
Ça ressemblait tout à fait à Bella.
"Et ça dura quatre jours par semaine pendant cinq mois, Megan allait faire la sieste là-bas pour quatre ou cinq heures pendant que Bella s'occupait du bébé. Honnêtement ça a sauvé la santé mentale de Megan et aussi notre mariage. Je n'oublierai jamais qu'elle a fait ça pour nous. Je suis tout à fait sûr que nous n'en aurions pas eu d'autre si Bella ne nous avait pas aidés." Puis il sourit. "Deux ans plus tard, Megan a eu la chance de pouvoir rendre la pareille. L'un des gars avec qui j'étais déployé, sa femme avait un bébé qui avait des coliques. Alors Megan a fait ce que Bella avait fait pour elle. Alors tu vois, Bella ne vous a pas juste aidés nous, elle en a aidé d'autres aussi." Il rencontra mon regard. "Bella James est une très bonne personne. "
"Je sais," dis-je.
Il se leva et souffla de soulagement. "Hey Megan travaille chez un fleuriste et elle a parlé de Bella à son patron." Je fronçai les sourcils. "Les femmes parlent de ça entre elles, tu sais."
"Continue."
"Il a dit qu'il vous ferait les fleurs à prix coûtant pour le mariage," dit-il. "Son frère est marine et elle est prête à rendre service."
Je lui souris. "Je le dirai à Bella, promis."
"Bien," dit-il. Il me fit un signe de la main. "Je suis sûr que je te reverrai."
Je me retins de grogner à cette menace sous-entendue. "Génial?" menteur. Puis je pensai à quelque chose. "Hey Reynolds?"
"Ouais?"
"Euh... est-ce que tous les bébés ont des coliques?"
Il sembla surpris un moment puis il siffla longtemps et secoua la tête. "Pauvre de toi... ça ne va pas bien se passer..."
Je soufflai. "Réponds juste à cette question."
"Non," répondit-il avec un sourire. "Non. Rappelle-toi que nous en devons une à Bella, alors... Eh bien disons simplement que si vous avez un problème avec un bébé qui pleure vous trouverez probablement des gens pour vous aider..."
"Oh."
Il vint vers moi et me donna une tape dans le dos. "Souviens-toi, c'est temporaire... les pleurs."
"D'accord." J'eus vraiment envie de le sortir de mon bureau avant qu'il ne se montre indiscret. Il me lança un regard interrogateur puis partit.
Nous ne le savions pas encore mais cette offre d'aide de la part de Thomas n'était qu'un début.
Ensuite, la femme du Major Hutchinson vint m'apporter un panier de muffins sur mon bureau. "Bonjour Sergent Major Cullen," dit-elle. Je l'avais toujours appréciée. La triste vérité c'est que les femmes des officiers étaient... bon, c'était des garces. C'était une petite chose dans le grand monde. Leurs maris avaient quelque pouvoir donc elle voulaient aussi en profiter. Il y en a quelques-unes qui étaient très bien et ça faisaient une bonne publicité à l'armée. Le genre de femmes qui travaillaient dur et qui n'attendaient rien en retour et qui s'occupaient des jeunes femmes autour d'elles. Et puis il y avait les autres celle qui prenaient plaisir à montrer aux autres combien elles étaient importantes. Je n'avais jamais vraiment côtoyé ce genre de femmes. De loin seulement. Ce n'était pas une vérité facile mais c'était vraiment ainsi.
Mme Hutchinson elle représentait le meilleur. Elle était gentille et affectueuse et elle était vraiment très douée pour savoir comment et où on avait besoin d'aide et aussi quand s'arrêter. La rumeur disait qu'une fois elle avait coincé un sergent qui avait tapé sur sa femme. Trois jours plus tard, cette femme était de retour dans sa famille en Oklahoma et son mari était mis en examen. Ne pas énerver Madame Hutchinson.
Mais c'était la première fois qu'elle venait me rendre visite. Je l'avais déjà rencontrée mais elle ne se montrait pas souvent et ça ne durait pas longtemps - d'habitude c'était pour amener quelque chose à son mari et puis elle repartait.
"Et bien Barty m'a dit que vous vous étiez fiancé," dit-elle.
Je la regardai fixement un moment, choqué que cette nouvelle soit un sujet de conversation pour eux. "Oui Madame, le jour de Noël," dis-je.
"Oh comme c'est romantique," murmura-t-elle avec un sourire.
"Je lui rendis son sourire. "Merci madame."
"Oh appelez moi Carolyn," insista-t-elle.
J'hésitai. "Bon d'accord alors Carolyn." Pas la moindre chance. Elle allait rester Mme Hutchinson.
Elle me fit un autre sourire amical, comme si j'étais un chien qui avait appris un tour particulièrement amusant. "Et alors le grand jour c'est quand?"
"Le 27 juin," lui dis-je.
"Où vous mariez-vous?"
"Euh... je crains que ce ne soit pas encore décidé." Nous avions déjà eu de la chance de pouvoir choisir la date.
Son front se plissa et je m'imaginai avoir donné une mauvaise réponse. "Alors vous avez besoin de trouver l'endroit?" Autre plissement. "A proximité?"
Un lieu? Ce n'était qu'un mariage, n'était-ce pas réservé pour les concerts et autres grandes occasions? "Euh oui, madame." Je suppose que nous chercherions et trouverions. Où? Tout à coup je me sentis très perdu.
Son expression s'éclaircit. "Pourquoi ne me donneriez-vous pas le numéro de téléphone de Bella?" demanda-t-elle. "J'ai des idées que je voudrai partager avec elle." Elle me sourit. "Je pourrai vous en parler mais si vous êtes comme Barty ce serait comme du grec pour vous," Je souris de soulagement. Oui s'il vous plait. Ne m'embrouillez pas les idées avec ce genre de choses.
Je lui écrivis le numéro et le lui tendis ainsi que l'adresse e-mail de Bella. Carolyn sourit et le rangea dans son sac. "J'ai un très bon pressentiment vous concernant tous les deux, vous savez." Je dus montrer ma surprise parce qu'elle rit. "Peu importe ce n'est pas important," dit-elle. Elle était près de la porte et elle se retourna et me fit un grand sourire. "Bon je vais vous commander quelques pizzas pour vous et vos amis ici."
"Euh merci...?"
Elle haussa les épaules. "Je viens de gagner un pari... Argent et tout." Elle rit et partit et je n'avais pas la moindre idée de ce qu'il venait de se passer, j'envoyai un texto à Bella pour lui dire de s'attendre à un appel de Mme Hutchinson.
Bella serait prête.
Merci d'avoir lu, pour vos alertes, vos reviews etc etc..
Vous verrez que la prochaine fois il sera beaucoup question du bar
mais comme d'habitude ce ne sera pas le seul sujet...
