THE BIGGER THEY ARE de LadyExcalibur2010

CHAPITRE 70

Parier sur la vie

"Admets-le," dit la voix tranquille de Bella dans la voiture.

" En général j'admets beaucoup de choses," répondis-je. "Mais que veux-tu que j'admette en particulier? " Je lui jetai un coup d'œil amusé.

"Tu ne veux pas les laisser." On dirait qu'elle essayait de se retenir de rire et elle rencontra mon regard.

"Quitter qui?" Joue serré. Sauve ta fierté.

Elle souffla doucement me faisant savoir qu'elle avait vu en moi - juste ce qu'elle faisait toujours. "Les garçons, gros crétin."

"Quels garçons?" A présent je ne pouvais pas laisser tomber et je laissai un petit sourire apparaitre.

"Nos garçons," et un sourire joua sur ses lèvres. Je lui jetai un rapide coup d'œil et puis retournai à la route. La sécurité en premier.

"J'aime la musique de ces mots," observai-je dans un murmure. Elle m'entendit bien sûr.

"Ouais," dit-elle. "Moi aussi."

Sa main trouva la mienne et nous tombâmes dans un silence amical pendant un moment. "Est-ce que tu vas me dire où nous allons?"

"Bon ce soir nous resterons dans un hôtel," dis-je. "Et demain nous arriverons à destination."

"Voudrais-tu partager me dire quelle est notre destination?"

Je commençai à devenir nerveux. Ce qui m'avait paru être une bonne idée romantique commençait maintenant à me paraitre stupide et vraiment égoïste. Et si Bella préférait jouer les touristes pour notre lune de miel? J'aurais dû choisir un endroit excitant comme San Francisco ou Los Angeles ou New-York ou Las Vegas. Ces destinations auraient fait exploser le budget mais ça aurait été faisable. Mais je ne lui offrais rien d'autre que de la vie privée et des moments de solitude avec moi, le gars avec qui elle était déjà coincée pour le reste de sa vie. Avant que je puisse partir en mode panique complète elle serra ma main.

"Edward?"

Je pris une profonde inspiration. "Désolé, je suis juste..."

"En train d'avoir une crise de panique à cause de tes inquiétudes?" taquina-t-elle gentiment.

"Quelque chose comme ça," admis-je. "Ecoute, quand je te dirai où nous allons pour notre lune de miel, garde à l'esprit je t'en prie que j'avais les meilleures intentions. Honnêtement je voulais juste être seul avec toi."

"Et maintenant tu ne veux plus?" J'entendis un rire retenu dans sa voix.

"Oh si bien sûr," dis-je. "Plus que tout." Je levai sa main à mes lèvres et y posai un baiser.

"Ok alors pourquoi ne veux-tu pas me dire où nous allons?"

"Bon en fait pour y aller il faut six ou sept heures de voiture. Alors ce soir j'ai pris des réservations à une heure de la ville. Et demain...?"

"Et demain?"

"Bon j'ai loué un chalet près des Smoky Mountains*," dis-je rapidement en espérant que ça paraisse mieux de cette façon. Pas de chance. "J'ai déjà pris les dispositions pour la nourriture et le reste. Je ferai la cuisine si nous décidons d'y manger. Je ne te demanderai jamais de cuisiner pendant notre lune de miel et je n'ai jamais..."

"Edward," M'interrompit-elle

"Ouais?"

"Arrête de t'excuser," me dit-elle. C'est elle qui leva ma main et embrassa chaque phalange. "Ça me parait parfait. Je veux juste profiter de mon temps avec mon nouveau mari."

"Alors d'accord," dis-je avec un soupir de soulagement. "En route pour les montagnes."

Elle rigola et secoua la tête. "Tu es idiot mais je t'aime beaucoup."

Soudain notre lune de miel fut à nouveau romantique.


Nous avions été trop épuisés par tous les évènements de la journée pour faire plus que des cajoleries avant que je sente Bella s'endormir contre moi. L'hôtel était agréable mais j'étais heureux de n'y passer que la nuit. Si les photos du chalet étaient vraies notre petit nid allait être à la fois confortable et propice à la romance.

Bella était chaude et bien blottie contre moi. La connaissant j'avais le sentiment que je serai réveillé tôt demain matin. Ses mains se promèneraient partout et sa voix me chuchoterait des choses coquines. C'était toujours un agréable moyen de se réveiller.

Je pouvais sentir la fatigue me submerger mais ma tête ne voulait pas s'arrêter.

Je rejouais les moments avant que nous partions pour notre lune de miel. Les garçons s'étaient réunis pour nous dire au revoir à l'écart des regards indiscrets des clients. Charlie et Renée, Will et Josh nous avaient déjà dit au revoir avec de longues étreintes pour Bella. Ma mère et mon père avaient souhaité la bienvenue à Bella et aux garçons une fois de plus. Masen et Alyssa avaient embrassé tout le monde au grand dam d'Emmett.

Mais là c'était juste les garçons et moi et nous attendions que Bella sorte de la pièce où elle était en train de se changer pour des vêtements plus confortables. "Alors... les gars ça va aller?" leur demandai-je.

Quatre hochements de têtes brunes.

"Et vous nous appellerez une fois par jour?" les incitai-je.

Quatre nouveaux hochements de tête et quelques yeux roulèrent. Emmett. Je le regardai et il sourit.

"Et vous ne causerez pas d'ennuis à vos grands-parents," demandai-je.

"Ouah, tu es vraiment bon pour ça," fit remarquer Emmett.

"Pour quoi?"' demandai-je alarmé.

Le sourire d'Emmett s'élargit. "Toutes ces obligations parentales." Bien que ses paroles soient taquines il n'y avait rien d'irrespectueux dans sa voix.

"Ouais, bon j'ai eu un bon professeur, " lui dis-je. "Votre maman... elle peut me donner des leçons concernant tout ça."

Seth roula des yeux ouvertement à présent. "Raconte."

Jake fit son chemin parmi les autres et me prit par la main. "Où est-ce que tu l'amènes Pops?"

C'était la quatrième fois en quinze minutes qu'il m'appelait ainsi. C'est comme s'il le faisait à chaque fois qu'il pouvait. Si je n'avais pas la gorge serrée ça m'aurait fait rire. Mais comme elle était serrée, je clignai des yeux pour chasser les larmes. Stupides larmes. "C'est un secret," lui dis-je en ébouriffant ses cheveux.

"Oui mais tu peux nous le dire à nous," insista-t-il. "On le lui répètera pas."

"On vous le dira demain," le rassurai-je. Il fronça les sourcils un instant et ensuite son visage s'éclaira.

"Est-ce que vous nous ramènerez quelque chose, Pops?" demanda-t-il en me regardant à travers ses cils.

"Je suis sûr qu'on pourra s'occuper de ça," répondis-je et il poussa un cri de joie.

Puis la porte s'ouvrit et Bella fut là dans une jupe noire simple et un chemisier blanc, paraissant si belle qu'on pourrait la manger ou au moins la lécher à plusieurs reprises.

Sam fut le premier à s'approcher de sa mère pour lui dire au revoir. Elle lui chuchota quelque chose à l'oreille ainsi qu'à chacun de ses fils au fur et à mesure qu'ils défilaient. Les oreilles d'Emmett devinrent toutes rouges et il hocha la tête. Seth sourit, Sam lui fit un bisou sur la joue et la serra fort. Les yeux de Jake se tournèrent vers moi une fois que sa mère lui eut parlé et il sourit largement. "Oui, moi aussi," lui répondit-il.

Il s'alignèrent sur le trottoir pour nous regarder partir. Emmett ferait en sorte qu'ils rentrent tous mais je me suis retrouvé à apprécier ces moments seul avec eux. C'était plus difficile que ce que j'avais imaginé de monter dans cette voiture et de s'éloigner d'eux. Je savais qu'il ne s'écoulerait que cinq jours avant que je ne les revoie. Nous voulions être rentrés pour le 4 juillet pour de multiples raisons.

J'étais prêt à rentrer dans mon siège de conducteur lorsqu'Emmett m'interpella. "Sois prudent... Pops!"

Ce fut la première fois qu'il m'appela ainsi et je fus surpris de pouvoir encore respirer avec l'énorme boule qui bloquait ma gorge. Je toussai et hochai la tête. Pas la peine d'être si ému Cullen. Je fis un signe de la main. "On vous aime tous," répondis-je. "Nous serons de retour bientôt."

Et nous nous éloignâmes. Moi luttant contre les larmes, Bella toute excitée apparemment. Peut-être que ça deviendrait plus facile avec le temps me rassurai-je. Peut-être. Mais dès à présent ils me manquaient déjà.


Je me réveillai en poussant un grognement. Puis je sentis des lèvres chaudes sur mon torse. Et oui ma tentatrice ninja s'était assez reposée pour recharger ses batteries. Je posai ma main dans ses cheveux et elle descendit le long de mon torse puis de mon ventre - tout droit vers la terre promise. Alléluia!

"Putain..." sifflai-je quand ses lèvres m'enserrèrent. Je fis un petit rire mais les vibrations me firent tout simplement pousser contre sa bouche.

Et elle se demandait pourquoi j'étais du matin...


J'arrivai dans l'allée où se trouvait notre chalet. Nous étions allés récupérer les clés à l'agence immobilière et on nous avait expliqué le parcours. On nous promit aussi que nous n'aurions pas besoin de sortir car la cuisine avait été bien approvisionnée.

Bella sortit de la voiture et je décidai que je pouvais faire ce que voulait la tradition, porter la mariée pour franchir le seuil. Au lieu de la laisser monter les quelques marches qui menaient à l'entrée, je la soulevais dans mes bras et remerciais toutes les puissances d'avoir continué le sport après ma retraite. Je fis un petit grognement qui était surtout pour l'effet. Elle me tapa sur le bras en guise de représailles. "N'y pense même pas," m'avertit-elle.

Je nous conduisis jusqu'à la porte et réalisai que j'avais encore les clés dans ma poche. Raté pour le doux et le moelleux. "Euh... Bella?"

"Oui?" Je pouvais dire en entendant sa voix qu'elle savait quel était le problème.

"Euh... pourrais-tu attraper les clés dans ma poche droite?"

"Quelles clés?"

"Bella," l'avertis-je, "Dépêche-toi ou je te pose."

"Es-tu en train de me dire que je suis grosse?" demanda-t-elle. Elle pencha la tête pour m'observer comme si j'étais un curieux spécimen.

"Jamais même pas dans un million d'années," contrai-je rapidement et ensuite je l'entendis rire. "Bella sérieusement je suis un vieil homme. Je ne peux pas rester là pour toujours à te porter... même si tu es une fleur délicate."

Una autre ricanement, celui là amusé et dégoûté. "Une fleur délicate?"

"Bella..."

"Ok ok," marmonna-t-elle. Et je sentis ses doigts autour des clés.

Elle les sortit avec un petit cri de victoire. Elle me regarda et se pencha pour déverrouiller la porte. En équipe nous étions imbattables.

Je passai la porte et nous entrâmes. J'avais prévu de la garder encore quelques secondes, juste pour le show. Puis je la déposai et retins un soupir de soulagement. Sport ou pas c'était plus difficile que si j'avais dix ans de moins même pour porter une femme comme Bella. Vieillir, pensai-je encore une fois, n'était pas pour les faibles de cœur.

Elle regarda l'intérieur et ensuite se rapprocha des grandes portes qui donnait sur la terrasse à l'arrière. Elle les ouvrit et sortit. "Waouh... " souffla-t-elle tandis que je la rejoignis.

"Waouh..." convins-je. Il y avait un assez grand ruisseau qui coulait environ trois mètres en dessous de nous. Un petit pont le traversait et menait à un chemin de l'autre côté. Et les forêts s'étendaient partout où on pouvait voir. D'ici on n'entendait pas la circulation. C'était comme si nous étions seuls au monde, l'endroit parfait pour commencer notre vie de jeunes mariés.

Elle se colla contre moi. "C'est parfait." Ses mots reflétaient mes propres pensées et je l'étreignis.

"Après que j'aie tout prévu il m'a semblé que tu aurais peut-être voulu davantage jouer les touristes et tout ça."

"On fera ça avec les garçons le mois prochain en Floride," fit-elle remarquer.

"Oui, c'est vrai mais c'est notre lune de miel et je ..."

"Edward?"

"Oui?"

"Tu recommences," dit-elle doucement.

"Quoi?"

"A t'inquiéter."

"Désolé je n'ai jamais été un mari avant et j'ai peur de tout gâcher," admis-je.

"Crois-moi tu l'as cette chose," m'assura-t-elle.


Nous étions au lit après avoir passé un après-midi satisfaisant à faire l'amour, à paresser et à parler. Les doigts minces de Bella étaient liés aux miens et nous étions blottis l'un contre l'autre dans le grand lit. C'était un lit ordinaire ni rond ni en forme de cœur mais il était parfait pour une lune de miel. Il était grand et accueillant et je sentais les draps doux contre ma peau. Bella était encore plus douce, bien sûr et plus chaude aussi.

"Edward?" dit-elle pendant une courte accalmie dans la conversation.

"Oui?" Je me sentais somnolent et repu.

"Euh... on peut parler?" J'étais trop fatigué pour être inquiet mais je fronçai les sourcils quand même.

"Quoi? Nous ne sommes mariés que depuis vingt-quatre heures et nous avons déjà besoin de parler?" Elle sourit et se blottit un peu plus contre moi. "C'est sans doute une sorte de record."

"Oui," dit-elle. "Rien de mauvais, je voulais juste avoir ton avis sur quelque chose."

"Je ne peux pas réfléchir en ce moment," dis-je d'une voix trainante. "Tu m'as pris toute mon énergie... littéralement."

Elle rigola et mordilla mon mamelon. C'était sa façon de procéder lorsqu'elle voulait avoir toute mon attention et me remettre les idées en place. Je ne la comprendrais jamais même si nous passions mille ans ensemble. Mais ça ne me dérangeait pas.

"Je suis sérieuse," me réprimanda-t-elle.

"Moi aussi," lui dis-je. "Mon cerveau... est en bouillie. Il n'y a plus rien là. Reviens demain quand j'aurai retrouvé mes esprits."

"Edward..."

Je soupirai et essayai de me réveiller. "D'accord, d'accord..." murmurai-je. J'ouvris les yeux et la fixai. "Voilà... tu es contente maintenant?"

"Je suis toujours contente," chuchota-t-elle.

"Oh, oh, tu me flattes ça veut dire que ça ne va pas être bon."

"Ecoute juste, d'accord?"

"J'écoute," lui dis-je en lui faisant un petit salut.

Elle changea de position et se retrouva à cheval sur moi alors que je m'étais assis et appuyé contre la tête du lit. Bien sûr cette position me fit venir des pensées peu chastes et ce ne fut pas seulement mon cerveau qui se réveilla.

Elle regarda ma gaule, elle rit et secoua la tête. "Garde cette pensée, " me demanda-t-elle.

"D'accord," grondai-je.

Se penchant elle m'embrassa. "Je veux te parler de contraception."

"Waouh... je ne l'avais pas vu venir celle-là," admis-je.

"Alors qu'en penses-tu?"

"Euh... c'est bien si nous ne voulons pas de bébé et inutile si nous en voulons," supposai-je.

Elle roula des yeux. "Non... enfin si." Elle respira à fond. "Je veux arrêter de prendre la pilule dans quatre mois au lieu de six."

"D'accord," acceptai-je et je la tirais pour l'embrasser.

Elle me repoussa. "Attends, quoi?" Pour quoi ne pouvons-nous pas en parler?"

"On vient de le faire," lui dis-je. "Quatre mois, j'ai bien retenu."

Nos lèvres se touchaient et je voulus continuer. Bella cependant me repoussa à nouveau. "Et c'est tout?"

"Oui c'est tout," dis-je avec un hochement de tête.

Elle se rassit ce qui fit que sa féminité se retrouva sur ma masculinité, ce qui n'aidait en rien à ce moment là. Puis ses yeux se plissèrent. "D'accord que vas-tu dire si je te disais que je veux arrêter de prendre la pilule dans trois mois?"

Comme si j'allais discuter à propos de quatre petites semaines?

"D'accord, trois mois," acceptai-je avec un haussement d'épaule.

"On ne peut pas en discuter?"

"On le fait?" dis-je. "Alors... trois mois?"

"Oui je suppose," elle paraissait hésitante. Alors il fallait sûrement que je pousse les choses un peu plus loin.

"Je te verrai dans trois mois alors et on verra ce qu'on peut faire," offris-je. On pouvait être deux à jouer à ce jeu-là Mme Cullen.

"D'accord." Puis elle fronça les sourcils. "Attends... est-ce que ça veut dire que je peux arrêter plus tôt ou plus tard?"

"Plus tôt, bien sûr," répondis-je. "On attend deux mois." Et voilà. Tu vois. C'était une question de semaines. Quelle différence cela faisait-il?

Son expression devint plus sournoise. "Alors si je te dis seulement un mois?" Nous n'en étions plus à un mois prêt pas vrai? Je n'étais pas sûr. Et visiblement Bella non plus.

"Je te l'ai dit ... c'est bon." Peu importait. Je n'avais pas envie de compter. J'avais perdu le compte des mois déjà, quoi qu'il en soit.

Ses yeux étaient chaleureux et ses lèvres aussi. "Eh bien si nous réduisions notre temps d'attente de ... cinq mois?" Je hochai la tête. "Alors pourquoi attendre?"

"Oui pourquoi?" dis-je.

"C'est vrai?"

"Oui marché conclu," affirmai-je. Je tendis ma main vers la table de chevet là où ses pilules étaient posées. Je les pris, les lui montrai et les jetai dans la poubelle qui était à quelques mètres. "Voilà. Tu vois. Je m'en suis occupé."

"Tu es vraiment très sûr de toi Cullen, pas vrai?"

"Tu devrais juste faire attention Bella ça pourrait marcher au premier essai," plaisantai-je. J'attrapai mon trois pièces. "C'est une arme dangereuse," dis-je en secouant un peu ma queue.

Elle ricana. "Typiquement masculin," se moqua-t-elle.

Je glissai un petit peu et dans cette position je pouvais m'immiscer en elle. Elle siffla en se cambrant et je fis le petit mouvement de hanches qu'elle aimait tant. Ses yeux se révulsèrent. "D'abord... une attaque surprise," murmurai-je en bougeant en elle doucement mais régulièrement.

"Euh... Euh..."

Je la tins par les hanches. "Ensuite tu t'assures que l'arme est bien à sa place." Je poussai fortement.

"Tout parait en ordre, " murmura-t-elle les yeux toujours fermés.

"Tout le temps," marmonnai-je. "Dieu que j'aime être à l'intérieur de toi." Toutes mes pensées claires partirent par la fenêtre et il n'y eut plus que la sensation d'être en elle. Et bien que je sache que notre fertilité n'avait pas changé depuis la dernière fois que nous avions fait l'amour, cela parut différent.

Il semblait que nous étions là en train d'essayer de faire un bébé.

Je sais que ça ne marchait pas comme ça mais c'est comme ça que je me sentais.

Je me forçai à ouvrir les yeux et à la regarder pendant que je bougeais. J'aimais la façon dont sa poitrine rougissait lorsqu'elle s'approchait de l'orgasme. J'aimais la façon dont elle mordillait sa lèvre quand elle essayait de se retenir. J'aimais les petits bruits et soupirs qu'elle faisait pendant que je bougeais. J'aimais la façon dont elle tortillait ses hanches quand elle voulait que je prenne son rythme et la petite moue qu'elle ferait lorsque je continuerai sur mon rythme lent et régulier.

Puis ses yeux s'ouvrirent tout d'un coup et ils étaient brillants et je savais qu'elle aussi sentait cette différence. Nous avions pris une décision et une décision importante. L'idée de faire un bébé donnait une nouvelle dimension à nos ébats. C'était nouveau et d'une certaine manière, plus sérieux qu'auparavant.

C'était presque ... sacré. C'était un mot fort mais il convenait.

A nos âges nous n'avions pas le luxe d'attendre et nous faisions un pari sur la vie. Faire des choix arbitraires ne servait à rien. Nous voulions un bébé purement et simplement.

Puis son corps se resserra autour de moi et je sentis l'orgasme nous submerger elle et moi. Et je me demandai si un jour une partie de moi trouverait sa partie à elle et...

Et il y aurait un nouvel être humain.

Mi Bella. Mi-Edward. Nous.


Une fois de plus nous paressions au lit. Les doigts de Bella jouaient sur mon torse mais ma queue était hors jeu. Elle appréciait une sieste de récupération. J'avais prévu de la rejoindre très bientôt.

"Tu ne m'as pas demandé pourquoi j'avais changé d'idée," murmura-t-elle finalement. Elle paraissait aussi ensommeillée que moi.

Je haussai les épaules. "Peu importe les raisons, je suis sûr qu'elles sont très bonnes." Je sentis mes yeux se fermer et le sommeil frappait à la porte.

Mais Bella continuait à parler alors je fis l'effort de ne pas m'endormir. Et c'était difficile. "J'en ai parlé à mon docteur et elle m'a dit que ça me prendrait plus de temps d'être enceinte à cause de mon âge."

"Ouais?" une syllabe c'était tout ce dont j'étais capable.

"Comme si mes œufs devenaient obsolètes ou quelque chose," dit-elle avec un petit reniflement.

"Idiote," plaisantai-je. "Tout en toi est très frais."

"Non sérieusement," insista-t-elle. Je me forçai à ouvrir les yeux si je ne voulais pas sombrer. "Elle m'a dit que ça pourrait prendre du temps et que je ne devrais manquer aucune occasion... "

"D'accord." Nous en avions discuté et avions pris la décision. Pourquoi ne pouvait-on pas dormir maintenant?

Elle soupira. "Tu es à moitié endormi n'est-ce pas?"

"En chemin en tous cas," acceptai-je. Je caressai sa gorge et l'attirai encore plus près, ce qui voulait dire que je voulais rentrer dans sa peau. "Juste pour que tu le saches je vais aimer essayer de faire un bébé avec toi."

Elle rit et se détendit contre moi. Pas besoin d'autres mots et je fermai les yeux et me laissai glisser dans le sommeil.

...

* Parc national situé dans le Tennessee et la Caroline du Nord.