Chp 9 : Les secrets de Voldemort
Horace Slughorn se prépara pour rencontrer Wilkie Tycross. Il enfila sa plus belle cravate verdâtre et brune. Ainsi qu'un costume saillant qu'il adorait porter pour les occasions. Toujours dans les même tons ils enfila des chaussures cirées et se recoiffa d'une mèche grisonnante sur le front. Il accrocha la chaînette de sa montre à son haut puis se sourit dans le miroir. Une petite touche de parfum et il sortit de sa chambre en claquant la porte.
Le professeur était bien heureux en marchant dans les couloirs. Il sifflotait. La perspective d'avoir une rencontre avec Tycross, une tête du ministère avec qui il entretenait déjà de bonnes relations, l'enchantait. Son panel était déjà bien rempli de sorciers connus et il était toujours ravi d'aller voir ses amis si importants. Surtout que Tycross lui permettait de transplaner même dans les lieux interdits pour se cacher auparavant des Mangemorts. Car oui Slughorn était visé par Lord Voldemort qui le voulait dans ses rangs. Pas étonnant vu leur passé en commun, mais Horace n'avait jamais prévu de les rejoindre. Il était ravi d'avoir retrouvé un lieu aussi sûr que Poudlard avec ses tonnes de barrières magiques.
Sans ce soucier de rien, il se dirigea vers la grande salle. Il entra rayonnant de bonheur. Le professeur chercha Tycross du regard mais il ne trouva personne, la pièce était vide hormis une table au centre avec un cadeau brillant. Horace tourna la tête de tous les côtés pour comprendre ce qu'il se passait. Pas un bruit, rien. Il fut vite tenté par ce présent luisant et si accrocheur au regard. Il trouva tout de même étonnant que personne ne passe dans le couloir, aucun son de pieds, le silence total.
Haussant les épaules le bedonnant professeur entra complètement dans la salle et se dirigea vers le paquet. Une inquiétude commença à lui mordre le ventre. En s'approchant du cadeau il se gratta le menton. Le prendre? L'ouvrir? Le donner aux objets trouvés? Il tendit le bras pour le saisir et le palpa. Il le secoua mais aucun son n'en sortit. Seul son odorat fut titillé par une odeur alléchante de gâteau.
- Qu'est ce que c'est que ça ?
Soudain la porte se ferma d'une traite. Horace se retourna en panique. Il n'y avait toujours rien. Un coup de vent? Ca serait un peu gros pour une porte aussi massive... Horace reposa le cadeau et commença à faire marche arrière.
- Monsieur vous ne voulez pas de notre présent? Demanda une voix derrière lui.
Il hurla et se retourna en tremblant:
- Mon dieu , Jack, vous m'avez fait peur! Mais d'où sortez vous donc!?
- Nous sommes ici depuis la fin du test, Monsieur, on doit ranger la salle, s'exprima Mérida.
Horace se tourna de nouveau pour fixer les yeux pétillants de la Weasley.
- Et on a pensé vous faire un petit cadeau avant la fin des examens, reprit Harold.
Slughorn fut moins choqué mais tourna encore fois. D'où sortaient ses enfants!? Il ne fut pas surpris d'entendre Raiponce aux côtés de Mérida alors qu'elle n'était pas là une seconde avant.
- Parce qu'on vous adore professeur.
- Par la barbe de Merlin mais d'où venez vous!?
Il hurla plus que de raison. Le Big Four ne redit rien mais ils sourirent de malice.
Puis Jack prit le cadeau et lui tendit:
- Pour vous, Monsieur.
L'homme s'en saisit. Il avait bien envie de fuir mais les quatre enfants étaient devant la porte fermée. Horace l'ouvrit doucement et admira un joli paquet de muffin au miel et aux pépites de chocolat. Raiponce s'avança:
- C'est moi qui les ai faits hier soir, j'espère qu'ils vous plairont!
Le professeur sourit faussement:
- Merci beaucoup ça me fait très plaisir...
- Goûtez-les, ils sont très bons, assura Mérida en levant le pouce. Raiponce est la meilleure cuisinière de tout le château.
- Oh tu me flattes.
L'homme rondouillard prit un des muffins en se demandant s'il n'y avait pas quelque chose dedans. Voyant son attitude Harold lui prit des mains:
- Je sais que vous ne nous faites pas confiance car on est plutôt collants avec Voldemort mais on vous promet qu'il n'y a rien de bizarre là dedans.
- Ne prononcez pas son nom, grogna Slugohrn.
Harold mangea le muffin et se régala. Rien ne se passa. Horace tenta un truc:
- Monsieur Haddock j'espère que vous ne prévoyez rien contre moi?
- Rien du tout Monsieur!
Le professeur soupira et se détendit en souriant:
- Je suis désolé, ces derniers temps je suis un peu sous pression avec toutes ses histoires autour de Vous-Savez-Qui.
- On comprend, opinèrent les jeunes. D'ailleurs on tenait à s'excuser de nos attitudes.
-... Ce n'est rien n'en parlons plus maintenant. Tournons la page.
Horace prit un autre Muffin et croqua dedans. Ils étaient en effet très très bon. Il se toucha le ventre:
- Vraiment une merveille Miss Gothel, vous devriez choisir un métier culinaire pour plus tard!
- Oh peut-être, pourquoi pas, lui sourit-elle.
Le professeur en reprit un mais il se sentit tout drôle. Ses yeux devinrent vagues puis il regarda un point fixe, sans qu'il n'y ait rien devant lui. Jack respira un bon coup:
- Professeur Slughorn, êtes-vous au courant du rituel auquel Tom Jedusor s'intéressait?
L'homme recula contre la grande porte. Il était en train de se retenir mais il ne put résister.
- Oui.
Le Big Four haletèrent tous en cœur. Mérida s'avança:
- En quoi consistait ce rituel? Que préparait Voldemort depuis Poudlard!?
-... Et bien il... Il préparait son immortalité. Il était obsédé par le fait de vivre pour toujours même s'il se faisait tuer par un sortilège de mort.
Horace parlait d'un ton monotone, comme un robot.
- Dites-nous en plus sur ce qu'il préparait et pourquoi? Demanda Harold.
- Il s'intéressait à la magie noire. Malgré le fait que les livres étaient dans la réserve, le jeune Tom, aidé d'Astoria Gothel et de Pitch, avait fini par trouver une relique du passé. Un livre retraçant tous les moyens de devenir immortel. C'est la jeune Gothel qui l'avait acheté à une certaine Cathy Cerda dans le passé. Cette sorcière qui vendait de tout et n'importe quoi et qui prédisait le destin. Une voyante et sorcière de marque dans notre monde.
Il marqua une pause et avala sa salive.
- Les trois sorciers avaient quelque chose en commun. Vous l'avez compris c'est l'immortalité. Oh le livre fut confisqué à un moment donné par le directeur Dippet mais Astoria avait réussi à le reprendre avant de quitter Poudlard. Je me souviens qu'elle était obsédée par une fleur de soleil qu'elle avait prévu d'aller chercher une fois sortie de l'école. Je lui ai pourtant dit que ce n'était qu'une légende et qu'elle n'existait pas mais la petite avait déjà prévu son voyage autour du monde. Je me demande si elle l'a trouvée...Je suppose que oui. En ce qui concerne Pitch il a été renvoyé de l'école alors qu'il tentait des expériences interdites sous le château. Il était vraiment furieux. Je pense qu'il à du réussir ce qu'il entreprenait si il existe toujours... Peut-être...
Sa voix se perdit dans un murmure. Mérida frappa du poing contre la porte dont le professeur ne bougea pas d'un poil:
- Vous tournez autour du pot, je sais que vous luttez intérieurement mais il va falloir nous dire tôt ou tard ce que préparait Voldemort! Alors!? Répondez!
Horace pleura et reprit son ton monotone:
- Tom Jedusor est venu me voir plusieurs fois. Oui, il s'intéressait à la magie noire et... Je n'ai pas pu résister. Je lui ai fait partager mon savoir mais je ne savais pas que cela aboutirait à un tel résultat. Je ne pensais pas qu'il tenterait ses sorts... Il a changé son corps, de l'intérieur et de l'extérieur pour finir à ce qu'il est maintenant.
Le professeur se mordit la lèvre:
-Les Horcruxes et Les Armowels. C'est ce qu'il a accompli pour devenir un être suprême et immortel. Il ne peut être tué. Il ne peut être touché. Voilà ce qu'il réussit à faire grâce à ce livre.
Raiponce eut un réflexe de panique. Elle avait lu ses pages et savait de quoi il en retournait.
- En quoi cela consiste...? Balbutia Harold tendu.
- Ce sont tous deux des rituels et des sortilèges interdits. Plus sombres que n'importe quelle forme de magie. Le premier consiste à détacher son âme en plusieurs fragments pour les attacher à n'importe quel objet. Si le corps du propriétaire meurt, son âme reste dans ce monde et peut réapparaître tant que cette part d'âme et de souvenir reste en vie. Le prix à payer est un meurtre. Un acte abominable qui déchire l'âme, soit six fragments aux maximum.
- Le journal de Tom Jedusor..., murmura Raiponce.
- Quant au second, avant que l'âme ne soit coupée, un rituel très noir et très puissant permet à son utilisateur de se créer une armure en transférant la copie de son âme sur des pierres. Des pierres précieuses plus précisément . Tom avait tenté sur des pierres ordinaires mais cela ne marchait pas, il faut que ce soit des joyaux tel que des rubis ou des émeraudes pour que cela fonctionne... Il est possible d'en créer cinq dont l'une fait office de lien principal avec les autres. Mais cela nécessite une centaine de morts voir bien plus.
Il souffla, fatigué:
- Cette armure se colle sur le corps organique où une part de l'âme s'y trouve et empêche d'être touché par n'importe quel sortilège. Aucune attaque physique ou magique ne peut toucher la personne qui a revêti cette armure infaillible. Tant que les pierres précieuses utilisées et les Horcruxes crées sont actifs. Tom reste intouchable. Un être pouvant vivre jusqu'à la décadence même du monde et n'ayant peur de mourir ni d'être touché.
Le Big Four pâlit. Jack avait par un moment pensé à entrer chez les Mangemorts pour tuer Voldemort par derrière mais s'il était intouchable...
- Attendez, vous voulez dire qu'il n'y a aucun moyen pour atteindre Voldemort?
- Aucun.
- Même le plus puissant des sortilèges de Dumbledore par exemple?
- Ca ne marchera pas...
- Mon dieu, paniqua Mérida après cette échange de questions. Mais c'est encore pire que tout ce que je pouvais imaginer! Qu'est-ce que l'on peut faire contre ça!?
- Je n'en ai aucune idée.
Horace s'affala au sol, exténué et déprimé. Il regarda le Big Four se ronger les sangs de ces révélations.
- Qu'est-ce qu'on doit faire? Paniqua Raiponce. Si on y réfléchit bien on a trois immortels en face de nous avec Tom , Astoria et Pitch. Mais pire encore, le plus dangereux des trois est invulnérable! C'est la fin de tout.! Dire qu'ils veulent nous tuer avec Harry... On ne peut lutter contre ça...
- Ne...Ne paniquons pas , tenta Harold en montrant les mains. On va aller expliquer ce qu'on a appris à Dumbledore. Il va trouver un moyen, ça doit forcement exister.
- Oui c'est vrai. Répliqua Jack convaincu. Rien n'est infaillible. Il y a forcement une faiblesse. Raiponce.
- Oui?
- Va chercher le livre de l'immortalité. Nous on va t'attendre chez le directeur.
- Ok j'y cours.
Le trio sortit de la grande salle après l'avoir remise à neuf et remercia les membres de l'armée Rebelle qui avaient gardé le couloir pour empêcher les sorciers de passer durant le temps de leur plan. Harold était ravi que son plan ait marché. Il avait convaincu ses amis de marcher dans la combine et de garder l'entrée le temps de découvrir un nouveau mystère sur Voldemort. Ils avaient accepté avec joie, ils voulaient vraiment aider. Avant tout cela, Mérida et Jack étaient partis voler du Véritaserum dans la réserve personnelle du maître des potions qui ne comprenait pas pourquoi Harold lui tenait la jambe pendant sa pause repas. Une fois effectué , Raiponce avait créé sa recette spéciale de muffin au chocolat en y intégrant trois gouttes de Véritaserum à chaque gâteau. Quand ce fut fini, ils emballèrent le paquet dans un des plus brillants et des plus tentants papier cadeau doré.
C'est ensuite qu'ils attendirent la fin des tests pour se proposer à tout remettre en place. Les tables, le cerceau, les chaises... Quand Tycross était sorti de la salle, Anna était en embuscade pour l'amener plus loin en parlant de transplanage. Slughorn ne devait surtout pas le rencontrer en chemin pour que le plan fonctionne. Harold se doutait bien que le professeur voudrait lui parler vu qu'il aimait les célébrités tel que lui. Il avait appris que Tycross était une tête haut gradée du ministère. La suite du plan était très simple. Attendre que la proie entre dans la grande salle et se dirige vers le cadeau. Harold était plutôt fier de son idée de boire la potion d'invisibilité que Raiponce avait reçu à son anniversaire. C'était une potion qui durait entre cinq et dix minutes. Par chance Horace avait à peine tenu trois minutes avant de fondre sur le cadeau. Il ne restait à la Serdaigle qu'à fermer la porte et la sceller de sa magie pour quelques minutes.
Une fois réapparus, les sorciers n'avaient plus qu'à lui faire manger les gâteaux de vérité. Il n'y avait pas d'issue de sortie et ne pouvait qu'accepter s'ils insistaient. Connaissant la nature méfiante de Slughorn, Harold savait qu'il n'oserait pas en manger sans être sûr, ce pourquoi il se proposa d'en manger un et assura ainsi qu'il n'y avait rien dedans. Le véritaserum ne marcha pas sur Harold puisque celui-ci avant de lancer le plan avait demandé à Raiponce de lui lancer un sort de bloque-gorge. Ainsi en pleine conscience de ce qu'il faisait il pouvait lutter contre le Véritaserum pour ce court laps de temps. Ce plan avait marché à merveille ce dont ses amis le félicitèrent. Une vraie ingéniosité.
Courant à en perdre haleine, le Big Four se retrouva devant la porte du directeur. Raiponce arriva la première étant donné que le trio avait rangé la salle préalablement. Quant ils furent au complet, l'armée rebelle les rejoignit. Ariel, Mulan, Shang, Aurore, Anna et compagnie leur demandèrent ce qu'ils avaient appris. Un peu chamboulé, Harold tenta d'expliquer ce qu'il venait d'apprendre, sans entrer dans les détails, sur Voldemort tout en leur faisant promettre de le dire à personne d'autre, histoire de ne pas créer de panique dans le monde des sorciers. La peur se lisait sur le visage de tous. Mérida les rassura un peu en parlant de Dumbledore et d'un faux plan infaillible. Elle ne voulait vraiment pas les inquiéter.
Une fois terminé le Big Four frappa à la grande porte en chêne du directeur qui leur ouvrit le chemin, une mine déconfite au visage avec un Harry Potter blanc comme neige. Les deux hommes semblaient sortir d'une lourde conversation et le quatuor sentait que ça allait en rajouter une couche. Les quatre amis entrèrent toujours tendus. Dumbledore les accueillit lourdement. Sans expliquer la manière dont ils avaient obtenu leurs informations, étant donné que l'utilisation du Véritaserum était interdite sans accord avec le ministère, ils racontèrent leurs trouvailles. Ils commencèrent par les Horcruxes dont Harry approuva en même temps que Dumbeldore. Puis ils enchaînèrent avec les Armowels dont les deux hommes faillirent en tomber de leur chaise. Apparemment ils n'étaient pas au courant de ça...
Quand le récit fut terminé, Dumbledore s'épongea le front.
- C'est bien pire que tout ce que j'avais envisagé. Harry m'a prévenu pour les Horcruxes la semaine dernière, c'est déjà une si terrible nouvelle mais si en plus il y cachait un autre moyen de survivre...
- Cela signifie donc que si l'on détruit tous les Horcruxes, la dernière part d'âme sera toujours intouchable? On ne peut pas le tuer? Demanda Harry
- En effet j'en ai bien peur, assura Dumbledore le regard sombre. Le temps presse. Plus que ce que je ne croyais.
Il fixa Jack pendant un instant. Celui-ci pâlit. Severus ne lui avait quand même pas dit...?
Mérida coupa le silence en donnant un coup de poing sur le bureau qui fit sursauter les sorciers.
- Que doit on faire professeur? Si l'on reste ainsi le monde va connaître une ère interminable de terreur et à part nous personne n'est au courant de ces secrets. Enfin j'en ai un peu parlé avec nos amis de l'armée Rebelle mais j'ai omis certain détails...
- Vous avez bien fait miss Weasley, répondit Albus le regard dur.
- Il n'y a pas que ça, répliqua Raiponce tristement. Le retour de Voldemort... C'est de notre faute... Sans nous, sans moi et mon pouvoir il ne serait pas revenu et serait resté un morceau d'âme attaché à ce monde où l'on aurait pu agir sans avoir peur de lui et de ses fidèles. On doit agir c'est de notre responsabilité.
- Allons ce n'est pas de votre faute, dit Albus. Voldemort avait bien prévu les choses et vous êtes tous les cinq liés d'une manière ou d'une autre à ce mage noir. Par vos familles, votre passé, vos actes, et vos prophéties.
Le silence revient dans cette réflexion mutuelle de la vérité. Albus se leva calmement et donna à manger à Fumeseck. Il réfléchissait à quoi faire. Pendant ce petit moment Raiponce relut le livre de l'immortalité. Elle soupira.
- Monsieur à part ce symbole je ne vois pas de piste pour une éventuelle solution. Aucune arme ou sortilège n'est précisé pour contrer ces rituels.
Harry se leva de sa chaise en bois:
- Dites-nous ce que l'on peut faire.
Le directeur se retourna sur les cinq sorciers. Il retourna à son bureau et sortit le journal de Tom Jedusor, ainsi que la bague des Gaunt appartenant à Salazard Serpentard.
- Comme je l'ai déjà expliqué à Harry, ces deux objets étaient des Horcruxes, ce qui me faisait penser que Voldemort cachait des secrets bien sombres. Les détruire fut compliqué mais réalisable. J'ai par ailleurs peut-être trouvé où se cache un autre Horcruxe.
Les apprentis reprirent un espoir inespéré. Le directeur se mordit la lèvre:
- Je crois que j'ai encore besoin de votre aide mes chers enfants. Ce que je vous demanderais sera sûrement très dangereux mais je ne pourrais pas y arriver seul...
- On vous l'a dit, c'est de notre responsabilité de le faire, assura Harold confiant qui tenait la main de Mérida pour se donner courage.
Albus leur sourit, tel un père surprotecteur il posa une main sur Harry et sur Harold.
- Vous êtes déjà de si grands sorciers. Moi qui ai vu votre arrivée à Poudlard avec vos petits yeux émerveillés. Qui ai regardé tous vos exploits. Et toutes vos bêtises.
Il leur fit un clin d'œil.
- Vous avez toujours été si courageux et si bienveillants envers vos amis. J'espère sincèrement que l'avenir vous sourira plus que votre enfance * rire* . Pardonnez ma vieillesse mais je tiens toujours à ce qui m'est cher et vous cinq êtes très importants pour moi. Il vaut mieux le dire quand on a encore le temps.
Les apprentis avaient les larmes aux yeux mais ils sourirent. Jamais Albus ne leur avait dit de si belles choses. Il avait beau être distant il restait très protecteur envers eux et les aimait du fond du cœur.
Sur ce Dumbledore redevint grave. Il croisa les bras dans le dos:
- Je pensais vous faire partir en mission après vos examens mais je juge que le temps presse... La semaine prochaine, je partirais trouver l'Horcruxe numéro trois. Harry je voudrais que tu viennes avec moi.
Le binoclard approuva, déterminé à en finir avec son ennemi juré.
- Et nous on ne vient pas? Demanda Jack impatient de comprendre comment tuer Voldemort avant de devoir faire un choix crucial.
- Non. Je pense que le destin vous a confié une autre mission. Harry Potter se chargera des Horcruxes avec moi même. Vous, je vous confie une autre tâche. Vous devez trouver ce que signifie ce remède, ce symbole. C'est sûrement la clef pour détruire les Armowels. Votre mission sera de vous rendre au cimetière de Valley Broad puis à la forêt où la dernière maison de Cathy Cerda se trouve. Là où elle à été enlevée. Tout est inscrit sur ce papier.
Il leur tendit un feuillet rempli de description et de photos.
Raiponce lut rapidement avec ses amis. Elle approuva d'un hochement de tête:
- Nous sommes déjà prêts à partir!
Le trio regardèrent la Serdaigle avec du baume au cœur. Depuis la première année elle avait tellement changé. Tant de courage et de ferveur se tenait en elle maintenant. Elle n'était plus naïve et peureuse, c'était une vraie sorcière digne de confiance.
- Ne soyez pas trop pressés. Je ne pourrais pas vous accompagner et peut-être que le danger rodera dans les parages. Si jamais cela tourne mal vous devrez rentrer immédiatement c'est bien d'accord?
- Compris, dirent-ils en chœur.
- Par ailleurs je pense que le mieux serait d'y aller avec Krokmou, on aura une défense supplémentaire. A nous cinq nous serons en sécurité, répliqua Harold.
- En effet ce serait le mieux à faire, dit Mérida.
Albus les serra soudainement contre lui. Le Big Four rougit un peu. Raiponce trouvait tout de même cette réaction étrange. Pourquoi tout à coup il était si démonstratif? C'était comme si il allait bientôt mourir...
La semaine suivante arriva bien vite. Les derniers jours, le Big Four n'était plus du tout concentré en cours et ne cessait de se retrouver sous le cerisier pour planifier leur départ. Malgré le mois de juin le temps ne se réchauffa pas ce qui rendait les jeunes encore plus tendus. Du côté de Jack celui-ci avait prévenu Drago qu'ils pourraient enfin réparer l'armoire dès son retour. Ils n'avaient plus le choix désormais.
Le jour J, au moment du départ les apprentis sorciers se retrouvèrent tous à la tour d'astronomie. Ils croisèrent Severus qui d'un air grave semblait contrarié. Une fois arrivé en haut, Albus leur parla comme si de rien n'était. Il leur déclara à nouveau à tous qu'il les aimait du fond du cœur et qu'ils comptaient sur eux pour être prudents. Par la suite il entama un avertissement à Harry Potter qui devait partir si Albus lui disait de le faire. Il approuva sans vraiment le vouloir. Albus se tourna alors vers le Big Four. Il sourit:
- Bonne chance mes chers enfants. Je prie pour que le temps vous soit toujours favorable. Je... Je pense qu'il est temps de nous dire au revoir maintenant. Je veillerais toujours sur vous. Et surtout n'oubliez pas. L'amitié et l'amour sont les sentiments les plus importants qui soit. Les armes les plus fortes au monde qui peuvent anéantir un mage tel que Voldemort, dont le cœur est vide. S'il vous plaît, gardez bien ceci en tête et restez soudés. Vous ferez et vous faites de grandes choses. Ensembles.
Il avait l'air de radoter mais étrangement le Big Four le prit comme un adieu plein d'affection. Raiponce voulut lui dire quelque chose mais Albus transplana avec Harry à son bras.
- Il... Il compte se suicider là bas ou je rêve? balbutia Harold perplexe.
- Je pense qu'il dit ça car on va au devant de grands dangers, déclara Mérida en haussant les épaules.
- Oui sûrement...
Jack s'exprima calmement mais il savait la vérité. Le vieil homme était donc préparé à mourir. Severus avait du lui en parler. Mais c'était peut-être au mieux car bientôt les Mangemorts seraient dans le château... Et sa mort serait certaine...
Les quatre amis se rendirent dans la forêt interdite. Ils avaient pris des sacs à dos remplis de babioles et de potions prévus pour ce jour. Affublés de leur baguette ils entrèrent dans l'épaisse fourré où se tenait Krokmou. Le dragon savait qu'il allait se passer quelque chose. Il était près à tout pour suivre son maître, sa sauveuse, l'amoureuse de son propriétaire et le garçon qui l'avait occupé pendant les premiers étés. Le Big Four relut la carte et les petits mots du directeurs. Etonnamment, ils étaient plus excités qu'affolés.
Mérida et Raiponce sautillaient d'impatience de partir. Harold et Jack étaient également en face avec elles et préparaient leur plan ainsi que leur formation si des Mangemorts attaquaient. Ralph arriva entre deux conversations:
- Vous partez où?
Il se gratta l'oreille paisiblement. Il était accompagné de Vanellopé sur son épaule. Les sorciers leur sourirent.
- C'est top secret, déclara Mérida. On revient vite ne vous en faites pas. * Elle se tourna vers Harold* Allez tous sur le dos de Krokmou!
Le dragonnier se gratta le menton. Il avait pris goût à la réflexion.
- Je pense que le plus rapide serait d'y aller en transplanant.
- Mais... On a pas encore le droit...? Commenta La rouquine perdue.
Jack se tourna vers la blonde:
- Si il y en a une que le ministère ne surveille plus.
- Que... Moi? Mais et vous?
- Souviens-toi de ce que Tycross a dit, tu as le droit de faire du transplanage d'escorte avec n'importe qui. Humains, Dragons , Elfes. Et tu es la seule qui est majeure entre nous tous donc. On compte sur toi.
La blonde paniqua l'espace d'un instant. Elle se ressaisit bien vite au vu des regards confiants de ses amis.
- D'accord. Comptez sur moi, vous ne finirez pas desartibulés. Mais vu que je ne connais pas l'endroit, ce ne sera pas très précis. Surtout que les photos prises de Dumbledore ne sont pas très nettes.
- Ca ira t'inquiète.
Jack pris la main de Raiponce pour lui faire un baiser. Elle rougit et lui sourit.
- Alors allons-y!
- Bonne chance, leur cria Vanellopé en balançant son petit bras.
Mérida et Harold s'accrochèrent au bras droit de Raiponce. Jack lui tenait la main gauche. Ensemble ils se mirent sur Krokmou. Puis Raiponce tourna sur elle même. Dans un craquement sonore ils partirent ensembles dans le trou noir du néant. Dumbledore avait l'air de leur avoir laisser l'autorisation de transplaner malgré l'interdiction. Un accès de privilégié, pensèrent-ils.
Le tourniquet se termina sur une sombre colline. Le lieu était vierge, seulement recouvert d'herbe et d'un vent glacial. La nuit était déjà tombée. Aucune lumière apparente ne venait éclairer leur chemin. Et en dehors de Poudlard ils ne pouvaient pas utiliser la magie. Sauf une.
- Lumos Maxima!
Raiponce alluma une énorme boule qui éclaira sur plusieurs mètres. L'endroit était plutôt oppressant. Il n'y avait que le bruit du vent et des grillons pour couvrir le silence du lieu. Il n'y avait pas une habitation à la ronde.
- Euh... Tu crois qu'on est vraiment à Valley Broad? Demanda Mérida perdue.
- Je vous ai prévenu que ce ne serait pas précis...
- Ce n'est pas grave, on est tous entiers, lui répondit Harold en caressant Krokmou malade. Par contre on ne pourra pas voler tout de suite vu nos états.
Le pauvre dragonnier était bien pâle, pire que son dragon. Jack de son côté, refit la queue de cheval de Raiponce qui était partie dans tous les sens.
- Quelqu'un est déjà allé à Valley Broad en fait? Demanda Jack perplexe.
- Honnêtement à part mon île et Poudlard... je suis jamais sorti au delà.
- Moi non plus, ma mère n'a jamais voulu que je voyage sans sa surveillance. Bon j'ai fait quelques lieux en vacances mais rien de bien passionnant, dit Mérida.
Raiponce fit bouger la boule de lumière devant eux:
- J'ai demandé à Aurore à quoi ressemblait sa contrée. Apparemment c'est rempli de collines comme celle-ci, de cours d'eau et de pâturages. En somme on doit probablement y être. Elle m'a expliqué que la ville centrale était pleine de maisons mais que les alentours étaient très éparpillés, avec des chalets et des maisons de campagnes. Des animaux, des vaches et des sentiers. Enfin, je pense qu'on est dans les alentours quoi. Mais le cimetière doit se trouver à la ville.
Les quatre amis commencèrent à chercher des habitations. Le secteur était rempli de verdure à perte de vue. Il se passa une bonne quinzaine de minutes avant qu'ils ne croisent enfin une maison en bois. Ils frappèrent à la porte mais personne ne répondit. Les lumières s'éteignirent en vitesse et le peu de bruit qu'il y avait se perdit dans un murmure.
- Je rêve où ils nous ignorent?
- Je pense qu'ils ont peur que ce soit des Mangemorts. Je vous signale qu'on est en sécurité à Poudlard mais en dehors le monde est en proie à la panique. Laissons tomber, déclara Jack.
Le trio approuva et retourna en quête d'une autre maison. Les deux suivantes, le résultat fut le même.
Harold souffla de colère:
- Bon on ne va pas y arriver comme ça. Je vais partir en éclaireur avec Krokmou pour trouver la ville.
- Ok je viens avec toi, déclara la rouquine en se collant à lui.
Il rougit et accepta. L'équipe se sépara en deux pour une courte période. Main dans la main, Jack et Raiponce continuèrent un petit bout de chemin ensembles avec la boule de lumière au-dessus de leur tête. Il durent se cacher plusieurs fois quand des drôles de personnes se baladaient dans le coin. Soit des Mangemorts soit des trafiquants. Ils n'avaient pas l'air net.
Dans les airs, Krokmou se rafraîchissait l'esprit. Mérida se tenait contre Harold fixant le sol en souriant:
- J'adore faire des balades dans les airs avec toi.
Elle rougit dans la pénombre, heureuse de ce petit moment en amoureux.
- Moi aussi, répondit Harold dont Krokmou lui faisait un clin d'œil. On en fera plein une fois que tout sera réglé.
- Oui dès qu'on aura trouvé un moyen de supprimer ce mage noir et quand j'en aurais fini avec... Ce mariage arrangé...
La Gryffondore fit une mine déconfite quant elle sentit Harold se raidir. Elle comprenait sa souffrance.
- J'y pense souvent, déclara-t-elle doucement. Ca m'obsède un peu ces derniers temps et ma mère me prend vraiment la tête avec ça. Je dois trouver une solution. Et je te jure que j'en trouverais une!
Harold lui sourit mais ne redit rien. Il ne savait pas quoi faire dans cette situation et surtout la rage lui tordait le ventre. Sans Elinor ils seraient bien heureux ensembles... Il chassa sa pensée de finir seul. Mérida hurla et pointa son doigt en face:
- Regarde des lumières, je crois qu'on a trouvé le centre de Valley Broad!
Ils se sourirent heureux et repartirent dans le sens inverse.
Le duo se posa pour laisser monter le couple qui avait fini eux aussi leur petite ballade en amoureux. Jack et Raiponce parlèrent des drôles de personnes qu'ils avaient vus. Ils fallait qu'ils soient prudents.
Enfin arrivés dans la ville, ils se posèrent près d'un grand clocher d'église qui pointait de toute sa hauteur. C'était un des plus grands bâtiment, inratable. Par chance il n'y avait que très peu de personnes en cette nuit gelée. Les sorciers restaient chez eux par crainte et il ne semblait pas y avoir de Moldus dans les parages. C'était peut-être une ville uniquement constituée de sorciers mais personne ne le savait vraiment. Il y eut tout de même une sorcière qui hurla en voyant Krokmou. Elle promenait son chien avec sa baguette. Elle s'enfuit aussi vite que possible.
- Je pense qu'on parait menaçant comme ça, s'exprima Harold dont le dragon baissait la tête. On sera plus tranquille.
Mérida regarda de droite à gauche sous les réverbères qui illuminaient faiblement les ruelles glacées.
- Le cimetière doit être dans le coin. Je pensais qu'il serait derrière l'église.
- Parfois il est collé un peu plus en retrait, commenta Harold. Le nôtre est dans la forêt adjacente au village.
- Suivons les flèche tout simplement, leur dicta Jack qui montrait un panneau de signalisation écrit "cimetière" dessus.
- Ah oui en effet, pouffa Raiponce rassurée.
Les quatre amis , dont deux couples mains dans la mains, marchèrent le long des rues, Krokmou à l'arrière. Des sorciers ou peut-être même des moldus? les regardaient par leur fenêtre. Certains tiraient des rideaux, d'autres regardaient avec de gros yeux et même quelques courageux ouvrirent pour regarder. C'était une vallée qui n'avait sûrement pas l'occasion de voir de vrais dragons, ce qu'Harold ne pouvait pas comprendre.
- Moi je les comprend, sourit Raiponce. Quant je suis sortie de ma tour et que j'ai découvert le chemin de traverse ainsi que Poudlard, j'étais pareille! Quant on ne connaît pas, ça fait peur mais en même temps ça intrigue et ça excite.
- C'est vrai, puis Krokmou est un furie nocturne, un des derniers de son espèce, répliqua Harold en bombant le torse.
Le dragon lui répondit d'un caquètement joyeux. Le trio se mit à rire. Un vrai phénomène de foire!
Continuant leur route, ils ne rencontrèrent personne dans la rue. Il y avait juste beaucoup de maisons et de magasins agglutinés sur les bords de la chaussée. Il y avait aussi des voitures, magiques ou normales, ils ne le savaient pas non plus. Puis au détour d'un carrefour se dressa enfin un grand cimetière dont l'entrée était affublée d'une énorme porte en fer forgé avec des formes en pique. A côté se dressait un grand manoir violet.
- Je crois que c'est la maison d'Aurore sur la colline la bas, isolée, dicta Raiponce.
- C'est une grande maison, comme les Malefoy, répliqua Jack. Je pense que c'est des nobles.
- Oui, des sangs purs aussi mais bon, ils n'ont pas du tout la même mentalité.
- Je comprends, ils ne sont pas tous timbrés, rit Jack faussement détendu.
-Alohomora, Dit Raiponce lançant son sort.
Mérida poussa la grande grille qui s'ouvrit d'un grincement rauque et strident.
- J'ai connu mieux niveau discrétion, lui répliqua Harold.
Mérida grogna pour toute réponse. Elle ouvrit la porte en grand pour que Krokmou puisse passer. Raiponce passa en dernière et referma la porte en la scellant de sa magie.
- On ne sait jamais.
D'un hochement de tête ils fixèrent avec terreur le grand cimetière si glauque et si sombre. C'était une atmosphère vraiment sombre et terrifiante, accentuée d'hiboux qui hululaient à tout va et de craquements non identifié. Raiponce et Harold eurent un frisson de terreur.
- Lumos Maxima.
Raiponce créa quatre boules de lumière.
- On va se séparer pour trouver la fameuse tombe où est gravé le symbole, approuva Harold. Krokmou je veux que tu restes avec Raiponce.
Il approuva et alla retrouver sa sauveuse d'un câlin de la tête.
Ils fixèrent une dernière fois le symbole qui était une sorte de demi arc de cercle fermé avec trois bâtons, un carré et un rond sur les côtés ainsi qu'un morceau crochu sur le centre.
- C'est parti, dépêchons-nous! Déclara Mérida.
Affublés de leur baguette les sorciers prirent chacun une rangée et une boule de lumière. Il regardèrent les noms des défunts avec attention ainsi que leur tombe histoire d'y voir quelque chose de gravé. Raiponce était partie tout à gauche avec Krokmou. Elle balançait sa boule de droite à gauche:
- Il y a beaucoup de monde. Et même des assez célèbres en fin de compte. Oh SleepWood. C'est le nom de famille d'Aurore. Ca doit être de sa famille, il y en a plein. Que des sorciers.
Elle passa en revue tombe par tombe pendant que Krokmou reniflait les caveaux avec curiosité.
Jack en faisait de même au centre mais il avait autre chose en tête. Il repensait à ce qu'avait dit Dumbeldore. Puis Severus et Pitch. Et enfin à Elena. De son point de vue Dumbledore était prêt à mourir et cela semblait être un adieu. Ce qui voudrait dire que Severus lui avait parlé tout à l'heure quand il l'avait croisé. Et que donc en rentrant il devrait avec Drago réparer l'armoire. Il ne pensait pas que ce jour viendrait si vite et pourtant la vérité allait éclater sous peu. Il allait devenir un paria... Pour tous les mensonges qu'il avait dit... Raiponce ne lui pardonnerait jamais. Il fallait absolument qu'il découvre ce fameux remède pour qu'au moins il sache comment en finir avec Voldemort. Il le fallait!
Perdu dans ses pensées il fut interpellé par Mérida, à droite de lui, qui les appela.
- J'ai trouvé! Venez, voir!
Ils accoururent ensemble, à bout de souffle vers l'énorme tombe qui surplombait le cimetière. Elle faisait la longueur de quatre plaquettes ainsi que la taille d'une arbre. De plus elle était gravée avec beaucoup de dessins de noblesse ainsi que de couleur doré. Le symbole était gravé sur la sépulture, juste à côté des dates.
- Aurore m'avait dit qu'elle était imposante mais je ne la voyais pas autant, Répliqua Raiponce abasourdie.
Les quatre amis eurent une pointe d'excitation avant de lire le nom du défunt à qui appartenait cette tombe. Ils bougèrent leur boule de lumière et s'approchèrent. Soudain leur visage se défigura de surprise. Un grand O se forma sur leur bouche et personne ne put parler.
Ce fut Harold qui brisa le silence. Perplexe il se gratta la tête, effaré:
- Cette tombe... Elle... Elle appartient à Helga Poufsouffle!
