Chp 6: Avancement
Jack, Raiponce, Harold et Mérida écoutaient calmement les chants de noël que la chorale de Poudlard chanta en ce dernier jour avant les vacances. Bientôt la plupart des sorciers rentreraient chez eux et passeraient de bons moments en famille. D'autres cependant resteraient au château comme le Big Four qui avait décidé pour la première fois de leur scolarité, de rester pendant Noël.
Mérida en riait encore:
- Je suis tellement contente d'échapper à cette histoire de mariage et de rencontre arrangée que ma mère avait prévu!
- Tu l'as mise au courant que tu restais au château pour aider Dumbledore? Demanda Harold paniqué.
- Oui je lui ai balancé ça hier, elle a littéralement pété un câble alors je me suis barrée.
- Mon dieu je le sens mal...
Harold laissa sa tête tomber sur la table. Il se doutait qu'Elinor n'en resterait pas là mais il devait avouer en être soulagé. Dumbledore leur sauvait la mise pour une fois, sans le savoir.
A côté d'eux, Raiponce caressait Sirius doucement dans les bras de Jack. Le Serpentard profitait un maximum de sa dulcinée. La blonde réfléchissait ce qui n'échappa pas à son chevalier servant:
- A quoi penses-tu?
Elle soupira:
- Je me demande si le livre est toujours dans la tour et si il est toujours en état. Y retourner ça va me faire vraiment bizarre... Imagine que j'y ai vécu onze ans de ma vie enfermée...
- Je comprends ça va être difficile mais on sera là tous les trois et Gothel est en prison. Tout ira bien.
- Oui.
Elle lui sourit et lui donna un baiser plein de passion.
Les chants se terminèrent sur une note joyeuse alors que le sapin resplendissant clignotait de sa vive lumière. Les deux couples du Big Four décidèrent qu'il était temps de se préparer pour la fête du soir. Ils remirent les même habits que pour le dîner précédent et se retrouvèrent dans le hall dès le premier coup d'ouverture de la petite partie privée.
Les quatre amis se plantèrent devant la porte. Ils regardèrent Harry et Luna passer en les saluant. Une fois seuls, Harold se tourna vers le trio:
- Bon, je pense qu'il va être temps d'entamer la conversation fatidique de Tom Jedusor. Il va falloir ruser.
- La dernière fois nous avons parlé de nos familles, mais une fois évoqué Tom, il a pâli, ce ne sera pas une mince à faire que d'avoir des informations sur lui, répliqua Raiponce soucieuse. Il doit forcement savoir ce qu'il lisait dans ce livre et ce qu'il faisait avec ces pierres au lac noir. J'en mettrais ma main à couper.
- C'est sûr, dit Mérida. Ecoutez on va faire comme d'habitude, se rapprocher un maximum. On lui fera cracher le morceau une fois qu'il sera en confiance.
- Essayons aussi de le faire picoler, termina Jack.
D'un commun accord, ils pénétrèrent dans la grande salle remise au goût du jour pour la fête. Celle-ci étaient remplie de sapins, accrochés aux poteaux de la salle, qui inondaient la pièce de lumière grâce leurs guirlandes magiques. Les filles admirèrent le côté féerique de l'endroit avec des bougies de noël flottantes et des petits fours tous plus appétissants les uns que les autres. Slughorn était à l'entrée et les attendaient. Il lâcha la grappe à Harry et les rejoignit:
- Ravi de vous voir ce soir mes chers élèves. J'espère que cet avant goût de noël vous plaira. N'hésitez pas à vous servir en petites gâteries.
Les apprentis approuvèrent et commencèrent à lui graisser la patte.
Jack resta un peu en retrait, il n'était pas très motivé étant donné qu'il avait énormément de choses en tête. Il préférait laisser Mérida se charger de lui, avec sa langue bien pendue. Raiponce le rejoignit alors qu'il s'isolait sur un petit balcon. L'air était agréable.
- Jack... Tu ne te sens pas bien?
Le jeune homme fixait le ciel et les paillettes blanches qui dévalaient de la sombre nuit. Il regarda la lune et leva la main comme pour la saisir:
- J'ai l'impression d'être la lune. De vivre dans le froid et les ténèbres de la nuit et de tenter d'illuminer mon chemin pour ne pas me perdre. Des fois je suis rond et plein d'espoir alors que parfois je me fais engloutir et il ne reste qu'une partie de ma lumière. J'ai peur de finir comme une éclipse...
Raiponce admira la comparaison et s'assit à côté de lui en replaçant sa belle robe violette:
- C'est très joli ce que tu dis là mais très triste aussi...
- Mais véridique, lui sourit-il de ses yeux accablés. Toi tu serais plutôt le soleil. Qui brille de mille feux dans le ciel et réchauffe le cœur des gens. Tout le monde adore le soleil et il veulent tous rester près de lui. Sous ses doux rayons.
La blonde rougit du compliment. Un frisson la parcourut que Jack une fois de plus lui remit sa veste sur les épaules:
- Merci... Le soleil a froid, rit-elle doucement. Je pense qu'une éclipse le recouvre aussi...
Jack pâlit. Pauvre petite Raiponce qui se retrouvait désormais sans famille et dans les méandres du destin. Il lui prit la main:
- Je suis sûr que tout ira bien. Une fois qu'on comprendra ce que le destin nous réserve, tout deviendra sûrement plus clair.
- Peut-être oui, dit-elle en se posant sur l'épaule de Jack. Mais je sais que tant que tu seras là, tout ira bien.
Elle sourit et se laissa bercer par la brise froide. Jack déglutit. Une larme coula sur sa joue qu'il essuya avant qu'elle ne le remarque. Il ne serait pas toujours là malheureusement.
La blonde se releva:
- J'y pense, j'ai un présent pour toi! C'est pour noël mais je voulais te l'offrir en avance.
La Serdaigle sortit un petit paquet blanc de sa poche et le lui tendit avec amour:
- Joyeux Noël mon bien aimé.
Jack reprit vie et lui sourit. Il se saisit du cadeau:
- Il ne fallait pas... Le mien est au cachot...
- Ne t'en fais pas, ouvre-le vas-y!
Le Serpentard défit le ruban qu'il laissa tomber au sol puis ouvrit la petite boite. Ses yeux brillèrent:
- C'est absolument magnifique! Où as-tu donc acheté un tel cadeau?
Raiponce était aux anges:
- Sur le chemin de traverse j'ai trouvé une boutique de bijoux magiques qui allait fermer et qui mettait tout en solde à quatre vingt pour cent. J'en ai profité pour trouver quelque chose qui nous lierait d'une manière ou d'une autre...
Le Serpentard se saisit du pendentif coupé en deux. Celui-ci représentait un serpent surmonté d'un aigle. Il se coupait en deux avec d'un côté le J de Jack sur le serpent et le bec de l'aigle et de l'autre le volatile avec la tête du reptile surmonté d'un R pour Raiponce. Il eut envie de pleurer, mais de joie pour une fois.
- Vraiment je ne sais pas quoi dire, c'est parfait...
- Je suis trop contente qu'il te plaise! J'ai eu du mal à le faire faire sur mesure vu qu'il y avait beaucoup de monde dans la boutique...
Jack prit le menton de Raiponce et la couvrit de baisers. Elle se tut et profita. Leur lien était plus fort que l'année passée. Quand il la lâcha, il prit le serpent du bout des doigts:
- Puis-je te le mettre?
- Oh oui!
La Serdaigle souleva élégamment sa longue chevelure pour dévoiler son cou. Jack lui passa alors le bijou à moitié serpent sur la nuque et ferma l'attache. A son tour la blonde prit le côté aigle pour lui attacher délicatement.
- J'en prendrais soin toute ma vie, répliqua Jack en la serrant dans ses bras.
Le câlin s'éternisa sous la douce couche de neige qui s'installait sur le balcon. Ils furent cependant interrompus par Mérida et Harold.
- Ah vous étiez là, on vous cherchait partout, râla la rouquine.
- C'est clair, Slughorn commence à être pompette, il faut foncer!
Jack et Raiponce gloussèrent de leur petit moment d'intimité. Jack se leva et suivit le couple mais Raiponce resta un instant à regarder une dernière fois le ciel. Elle fronça les sourcils car elle avait mal au cœur. Elle n'arrêtait pas de voir le bras de Jack accroché à un maléfice mais il ne lui disait rien... Et elle n'osait pas lui demander. Sa confiance était en train de s'effriter malgré son amour incommensurable.
Une fois les quatre amis dans la pièce, ils rejoignirent le soûl professeur qui racontait nombre de ses anecdotes. La fête battait son plein. Le Big Four décida de se relayer. Couple par couple ils s'occupaient du professeur pendant que l'autre allait manger ou danser ensembles pour profiter quand même de cette agréable soirée de pré-noël. Il faut dire que Slughorn avait mit le paquet, entre les mets de choix, les boissons riches en saveur et les musiques qui allaient avec. Il y avait même des serveurs qui n'étaient autres que des élèves voulant entrer dans le club mais n'étant pas assez célèbres. Malgré cette catégorisation, le Big Four approuva tout de même ce professeur qui ne faisait aucune différenciation entre maisons et âges. C'était si rare de nos jours surtout pour un ancien directeur de Serpentard.
Sur ce, la salle commença à se vider. Les sorciers étaient fatigués il était déjà deux heures du matin. Trouvant le moment propice à la discussion, les quatre sorciers emmenèrent Slughorn sur une table au fond de la grande salle. Jack étant reboosté, il entama les hostilités:
- Dites-moi monsieur, vous aimez beaucoup parler du passé, vous pourriez nous en dire encore plus, répliqua-t-il en lui servant un verre.
- Oh mais bien sûr, bien sûr mes chers enfants! Les vieilles personnes aiment à parler de leur vécu.
Il rit de son nez rouge et regarda un peu dans le vague.
- J'aimerais beaucoup en apprendre plus sur mon grand grand oncle.
- Qui...? Vous avez un oncle? Balbutia-t-il perdu.
- Oui monsieur, il s'appelle Tom Jedusor.
D'un geste de la main il s'agita:
- Ah non, non , non pas Tom... Pas lui, je veux pas parler de lui... Non...
Mérida soupira:
- On a envie d'apprendre à connaître notre ennemi c'est bien normal. Vous qui l'avez connu par le passé, vous pourriez nous en dire plus? Comment était-il?
Le professeur regarda son verre, il avait l'air complètement abattu:
- Mais Tom Jedusor... C'était un gentil garçon, commença-t-il en roulant de la tête de tous les côtés. Il aimait beaucoup mes cours et il était sage... Pas très sociable mais on ne l'entendait pas, ce n'était pas un monstre... Du moins on ne le voyait pas.
- Il aimait la magie noire n'est-ce pas?
- Blurp. Peut-être oui, je sais pas , je sais plus. Je veux pas en parler...
- Allez monsieur, insista Harold. On ne dira rien.
Les quatre paires d'yeux se posèrent sur lui. Il monta son index sur la bouche:
- Chuuuut. Il ne faut pas le dire.
- Dire quoi? demanda Jack qui le poussa un peu plus.
- Que Tom aimait la magie noire... Très très noire. Noire comme le fond de mon café le matin.
Il eut un fou rire et se reprit, il baissa le ton. Le quatuor se rapprocha pour entendre:
- Plusieurs fois il m'a demandé des conseils sur des sorts interdits... Blurps... Et il les testait en dehors des cours... Il voulait devenir immortel pour que jamais il ne meurt. Pour que toujours il reste dans ce monde, pour le changer... Pour valoriser les sorciers, pour accomplir son but!
- Quels sont Ces sorts? S'excita Mérida.
- Oh ce ne sont pas des sortilèges, Weasley... Plutôt des enchoutements, non des mélafices, ou des milidection. Après des rituels, de la magie et des poutions...
Slughorn commençait à perdre le sens de la parole. Raiponce répliqua:
- Des enchantements, des maléfices, des malédictions ou un rituel? Mais quoi exactement?
- Je... Je me souviens d'un rituel. Oui il préparait un grand enchoutement... Avec le livre... Des pierres précieuses... Cathy Cerda... L'immortalité, des morts, plein de morts...
Slughorn s'effondra sur la table la tête la première. Le Big Four se crispa et Mérida hurla en le secouant:
- Non, ne nous faîtes pas ça! On veut la suite! Réveillez-vous!
Jack le claqua. Rien n'y fit:
- Rah on y était presque! C'est insoutenable!
- Je vais noter les mots clefs sur mon calepin fétiche, s'exprima Raiponce.
- Tu l'as toujours!? s'étonna Mérida.
- Bien sûr, je garde tout. On me l'a redonné en fin de seconde année. Alors, Un rituel qui implique de devenir immortel. Ca on s'en doutait. Il sortirait tout droit du fameux livre noir. Et il concerne également Cathy Cerda, une sorcière très puissante et très mystérieuse. Le rituel aurait dans sa conception des pierres précieuses ainsi que... Des tonnes de morts...
- C'est glauque mais ça se tient, répliqua la rouquine. Bon ben je crois qu'on aura pas mieux pour ce soir, il ronfle le bougre.
A la fois contents d'en apprendre un peu plus mais déçus, les jeunes sorciers quittèrent la fête d'un pas lent. Ils voulurent aller parler de leur découverte à Dumbledore mais celui-ci était apparemment parti pour une autre de ses missions secrètes. C'est donc contrariés que les apprentis rentrèrent dans leur dortoirs respectifs et réfléchirent à ce qu'ils venaient d'apprendre.
Noël à Poudlard se passait toujours en toute tranquillité. Il y avait un buffet spécial durant deux jours et des décorations partout. Ainsi que quelques chants et des soirées entres amis. Le jour des cadeaux, le Big Four se fit leur échange comme à leur habitude. Des friandises, des habits, des farces et attrapes ainsi que des bijoux. Chaque membre y trouva son compte.
Comme la plupart des sorciers étaient partis, le calme était de mise. Elsa en profita pour sortir toute seule, histoire d'aller nourrir les hiboux. Elle adorait s'en occuper. La Serpentard regarda les volatiles faire un balai aérien alors qu'ils la rejoignirent dans le parc derrière la tour de vol. Elle les cajola et les nourrit tout en leur chantant des petites musiques. Elle ne voulait pas l'avouer mais elle adorait le chant. Seul Hans le savait puisqu'il la suivait tout le temps.
Chantant harmonieusement une musique d'amour aux animaux, Elsa fit un grand et chaleureux sourire à Hedwige, le hibou de Harry Potter. C'était une chouette blanche absolument magnifique.
- Ton sourire est tellement magnifique, je ne l'avais pas revu depuis longtemps.
Elsa se retourna vivement pour faire face à Anna. Elle fronça les sourcils et allait repartir quand la Gryffondor pointa sa baguette:
- Incarcerem.
Des cordes apparurent et ligotèrent Elsa qui s'étala au sol dans un gémissement de surprise. La sorcière de glace tenta de se dégager, en vain. Elle se retourna:
- Où as-tu appris ce sort? Libère-moi sur le champ!
- Non.
Anna bomba le torse. Elle la regarda avec pitié:
- Elsa... J'ai appris ce sort l'année passée avec Mérida et je ne pensais pas l'utiliser dans de telles circonstances mais j'en ai assez de te courir après et de finir gelée sur un poteau comme la dernière fois. Tu m'évites depuis mon enfance. Un jour tu as cessé tout contact avec moi et je veux savoir pourquoi. Alors au lieu de fuir, fais-moi face... Tu ne pourras pas me fuir éternellement que ce soit dans ta chambre fermée, ta salle commune, de par tes amis Serpentards et j'en passe.
La femme de glace tentait de se dégager en écoutant le discours. D'un soupir, elle fixa sa petite sœur. Elle regarda sa mèche blanche entremêlée de ses cheveux auburn.
- Je t'en prie Elsa, commença à sangloter Anna. Depuis le jour où nos parents t'ont enfermée dans une chambre à part j'ai perdu ma sœur et je ne l'ai jamais retrouvé... On était si complices avant! Tu te souviens d'Olaf? On s'amusait avec notre chien et on faisait des bonhommes de neige du même nom! On... On...
Elle pleura vivement se tenant la poitrine à ses souvenirs lointains. Elsa se mordit la lèvre en s'asseyant dans la neige froide. Ses yeux se fermèrent.
" ... Dans le grand château de la famille Arendelle , deux petites filles dormaient dans leurs lits respectifs. La toute jeune Anna était déjà réveillée et elle regardait les paillettes de neiges tomber à l'extérieur par les grandes vitres de son dortoir. Coiffé de deux petites couettes, la trépidante et maligne Anna descendit de son lit. Elle trottina en face près de sa grande sœur adorée et monta difficilement sur le haut lit en baldaquin. Elle sautilla mais Elsa resta silencieuse. Anna s'approcha de son oreille:
- Tu veux construire un bonhomme de neige?
Elsa sourit dans son oreiller. Elle laissa Anna tenter de la réveiller jusqu'à ce qu'elle eut un fou rire.
- Méchante tu étais réveillée!
- Ah ma petite sotte, rit Elsa.
Elle se leva et serra Anna dans ses bras de tout son amour. Leurs joues d'enfant se collèrent l'une contre l'autre joyeusement. Le câlin fini, les petites complices filèrent de leur chambre en douce. C'était interdit de sortir si tôt le matin mais elles faisaient toujours les quatre cent coups ensembles.
Enfilant un gros manteau par dessus leur pyjama, des gants et de grosses bottes, elles sortirent dehors grâce à Elsa qui utilisa un sort d'ouverture de porte avec sa toute nouvelle baguette. Ses parents venaient de lui acheter pour ses huit ans. Ensembles, les sœurs et Olaf leur fidèle compagnon, sortirent dans la cour du château. Elsa testa sa nouvelle baguette en construisant un bonhomme de ses pouvoirs. Anna applaudit les yeux grands ouverts, ébahie par cette magie qu'elle n'avait malheureusement pas hérité de ses grand parents. Elsa était la seule à avoir eu ce privilège.
Joyeusement Anna et Elsa mirent une carotte dans le nez d'Olaf bis alors que le chien sautillait entre elle. Elles firent ensuite des bonhommes avec leur gants et leurs petites mains frêles. Les joues rouges et l'euphorie du matin les rendirent surexcitées. Anna ne tenait plus en place et serrait fort sa sœur dans ses bras qui lui caressait la tête avec amour. Un moment idyllique qui se changea en cauchemar en une fraction de seconde...
Anna courut dans la neige et sauta sur des tas qu'Elsa fit apparaître de baguette. Les tas augmentèrent en hauteur et Elsa n'arrivait plus à suivre:
- Arrête... Anna... Je... J'y arrive plus...
Elsa commença à paniquer car sa magie fit monter de plus en plus haut sa sœur. Elle ne contrôlait plus la puissance de ses sorts.
- Elsa... Plus bas! J'ai peur!
L'aînée trembla en regardant Anna à plus de trois mètres de haut qui glissa et tomba. Elle tenta un nouveau sort pour la sauver mais celui-ci lui échappa et visa Anna qui fut projetée au loin et retomba dans la neige.
- Anna! Hurla-t-elle en panique.
De ses jeunes jambes Elsa accourut vers sa cadette qui, les yeux clos, perdait du sang. Celle-ci était complètement gelée et son visage se changeait de plus en plus en glace.
- Non! NON ! MAMAN , PAPA!
Prenant sa sœur dans les bras elle pleura en appelant ses parents. Ceux-ci arrivèrent dix minutes plus tard, effarés. Olaf hurlait à la mort.
Le médicomage ferma les yeux et secoua la tête avec tristesse.
- Je suis désolé mais j'ai du supprimer une partie de ses souvenirs durant l'intervention... Si je les avait laissés, la douleur du moment pourrait provoquer un traumatisme incurable. Ce sort lui a détruit une partie de son cerveau, elle aura sûrement du mal avec sa magie mais sa vie n'est pas en danger.
Le trio familial fit une tête d'enterrement devant une Anna inconsciente et alitée. Le médecin magique regarda Elsa:
- Mon enfant... Je connais ta magie, j'ai également connu ta grand-mère par le passé. Ta vie sera difficile et la peur sera ta pire ennemie. Mais tu pourras la contrôler tôt ou tard. Tu trouveras ta manière de t'épanouir et tu pourras vivre en société mais pour l'instant je préconise un enfermement le temps que sa magie se stabilise. C'est le mieux pour la sécurité de tous.
Les parents approuvèrent. Elsa resta pétrifiée, triste et pleine de culpabilité. Quelques minutes encore et sa sœur y aurait perdu beaucoup plus...
Les parents d'Arendelle démontèrent le lit d'Elsa puis le mirent à part. Elsa fut enfermée dans sa tour, sa nouvelle chambre. Anna se réveilla quelques jours plus tard. Elle appela Elsa mais elle n'était plus là. Ses parents la rassurèrent puis la recouchèrent. Anna fit la moue et abdiqua.
Remise sur pied, Anna trouva la nouvelle chambre d'Elsa et frappa à la porte. Aucune réponse. Elle regarda par le trou de la serrure. Elle ne vit rien mais elle savait qu'Elsa était là. Celle-ci était contre la porte, les genoux serrés. Elle pleurait à chaudes larmes qui se transformaient en cristal de glace sur le sol.
Anna n'abandonna pas. Tous les jours pendant un an, elle frappa à la porte et demanda un bonhomme de neige. Elsa ne répondait pas et regardait ses pouvoirs dérailler. Un jour, Olaf le chien lui rendit visite comme tous les matins. Elle le caressa doucement mais en ce jour de neuvième anniversaire, sa peur d'il y a un an refit surface. Elle en fit des cauchemars. C'est sans le vouloir que dans une crise de panique elle tua Olaf. Ses parents étaient horrifiés mais ils ne pouvaient lui en vouloir. Ils lui achetèrent alors des gants magiques, très chers et très rares qui la protégeraient.
La magie d'Elsa s'estompa. La jeune enfant décida qu'il était peut-être temps de retourner voir Anna sa précieuse petite sœur qui maintenant affichait une mine triste et jouait avec sa mèche décolorée. Malheureusement le destin en voulut autrement. Leurs parents moururent, tués par des Mangemorts encore en libertés. Elsa se retrouva seule, complètement perdue et la peur la submergea. Elle s'accrocha à ce que sa mère lui disait " rigueur, retenue, solitude et calme".
Finalement Elsa resta enfermée, élevée par des précepteurs. Une fois la première année à Poudlard c'est sans un regard à Anna qu'elle partit accompagnée d'une tutrice. Anna resta seule. Depuis ses six ans, Anna n'avait plus de sœur."
- Tu te rends compte, je n'ai pas eu d'enfance, tu me l'as volée, pleura la petite Gryffondore. Seule , toujours seule! Sans Poudlard, mes amies et ma maison je n'aurais même pas connu le bonheur. Elsa je veux te retrouver comme avant... Je veux une sœur!
Elsa revint de ses souvenirs les larmes aux yeux. Elle abdiqua. Il était peut-être temps de lui dire la vérité. De lui dire que depuis qu'elle avait eu sa baguette, sa magie avait monté en puissance et qu'elle avait failli la tuer. Lui dire qu'Olaf était mort par sa faute. Et que sa vie à elle était encore pire que celle qu'Anna avait. Que la solitude la rongeait, que sans Jack, , Hans, Drago et les Serpentard, Elsa serait encore et toujours seule dans sa magie noire héréditaire. Dans sa tour de verre.
Elsa desserra les poings:
- Anna ... Je dois te dire la vérité... Je pense que tu es en âge de comprendre maintenant.
La Gryffondore ouvrit grand les yeux et la détacha. Enfin Elsa allait s'ouvrir à elle! Enfin ! La petite sœur mit sa main dans la poche de sa cape et tint fermement des chocolats. Elle en avait acheté pour une éventuelle réconciliation. Enfin si Elsa aimait toujours les chocolats. Elle sortit le paquet et attendit la suite. La Serpentard s'avança tristement puis se raidit. Elle se bloqua et ses yeux devinrent froids.
Anna pencha la tête sur la côté. Quand soudain, Elsa la pointa du doigt:
- Tu veux tout savoir n'est-ce pas? Alors ouvre grand tes oreilles bouchées. Anna. Je te déteste. Du plus profond de mon cœur j'ai toujours rêvé à ce que tu n'aies jamais existé.
- Qu... Quoi?
Anna tomba des nues et les chocolats s'écrasèrent dans la neige.
- Tu ne l'avais toujours pas compris tu es lente à la détente. J'ai pourtant tenté de te tuer par le passé mais tu ne t'en souviens même pas. Depuis que tu es née je voulais ta mort. Je voulais rester fille unique, tu m'as toujours gênée. En plus tes pouvoirs sont faibles et tu fais honte à notre famille de Serpentards sang pur. Vraiment je te déteste tellement que je ne sais plus quoi faire pour me retenir de te gifler. Voilà pourquoi je t'évite. Parce que je ne veux pas te reconnaître comme sœur.
Elsa rit et se retourna pour partir mais Anna, en larmes, lui courut après:
- Pourquoi... Comment puis-je faire en sorte que tu m'aimes? Je ferais tout ce qu'il faut... Quant on était petites on s'aimait! J'en suis sûre!
Elle s'agrippa à Elsa qui resta droite comme un i. La Serpentard la repoussa au sol.
- Je ne t'aimerais jamais. Tu es trop différente de moi, trop impulsive et fatigante. Tu as rêvé cet amour car je t'ai toujours haïe.
D'un geste de cape elle partit. Anna hurla dans la neige froide:
- Elsa... Je t'en prie... Je crois en toi, je suis sûre que tu te mens à toi même. Elsa...
- Tais-toi, déchet.
Passant la porte de la volière la Serpentard disparut laissant Anna en miettes. Brisée à jamais.
Elsa se dirigea comme un automate puis se stoppa dans une allée déserte. Hans la regarda tout sourire.
- Oh la vilaine Elsa qui fait pleurer sa petite sœur. Tu as été parfaite.
La sorcière resta droite et silencieuse sans bouger.
- Ah c'est la première fois que j'utilise ce sort et je dois dire que c'est très pratique. Je me demande si je n'aurais pas mieux fait de l'utiliser sur mon père plutôt que de devenir Mangemort... Je suis si stupide en fait. Mais bon pas grave, maintenant que j'y suis autant le faire bien.
D'un coup de baguette il fit s'approcher Elsa. Il la regarda dans les yeux.
- Tu es tellement belle Elsa. Tu n'as pas de chance d'avoir eu une vie pareille. Mais je m'occuperais bien de toi tu verras. Tu n'as pas besoin d'Anna ou de ce Jack. Ils t'ont tous abandonnée mais pas moi.
Hans lui caressa le visage doucement. Il passa sa main sur sa tresse blonde platine. Puis il lui tint le menton et l'embrassa. Celle-ci ne bougea pas , stoïque. Hans la relâcha avec sourire et la serra dans ses bras. Puis il recula d'un pas pour mettre fin à l'imperium:
- Impero.
Elsa refit surface, complètement perdue.
- Qu...Qu'est-ce qu'il vient de ce passer? J'ai mal à la tête...
Hans la soutint alors qu'elle allait tomber.
- Rien ne t'en fais pas. Tu as fais un petit malaise quand Anna t'a traitée de sale monstre. Quelle idée de lui avoir dit la vérité aussi. Que tu avais failli la tuer et que tu as tué Olaf. Elle ne veut plus jamais te voir tellement tu es sale, qu'elle a dit. Tu n'as pas supporté le choc.
- Je... Je ne me souviens même pas...
- Traumatisme je pense... Allez viens te reposer avec moi.
Il la conduisit dans les cachots et la coucha sur son lit. Il lui sourit et la laissa se reposer. Il était fier de lui, il avait eu chaud. Un peu plus et Anna lui volait Elsa.
Pendant ce temps, au même moment, Le Big Four pénétra dans l'ancienne tour de Raiponce. La blonde ferma les yeux avec tristesse serrant la main de Jack. Albus posa une main compatissante sur son épaule. C'était un dur moment. Le vieil homme regarda la maison de plus près:
- Cet endroit est empreint de magie noire. Il y a même un bouclier anti-moldu et un sort de protection contre sorcier. Sans Mademoiselle Raiponce je pense qu'on ne peut plus trouver cette tour.
La blonde sourit, fière de son utilité. Elle regarda Mérida et Harold fouiner un peu partout:
- Oh tu faisais de la peinture c'est super beau, commenta Harold avec ravissement.
- Elle en a recouvert tous les murs, continua Mérida. Celle-ci pleine de lumière est sublime!
- M...Merci, rougit-elle. Celle-là c'est ma préférée car le jour de mon anniversaire ces lumières apparaissent dans le ciel. Je ne les ai pas revues depuis si longtemps d'ailleurs.
- On pourra les revoir à la fin des études si tu veux, lui dit Mérida.
- Ce serait avec joie!
Dumbledore admira les lieux et monta à l'étage. Mérida continua son inspection:
- Wow, tu en as des livres dis-moi...
- Je te l'ai dis pendant onze ans je n'ai fait que livre et rêver de l'extérieur, soupira la sorcière de Serdaigle.
- Je vois c'est triste rien que d'y penser, dit Harold. Oh tu faisais aussi des bougies? On dirait que tu es douée de tes mains tout comme de ta tête. Un vrai génie notre Raiponce!
- A..Arrêtez je vais finir par ne plus savoir ou me mettre. Rougit-elle de plus belle. Quand j'étais seule je faisais toutes sortes de choses vous savez pour m'occuper. Peinture, ménage, coiffure, confection de bijoux et de bougies, Lecture, écriture, dessins, échecs... Je peux aller loin comme ça.
Jack lui caressa la tête:
- Tu es parfaite.
Il lui donna un baiser rapide sur la haut des cheveux.
Le Big Four se rendit à son tour à l'étage. En bas se tenait une cuisine, le grand salon et quelques placards. En haut par contre se tenait la salle de bains, une salle d'art, une bibliothèque et deux chambres. La visite par Raiponce fut amusante car elle donna quelques anecdotes de sa vie passé et des problèmes avec ses cheveux qui se coinçaient dans le rideau de douche. Le trio était ravi d'en apprendre plus. Elle montra sa chambre, toute de violet. Magnifique pièce, rangée et complète avec un grand lit en baldaquin. Quand Jack et ses amis s'assirent dessus Raiponce ne put que sourire. Elle n'était plus seule. Ses amis étaient là maintenant.
Par la suite, ils entrèrent dans la chambre de la mère Gothel. Dumbledore était là sur le lit affublé d'une parure noire et rouge. Il lisait le livre qu'il cherchait, l'armoire ouverte par ses soins magiques. Mérida fonça dans l'armoire pour voir tous les grimoires. Dumbledore la stoppa quand elle faillit prendre un livre jaune orangé:
- Je serais vous je n'y toucherais pas miss Weasley. Sauf si vous tenez à perdre vos cheveux.
La rouquine se retira immédiatement en panique. Ses cheveux rebelles étaient sa fierté.
Raiponce regarda le livre que Dumbledore tenait:
- Vous avez trouvé ce que Tom faisait comme rituel avec des pierres précieuses?
Bien entendu durant le voyage le Big Four lui avait parlé de ce que Slughorn avait dit avant de finir par dormir comme un loir. Dumbeldore se lissa la barbe:
- Ce livre possède nombre de sortilèges et de rituels, cela va être compliqué de savoir lequel est-ce.
Le trio regarda les pages défiler. En effet ce livre était vraiment étoffé. Au vu de leur regard Albus tendit le livre à Raiponce:
- Tenez, vous avez tous l'air d'avoir envie de chercher ce rituel.
Le vieil homme se leva.
- Je vais faire un tour pour regarder si Astoria Gothel n'aurait pas laissé d'autres objets intéressants voir dangereux.
Le quatuor approuva et laissa le directeur faire ses recherches.
Raiponce parcourut le livre avec ses amis. Chacun y allant de son commentaire. Ils se stoppèrent à la page de la pierre philosophale:
- Ah c'est vraiment là que tu as trouvé le nom de la pierre, dit la rouquine.
- N'empêche je ne pensais pas qu'il existait autant de façons de devenir immortel, répliqua Jack.
Les pages se tournèrent encore et encore. Raiponce se stoppa sur une page qu'elle avait déjà lue. La fleur du soleil. Elle la relut avec attention accompagnée ses amis.
- Fascinant cette fleur. On dirait le même pouvoir que toi, dit Harold en pleine réflexion.
- C'est ce que j'ai pensé, il y a sûrement un lien... Faudrait que je fasse plus de recherches sur cette fleur si rare.
Une quinzaine de minutes plus tard, Raiponce arriva au bout du livre. Elle le retourna et le relut encore. Avec tous ces sortilèges et objets magiques, lequel était donc le bon? Dumbledore revint d'un air songeur:
- Astoria avait laissé de terribles objets je vais les prendre pour les faire détruire. Vous avez trouvé quelque chose?
Le trio afficha une mine triste mais Raiponce resta absorbée par le livre. Elle pointa un symbole du doigt:
- Moi ce qui me perturbe c'est ceci. Il est marqué d'une couleur différente des autres, on voit que cela a été rajouté après. Cette couleur est d'ailleurs la même que celle qu'a utilisé Cathy Cerda pour signer de son nom à la dernière page. Je pense que c'est elle qui a rajouté ce symbole.
- Faîtes voir.
Albus s'approcha et fixa l'emblème.
Son regard se perdit dans le temps:
- Je crois avoir déjà vu ce symbole quelque part.
Raiponce regarda plusieurs pages:
- Cet emblème a été rajouté à quasiment toutes les pages. La seule annotation écrite en rouge à la fin c'est " Seul remède". Je ne vois pas trop où elle veut en venir... Si seulement on pouvait l'interroger...
Chacun resta béat, dans leurs pensées, imaginant ce que signifiait tout cela. Albus Dumbledore se releva une fois ses idées en ordre:
- Je vais chercher le dernier lieu de Cathy Cerda pour trouver de nouveau indice sur ce symbole, je pense avoir enfin une solution et aussi une mauvaise impression. Quant au rituel que Tom cache, puis-je vous laisser le soin de le trouver? Je vous confie ce livre ainsi que le professeur Slughorn. Je dois encore aller enquêter à quelques endroits. Je ne serais donc pas présent au château souvent mais je vous fais confiance.
Le Big Four approuva tous sourires. Ils n'attendaient que ça, d'être utile. Jack pensa également à son autre mission. Il devrait parler à Drago pour savoir la suite, car si Dumbledore n'était pas là ça posait problème.
Tendant le bras, les sorciers surent que le dur moment d'un transplanage arrivait. Raiponce serra le livre contre son cœur et s'accrocha. Le trio suivirent et le craquage eut lieu. C'était l'heure de rentrer au château et de réfléchir à ces nouveaux indices.
