Chp 1: Le début d'une nouvelle ère

Un soleil de plomb frappa le château tant réputé d'Angleterre qui paraissait plus sombre que jamais. Aucun son n'en sortait, un silence angoissant plombait l'atmosphère autrefois si joyeuse et si familiale. Le vent s'engouffrait dans les allées vides, dans les couloirs déserts. D'ordinaire le temps était à la fête après les examens de fin d'année et le début des vacances estivales mais pour une fois dans l'histoire de Poudlard, celui-ci était abandonné. Seuls les fantômes voguaient tristement entre les tableaux, repensant au défunt Albus Dumbledore. Peeves, le farceur, s'ennuyait à mourir.

En voyant cela, Mérida Weasley resta abattue. Elle regarda derrière elle en regardant le Poudlard Express qui déversait un flot de sorciers en tous genres venus assister à la cérémonie d'enterrement. Tous drapés de couleur noire et de capes de veillées. Elle même avait choisi une robe sombre assortie d'une pince rouge et noire de style très chinois. Celle-ci ne servait uniquement que de décoration et trônait dans cette touffe infinie orangée.

A sa suite se tenait Harold Haddock qui affichait son envie irrésistible de prendre la main de sa petite amie mais Elinor Weasley le fixait d'un regard assassin. Il abandonna et ouvrit son col de chemise. Il s'était habillé si sombrement que la chaleur l'étouffait dans son beau costume trois pièces. Astrid était à son côté et l'aida à enlever la cravate qui ne servait qu'à l'étrangler. Coiffée d'une natte elle pouffa puis admira le château Poudlard qu'elle n'avait plus revu depuis trois ans. Au loin elle aperçut ses amis du tournoi, Pocahontas, Mavis et tant d'autres.

Ce qu'elle ne remarqua pas fut Raiponce Gothel, habillée d'une robe simple violet sombre, qui marchait nonchalamment sur le quai derrière le père Weasley et les triplés qui étaient si calmes qu'Elinor en était inquiète. Eux aussi étaient tristes. A ses côtés Flynn tentait de lui parler de tout et de rien mais il n'arrivait même pas à lui faire décrocher un mot. La pauvre majeure se plongeait dans le silence total. Les yeux durs et fermes. Il était pourtant si content de la revoir... Mais surtout il avait la haine. Il l'avait laissée au bras de ce Frost qui avait osé la faire souffrir. C'était désormais son ennemi juré. S'il le croisait, il lui ferait comprendre le sens du mot torture. S'il avait su, il aurait fait boire un filtre d'amour à sa chère Blondinette. Mais aurait-ce vraiment été une histoire d'amour ainsi? Au moins elle n'aurait pas souffert...

Flynn soupira et abandonna son monologue sans intérêt. Il regarda plutôt de toutes parts. Il fut choqué de contempler une horde entière de sorciers se diriger vers le lac. Il y avait des personnes de tous âges et de toutes positions sociales. Il y eut même d'autres élèves que ceux de Poudlard dont ceux de son ancienne école Beauxbâtons. Il sourit. C'était un bel hommage pour un grand homme tel que Dumbledore.

Une fois arrivés au bord du lac noir, les sorciers déjà présents coururent jusqu'à leurs amis. Anna, qui était seule dans son château, courut vers Mérida pour l'enserrer dans ses bras. La solitude rongeait son cœur depuis le départ de sa sœur. Elle pleurait à chaudes larmes dans les bras réconfortants de son amie. Mérida regarda son beau chignon et sa robe noire et verte. C'était vraiment un beau petit bout de femme. Si forte malgré la froideur qu'Elsa lui avait toujours donnée. Lorsqu'elles se lâchèrent Mulan et Li vinrent à leur tour pour se saluer et pour s'épancher sur cette mort si soudaine.

Harold retrouva Blanche, Charmant, Vanellope et Russell qui furent choqués de voir Krokmou à ses côtés. Toujours présent et sachant pertinemment où il se trouvait et ce qu'il se passait. Son regard trahissait sa tristesse. Ce que le furie nocturne ne pouvait dire avec des mots se ressentait par ses yeux. Jamais personne ne l'avait su mais Albus Dumbledore avait veillé sur le dragon avec l'aide d'Hagrid. Le vieil homme avait su depuis le premier jour ce qu'il se tramait dans la forêt interdite et il avait été ravi de voir un dragon si bien domestiqué. Il s'en était occupé pendant certaines soirées où il avait besoin de cogiter. Jamais Krokmou ne l'oublierait.

Alors que tout le monde prenait place peu à peu, Ariel au bras d'Eric accourut pour voir Raiponce qui se terrait dans un coin. La blonde regardait le lac qui bougeait anormalement. Son amie invita Aurore et Philippe, un couple fraîchement crée lors des derniers événements, à venir les aider. Les quatre amis rejoignirent la blonde pour lui parler. Celle-ci s'exprima avec des monosyllabes et sourit faussement pour les rassurer. Ensembles il prirent place à côté de trois petites filles, Margaux la Serdaigle et ses sœurs adoptées, Edith et Agnès. A leurs côtés se tenait l'homme si étrange nommé Gru, leur fameux père, et quelques créatures jaunes que le trio avait aperçu au ministère.

Toutes les familles étaient présentes. La plupart des ministres aussi, les élèves de divers école. Les élèves et les professeurs de Poudlard bien entendu ainsi qu'Harry et ses compagnons. Et tous ceux qui estimaient le prestigieux mage de la lumière.

- Nous sommes réunis aujourd'hui pour honorer la mémoire d'un des sorciers les plus valeureux et les plus nobles que le monde ait connu.

Harold avait choisi de lui même de commenter la cérémonie avec l'aide de Mérida Weasley qui lui tendait les feuilles du discours. Ils avaient été proches de Dumbledore qui les avait aidés dans leur développement ainsi que dans leur devoir et leur destin. C'était normal qu'ils fassent leur hommage. A lui qui trônait à présent sous un linceul blanc brillant.

Le dragonnier retenait ses sentiments pendant qu'il déblatérait le discours écrit par d'autres sorciers. Peu à peu sa voix s'embrouilla sous les éloges du directeur. Mérida n'osa pas le regarder, ses yeux brumeux fixés au sol. Harold tremblotait à chaque mot ce qui eut pour effet de faire pleurer la moitié de l'assemblée. Même le Boursouflet Sirius lâchait des petits cris plaintifs dans la poche du sorcier. Il dut marquer une pause lorsque les larmes tombèrent et qu'un sanglot lui brisa la voix. Personne n'en redit rien, bien au contraire. Harold reprit sous le regard encourageant de son père et de Gueulfor. Quant il eut fini la dernière feuille, Harold devait retourner à sa place mais il resta devant l'assemblée.

- Je tiens aussi à rajouter personnellement que...

Il s'essuya les yeux.

- C'était vraiment un grand homme. Peu de personnes l'ont vraiment cerné et je pense que c'est mieux ainsi. Malgré ses méthodes parfois douteuses et farfelues, sourit-il tristement aux souvenirs du mage taquin, il n'en reste pas moins un homme au cœur d'or qui ferait n'importe quoi pour protéger ce qui lui tient à cœur. Il a été le plus grand des directeurs de Poudlard. Il a aussi été l'un des meilleurs sorciers et également l'homme le plus remarquable qui soit. Intelligent, malicieux et sans faille. Albus Dumbeldore était, est et restera le héros qui a élevé des milliers de sorciers dans le monde. Personne ne l'oubliera jamais. Et pour moi il aura été un mentor jusqu'au bout même si je ne m'en suis rendu compte qu'à sa triste fin... Merci pour tout, disons lui merci comme il se doit.

Dès qu'il eut fini ses paroles un étrange chant s'éleva du lac. Harold tourna la tête ainsi que tous les membres présents. En une langue inconnue, les êtres de l'eau, amis du directeur chantaient une triste complainte. Ses êtres bleus à la chevelure violette cantonnaient en cœur. Raiponce était subjuguée par ce chant et des larmes coulèrent enfin de son visage figée. L'hommage qu'avait rendu Harold aura été magnifique. Elle se lâcha et plongea sa tête dans le torse de Flynn qui sourit enfin de la voir réagir. Il avait peur qu'elle ne sache même plus pleurer.

Le chant se termina dans un lourd murmure mélancolique. Puis arriva une horde de centaures de la foret qui restèrent en retrait mais tirèrent chacun une flèche en l'honneur d'Albus, respecté même parmi cette race. Graup et Ralph étaient avec eux, regardant le spectacle. Le silence revint aussitôt. Un silence de deuil. Le duo retourna enfin à sa place suivi du dragon puis le ministre dit également quelques mots. C'est alors qu'une magie lumineuse enveloppa le linceul d'une pierre blanche et d'un écriteau.

Ci-gît Albus Dumbledore. Le plus grand sorcier et Directeur de Poudlard ( depuis 1956). Défenseur des opprimés et inventeur de génie. 1881- 30 juin 1997.

La cérémonie prit fin lorsque Fumseck, le phœnix, déposa une gerbe de fleurs en son centre et qu'il gazouilla dans une complainte des plus magnifiques. Lorsque son chant se termina il fixa le trio puis vint se poser sur Krokmou avec qui il s'entendait à merveille. Puis tour à tour les sorciers déposèrent une unique fleur au pied de la pierre froide et dirent leurs derniers mots.

De retour au château Weasley, Harold Haddock ne comprit par pourquoi l'oiseau de Dumbledore les suivait toujours. Il voletait insouciamment au-dessus de leur tête. Astrid qui était rentrée avec le trio et Flynn, haussa les épaules:

- Il te prend peut-être pour son nouveau maître?

- Un phœnix n'a que très peu de maître dans sa vie et il le sert jusqu'à la mort, répliqua Harold. Normalement il devrait être parti en deuil...

- Alors peut-être que Dumbledore l'a envoyé pour vous aider. Tu m'as bien expliqué qu'une quête t'attendait non?

- Ah... Ca c'est déjà plus plausible. Les phœnix sont si loyaux que même post-mortem ils feraient tout ce que leur maître leur aurait dit. Fumseck est un oiseau remarquable.

Astrid se stoppa devant l'entrée du château:

- Prend-en soin alors. Bon il faut qu'on rentre.

Elle adressa un regard à Flynn qui approuva de la tête. Le garçon parlait aux filles qui semblaient peu enclines à bavarder.

- Vous allez réussir à passer votre septième année à Poudlard? demanda le jeune homme. Il parait que les examens de fin d'année on été reportés pour Septembre. Vous pourrez y retourner sans problème. Mais pour les ASPIC ça ne sera pas la même.

Mérida se triturait les mains:

- On ne va peut-être pas retourner au château cette année...

- Hein? Pourquoi? S'étonna Flynn.

La rouquine regarda en biais:

- On a des choses à faire mais on ne peut pas en parler.

- Laissez-moi vous accompagner alors, dit-il fermement. Je prendrais la place de Jack!

Raiponce se tourna vers lui d'un regard noir et assassin. Il se tut et baissa la tête. Ce n'était pas la chose à dire... Puis la blonde retourna seule au château en claquant la porte au passage. Mérida se gratta le cou:

- T'inquiète elle est juste secouée de cette trahison, ça lui passera... Mais tu ne pourras pas venir. Le prophétie ne concerne que nous quat...Trois.

- Peut être qu'elle faisait aussi référence à moi plutôt qu'à ce sale traître!

- Non il l'a touchée et elle parlait bien de Jack. Ca ne m'enchante pas plus que toi mais... Si jamais, on serait ravis d'avoir de l'aide. Tu as un hibou?

- Oui, s'empressa-t-il de rajouter. Astrid aussi sera disponible. A nous cinq on arrivera forcement à faire... Ce qui doit être fait pour se protéger de Tu-Sais-Qui.

- Merci Flynn. Tu es vraiment quelqu'un de bien.

Elle posa une main sur son épaule. Il lui sourit:

- Si seulement j'avais été à Poudlard... J'aurais pris soin de Raiponce.

Mérida se renferma puis se choqua elle même:

- Jack n'était pas mauvais, il l'a toujours protégée tu sais. Je ne sais pas ce qui lui a pris de partir comme ça et de devenir un Mangemort mais je trouverais le fin mot de l'histoire. Ses mensonges et sa trahison ne resteront pas sans réponses. Pour notre blonde adorée et pour nous.

Flynn resta sceptique. Il ne connaissait pas Jack aussi bien que les autres. Astrid les rejoignit et ils partirent en transplanant. Harold se retrouva seul avec Mérida. Il lui donna un petit coup de coude:

- Je suis d'accord avec toi. Jack a forcément une raison derrière tout ça. Peut-être même que quelqu'un lui a tourné la tête. On ne peut pas en finir ainsi, il faudra qu'on lui parle et qu'il s'explique même si on doit le ligoter à un poteau et le traîner par la peau des fesses.

La rouquine lui sauta dans les bras, profitant que sa mère était rentrée. Elle l'embrassa avec fougue. Reprenant foi peu à peu.

- J'ai confiance en nous, en cette prophétie, déclara-t-elle essoufflée. Notre périple n'aura de fin que lorsque tout rentrera dans l'ordre.

Harold approuva et la serra dans ses bras. Son amour était sans égal.

La période qui s'en suivit fut le début de l'ère de la terreur. Les sorciers se barricadaient chez eux et la plupart fuyaient dans d'autres pays pour fuir la menace de Voldemort. Le pire furent pour les nées-Moldus et ceux dont le sang était entaché de plusieurs Moldus dans la famille. Ils savaient que bientôt, pour eux, ça serait pire que l'enfer.

Voldemort savait tout ça, la guerre atteignait son paroxysme. Les moldus et les sorciers avaient peur de lui. Son grand rival était mort. Harry Potter et ses autres ennemis étaient sans défense. Quant à Jack Frost, Elena et ses amis ils étaient au creux de sa main. Il en était sûr, son monde était désormais presque établi. Il ne restait plus qu'à écraser le reste de la pseudo-résistance fidèle à Voldemort.

Mais Jack Frost était loin de tout ça. Il venait de rejoindre le caveau de Pitch qui le conduisait, accompagné de Hans et de Elsa, à la chambre d'Elena.

- Je te préviens elle a refusé de manger et de bouger, elle est très maigre.

Jack grogna pour toute réponse. Il sentit Elsa lui poser une main compatissante dans le dos. Le jeune garçon lui sourit puis se tourna vers le Mangemort:

- Et sinon pour Lucius, vous n'étiez pas censé le faire libérer?

- Si bien sûr, on va bientôt organiser tout ça avec Frollo à nouveau mais d'abord on tente une approche différente. Notre seigneur veut que l'on s'empare du ministère et des détraqueurs, ce qui est déjà en partie fait.

- Je vois. Je le dirais à Drago alors.

Pitch eut un rire sadique. Il ne comprenait pas les gens qui s'attachaient entre eux et surtout quant il n'y avait aucun lien de sang.

- Voilà sa chambre.

Pitch sortit sa baguette sombre qu'on ne différenciait pas de ses habits. Il leva l'enchantement et laissa Jack ouvrir la porte. Celui-ci se précipita sur la poignée et rentra en trombe suivi de ses deux compères. Il la vit. Allongée sur un lit bleu, sortie de sa bulle de glace. Elle avait la peau très claire, un teint pâle presque transparent. Ses cheveux bruns étaient plus longs encore que la dernière fois qu'il ne l'avait vu. Ce n'est d'ailleurs que maintenant qu'il remarqua des mèches blanches dans sa touffe de cheveux auburn. Elsa porta la main à sa bouche.

- Elle a du subir un sort similaire à Anna pour être dans cet état.

Hans approuva. Il scruta Jack qui s'avançait lentement, comme si un film tournait au ralenti devant lui.

Une fois à son chevet, le jeune homme plia les jambes et se mit à la hauteur de l'enfant de dix ans, endormie recroquevillée comme un fœtus. Il trembla et leva sa main jusqu'à Elena. Il la secoua un peu pour la réveiller. Celle-ci ouvrit les yeux immédiatement, de peur de croiser Pitch. Elle paniqua et se releva. Yeux bleus les uns dans les autres les frères et sœurs se fixèrent. Quelques secondes passèrent avant qu'Elena éclate en sanglots et ne saute au cou de son frère qui ouvrit grand ses pupilles. Il n'osa pas l'enserrer. Elle était si maigre qu'il voyait la forme de ses os à travers la peau translucide.

- Grand-frère! Grand-frère! Enfin je te revois! Je peux te serrer contre moi! Sanglota-t-elle.

Elsa sourit tendrement et se sentit apaisée. Hans en fut ravi.

Jack avala par trois fois sa salive.

- Elena... Je t'avais dit de manger... Tu es si pâle.

Il la détacha et la tint par les épaules. Elle continua de pleurer mais son regard durcit:

- Je n'avais pas faim... Et puis je voulais des nouvelles de toi mais tu ne disais rien...

- Mais je t'ai écrit des tonnes de lettres! Pitch te les as lues j'espère!?

Il se tourna avec fureur vers le sombre mage mais Elena renifla:

- Oui ce monstre les a lues. Mais ce n'est pas ce que je voulais entendre... Tu ne me parlais pas de toi. Je voulais te voir et te connaître à nouveau mais il n'y avait rien de tout cela.

Elle sanglota encore plus fort. Jack était étonné. Il n'avait jamais pensé qu'Elena voulait une telle chose. Il sourit doucement et lui essuya ses larmes:

- Je comprends, je suis stupide tu sais. J'ai fait plein de bonnes mais aussi de mauvaises choses... Je t'en parlerais mais d'abord tu dois me promettre de manger, s'il te plaît.

D'un regard implorant Elena esquissa un sourire:

- D'accord mais tu manges avec moi! Je ne veux pas qu'il soit là!

Elle pointa Pitch du doigt qui les regardaient en souriant méchamment de ses dents blanches. Il fit mine de rien et partit en claquant la porte.

Elena pencha alors la tête:

- C'est qui eux? Ta petite amie?

Elsa se mit à rougir soudainement et Jack hocha négativement de la tête:

- C'est une très bonne amie à qui je n'ai pas prêté assez d'attention. Ma petite amie... Est loin maintenant.

- Oh...? Et le garçon?

Jack fixa Hans puis retourna sur Elena:

- Un ami à Elsa. Allez mangeons.

Il prit un plateau sur une étagère et le réchauffa avec un chauffe plat. Il ne pouvait pas encore utiliser la magie. Pas tant que le ministère ne serait pas à Voldemort ou qu'il ne serait pas majeur.

Ensembles les quatre personnes mangèrent et Elena reprit enfin des couleurs. Elle en demanda plus au sujet de leur parents et Jack raconta l'horrible vérité. Elena se renfrogna mais elle ne redit rien à son frère. Il ne l'avait pas voulu. Elsa fit passer la pilule plus facilement en racontant sa propre expérience. Elena s'attacha très vite à la blonde. Jack était heureux de voir les filles sourire. Tout n'était peut-être pas si noir. Même Hans semblait détendu et parlait tranquillement. Ils profitèrent ainsi d'un agréable moment.

Quand le soir tomba, Elena se coucha dans les bras de Jack et Elsa posa sa tête contre Hans. Elle s'endormit, fatiguée. La jeune enfant luttait pour ne pas fermer les yeux:

- Et tu vas vivre avec moi maintenant? Demanda Elena pleine de questions.

Jack était content qu'elle n'en ait pas demandé plus à son sujet car il n'avait pas envie de parler de ses amis... de Raiponce...

- Oui. Pitch m'a dit que je pouvais rester ici avec Elsa et Hans. Mais de temps en temps je devrais rejoindre mon frère adoptif. Tu sais je t'en ai parlé, il s'appelle Drago Malefoy.

Elena sourit et se roula contre Jack:

- Oui j'ai hâte de le rencontrer. Ce sera mon frère aussi alors?

- Si tu le veux oui. Et je te présenterais aussi à Lucius mon père adoptif et Narcissa ma mère adoptive. Ils sont un peu particuliers, pas comme maman et papa avant mais ils ont un cœur d'or quant il s'agit de protéger leur enfant. On formera une belle famille d'accord!

- Pourquoi on ne la forme pas tout de suite?

- C'est compliqué ma puce... C'est la guerre en ce moment et tant que ce ne sera pas fini, on ne pourra pas vivre heureux.

- Pourquoi la guerre? Depuis quand?

Jack rit doucement.

- Je t'en parlerais plus tard. Mais ne t'en fais pas, je reste avec toi.

- C'est... Ce ... Qui me fais ... Le plus ... Plaisir, bailla Elena.

La petite fille s'endormit et Jack éteignit la lumière. Hans et Elsa en profitèrent pour s'éclipser dans une autre chambre et allèrent dormir, comme des masses.

Raiponce Gothel enfila des affaires dans un sac à rallonge. Elle choisissait avec soin ce qui lui serait utile où non. Elle se stoppa lorsqu'elle entendit des hurlements et des insultes se proférer près de la porte. Celle-ci s'ouvrit à la volée:

- Mérida ne me parle pas sur ce ton! Si tu ne choisis pas un prétendant moi je le ferais! Tu dois épouser un homme avant ta majorité comme la tradition Dunbroch le veux. J'ai déjà préparé les invitations il ne me manque plus que le nom du mari.

- Mais tu es bouchée ma parole! Je ne me marierais pas, articula-t-elle mot par mot.

Elinor était aussi rouge que sa fille. Elle pointa son doigt sans prêter attention à Raiponce qui se sentait mal à l'aise:

- Le mariage aura lieu fin août que tu le veuilles ou non. Et je vais même organiser un tournoi pour savoir qui t'épousera. Ainsi, on sera enfin débarrassés de ton refus.

- Mais tu es malade! Hurla Mérida hors d'elle en pouvant à peine respirer. Tu te crois au moyen-âge ou quoi? Non mais tu as un vrai grain!

Une gifle s'abattit sur la rouquine, choquée.

- Silence jeune fille, ceci aura lieu et tu devras t'y préparer, tu n'as pas le choix!

Elinor claqua la porte alors que Mérida hurla des mots d'oiseaux.

Elle serra le poings et frappa dans tout ce qu'elle trouva, renversant les tiroirs et les bibelots. Elle fit même un trou dans le mur avec son poing. Reprenant sa respiration elle releva sa touffe orange et remarqua la blonde qui fermait son sac.

- Qu'est-ce que tu fais? dit-elle toujours en colère.

Raiponce se leva et se posa sur son lit:

- Je prépare mes affaires. Je vais partir.

- Hein? Tu ne vas pas partir comme ça?

Mérida n'arrivait pas à ne pas hurler. La blonde tournait la tête pour ne pas voir la rouquine.

- Je vais aller retrouver mes parents biologiques. Ma vraie famille m'attend quelque part et comme je ne veux pas retourner à Poudlard je compte bien finir ce mystère. C'est tout ce qu'il me reste...

Mérida prit une grande inspiration et s'assit en face de son amie. Elle lui prit les mains:

- Ok je comprends. Mais je ne te laisserais jamais partir seule, je viens avec toi!

- Tu veux fuir ton mariage? Taquina Raiponce.

Mérida sourit, ça faisait un moment que la Serdaigle n'avait pas sorti une blague.

- Oh j'aimerais bien mais je dois résoudre cela avant de partir. Ecoute, voilà ce que l'on va faire. On va passer ce stupide mariage dont j'ai un moyen de l'empêcher. Et une fois fini tout ça on partira tous les trois avec Harold pour aller retrouver ta famille. Flynn et Astrid nous tiendront au courant du reste du monde en attendant et après on ira chercher les reliques de nos maisons. Qu'en dis-tu?

Raiponce serra la main tendue avec affection:

- C'est un plan parfait! Merci!

Elles se prirent dans les bras et se firent un câlin rempli de chaleur. Mérida était cependant toujours pleine de rage envers sa mère.

A la fin du mois de Juillet, les deux filles organisèrent l'anniversaire d'Harold. Elles convoquèrent certains sorciers courageux de l'armée Rebelle ainsi qu'Astrid et Flynn Rider. Pour ce jour si particulier, elles avaient choisi de sortir le grand jeu avec des banderoles, des tonnes de gâteaux et une piste de danse. Mérida aidait plus qu'elle ne faisait mais elle adorait voir son amie au travail. La blonde avait reprit des couleurs. Elle sortait tout juste des cookies bien chauds du fourneau lorsqu'Harold rentra de Beurk où il avait été voir son père la veille, accompagné de quatre protecteurs. Il eut les larmes aux yeux en descendant de Krokmou.

- Mais vous êtes folles, s'empressa-t-il de dire devant les mines réjouie des filles.

Harold admira le décor qui se présentait devant lui. Il y avait des ballons multicolores dont sa tête était affichée dessus et lui adressait un clin d'œil ravi. Sur certains se tenait aussi Krokmou qui marchait en dansant. Des tables blanches étaient placées au centre du jardin des Weasley dont elles dégageaient de la poudre brillante. Celles-ci étaient recouvertes de tonnes de bonbons de chez Honeydukes et de pâtisserie made in Raiponce. Le Dragonnier bavait déjà devant les muffins au chocolat, les paquets de chocogrenouille et bièreaubeurre qui s'étalaient en ligne devant lui.

- J'en ai l'eau à la bouche, merci beaucoup!

Le Poufsouffle enserra ses deux amies. Elles lui firent un câlin puis Mérida sauta sur place:

- Les invités t'attendent à l'intérieur! Et les cadeaux aussi! Allez suis-nous!

- On n'a pas la majorité tous les jours après tout, sourit Raiponce qui se souvint joyeusement de sa propre fête au château.

En arrivant Harold lâcha une larme de joie d'où les invités en rirent et présentèrent leur meilleurs vœux. Il reçut nombre de cadeaux fort utiles pour se défendre contre des Mangemorts mais aussi des objets magiques pour bien s'occuper de dragon. Krokmou en sautillait de joie surtout lorsqu'il vit un kit complet pour polir ses cornes et ses griffes ainsi qu'une canne à pêche magique pour pêcher plus de poisson.

- En fait ça devient l'anniversaire de Krokmou, rit son maître.

Les invités passèrent un bon moment et ils trinquèrent à la santé du majeur. Pour inaugurer l'occasion le Poufsouffle lança des feux d'artifices depuis sa baguette magique. Tout le monde applaudit le spectacle et partit sur la piste de danse.

Cependant, un sorcier non-désiré s'invita à la fête. La plupart des jeunes fêtards se stoppèrent lorsque celui-ci arriva accompagné de deux gardes du corps. Mérida se dégagea de la piste et s'empressa de rejoindre le nouvel arrivant. Harold et Raiponce la suivirent. Le sorcier les toisa de toute sa hauteur:

- Bonjour, si je me rappelle bien vous êtes Mérida Weasley, Harold Haddock et vous... Raiponce Gothel c'est cela?

- Tout à fait, répliqua Mérida soupçonneuse. Que venez-vous faire dans mon domaine en pleine après midi? Vous n'avez pas de travail à faire pour arrêter Vous-Savez-Qui?

Harold lui donna une tape sur la tête:

- Pardonnez mon amie monsieur le ministre de la magie...

Il leva la main, renfrogné:

- Peu m'importe. C'est justement vous que je cherchais ainsi que Jack Frost. Où est-il?

- Chez les Mangemorts, s'empressa de répliquer la Blonde d'un regard sombre.

- Ah... Bon. Pourrions-nous être seul?

- Bien sûr.

Mérida conduisit Rufus Scrimgeour, l'actuel ministre de la magie depuis la démission de Fudge et qui avait participé à l'enterrement de Dumbledore, à l'intérieur. Lorsque le ministre passa une barrière magique il fut ravi de voir que la demeure était protégée. Cela rassura également le trio car si cela avait été un leurre de mage noir il n'aurait pas pu passer. Après nombres de détour dans l'immense propriété des Weasley-Dunbroch, Mérida les fit tous s'installer dans un salon chaleureux, rempli de meubles anciens. Un bar trônait à côté d'une énorme fenêtre laissant filtrer les rayons du soleil.

- Un rafraîchissement? proposa Mérida sans conviction.

- Non je ne reste pas longtemps merci. Je viens pour vous léguer quelques objets inscrits dans le testament d'Albus Dumbledore.

Le trio se regarda, les yeux grands ouverts.

- Il nous a légué quelque chose, à nous? S'étonna Mérida.

Rufus fronça les sourcils, il était lui même surpris.

- C'est ce que je me demandais. Vous étiez proches de lui?

- Un peu, répliqua la rouquine en haussant les épaules. Il était notre mentor surtout en sixième année mais avant cela il restait très distant.

- Il veillait sur nous quand même, enchaîna Harold. Je me demande ce qu'il veut nous offrir.

Le ministre ouvrit sa valise et sortit un morceau de parchemin. Le fameux testament. Il avait examiné les objets sous toutes les coutures rien ne lui avait paru suspect et il ne pouvait pas les garder plus d'un mois. Il dut donc les leur donner.

- Je trouve cela étrange que Dumbeldore qui a tout légué à Poudlard ait choisi quelques objets en particulier pour vous ainsi que Monsieur Potter et ses amis. Je me demande ce que cela cache, répliqua Rufus d'un regard soupçonneux. Vous nous cachez quelque chose?

Le trio pensa immédiatement à la quête mais aussi au fait qu'ils ne pouvaient pas avoir confiance dans le ministère. Ils se souvenaient très bien de leur stupidité lors du procès qui avait failli les condamner en cinquième année et à toutes leurs interventions pour les faire passer pour des fous. Dumbledore n'avait pas confiance non plus en eux. Mérida eut un rictus amer en repensant à Ombrage.

- C'était un vieux gâteux, il nous prenait sûrement pour ses enfants spirituels. On a passé beaucoup de temps avec lui l'année passée c'est tout.

- Je vois...

Rufus ne les croyait pas du tout. Il aurait voulu en demander davantage mais l'heure tournait et il avait beaucoup de choses à faire face à la menace de Voldemort. Il déroula le parchemin et lut:

- " A Miss Raiponce Gothel, je lègue le tout premier exemplaire de L'histoire de Poudlard. En espérant que cela puisse l'aider à se souvenir pour toujours de cette école. "

Le ministre lui tendit le livre. La blonde était déçue, elle s'attendait à quelque chose d'extraordinaire et pourtant c'était un simple livre qu'elle avait déjà dans ses placards... Elle se demandait tout de même si le fait que ça soit la première impression avait une signification particulière.

- " A Miss Mérida Weasley Dunbroch, je lègue une bague pour son futur mariage. "

La rouquine ouvrit la bouche en fixant l'énorme rubis rouge et or scintillant que Rufus venait de lui placer dans les mains. Ca devait être une bague coûtant une fortune... Sa bouche se ferma quant elle se souvint du mot mariage. Dumbledore savait pour Elinor et donc de son plan pour l'été. Etait-ce une attention louable ou du sadisme...? Elle ne savait vraiment pas ce que le vieil homme avait par la tête en lui léguant ce bijou.

- " A Monsieur Harold Haddock III , je lègue un sifflet à dragon. Pour qu'il s'épanouisse dans sa passion "

En regardant le sifflet Harold leva un sourcil. Il le tourna dans tous les sens. Il n'avait rien de particulier et le Poufsouffle savait très bien que les dragons ne répondaient pas à un sifflet... Albus devait le savoir aussi alors pourquoi? Il était perdu. En soufflant dedans il ne produisit aucun son.

- " A Monsieur Jack Frost Gaunt Malefoy, je lègue une boule de cristal. Pour qu'il se souvienne de ce qui est important dans la vie. " Comme il n'est pas présent je vous le donne et vous lui transmettrez ou le jetterez mais de toute manière je ne peux plus garder ce lègue.

La boule glissa dans les mains d'Harold. Elle était floue et rien ne s'en dégageait. Mérida et Raiponce la palpèrent sans rien y voir de plus. Rufus se leva frustré qu'il ne se passe rien avec les objets. Ce n'était que de la pacotille hormis la bague qui était un rubis.

Lorsque la visite se termina Rufus leur dit au revoir en bonne et due forme puis fila en râlant. Le trio resta sceptique lui aussi. Mérida se mordait la lèvre:

- Pourquoi il m'a filé une bague? Sérieux je ne veux pas me marier déjà et c'est bien trop précieux. Il est devenu fou dans sa mort. Puis ce Rufus là, qu'est ce qu'il avait à nous regarder comme ça!?

Raiponce ouvrit son livre en réfléchissant:

- A mon avis le ministre a du faire des tests pour voir ce que renfermaient ces objets et comme il n'y avait rien il espérait que peut-être il se passerait quelque chose si on les touchait. Mais rien. Je me demande si ces objets ne cacheraient pas quelque chose...

Harold siffla à nouveau et aucun son n'en sortit:

- Et bien je ne vois rien pour ma part. Ce sifflet ne marche même pas.

- Si secret il y a, ce ne sera pas facile de les trouver si le ministère lui même ne l'a pas fait, conclut Raiponce.

Sans plus de succès les amis retournèrent à la fête et oublièrent un peu cette drôle de surprise.

Tout se passa sans problème et chacun profita des dix-sept ans d'Harold. Le dragonnier s'exila dès que nuit tomba, pour se reposer un peu avec Krokmou. Les invités venaient tout juste de partir. Il regardait son sifflet et retenta de lui faire sortir un son. Sans succès. Seuls Krokmou et Fumeseck tournèrent la tête vers lui mais il ne voyait pas en quoi un sifflet ultrason pourrait lui être utile.

Soudain, un animal surgit de la barrière qui rendait le domaine invisible. Un hibou à la ramure blanche dont les pointes étaient bleutées arriva. Il fonça droit sur Harold en caquetant joyeusement. Le jeune garçon tomba à la renverse et reçut un lourd colis sur le ventre qui l'étouffa. Le hibou semblait ravi d'avoir enfin pu donner sa commande. Il semblait épuisé. Le furie nocturne et Fumseck lui firent le fête. Harold se releva en regardant le paquet. Il se gratta la tête et l'ouvrit. C'était un magnifique bouclier qui pouvait s'accrocher au bras et créer une barrière magique pendant quelques minutes. Harold en resta ébahi.

- C'est de la première qualité. C'est même super rare, mon père n'en a jamais trouvé de si beau et si magique!

Il le toucha fébrilement et le caressa. Qui avait pu lui envoyer? Il ne mit pas plus de deux secondes à comprendre. Un petit bout de cristal de glace glissa sur ses genoux quand il l'ouvrit.

- Jack...

D'un sourire Harold serra le bouclier contre lui. Il devrait regarder s'il ne comportait pas de magie noire mais au fond il n'en doutait pas. Jack avait encore son cœur et pensait à ses amis. Il faudrait vraiment qu'il le retrouve et lui fasse cracher le morceau.

D'un soupir de soulagement, Harold prit des graines pour oiseaux et les fit manger au hibou. Il griffonna aussi un mot à l'attention de Jack en le remerciant et en lui expliquant qu'il viendrait pour le traîner jusqu'ici par les pieds. Puis il lui dit que Dumbledore lui avait légué une boule de cristal. Il l'enveloppa dans le papier du cadeau avec la boule et le donna au hibou qui repartit.

- Finalement ce sifflet est pas si mal.

Harold retourna au château en courant pour montrer à Mérida et Raiponce son présent et parler de Jack. Les filles ne redirent rien de plus, ne sachant si Jack n'avait pas une idée derrière la tête plutôt qu'un vrai cadeau.

La blonde s'éclipsa lorsque la conversation devint trop pesante. Au cœur de la nuit elle regarda le ciel. Jack envoyait un cadeau à Harold mais elle...Rien... Pas une lettre. Elle secoua la tête:

- Je n'ai rien à attendre de lui, ce sale traître. Je me fiche de ce qu'il tente de faire avec ce bouclier, je vais tourner la page.

Elle se mordit la lèvre jusqu'au sang puis se laissa tomber au sol. Son cœur ne semblait pas d'accord.