THE BIGGER THEY ARE de LadyExcalibur2010

Chapitre 64

Le mois des premières fois

Lorsque je me réveillai le premier avril, il y a deux choses qui me frappèrent. La première c'était que Bella était dans mes bras et la deuxième, nous étions au mois d'avril. Ce qui signifiait que je quitterai l'armée à la fin de ce mois. Dans quelques petites semaines je serai un civil. Le major Hutchinson m'avait dit être désolé de me perdre mais qu'il comprenait parfaitement ma décision. Il me dit que même si j'avais été un bon soldat j'étais encore un homme meilleur. Je fus un peu choqué d'entendre ça mais nous ne nous donnâmes pas l'accolade ni rien eh bien... juste parce que c'était comme ça. Nous nous serrâmes la main fermement et c'était bien.

Je regardai Bella et souris. Mon cœur s'emballait toujours de savoir que chaque matin quand je me réveillerai elle serait là. J'entendis les garçons faire du bruit dans l'escalier puis ils remontaient et j'entendis Emmett faire claquer la porte de la salle de bain et hurler.

Ah ... les bruits familiers.

Je poussai Bella. C'était mercredi et cela signifiait que les enfants devaient aller à l'école et que Bella et moi devions aller travailler. Mais ça ne me dérangeait plus maintenant puisque nous étions réunis tous les soirs. Elle marmonna des choses encore endormie et se lova encore plus près cachant sa tête sous l'oreiller ce qui était la façon typique dont elle se comportait au réveil.

"Oh non Belle au bois dormant," lui dis-je en enlevant l'oreiller. Allez. Il nous faut préparer les gars pour l'école et sauf si je me trompe, la troisième guerre mondiale va bientôt avoir lieu dans la salle de bain. Une fois de plus." Je me demandai si je devrais installer une autre salle de bain quelque part. N'importe où. Ça n'allait pas s'arranger, ça au moins c'était sûr.

Elle grommela et secoua la tête. Nous faisions ça tous les matins. Je me demandai comment elle avait pu faire sans moi. "Non," ronchonna-t-elle. "Je ne me lève pas."

Je soupirai et sortis du lit. Puis j'allai au pied du lit et tirai sur les draps et la couette et attrapai ses pieds. Je vis ses orteils se crisper et elle poussa un petit cri. "Dernière chance... Bella," chantonnai-je.

Elle rigola et secoua la tête à nouveau. D'accord, c'est donc ainsi que nous allions jouer. C'était un jeu. Je la saisis par les chevilles et tirai un peu. "Est-ce qu'il faut que je te sorte entièrement du lit?" Je chatouillai ses pieds. "Je le ferai et tu le sais." J'eus un aperçu d'un rouge à ongle brillant. Joli...

Elle poussa un soupir et s'assit, essayant de repousser ses cheveux qui ressemblaient à un nid de corneille de son visage. C'était un chantier adorable et grognon. "Non," murmura-t-elle en me lançant un regard noir. "Tu es fait," ajouta-t-elle en sortant du lit et en se dirigeant au radar vers la salle de bain. Elle allait prendre son temps et en attendant j'allais devoir faire la pipi-danse - comme l'appelait Alyssa. Il n'était pas question que j'aille dans la salle de bain des garçons. Je soupirai sachant que je ferai mieux d'aller à la salle d'eau en bas, si je voulais soulager ma vessie.

Après m'être occupé de ça je me versai un grand mug de café et puis en servis un autre à Bella. Emmett fit son apparition dans la cuisine, les cheveux encore mouillés après la douche mais habillé pour l'école. Seth le suivait. Ils prirent quelques gaufres surgelées et les passèrent dans le nouveau grand grille-pain qui servait tous les matins.

Ils étaient autonomes les matins, merci mon dieu. Seth mit une gaufre dans une assiette pour moi avant de s'assoir pour manger. Puis Sam et Jake arrivèrent. Jake toujours de bonne humeur. Mais pas Sam. Comme d'habitude.

Puis Bella, cherchant toujours à tâtons le café que je lui avais préparé.

Une nouvelle journée commençait.


Il y eut de nombreuses premières fois pour moi au mois d'avril.

Je demandai à Seth de baisser d'un ton lorsque le volume de sa musique dépassa ma tolérance. Et c'est à ce moment que je compris que je me faisais vieux.

Je rappelai à Emmett qu'il fallait qu'il sorte la poubelle. A ma grande surprise il sauta sur ses pieds et le travail fut fait.

Je lui rappelai aussi qu'il fallait qu'il fasse ses devoirs. Pas que ça me surprenne, il grommela et marmonna et différa le plus longtemps possible. Il proposa même à Sam de l'aider à vider le lave-vaisselle pour retarder le moment de faire ses devoirs.

Je fis semblant d'avoir compris les devoirs de Sam (N d T: housework : devoir, homework : tâche ménagère).

Je hurlai sur les garçons pour qu'ils fassent moins de bruit.

Je leur dis d'aller au lit et ensuite poussai un soupir de soulagement une fois qu'ils eurent réintégré leur chambre.

Je signais une autorisation de sortie pour que Sam puisse partir en excursion.

Je signais quatre relevés de notes - après que Bella les ai vus - et félicitais tous les garçons pour leurs bons résultats. Même les résultats de comportement de Jake étaient bons. Sam avait toujours des A, pas de surprise. Mais Jake aussi. Ses frères le taquinèrent et l'appelèrent le cerveau. Il supporta tout ça avec bonne humeur. Ensuite il traita Emmett d'andouille et dut s'en excuser. Et sa bonne humeur partit.

Je préparai le déjeuner de Bella.

Je préparai celui de Jake après tout un tas d'instructions détaillées et quelques corrections de l'intéressé. Ce garçon prenait ses repas très au sérieux.

Un dimanche soir je m'écroulai dans le lit et je réalisai qu'avoir les garçons 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 était épuisant parfois.

Je dis à Jake de ranger sa chambre et il le fit, juste avec un drôle de regard, ouais ce regard, celui qui appartient à la race canine.

Je trébuchai sur les chaussures d'Emmett et jurai un bon moment.

Je trébuchai contre une figurine d'Obi-wan Kenobi et je pestai... beaucoup.

Bella me dit de me calmer.

Je lui dis de refermer le dentifrice. Trois jours après, le tube avait été remplacé par un distributeur à pompe sur notre tablette de salle de bain.

J'appelai moi-même Charlie et l'autorisait à m'appeler 'cher garçon" même si je détestais cela.

Je dis à Bella que j'aimais le jeté qu'elle avait mis sur le dossier du canapé même si je ne l'aimais pas. Ce n'était pas si dur que ça à supporter, j'ignorai donc cette chose. C'était chaud et doux malgré tout.

Je me souvenais comment c'était de vivre avec d'autres personnes à la maison lorsque le dernier caramel mou disparaissait et que je savais que ce n'était pas moi qui l'avait mangé. Je cherchai un endroit pour cacher mes gourmandises.

Je regardai NCIS parce que Bella aimait ça. Il me semblait que son caractère se rapprochait de celui de Gibbs mais je n'en fis pas mention.

J'achetai des tampons pour la première fois.

Plus tard ce jour-là j'y retournai pour une barre chocolatée grand format.

Je pris les garçons pour faire les courses alors que Bella avait une réunion et c'est ainsi que je m'aperçus que tout mon savoir-faire militaire n'était d'aucune utilité lorsqu'il s'agissait d'acheter de la nourriture avec eux quatre.

Je récupérai Jake et Sam à l'école et les amenaient acheter une nouvelle paire de chaussures parce qu'ils avaient tous les deux usées celles que Bella leur avait achetées il y avait seulement quelques mois.

Je vis Seth laver ses draps - ce qui n'était en aucun cas l'une de des ses obligations - ensuite je dus trouver un peu de temps pour lui donner des explications sur 'les rêves mouillés'. Il savait bien sûr, il était dans la chambre d'Emmett lorsque Mac avait eu cette conversation avec lui avant qu'il ne parte pour son dernier déploiement. Mais je pensai qu'un autre point de vue pourrait aider. C'était nécessairement diabolique. Nous étions aussi mortifiés l'un que l'autre et grandement soulagés quand ce moment délicat fut passé et je me donnai un B moins pour cette situation. Je me serai donné un vrai B sauf que je n'arrêtais pas de rougir et de bafouiller.

Puis je signai d'autres papiers qui me rendraient à la vie civile pour la première fois depuis vingt ans - ma vie entière d'adulte.


Pour de nombreuses raisons signer tous ces papiers avait été décevant. On m'avait donné un formulaire qui décrit les obligations financières de l'armée de terre à mon égard, mes obligations à leur égard en cas de besoin puis j'ai signé les papiers qui me séparait de l'armée.

Lorsque je sortis de ce bureau, j'étais retraité de l'armée à 39 ans.

Bella avait pris un jour de congé et nous nous retrouvâmes dans un petit café pour célébrer l'événement ensemble. Je l'embrassai à l'extérieur, longuement et avec fougue. "C'est mon premier baiser en tant que civil ... en ... 20 ans et quelque."

Elle rit. "C'est mon premier baiser avec un civil depuis presque autant de temps."

Je m'étais habillé en civil à la base, je portais un jeans et une chemise. J'avais bien une idée de comment je voulais fêter mon nouveau statut et je ne voulais pas que les compétences de Bella en matière de boutons soient sous-utilisées.

Nous commandâmes quelques sandwiches et je regardai Bella. Elle semblait avoir le cœur léger et être étourdie. Nous nous embrassions et rions comme des adolescents qui faisaient l'école buissonnière. Je caressai sa joue. "Tu sais... il y a quelque chose que je n'ai jamais fait... en tant que civil."

"Bowling?" plaisanta-t-elle. Je secouai la tête et lui sourit.

"Essaie encore."

Elle fit semblant de chercher.

"Jouer à des jeux vidéos?"

"Non," dis-je. "Tu n'es pas très bonne."

Elle soupira et secoua la tête. "Bon si ce n'est ni le bowling ni les jeux vidéos là c'est tout ce qui me vient à l'idée."

"Bon alors je suppose qu'il ne me reste qu'à te montrer... parce qu'un gentleman ne parle pas de ces choses-là."

Ses yeux devinrent menaçants et doux. "Tu sais quoi?" murmura-t-elle.

"Quoi?"

"Il y a quelque chose que je n'ai jamais fait avec un civil non plus," me sourit-elle. "Peut-être que nous devrions vérifier si tout fonctionne toujours ... sans uniforme, au lieu d'en parler."

Bella se dirigea vers la serveuse. "Nous voulons changer notre commande - nous voudrions l'emporter."

"J'aime quand les femmes prennent l'initiative," dis-je.


Nous dépassâmes tous les deux les limitations de vitesse. Nous arrivâmes ensemble précipitamment dans l'allée et avant de nous en rendre compte nous étions en train de nous embrasser devant la porte d'entrée. Nous tombâmes presque à l'intérieur de la maison quand l'un de nous, je ne suis pas bien sûr duquel, essaya d'ouvrir la porte.

Laissant derrière nous une trainée de vestes et de chaussures nous allâmes dans le salon. Nous avions deux heures avant que les garçons ne commencent à arriver de l'école et j'allais essayer de profiter au maximum de chacune de ces 120 minutes.

Nous n'avions jamais été vraiment seuls depuis que nous vivions ensemble. Je décidai qu'il fallait que nous baptisions le canapé. Je la fis s'appuyer et se pencher sur son dossier et elle poussa un petit cri quand je claquai son cul pour jouer. Elle se tortilla contre moi et je sentis mon excitation exploser jusque dans la stratosphère.

Ça allait être chaud et rapide et bestial.

"Tu as un cul magnifique," lui dis-je.

"Le tien n'est pas si mal," dit-elle faisant bouger son derrière contre moi. Elle commença à dire quelque chose d'autre mais c'est à ce moment là que je décidai de la débarrasser de sa jupe. Ensuite j'accrochai mes doigts à sa culotte et la fis descendre le long de ses jambes, prenant le temps de poser des baisers à l'arrière de ses genoux. Elle gémit et me poussa de son derrière pour me faire accélérer la manœuvre.

"Un peu de patience, baby," la calmai-je.

En réponse elle poussa des hanches contre moi et fit rouler son cul contre ma bite. D'accord, nous serons patients... plus tard. J'ouvris ma braguette et laissai sortir ma bite. Je suis presque sûr qu'elle poussa un soupir de soulagement. Et en deux secondes, j'étais enfoui au plus profond d'elle et nous criions tous les deux. C'était très réconfortant de savoir que nous n'avions pas à nous inquiéter d'être silencieux ou d'être surpris ou ...

Oh merde. C'était si bon.

Nous bougions nos hanches ensemble comme un marteau piqueur. Ce n'était ni doux ni digne. C'était juste ... merveilleux. Je savais que je ne pourrai pas tenir longtemps, alors j'enroulai ma main devant elle et pinçai et roulai gentiment son clitoris juste assez pour la chauffer. C'était le moins que je puisse faire étant le gentleman que j'e suis.

Je la sentis s'accrocher à moi et c'était tout ce dont j'avais besoin, j'attrapai ses hanches et la tirai vers moi très fort, tremblant tandis que je m'enfonçai encore plus profond en elle. Nous restâmes ainsi pendant quelques instants tous les deux tremblants et moites et instables sur nos pieds. Finalement je soupirai et passai mes bras autour d'elle, la tenant tout contre moi. Je l'embrassai dans le cou, toujours enfoui en elle mais pas aussi loin. Satané gravité. Avec un soupir je me retirai et elle s'affaissa contre moi.

"Bien..." souffla-t-elle. "C'est bon de savoir que tout fonctionne, bien que ce soit civil maintenant."

"Enfer oui," haletai-je.

Elle rit et tourna entre mes bras, sa jupe toujours retenue par sa taille et sa culotte pendant sur une de ses chevilles. Son chemisier était un peu déboutonné et mon trois pièces dépassait par dessus mon boxer qui était à mi-cuisse. Mon jeans était juste un peu plus bas. J'avais eu assez de présence d'esprit pour les enlever du chemin. Elégant n'est-ce pas?

"Alors... le sexe en civil est génial," murmura-t-elle.

"Nous devrions probablement pousser nos recherches plus loin," dis-je solennellement.

"Absolument," convint-elle. "Vite monte à la salle de bain!" Et sur ce elle partit comme une balle en perdant sa culotte en chemin. J'étais à mon désavantage car mon jeans m'entravait.

"Tu triches!" lui criai-je.

"Ne fais pas le bébé," me provoqua-t-elle. "Amène-toi par ici et montre-moi de quoi tu es fait."

J'enlevai mon jeans et courut après elle, priant que ma bite veuille bien coopérer et me laisse combler Bella une fois encore.

Elle le fit. Elle le fit. Et ce fut génial, putain. Le sexe civil était merveilleux, définitivement.


Plus tard quand les garçons furent rentrés, Bella et moi étions habillés et paraissions respectables. Nous avions rassemblé nos vêtements, pris une douche et nous les attendions en bas. Emmett demanda à voir ma nouvelle carte d'identité. Je pense qu'il voulait s'assurer que je l'avais réellement fait. Je la lui montrai de loin mais avec fierté.

Jake me dit que j'étais bien sur la photo. Il avait raison mais peu importait. Bella et moi commencions notre vie sans l'inquiétude d'un déploiement planant au-dessus de nos têtes. C'était fini à présent il était temps pour moi de me consacrer à ma famille.

Nous allâmes chez Pete ce soir-là et ça me rappela la première fois où nous étions venus. J'avais été un étranger. Ils étaient restés à l'écart de moi, largement inconnus et mystérieux. Maintenant j'étais avec eux et ils m'appartenait et j'étais aussi à eux.

Cette fois je pouvais comprendre leurs petites plaisanteries. Je pouvais leur poser des questions intelligentes sur l'école ou leurs amis. Ils me parlaient, même Emmett. Je m'aperçus que je surveillai automatiquement que la boisson de Jake ne soit pas trop proche du bord de la table ou qu'il mâchait avant d'avaler. Seth et moi discutions de musique. Emmett parlait de ses espoirs pour son équipe de foot et peut-être de son équipe de lutte aussi. Sam me dit que mon père lui avait envoyé un dvd sur un chien qui avait été sauvé, un peu comme Emily et comment elle avait sauvé la vie du garçon en aboyant au premier signe de fumée quand leur maison avait pris feu. La jambe de Bella était tout contre la mienne et sa main caressait ma cuisse ou mon bras ou mon épaule.

Je ne pense jamais avoir autant profité d'une pizza.


Puis la réalité revint et je réalisai que j'étais libéré. Les premiers jours passèrent rapidement. Je travaillai à la maison de Bella un peu et arrangeait les choses partout. Ensuite ce fut le week-end et nous amenâmes les garçons au cinéma le samedi et aux jeux le dimanche. Les week-end étaient toujours chargés.

Ensuite lundi de nouveau et Bella et les garçons allèrent à l'école me laissant seul à la maison. Jasper et moi avions fait notre offre pour le bar et elle avait été acceptée mais nous n'avions pas encore signé les papiers, la semaine prochaine. Je ne pouvais donc pas y entrer et commencer à nettoyer ou à faire des réparations.

Je m'ennuyais et étais de mauvaise humeur et presque désagréable. Heureusement M. Hoyt décida que je ne devais pas me morfondre et le premier lundi après mon départ de l'armée il frappa à ma porte après que Bella et les garçons soient partis.

Ça me faisait drôle d'être à nouveau seul dans cette maison, ça n'allait pas. C'était silencieux et vide. Ce silence était oppressant. Je décidai de me rendre utile, de faire la lessive et de mettre un poulet à décongeler. Je décidai d'allumer le grill, le temps s'améliorait et du poulet et des épis de maïs étaient tentants. C'était le genre de repas que je pouvais gérer. Ensuite je fis notre lit et aspirai le séjour. Emily me regardait comme si j'étais fou, peut-être parce que je lui parlais lui expliquant ce que je faisais et lui posais des questions.

Je la fis sortir. Puis rentrer, puis sortir à nouveau. Finalement elle rentra et je lui dis de rester tranquille. Elle remua la queue et se coucha devant la cheminée bien que le feu ne soit pas allumé.

Ensuite je rangeai la cuisine. Mais à dix heures du matin je n'avais plus grand chose à faire. J'avais fait tout ce que j'avais prévu. La retraite était un peu ennuyeuse.

Puis j'entendis frapper à la porte et j'en fus reconnaissant même si c'était un démarcheur, je lui aurais sûrement parlé juste pour passer le temps mais c'était M. Hoyt.

"Allons mon garçon," dit-il. "Nous allons voir des grossistes en restauration," annonça-t-il.

"Quoi?"

"Tu t'ennuies et deviens nerveux, donc je t'enlève pour faire quelque chose d'utile," dit-il en haussant les épaules.

Je pensai discuter ce dernier point et dire que je ne m'ennuyais pas. Mais c'était vrai. Vraiment. Alors je souris et pris mes clés. "Je vais conduire," offris-je.

"Oh ça oui," dit M. Hoyt.

Alors pour le reste de la journée M. Hoyt m'amena partout en ville. Nous avons regardé les plats, casseroles, assiettes, serviettes, couverts, tasses, mugs, petits paniers en plastique dans lesquels on sert les frites - et nous avons vu tout cela. Je n'achetai rien. Et enfer je ne pris même aucune décision. Mais j'avais une bonne idée de où trouver les choses et combien elles coûtaient. Il fallait que j'en discute longuement avec Jasper et avec mon frère.

Plus important, je m'étais investi dans quelque chose et les heures étaient vite passées. Il était tard dans l'après midi lorsque je me garais dans l'allée. "Hey je fais faire griller du poulet. Pourquoi ne viendriez-vous pas manger avec nous ce soir?"

Il parut surpris par cette invitation ce qui me rendit honteux de ne pas l'avoir fait plus tôt. Les garçons seraient ravis de le voir et il flirterait avec Bella la faisant rire et taper sur son bras, elle l'appellerait 'voyou' ce qui le ferait rougir comme une tomate. C'était plutôt mignon à regarder.

"D'accord merci," dit-il finalement. "Est-ce que j'amène quelque chose?"

"Non, juste vous," dis-je.

Il hocha la tête. "D'accord, alors je viens à ...?"

"Disons dans une heure et demi environ? Le dîner ne sera pas prêt mais il sera bien avancé." Je jetai un coup d'œil à ma montre. "Bella sera de retour dans une heure. Et les garçons un peu plus tôt." Emmett devait déjà être là, il rentrait en bus et avait une clé.

"C'est parfait," dit-il. Ensuite il me fit un sourire heureux et il retourna lentement chez lui. J'avais oublié combien j'aimais ce vieil homme. Nous devrions trainer ensemble plus souvent, pensai-je.


Dès demain je posterai un bonus qui est rattaché à ce chapitre,

en attendant passez une agréable journée!