Yop voilà l'arrivée de l'année 5 ! J'adore cette année car Ombrage est une vraie sadique sans coeur comme on aime détester xD Le Big four va comprendre leur douleur mais pas qu'avec elle. Il y aura un autre soucis du nom de Frollo 3:) Bonne lecture! Et merci pour les reviews khalice ca me fais très plaisir :)

Chp 1: Lien Familial et Manipulation

Durant l'été caniculaire de 1995, les sorciers furent remués par la sortie du Sorcier Hebdo. Le journal faisait part de la rumeur sur Voldemort. Mais celui-ci ne parlait pas de son retour bien au contraire, Rita Skeeter avec la complicité du ministère de la magie avait écrit des articles expliquant la folie de Dumbledore. Le directeur qui clamait haut et fort le retour du mage noir fut démenti en quelques pages à peine, ce que malheureusement, la majorité de sorciers crurent. Sur les pages suivantes étaient nommés Harry Potter et les membres du Big Four comme des jeunes personnes en manque d'attention et d'amour. Cherchant à tout prix la célébrité. Le retour de Voldemort fut caché et désavoué au monde entier.

Le ministre de la magie s'en frottait les mains. Il avait réussi à tasser cette histoire aberrante sur Voldemort. Il était fier de son plus fidèle conseiller qui le regardait avec un sourire non dissimulé:

- Vous voyez, il ne fallait pas autant s'inquiéter monsieur Fudge. Un petit article dans le journal et la rumeur sans fondement a été enrayée. On dirait vraiment que Dumbledore veut prendre votre place, vous devriez faire attention.

Le ministre de la magie s'essuya le front avec un petit mouchoir et regarda son interlocuteur boire son thé chaud.

- Vous avez raison Frollo, je ne dois pas me laisser marcher sur les pieds par ce vieux fou et ses délires séniles. Comme si le mage noir pouvait être de retour c'est de la folie!

Le juge Claude Frollo sourit dans sa tasse:

- En effet, ce n'est que stupidité. Je l'ai toujours dit ce vieil homme est dangereux et la célébrité autour de Monsieur Potter ainsi que ses amis les rendent bien trop présomptueux.

Il posa sa tasse et croisa les doigts sur ses genoux:

- Je pense qu'il faudrait faire taire ces jeunes sorciers. Sinon ils vont répandre la rumeur dans tout Poudlard lors de leur prochaine année d'école.

Fudge se tritura les mains nerveusement. Il regarda par la fenêtre:

- Ces pauvres enfants sont sous la coupe de Dumbledore, ils n'y peuvent rien. Laissons-les parler, les adultes savent la vérité eux. Et tôt ou tard leur récit changera. Ce n'est pas comme si un danger nous menaçait de toute façon.

Le ministre sourit enfin, fier de son raisonnement. Il laissa le juge Frollo terminer son thé. Se retrouvant seul, Claude serra les dents. Il avait réussi à manipuler le ministre pour qu'il s'occupe de faire répandre un démenti sur Voldemort dans les journaux mais il n'avait toujours pas réussi à éloigner les sorciers de Dumbledore et de Poudlard. Il fallait qu'il trouve un moyen pour que Voldemort puisse récupérer son petit cousin, et qu'il se débarrasse des autres. Le juge devait aussi faire en sorte que son retour reste secret pour que son maître puisse agir en toute liberté. Il avait également un autre travail à faire à Azkaban. Pour que le monde devienne enfin plus propre, il ferait n'importe quoi.

Soudain la porte s'ouvrit sur Dolorès Ombrage et le jeune Hans. L'employée du ministère, Ombrage, était une proche de Frollo et suivait ses préceptes de purification moldue à la lettre. Elle adorait cet homme, elle l'admirait même. Ne se doutant pas un seul instant que c'était un Mangemort et qu'il ne travaillait que dans le but de détruire le ministère et le monde actuel. La femme vêtue de rose bonbon, entra donc, avec son air guindé:

- Monsieur Frollo, ce jeune homme vous demandait dans le hall, je l'ai donc amené jusqu'à vous.

Toute excuse était bonne pour le voir. Le juge sourit et pria aux deux sorciers de s'asseoir.

- Je te remercie Dolorès, j'avais justement un rendez-vous avec lui.

Il fit mine de se masser la tempe, ayant enfin trouvé la personne idéale à son problème.

- Un problème Monsieur?

- Ah c'est ces jeunes sorciers qui racontent un peu partout que ce mage noir serait de retour. C'est intolérable, et certaines personnes y croient. Je ne sais plus quoi faire pour qu'ils se taisent. Bientôt ils engrèneront tout Poudlard puis iront jusqu'au ministère.

Dolorès serra les dents et le regarda droit dans les yeux:

- Oui c'est vraiment insupportable. Si seulement on pouvait faire quelque chose contre ça.

Hans regarda avec ravissement son mentor manipuler Dolorès:

- J'y ai pensé plusieurs fois vous savez. Comme faire en sorte qu'ils n'aillent pas à Poudlard cette année pour les isoler et peut-être même les amener à Azkaban pour qu'ils se repentissent de leur stupidités.

Ombrage fut surprise un moment puis regarda la tasse vide sur la table. Elle joua avec un de ses pompons roses sur sa robe:

- C'est une idée fantastique mais infaisable malheureusement, dit-elle tristement.

Frollo posa sa main sur celle de son admiratrice qui rougit un peu sur ses joues rondes:

- Vous avez sûrement raison, ce n'est que pure folie d'avoir pensé à envoyer des détraqueurs à leurs trousses pour les pousser à utiliser un sort et à devoir se faire réprimander pour cela. Je n'oserais pas utiliser une telle sournoiserie au vu de mon statut.

Dolorès ouvrit un peu la bouche puis la referma. Elle réfléchit. Frollo se remit dans son siège:

- Laissons-les donc colporter cette affreuse rumeur et voir le monde des sorciers tomber sous la panique, nous n'avons aucune autre option.

Il sourit dans sa tunique et laissa Ombrage froncer les sourcils. C'était trop facile, bien trop facile pour être amusant. Hans se frotta les mains.

A Azkaban, loin de se douter de toutes ces manigances, Raiponce pénétra dans une énorme salle en pierre gardée par dix détraqueurs. La salle était tenue par des Aurors qui veillaient sur les détenus qui recevaient de la visite. La blondinette se tortillait les mains sur un banc en attendant qu'Astoria arrive. Celle-ci apparut calmement les mains liées par un sort magique et tenue par deux Aurors. Elle s'assit en face de sa prétendue fille. La Serdaigle la détailla et remarqua que sa peau commençait de nouveau à se flétrir. Elle faillit se faire attendrir par cette vieille femme aux cheveux grisonnants quand sa mère fronça les sourcils d'un regard froid.

- Tiens, qui viens me rendre visite, ma traîtresse de fille.

Raiponce se raidit et serra les pans de sa robe violette:

- Je ne vous ai pas trahie c'est vous qui avez tenté de m'enfermer et de tuer mon... mon petit ami.

Gothel eut un fou rire:

- Petit ami? Ce Frost? Mon dieu comme tu vas en baver ma pauvre fille. Il se chargera lui-même de te tuer et toi tu ne verras rien venir. Toujours aussi naïve, c'est pathétique. Je ne faisais que de te sauver la vie mais tu persistes à vouloir être en danger.

La blonde serra les dents:

- Vous ne dites que des sornettes comme toujours! Votre but a donc été uniquement de me garder enfermée dans la tour!? C'est pour ça que vous m'avez recueillie!?

Elle haussa le ton et remarqua que les Aurors la dévisageaient. Elle se tut et regarda Astoria sourire. Elle avait un air vraiment sadique qui donnait froid dans le dos:

- Je vais t'avouer un petit secret. Je ne t'aime pas Raiponce, je te déteste même. Tout ce qui m'intéresse c'est ta chevelure dorée qu'on ne peut pas couper. Si j'avais pu les sectionner, tu serais morte dès que je t'avais en ma possession en bébé. En fait, je te hais tellement que j'ai envie de te frapper à mort. Si tu n'avais pas existé je n'aurais pas eu besoin de me coltiner une jeune sang-de-bourbe dans les pattes. Te nourrir, te changer, te soigner, c'était un réel supplice mais cela a été pire quand mademoiselle faisait ses caprices. Une vraie pleurnicheuse. Oh oui, j'aurais voulu que jamais tu ne voies le jour et que ma fleur reste intacte.

La blonde écouta ces paroles alors que son cœur fondit en miettes. Les larmes ne purent que couler sur ses joues pendant que ses mains tremblaient de rage:

- Comment ai-je pu... Etre si naïve à votre sujet... Jamais vous n'avez voulu être ma mère.

- Bien sûr que non, continua Astoria méchamment, et ne crois pas que j'en ai fini avec toi.

Elle se rapprocha de sa fille, puis la fixa les yeux dans les yeux:

- Je ne serais pas ici éternellement, et lorsque je serais dehors, mon seul et unique but sera de te retrouver pour t'enfermer à jamais dans une tour. Mais je ne jouerais plus à la maman, oh ça non, je te torturerais tous les jours, juste pour mon bon plaisir. Je prendrais mon pied à te voir pleurer à genoux, toi qui tenais tant à me défier! Je deviendrais ton pire cauchemar et ce parce que tu as fait l'erreur de t'opposer à moi. Personne, oui personne ne me résiste, c'est clair!?

La blonde recula sur son siège et se leva précipitamment. Les Aurors arrivèrent pour retenir Astoria qui avait envie d'étrangler Raiponce. L'un d'entre eux prit la jeune fille dans ses bras qui ne tenait plus debout. Elle se murmura à elle même:

- Je n'ai pas de famille, je n'en ai jamais eu... Tout n'est que mensonge, je suis seule au monde...

Elle se laissa aller contre le jeune sorcier qui soupira et ordonna le renvoi de Gothel dans sa cellule. Celle-ci se mit à hurler:

- Un jour je reviendrais te chercher ! Je te torturais ! Haha haha! Tes cheveux sont à moi!

Quand Astoria fut maîtrisée et remise en prison, Raiponce partit à toute vitesse dehors. Elle passa devant la cour extérieure en larmes. Son corps se mit à frémir lorsqu'un homme la fixa avec attention. Elle l'avait déjà vu quelque part et il montra ses grandes dents pointues. C'était Pitch qui semblait fort ravi derrière l'épaisse clôture magique. La Serdaigle fila à toute allure, cela avait été une mauvaise idée d'y aller... Dès sa sortie elle fonça dans les bras de Mérida qui paniqua:

- Qu'est-ce qu'il se passe? Elle t'a dit quoi cette sale...

- Mérida surveille ton langage! La coupa Elinor. Allez rentrons...

Elinor caressa les cheveux de la pauvre enfant et soupira tristement. La mère Weasley n'avait pas connu Astoria Gothel mais de par l'expérience avec sa mère Mangemort et Serpentard, elle se doutait bien de la cruauté que pouvait donner ce genre de personne. Elle y songea longuement lors du trajet retour et pensa que Voldemort était de nouveau là. Que sa fille et elle même étaient en danger. Il faudrait vraiment qu'elle contacte Dumbledore sur ce point. Elle allait le faire dès son retour.

Dans la même optique d'obtenir des réponses de ses parents adoptifs et surtout du patriarche, Jack Frost décida de s'entretenir avec Lucius Malefoy. Celui-ci s'en doutait et lui avait demandé de le rejoindre dans son bureau bien au frais dans les sous-sols. Loin de Drago et de Narcissa. Quand Jack pénétra dans cette pièce sombre mais confortable, il n'osa dire mot et s'assit sur un siège en cuir vert. Lucius en face de son bureau, posa son livre et sa canne. Il soupira et regarda le plafond alors que le silence s'installait.

- Je sais que tu aimes le froid, je pense que cette pièce doit te convenir, Jack.

- Oui.

Ils n'osèrent pas entamer la conversation fatidique. Lucius dut se résigner alors que le jeune garçon le fixait méchamment.

- ... Tu voulais me parler et là tu ne dis rien. Sors donc tout ce qui te tracasse qu'on en finisse.

Le Serpentard serra les poings puis se détendit un peu:

- Je suis en colère. Trop en colère...

Jack respira un bon coup et leva la tête vers Lucius:

- Je vous ai toujours détesté quand j'étais petit. Vous n'avez donné d'amour qu'à Drago et moi je n'étais qu'un fantôme à vos yeux. Pourtant récemment, enfin vous avez posé vos yeux sur moi et m'avez félicité! Depuis la seconde année à Poudlard je commençais à me sentir revivre. Avoir un pseudo père qui pense à moi c'était tout ce que je demandais. Mais finalement tout n'était que mensonge, tout ça n'était que pour votre seigneur des ténèbres et rien d'autre! Bien sûr me prévenir de son retour était hors de question, je ne suis pas si précieux que Drago. J'en ai assez de chercher à vous comprendre et de finir par me faire blesser. Puis après ce que j'ai appris, je n'ai plus de confiance à accorder à personne. Je ne suis qu'un parent de Voldemort après tout.

Lucius Malefoy écouta tranquillement ses paroles lourdes de ressentiment. Il comprit. Une fois que Jack se tut, le blond releva une mèche de cheveux et servit un thé glacé pour deux. Il prit une tasse mais la reposa le regard perdu:

- Je n'ai jamais su quoi penser de tout ça, finit-il par avouer. La mission que m'avait confié le seigneur des ténèbres, toi, la mort de ta famille, les autres Mangemorts dont Pitch. J'ai voulu garder mes distances. Mais je n'ai pas vraiment réussi.

Il but une gorgée de thé glacé sous le regard perplexe de Jack.

- Je n'ai fait que suivre les ordres de notre maître il est vrai. Mais à côté de ça, je me suis attaché à toi. Ce que je n'avais pas prévu au début.

Il se tut dans sa gène. Jack sourit faiblement:

- Est-ce que vous me considérez comme votre fils? Suis-je vraiment important? Le soir où il est revenu vous m'avez prêté votre baguette et m'avez aidé à fuir. Pourquoi? J'ai besoin de le savoir pour faire mes futurs choix.

Lucius laissa ses doigts taper sur la table d'un air nerveux. Il n'aimait vraiment pas ce genre de discussion.

- Tu es bien loquace sur tes sentiments depuis que tu es allé à Poudlard. Tu as beaucoup changé en quatre années.

Le jeune Frost sourit:

- C'est grâce à mes amis c'est tout.

- Je vois. Même si ces amis reste discutable à mes yeux.

- Je sais bien. Mais j'aimerais en revenir à mes questions précédentes. Alors?

Lucius se leva de son siège. Il n'osait pas regarder Jack en face. Il lui tourna le dos et regarda un portrait de famille dont Bellatrix Lestrange apparaissait au côté de Narcissa:

- Si je t'ai sauvé ce soir là c'est parce que tu ne méritais pas un tel sort. Même si de toute façon ton destin ira dans ce sens. Est ce que je te considère comme mon fils?

Il marqua une pause.

- Oui. Je t'ai élevé et vu grandir avec ta peine toutes ses années. Et tous les efforts que tu as fait depuis ton entrée à Poudlard. Mais tu devrais t'en rendre compte sans avoir besoin de me le demander. Si je devais choisir entre sauver Drago ou toi. Je ne saurais pas le faire.

Avouant ceci il se mura dans un silence profond, toujours de dos. Jack avait les larmes aux yeux. C'était rare mais il se laissa aller. Il se frotta les yeux et se leva. Il se pencha en avant quand Lucius se retourna:

- Merci. Je suis plus serein désormais. Je peux vous assurer que quoiqu'il arrive, je ne vous laisserais pas tomber, ni Drago. Je ferais tout pour sauver la seule famille qui me reste des terribles moment à venir.

Quand il se releva Lucius lui sourit. Pendant un rare moment il se fixèrent et se sourirent. Ils n'eurent plus besoin de mot. Jack ferma les yeux puis partit tranquillement dehors. Il passa aider Narcissa avec ses fleurs ce qui choqua la blonde. Elle accepta, choquée, mais laissa faire. Drago vint pour se moquer de lui mais Jack sourit à son commentaire agressif ce que le blond ne comprit pas.

Pendant ses vacances, Harold eut aussi son lot de nouveautés. Krokmou avait eu le droit de revenir sur l'île ainsi que d'autres dragons qui restèrent tranquillement sur la plage à l'écart de la population. Stoick avait expliqué au village la prouesse que le furie nocturne avait fait pour son fils et avait décidé de redonner une petite chance aux dragons. Ce pourquoi il sortit la loi d'interdiction de tuer des Dragons sur Beurk. Astrid avait appuyé cette demande ainsi que Gueulfor. Les villageois eurent du mal à comprendre mais s'y firent bien vite. Harold en avait profité pour faire découvrir l'univers de ses dragons adorés à ses amis de l'île et à son père. Celui-ci était cependant toujours en retrait. Son fils avait donc décidé de le prendre à part un jour où la chaleur rendit Stoick calme et vulnérable.

Harold s'approcha de son père qui se reposait sur un promontoire en bois, à l'ombre.

- Alors c'est comme ça que travaille le chef de village?

Le père de famille sourit et regarda Krokmou courir dans l'eau pour se rafraîchir:

- Ton dragon semble avoir chaud lui aussi.

- Oui c'est toujours caniculaire ici en été.

Harold se motiva puis s'assit à côté de Stoick:

- Papa. Pourquoi tu n'aimes pas les dragons?

- Je te l'ai dit une centaine de fois mon fils. Ils ont pris la vie de ta mère et ont détruit le village.

- ... Oui mais ton histoire me pose un problème. Quand j'ai été face à... Tu-Sais-Qui, il m'a parlé de ma mère. Il a mentionné Valga. Il m'a dit qu'elle avait lutté contre lui pendant l'ancienne guerre... Pourtant tu m'as toujours dit que Maman était une Moldue. Je ne comprend rien.

Le chef de village se renfonça dans son siège. Il regarda le ciel et les dragons voler toujours loin d'eux:

- Ta mère n'a jamais eu de pouvoirs magiques. C'est bel et bien une Moldue, non, une Cracmole plutôt. Ses parents, tes grands-parents, étaient des sorciers remarquables mais la pauvre enfant n'a jamais hérité de leurs pouvoirs. Cependant, par le passé elle a lutté contre le mage noir avec moi dans l'ordre du phœnix.

- Vraiment!? Dit Harold impressionné. Comment... Elle faisait?

Le chef eut un instant de nostalgie et son sourire devint triste:

- Ta mère était quelqu'un de très fort et de très courageux. Quand nous nous sommes mis ensembles elle était fascinée par les dragons. Comme toi. Je pense que c'est un trait héréditaire. Et ils l'acceptaient parmi eux, du moins c'est ce que j'avais cru. Elle chevauchait des dragons elle aussi... Et quand il fallait se battre elle usait de leur force pour vaincre les sorciers. Je dois dire qu'elle devait être bien plus forte que moi sur ce point et elle ne lâchait jamais rien. Mais...

Il serra les poings:

- Un jour les dragons se sont tous retournés contre elle et l'ont avalé devant mes yeux. La pauvre Valga a été trahie par ses créatures... Je... Je ne peux pas leur pardonner ça!

Harold donna une tape dans le dos de son père.

- Je comprend ton point de vue... Oui c'est tout à fais logique mais tu aurais pu m'en parler plus tôt. Je ne savais pas tout ça. Pourtant je n'arrive pas à imaginer que les dragons se soient retournés contre elle...

- Ce sont des créatures sauvages Harold. Tu ne dois pas leur faire entièrement confiance, j'espère que tu en as conscience.

- Oui.

Le jeune dragonnier ne savait que dire de plus. Il faudrait qu'il étudie plus consciencieusement ce problème sur les dragons. Il regarda son père se lever prêt à reprendre son travail:

- Bon, je vais faire le tour du village. Si ça peut te rassurer, expliqua-t-il dans sa barbe, Krokmou je lui fais confiance mais c'est le seul. Et ça restera le seul.

Harold le regarda partir:

- Pas de problème Papa. Ca me suffit amplement.

Le jeune homme retrouva Astrid qui avait apprivoisé un dragon également. Ils restèrent un moment ensembles à parler de ces créatures mais aussi de Lord Voldemort.

La rentrée à Poudlard approcha ce qui sonna bientôt la fin du repos. Le Big Four avait profité de l'été comme jamais avec cette quatrième année si dangereuse et oppressante qu'ils avaient vécue. Mérida et Raiponce s'étaient amusées comme des folles avec la famille Weasley. Recueillant avec ravissement la jeune blonde, Elinor s'était conduit comme une vraie mère poule avec elle. La femme regardait joyeusement sa fille et son amie, s'amuser dans le lac et dans les prairies alentours. Par moment les filles jouaient même avec les triplés. Un vrai moment de détente. De plus, elles correspondaient avec leurs deux autres camarades, Jack et Harold par hibou. Ils racontaient leur petits tracas comme leur grande tristesse. Raiponce avait fait une longue lettre sur sa mère mais Jack n'avait pas parlé de Lucius. Elle trouvait cela étrange mais sans plus.

Finalement, Mérida décida de rassembler toute la troupe pour une virée dans un parc d'attractions Moldu. Elinor avait reçu des billets par hibou, bien qu'elle ne savait absolument pas de qui cela venait. Apparemment elle avait gagné ces billets dans un jeu, sûrement une erreur. Elle ne sut qui remercier mais pensa que ça ferait du bien à ce quatuor. Ils furent tous favorables en cette après-midi de fin août. Harold vint donc le jour J sur Krokmou qu'il laissa pour profiter des forêts environnantes avec Angus le cheval. Jack arriva peu après en balai. En arrivant il se dirigea directement vers Raiponce pour la serrer dans ses bras. Cela faisait plus d'un mois qu'il ne l'avait vue, c'était bien long pour le petit couple tout frais. Mérida et Harold gloussèrent devant cette attitude ce qui amusa la blonde rougissante. D'un petit baiser taquin, Jack relâcha sa promise pour saluer les autres sorciers. Elinor restait un peu distante avec le Serpentard mais ne redit rien.

Ils partirent donc pour ce grand parc appelé Chessington World of Adventures, un endroit réputé dans toute l'Angleterre. Quand ils arrivèrent sur place les sorciers furent émerveillés par cette technologie Moldue. Raiponce n'en revenait vraiment pas mais elle n'était pas la seule. Le trio n'avait jamais vu ce genre de choses auparavant. Harold s'égosilla de stupeur quand il vit un grand dragon noir en plastique collé au-dessus de l'entrée. Apparemment les Moldus aimaient la légende des dragons. Mérida fut toute excitée quand elle vit les énormes montagnes russes dont les trains dévalaient à la puissance extrême les railles en pentes. Raiponce fut plus réservée sur ce point.

Elinor et Fergus laissèrent les jeunes s'amuser alors qu'ils gardaient un œil sur les triplés:

- Ne faites pas de bêtise par pitié! Et ne vous éloignez pas de trop! Si vous êtes perdus attendez-nous à l'entrée! Mérida!

La mère Weasley hurla le nom de sa fille qui courrait en tirant Harold par la main qui lui même traîna Jack puis Raiponce. Complètement rieurs et joueurs les amis passèrent un bon moment dans les attractions. Ils tentèrent plusieurs manèges au grand désespoir de Raiponce et Harold qui n'étaient pas fans de sensations fortes. Jack et Mérida firent plusieurs manèges ensembles regardés par leur deux amis. Ces deux là tentèrent tous les manèges possibles et inimaginables dont un où la plupart en ressortaient blancs comme des fantômes. Mérida et Jack ne furent pas plus beaux à voir mais ils s'amusaient tout de même.

Après ce grand manège Jack voulut se reposer mais la rouquine était toujours aussi excitée:

- Allez viens on va tenter celui-là!

Il regarda la grande tour et déglutit:

- Non ça ira j'ai assez donné dans cette boule bizarre qui va dans tous les sens. Je pense me reposer un peu avec Raiponce.

La blonde sourit et lui prit la main joyeusement. Mérida fit la moue et prit Harold par le bras:

- Je n'ai pas envie de tenir la chandelle, viens on va essayer autre chose.

- Euh... D'accord, répliqua Harold désespéré.

Jack les regarda partir en collant la blonde contre lui:

- Tu ne trouves pas qu'ils feraient un beau petit couple eux aussi?

Raiponce tira la langue:

- C'est ce que j'étais en train de me dire mais Harold ne supportera pas longtemps Mérida si elle continue de le torturer dans les manèges!

Jack rit de bon cœur:

- En effet, c'est mauvais pour sa santé!

Le couple partit se prendre une glace et marchèrent tranquillement dans le parc. La jeune Serdaigle se sentait extrêmement bien et chantonnait joyeusement alors que son petit ami la fixait avec amour. Elle se stoppa quand elle vit une attraction sur le thème de l'amour. Elle regarda le sol et rougit:

- Jack... On peut faire ce manège là?

Le Serpentard fixa le panneau avec écrit " ballade de l'amour". Il rougit et tourna la tête gêné.

- Bien sûr, avec joie.

Raiponce sautilla et ils se dirigèrent dans les barques en forme de cygne. Jack sentit soudain un picotement dans les épaules. Il se retourna rapidement alors que sa dulcinée montait dans le bateau. Il ne repéra rien mais ressentit une drôle d'impression. Il sentait un danger et il se sentait aussi épié. Voldemort n'était quand même pas dans le coin? Il paniqua mais suivit Raiponce sans rien dire.

Celle-ci le vit se raidir alors qu'il la serra bien trop fortement contre lui:

- Est-ce que ça va?

- Oui tout va bien.

Elle haussa un sourcil et se laissa porter par la ballade. Jack n'arriva plus à se détendre malgré les sourires de la blonde sur chaque petite attention autour d'eux. Mais sa bonne humeur se perdit bien vite. Elle trembla.

- Jack... Il fait froid tu ne trouves pas?

- Je ne sais pas...

Le pauvre garçon ne sentait pas les changements de température. Il ne pouvait par ailleurs pas réchauffer sa chère et tendre. Elle se décolla de lui en se frottant les mains:

- Il fait super chaud dehors alors pourquoi il fait soudain si froid...?

Le Serpentard se sentit de plus en plus mal.

- Je ne le sens pas là.

Il fixa l'eau qui semblait se rafraîchir et former de la glace. Par chance il avait sa baguette qu'il sortit. La Serdaigle en fit de même alors que le bateau continuait sa route dans le couloir devenu sombre. Ils attendirent un petit moment.

Puis au détour d'un pot de roses, la barque arriva dans un grande dôme en verre où deux autres barques s'étaient arrêtées alors que deux détraqueurs aspiraient l'âme des passagers. Raiponce mit une main devant la bouche de stupeur:

- Mon dieu, ils attaquent des Moldus! Il faut les aider!

Un détraqueur sentit Jack arriver. Il se retourna aussitôt sur lui. Le Serpentard serra les dents:

- Non pas cette fois! Expect...

- Arrête! On ne peut pas utiliser la magie en-dehors de l'école!

- Mais c'est un cas d'urgence, répliqua-t-il en se dégageant. Expecto Patronum!

Un grand loup blanc sortit pour repousser la créature qui ne s'enfuyait pas pour autant.

- Je suis trop tendu, dit-il la main tremblante.

Raiponce ouvrit grand les yeux puis mit sa main sur la sienne. De l'autre elle se retourna sur les deux créatures et lança son Patronus. Le phœnix doré entoura le loup de chaleur et les deux puissants sorts repoussèrent enfin les détraqueurs qui partirent en brisant le verre du dôme.

Le temps se radoucit aussitôt et la lumière du soleil dégela le lac. Malheureusement les quatre Moldus présents étaient en état de choc. Ils étaient amorphes et paniquant. Le flux de la balade reprit son court pendant que le couple se rassit avec leur baguette fermement armée dans la main. A la sortie Jack tira Raiponce et laissa les Moldus gérer ça entre eux. Plusieurs personnes hurlèrent quand ils virent sortir les pauvres humains vomissant de peur. Le manège fut aussitôt arrêté.

Au même moment, Mérida et Harold connurent le même problème. Alors qu'ils étaient dans un labyrinthe, histoire de se rappeler la dernière tâche mais de façon amusante, deux détraqueurs surgirent. Ils ne purent que se défendre alors que les horribles créatures s'en prenaient à une mère et à sa petite fille. Le dragon et l'ours firent bloc avec réussite. Mais il fut trop tard pour la famille dont l'enfant tomba dans les pommes en tremblant, livide. Les deux sorciers durent fuir avant que quelqu'un ne croie que c'était eux les coupables.

Mérida reprit son souffle une fois sortie. Harold paniqua:

- Pourquoi on nous attaque toujours dans un labyrinthe? Pourquoi!?

La rouquine serra les poings:

- Mais surtout que font deux détraqueurs loin d'Azkaban à s'en prendre à des Moldus innocents!

Harold allait répondre quand une étincelle rouge éclata dans le ciel. Les "sans pouvoir magique" prirent cela pour un explosif standard mais le duo comprit que c'était de la magie. Ils se dirigèrent vers là bas et retrouvèrent le couple ainsi que la famille Weasley en panique. Elinor accourut:

- Mérida! Harold! Est-ce que vous allez bien?

- ... A part une attaque de détraqueur... ça va, dit-elle ironiquement.

- Vous aussi? hurla Raiponce. On vient d'être attaqués dans ce manège!

- Que se passe-t-il ici? ragea Fergus mécontent.

- Je ne sais pas mais... Je le sens très mal, répondit Jack en croisant les bras.

Il n'eut pas tord car à la seconde où ils sortirent du parc, une missive arriva en quatre exemplaires. Celles-ci fusionnèrent en une et s'ouvrit à l'écart des Moldus.

" Mes chers Messieurs et Mesdemoiselles Harold Haddock III, Raiponce Gothel, Mérida Weasley et Jack Frost Malefoy. Le ministère a reçu des informations selon lesquelles à 16h36 cette après-midi, vous avez exécuté le sortilège de Patronus en présence de Moldus tout en étant mineur. S'agissant d'une violation du décret sur la restriction de l'usage de la magie chez les sorciers de premier cycle, vous êtes par la présente renvoyés de l'école de sorcellerie Poudlard. Un conseil se tiendra pour vous juger dans quelques jours. Mes sincères sentiments, Mafalda Hopkrik. "

La lettre se brisa en milles morceaux devant des sorciers abasourdis. Mérida s'écroula au sol:

- Je suis renvoyée de Poudlard! Mais... Pour une fois je n'ai rien fait de mal!

Jack approuva en se collant contre un arbre:

- Oui pour une fois que tu n'avais pas agi stupidement et dangereusement. C'est honteux!

- Ne te moque pas de moi, bouda la rouquine.

Harold et Raiponce regardèrent le sol tristement. Elinor soupira et se massa la tempe.

- C'est une honte tout ça, un scandale! Je vais de ce pas retourner voir Dumbledore et les autres. Heureusement qu'on a tous repris contact cet été.

Elle se tourna vers son mari:

- Fergus. Ramène les enfants à la maison et assure-toi qu'il ne manque aucun des trois petits monstres.

Les triplés rirent et tinrent leur ballon volant avec joie. La femme aux cheveux noirs se retourna fermement mais gracieusement vers le quatuor:

- Je vais régler cette histoire ne vous en faites pas. Attendez à la maison pendant ce temps là et ... Laissez Fergus vous protéger.

Elle partit en furie pendant que les autres se dirigèrent vers un portoloin.

Hans les regarda se séparer et sourit. Il envoya un hibou à son maître puis décida d'aller retrouver Elsa qui fuyait toujours sa sœur au château d'Arendelle. Quand le hibou arriva chez Frollo, celui-ci retint un rire de sadisme.

" Dolorès Ombrage a agi comme prévu. Vous allez bientôt avoir du travail."