Chp 6: Infiltration à la BIM

Sur une côte à l'est de l'Angleterre, aux abords de la mer noire, se tenait une chaumière pittoresque. C'était une maison de vacances qui surplombait la mer déchaînée dont le toit était fait de paille dure. A l'intérieur cinq sorciers prenaient le petit déjeuner en mangeant des bons croissants chauds.

L'hôte leur servit du café et du chocolat chaud ainsi que des toasts. Une fois terminé il s'assit et lut le journal des sorciers. Au bout d'un moment il soupira en grognant ce que ne manqua pas de remarquer Mérida Weasley.

- Du nouveau?

- Non justement et c'est ça qui me rend dingue, répondit Flynn Rider. Je vais devoir me rendre à l'ordre si je veux faire un rapport des disparitions à la radio ce soir.

- Tout est contrôlé par le ministère et donc par Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom tu le sais bien, répliqua Astrid. C'est ce qui rend la radio des résistants plus importante.

Harold approuva en buvant une gorgée de jus d'orange.

Raiponce arriva sur ses entrefaites en se servant du thé. Elle sourit, ce qui rendait toujours à Flynn une forme olympique. Il était ravi de l'avoir à ses côtés depuis quelques jours et se félicitait d'avoir envoyé un hibou avec l'emplacement de sa maison de vacances malgré le danger que ça aurait pu représenter pour lui. Ainsi, deux jours après l'escapade chez les parents de Raiponce, le trio avait choisi de se reposer dans ce lieu paisible. Rider avait été aux anges quand le soir là il les avait vus débarquer sains et saufs. Que Raiponce arborait un grand sourire satisfait et lui avait sauté dans les bras joyeusement. Cela changeait du jour de l'enterrement de Dumbledore.

Durant ces derniers jours le trio avait raconté leurs mésaventures avec les Mangemorts et les retrouvailles avec les vrais parents de Raiponce sans oublier de mentionner le fait qu'Elsa et Anna d'Arendelle étaient parentes à la Serdaigle. Flynn leur avait fait part de son côté du travail qu'il faisait pour l'ordre, en espionnant par ci par là les Mangemorts en binôme avec Astrid. Il les avertit également après leur récit qu'un Tabou avait été placé sur le nom de Voldemort ce qui expliquait pourquoi les Mangemorts les retrouvaient toujours. C'était un sortilège que l'on plaçait sur un mot qui permettait de localiser n'importe qui le prononçant.

- Oh je n'y aurais jamais pensé, avait répliqué Mérida. C'est vrai qu'à chaque fois on parlait de Lui quand ils arrivaient!

- Rah j'aurais du m'en douter, avait répondu la blonde. C'était tellement évident, ils ne venaient que par petits groupes et semblaient ne pas savoir sur qui ils tombaient avant de nous voir... On aurait du faire plus attention à nos paroles. Seuls les membres de l'ordre osent prononcer son nom, et encore pas tous. J'espère qu'Harry est au courant.

- Aucune idée, avait avoué Flynn.

Sur ce fait, les trois apprentis passèrent leurs journées à réfléchir aux reliques des fondateurs sans en parler au duo de l'ordre qui partait au lever du jour pour revenir le soir. Raiponce, Mérida et Harold ne savaient pas vraiment quoi faire car aucun lieu ni aucune information ne se trouvait en leur possession. Malgré tous les livres de la blonde et les recherches de leur amie, ils étaient en panne sèche ce pourquoi le mois de Septembre fila plus vite qu'ils ne l'auraient cru.

Un soir alors que Novembre pointait le bout de son nez, Raiponce frappa des mains sur la table. Harold et Mérida se stoppèrent dans leur discussion.

- Tu as trouvé quelque chose? Questionna la rouquine.

- Non et ça commence à me rendre dingue! Je ne vois pas comment les trouver. A chaque fois c'est pareil " A la fin de leur vie les fondateurs ont choisi de cacher à tout jamais les reliques dont la puissance entre de mauvaises mains serait plus dangereuse qu'une armée de détraqueurs. C'est ce qu'ils voulaient quant ils condamnèrent à tout jamais les reliques dans l'oubli du monde des sorciers". Comment on est censés trouver quelque chose que d'innombrables sorciers ont cherché avant nous sans succès? Vraiment j'y croyais au début mais là je perds patience...

Raiponce fit les cents pas dans le salon. De temps à autre elle regardait la mer puis retournait à sa marche de réflexion. Harold profita de cet instant pour sortir et aller siffler dans son appeau. Il commençait vraiment à s'inquiéter pour Krokmou. Il aurait dû le retrouver maintenant... Ou revenir à Beurk mais Astrid avait affirmé que non. Ce pourquoi Harold paniqua en l'imaginant tué par des Mangemorts. Mérida de son côté s'occupait de pêcher du poisson dans la mer tout en marchant longuement sur la plage en repensant à ses dernières années. Est-ce qu'un jour le monde redeviendrait vivable?

Jack Frost quant à lui, n'écoutait rien de ce que les professeurs enseignèrent. Pendant ce mois de Septembre il regarda le monde qu'il connaissait dépérir. Ses ex-amis tentaient de reprendre leur rébellion comme avec Ombrage. Mais les conséquences étaient toujours terribles. Malgré son intervention nombreuses de punitions, et la surveillance de Severus qui leur faisait nettoyer les cachots de fond en comble, les Carrow n'étaient jamais bien loin. Les Doloris pleuvaient. Aucun sourire n'était visible dans le château. Les apprentis baissaient les yeux pour la plupart et filait dans leur salle commune dès la fin des cours. Ils mangeaient en silence pour aller se coucher juste après. Personne ne se baladait dans le château comme avant, et le peu de personne qui le faisait tombaient irrémédiablement sur Jack ou Elsa.

Le jeune Frost se faisait souvent attaquer durant ses rondes, de toutes manières que ce soit. Mais il n'en prenait pas compte. Il était même ravi de voir Ariel lui faire du mal, c'était comme une rédemption. Elsa n'approuvait pas ce comportement mais il n'entendait rien et continuait de donner des punitions plus sévères les unes que les autres pour que chacun oublie cette histoire de rébellion. La blonde claire avait beaucoup de mal pour sa part avec Anna et le garçon dont elle semblait harceler de sa présence. Kristoff. Les deux, la suivaient partout pour une surveillance constante ce qui commençait grandement à l'énerver.

Il n'y a qu'Elena qui s'extasiait sur tout ce qu'elle voyait. Jack y voyait une petite Raiponce en elle ce qui lui donnait toujours du baume au cœur après une dure journée de bataille. Il la regardait et lui expliquait tout ce qu'il connaissait sur la magie. Par chance, étant Mangemort par défaut, Elena n'était pas brutalisée par les Carrow, ce qui la laissait librement découvrir Poudlard. Mais elle se sentait très seule malgré tout. Les apprentis l'évitaient ou courraient pour ne pas la croiser. Comme une paria. Ils avaient peur, peur de La petite protégée du grand Jack Frost, le nouveau Voldemort. C'est ce qu'il se disait dans les rangs.

Ceci dit, Jack était toujours ravi le soir quant il entrait dans le dortoir des filles de premières années. Il retrouvait Elena et se couchait dans le même lit, avec amour. Puis il regardait dans sa boule de cristal avant de s'endormir d'un sommeil léger.

Lors de la première semaine de Novembre, il y eut enfin un déclic. Alors que Raiponce mettait au point une toute nouvelle idée, Krokmou arriva. Le dragon se posa et fit la fête à son maître qui pleura de joie en lui sautant au cou. Mérida eut un rictus moqueur. Elle fixa son petit ami qui se fit lécher en grande pompe.

- Arrête , arrête je suis tout gluant!

Fumseck se posa sur Raiponce qui lui sourit et le caressa. Harold n'en revenait pas:

- Mais où étiez-vous donc passés?

- Regarde! Hurla la blonde.

La Serdaigle montra la patte de Krokmou dont une petite couronne en or était entre ses griffes. Mérida laissa tomber son bol qu'elle tenait dans les mains. Elle accourut et prit la tiare de sa mère.

- Tu... Tu étais avec ma maman? Elle va bien?

L'animal hocha vivement de la tête en râlant. Mérida ne savait pas si il avait comprit ses paroles mais elle y croyait. Les larmes aux yeux elle sauta dans les bras de son petit ami. Ils s'enlacèrent un moment laissant Raiponce tourner le dos à la scène, gênée.

Le soir même Astrid fut heureuse de revoir l'animal. Elle regarda Mérida pêcher du poisson et le lancer dans la gueule du Furie nocturne. Flynn arriva un peu plus tard avec des nouvelles informations sur le monde. C'est à cet instant que Raiponce s'éclaircit la voix.

- Flynn, Astrid... Je pense qu'il est temps pour nous de partir...

- Quoi? Déjà? Mais vous venez à peine d'arriver!

- Techniquement ça fait un mois qu'on est là, répliqua Mérida. Mais sans piste je vois pas vraiment l'intérêt de partir.

Astrid respira longuement et prit la parole:

- Pour ma part je suis d'accord avec Raiponce. Les Mangemorts rôdent dans le coin ils ne vont pas tarder à nous débusquer.

- Toi dès que tu peux être contre moi de toute façon, râla la Gryffondore.

- Ca n'a aucun rapport. Je n'ai plus rien contre toi.

- Hum, donc tu avais quelque chose contre moi avant? C'était parce que tu voulais Harold c'est ça?

Mérida afficha un sourire sadique. Harold la regarda de travers:

- Mérida, Astrid est ma meilleure amie, arrête de toujours la prendre en grippe, depuis un mois tu es invivable.

La rouquine haussa les épaules et tourna le regard de côté. Flynn invita Raiponce à reprendre son idée.

- Je disais donc qu'il est temps pour nous de partir à ce pourquoi Dumbledore nous avait donné sa confiance. J'ai une idée pour trouver ce que l'on cherche mais ça risque d'être assez dangereux.

- Ca m'intéresse!

- Je n'en doute pas Mérida, sourit son amie. Puisqu'on ne trouve aucun indice je pensais me rendre à la BIM de Londres.

- Quoi!?

Flynn tomba de sa chaise. Il se releva d'emblée :

- Tu comptes aller à la Bibliothèque Internationale Magique? Tu es folle c'est gardé de partout ! En plus depuis le retour de Vous-Savez-Qui, les détraqueurs en gardent l'entrée. Comme partout ailleurs remarque. Il y a un nombre incalculable de Mangemort qui s'occupent du contrôle des informations et des livres sur les Moldus. C'est se lancer dans la gueule du loup !

Mérida ouvrit grand les yeux de joie alors qu'Harold était encore choqué. Raiponce sourit doucement:

- Nous n'avons pas le choix il n'y a que là bas que l'on trouvera sûrement quelque chose. Tout y est recensé.

- Il n'y a pas une autre solution? Je ne veux pas que tu y ailles...

La Serdaigle s'approcha de Flynn puis elle le prit dans ses bras:

- Ne rend pas les choses plus difficiles qu'elle ne le sont, nous allons partir Eugène, je suis désolée...

Flynn l'enserra avec amour:

- Promets-moi de faire attention.

- Je te le promet.

Quant ils se relâchèrent, Flynn lui sourit et elle en fit de même. Astrid prit également Harold dans les bras sans un regard pour Mérida qui ronchonna.

- J'espère au moins que tu as un plan? demanda la Gryffondore changeant de sujet.

- J'y réfléchis... Avoua la blonde.

Harold se massa le menton puis sorti un papier blanc et commença à potasser le sujet avec ses amies.

La nuit fut courte, ils réfléchirent ensemble jusqu'au petit matin. Puis le temps des au-revoir arriva et ils furent difficiles. Flynn et Astrid voulurent partir avec le trio mais ceux-ci refusèrent. La prophétie ne parlait que du Big Four. Cela pourrait être trop dangereux d'y intégrer d'autres personnes. Puis ils étaient très utiles pour l'ordre et la radio Potterveille.

Flynn abdiqua après moulte tentatives. Il dut se résigner à voir partir sa blonde et le duo qui lancèrent de grands signes de main. Harold les remercia du fond du cœur pour l'accueil et la protection. Puis ils partirent sans un mot de plus avec Krokmou, laissant Astrid et Flynn dans la plus profonde des tristesses.

Flynn s'assit sur un rocher, la tête dans les mains. Il allait de nouveau être inquiet et ne plus réussir à dormir de la nuit. Trop de dangers planaient sur ses amis... Astrid s'assit à côté de lui et lui caressa le dos:

- Allez ne fais pas cette tête, ils vont faire attention et puis ce sont des héros dans l'âme.

Flynn la regarda intensément:

- Je sais bien mais là ils vont à la BIM, tu te rend compte du nombre de Mangemort et de détraqueurs qui trônent là bas?

- Bien sûr que je le sais et je m'inquiète pour Harold. Non je m'inquiète pour les trois vraiment mais on ne peut rien y faire leur décision est prise depuis longtemps. Nous aussi nous avons une mission qui est d'espionner le ministère et de transmettre les informations. C'est comme ça. Fais leur confiance.

Le jeune homme se massa les joues puis il se tourna vers son amie qui l'épaulait depuis son arrivée dans l'ordre. Non, depuis le fameux tournoi des duos de sorcier plutôt. Il lui sourit:

- Tu as entièrement raison, il faut que chacun fasse ce qu'il a à faire. Vraiment sans toi Astrid j'aurais déjà sombré dans la dépression.

Elle sourit à son tour et lui donna un coup d'épaule amical. Il la regarda longuement comme pour l'analyser. Il n'avait jamais vraiment pris le temps de la contempler et il se surprit à la voir si rayonnante. Il aimait vraiment les blondes.

Sur un coup de tête il la prit dans ses bras et la remercia pour tout son soutien. Elle fut surprise mais ferma les yeux en souriant. Elle ressentait exactement la même chose et le remercia également. Ils passèrent un bon moment à parler de la vie sans se rendre compte que déjà le soleil descendait du ciel.

Après plusieurs heures de vol, Krokmou se posa près de Londres. Ils se dissimulèrent dans un cimetière. Harold caressa longuement son ami en écoutant les filles évoquer leur idée à voix haute. Ensemble ils déjeunèrent sur une tombe quand l'heure de midi arriva.

- Où est la BIM déjà? Demanda la rouquine. Il nous faudrait au moins des plans...

La blonde approuva et sortit fièrement un livre de son sac.

- J'ai bien fait de tous les prendre, voilà un livre portant sur la bibliothèque internationale magique. Je l'ai lu un bon nombre de fois. Il parle également des sécurités magiques employées et des étages comportant chaque thème. Le rangement précis des livres etc. Par contre avec les Mangemorts on peut imaginer qu'il y aura des sécurités supplémentaires.

- Oui c'est sûr mais c'est déjà bien, répliqua Mérida confiante. Montre-moi voir.

Le couple se mit ensemble pour lire l'ouvrage pendant que Raiponce se remémora les sortilèges et les potions qu'elle connaissait pour tenter d'infiltrer la BIM. La nuit tomba bien vite et le trio dut se résoudre à trouver un endroit où dormir. Le camping était de nouveau de mise. Ils trouvèrent donc un bosquet pour établir leurs sortilèges et leur tente.

Quelques jours passèrent durant lesquels le trio tenta diverses hypothèses. Ils en vinrent vite à la conclusion que cela allait être une vraie épreuve mais ils ne se découragèrent pas. Usant de toute leur intelligence ils mirent au point un plan définitif tout en se rapprochant peu à peu de la ville de Londres.

Quand le point final fut apposé sur le papier, Raiponce se mit au travail de diverses potions. Pendant ce temps Harold s'entraîna à un sortilège impardonnable. Mérida avait été contre au début mais il était inévitable que l'utiliser semblait la meilleure solution pour entrer. Elle servit de cobaye. Elle ne broncha pas sachant que son anniversaire approchait enfin.

Le temps leur parut long mais les préparations de potions prenaient plusieurs lunes si bien qu'ils tournaient en rond autour de Londres. Ils leur fallut également voler des ingrédients dans de nombreuses boutiques ce qui leur valut plusieurs frayeurs. Ils durent également éviter des Mangemorts en vadrouille et les détraqueurs. Par chance Raiponce avait un don inégalé pour les potions et elle termina les mixtures au plus vite. Mérida et Harold eurent le temps de bien se préparer et de faire plusieurs repérages. Leur seul moment de détente était le soir lorsqu'ils allumaient Potterveille. Flynn et Astrid étaient toujours là pour leur parler du monde et leur apporter au maximum leur soutien.

Raiponce ferma une fiole violette puis soupira:

- Enfin terminé! Je n'en peux plus moi.

Harold délaissa Krokmou et Fumseck pour regarder toutes les potions étalés au sol. Il siffla d'admiration:

- Et bien tu as fait vite, même si on t'a aidé c'est vraiment remarquable.

- Merci, j'ai fait de mon mieux. On va enfin pouvoir mettre notre plan à exécution.

Mérida claqua de la langue:

- Oui mais pas avant samedi! Avant il y a ... Mon anniversaire! Hurla-t-elle en dansant sur place.

Le duo se sourit. Mérida était aux anges, bientôt elle pourrait user à nouveau de la magie! Depuis le temps qu'elle attendait cela. Elle était si pressée qu'elle organisa elle même son anniversaire.

En cette fin de mois de Novembre, la rouquine déblaya les feuilles mortes et installa une table pliable volée.

- On la rendra plus tard, avait-elle dit en riant.

S'assurant d'être seuls et d'avoir encore une fois évité des détraqueurs, le trio entama une petite fête. Raiponce, fidèle à elle même , s'était attaquée à faire des gâteaux avec les moyens du bord. Elle les avait chauffés avec sa baguette magique. Cela lui changeait des potions. Harold s'était chargé d'acheter... Enfin plutôt de voler en donnant de l'argent discrètement, des cadeaux puis des petits ballons.

Même dans leur cavale, ils choisirent de ne pas laisser passer cette occasion de faire la fête et ensembles ils partagèrent un délicieux moment sans penser une seule fois aux reliques. Bien entendu ils s'occupèrent de placer des sortilèges de surdité et d'invisibilité pour pouvoir mettre un peu de musique avec la radio. Mérida leur exprima sa gratitude:

- Même si cette fête est petite. Même si Jack et d'autres ne sont pas là, je suis la fille là plus heureuse du monde! Enfin majeure!

Harold et Raiponce lancèrent des confettis:

- Joyeux anniversaire! Allez un tour de magie !

Mérida bomba le torse et sortit sa baguette:

- Je souhaite enfin bon retour à ma jolie baguette. Expecto Patronum!

De sa baguette sortit un énorme ours brillant qui courut autour du camp. Il était plus puissant que jamais. Mérida le contempla en pensant à sa mère. Puis il disparut, son cœur se serrant. Elle chassa ses pensées pour aller un peu danser sur la musique et manger des cookies.

La fête fut un petit succès et ce moment de détende réussit à calmer le trio avant la grande infiltration. La cerise sur le gâteau fut un hibou qui arriva après qu'Harold ait sifflé une nouvelle fois dans son appeau. Ils comprirent que Jack avait envoyé un cadeau à la rouquine qui s'empressa d'ouvrir le paquet sans imaginer qu'il aurait pu être piégé.

Celle-ci tomba des nues. Raiponce et Harold de même. Ils mirent du temps avant de réagir.

- C...Comment c'est possible? Je ne comprend pas...

Elle fixa les parchemins que Jack lui avait envoyés. Dessus se trouvait un plan détaillé des rondes à la BIM et des sortilèges placés par les Mangemorts ainsi que d'autres annotations fort utiles pour leur plan. Raiponce tourna la tête de tous les côtés comme pour voir une caméra cachée quelque part. Harold se gratta le menton:

- J'en suis moi même étonné. N'est-ce pas dangereux que Jack soit au courant de ce que l'on prévoit de faire? S'il prévient les Mangemorts nous sommes fichus...

Mérida réfléchit un moment:

- Si il prend la peine de nous envoyer ça ce n'est pas pour nous dénoncer non?

Raiponce approuva silencieusement. Son cœur battait la chamade. Est-ce qu'il les voyait? Etait-il dans le coin? La regardait t-il? Elle se mordit la lèvre. Cette impression qui la suivait depuis un moment... Elle se sentait souvent observée. Serait-ce possible que Jack ait trouvé un moyen de les voir depuis Poudlard? Elle en rougit.

Le trio lut le parchemin avec attention et revirent certaines de leurs manigances d'une autre manière. Le plan n'en était que plus complet.

Puis le mois de décembre arriva. Le deux décembre pour être précis. Tout était fin prêt. Raiponce lista les potions:

- Trois fioles de polynectar, trois filtre d'embrouille et deux fioles de potions aveuglantes. Cela devrait suffire en cas de problème. Puis nous avons des vêtements d'adultes. Harold je vais mettre ton bouclier dans mon sac.

- Ouais tiens. Et pour Krokmou et Fumseck on fait comme on a dit?

- Oui tous nos sorts sont prêts, on aura une heure en tout et pour tout. Mérida tu t'en sors avec la localisation ?

- J'ai presque terminé, commenta-t-elle à travers une boule de verre.

Mérida était déjà sur place, tout près de la BIM. C'était un grand bâtiment en pierre sculpté qui était accessible uniquement par un magasin de livres qui ressemblait à une boutique Moldue. Mérida était en filature aux abords de la boutique dans une ruelle quelconque.

Raiponce inspira un grand coup:

- Il est temps d'y aller. C'est parti.

Elle empoigna sa baguette:

- Reducio.

Fumseck et Krokmou diminuèrent de taille. Le sortilège de Ratatinage les rendit aussi petits que possible mais cela ne marchait en temps normal que sur de petits animaux. Krokmou était encore de la taille d'un cheval mais Fumseck ressemblait à un oisillon. Raiponce mit le volatile dans son sac puis monta derrière Harold sur Krokmou qui s'envola avec difficulté. Le trajet était court et ils rejoignirent Mérida.

Krokmou, étant plus petit, passa inaperçu et put se cacher au-dessus de la boutique. Il devait se tenir en stand by jusqu'à ce qu'Harold siffle pour l'appeler et qu'ils fuient en cas d'urgence ou non. En espérant que d'ici là il ait repris un peu plus de taille.

Raiponce, Mérida et Harold mirent enfin leur plan à exécution. Pour entrer dans la boutique il fallait qu'ils changent d'apparence, ce pourquoi ils prirent trois sorcières au sang pur qui vivaient dans le coin et mirent des cheveux dans leur potion. Ils la burent avec écœurement. Leur visage et leur corps se tordirent pour prendre une toute nouvelle apparence. Mérida devint une femme mûre âgée d'une trentaine d'année. Les cheveux bruns tirés en chignon avec des lunettes sur le nez. Ses yeux étaient devenus bruns et son nez plus tordu qu'à l'ordinaire. Harold prit l'apparence d'une femme de même âge et corpulence. Ses cheveux était long, auburn et ses yeux restèrent vert. Il contempla sa poitrine plutôt imposante et ne put s'empêcher de regarder dans le dessus de sa robe en rougissant. Mérida le frappa:

- Eh! Pervers!

- J'ai le droit de me regarder quand même !

- C'est le corps d'une étrangère à la base.

- Maintenant c'est le mien.

- ... Non mais les mecs je te jure. Je te montrerais ma poitrine si tu veux tant en voir une.

Harold vira au cramoisi et se cacha derrière ses longs cheveux bruns clair de femme.

Puis ce fut au tour de Raiponce. Se faisant passer à son tour pour une femme plus vieille d'une trentaine d'année. Voulant faire croire simplement que trois damoiselles étaient venues faire leur petit tour à la BIM entre amies. La Serdaigle fut contente de sentir ses cheveux coupés très courts et bruns. Les yeux étaient restés verts également mais plus foncé. Elle remarqua comme il était bon de pouvoir tourner sur soi même sans que ses cheveux ne lui collent dans les pieds.

Une fois les découvertes sur leur nouveau corps fait, ils s'habillèrent de capes de sorciers de luxes de couleur verte et noire. Avec des chapeaux imposants comme dans le milieu. Sur les couvre-chef trônaient des plumes d'oiseaux. C'était Jack Frost qui leur avait envoyé ses conseils pour passer inaperçu. Il semblait que les nobles de sang pur passaient plus facilement l'entrée que d'autres. Surtout les femmes plutôt jolies. Par chance la potion prenait ce critère en compte pour que Raiponce puisse passer sans problème le détecteur de sang dit Impur. Même si malgré tout elle descendait d'une grande lignée elle aussi.

Les apprentis pénétrèrent enfin dans la boutique qui sonna d'une cloche. Ils sentirent un charme magique les analyser. Grâce à l'efficacité de la blonde le sortilège ne remarqua pas leur vraie apparence, c'était déjà gagné pour ce passage. Les trois amies, dont Harold qui marchait comme un canard avec ses talons, se rendirent au comptoir. L'homme au regard noir était un Mangemort à coup sûr. Il remarqua tout de suite que c'était des sorcières. Il leur fit passer un test de sang pur en prélevant du sang de leur doigt. C'est encore une fois grâce à Jack que cela fut un succès. Raiponce avait placé une petite poche de sang, appartenant apparemment à Elsa, sous la peau de son doigt si bien que le test révéla Sang pur de parents sorciers sans problème. C'était un test mis au point par Pitch le Mangemort.

Quand ce fut fait, les trois filles remplirent un bulletin d'entrée avec leur fausse identité. Puis elles furent dirigées derrière dans l'arrière boutique. Là, dominait une étagère de livres dont il tira plusieurs ouvrages et la porte s'ouvrit en cliquetant.

- Bonne visite à la rue d'art de Magical Square Garden International.

- Merci, répliquèrent-elles.

L'homme fixa longuement Harold en levant un sourcil. Il avait une démarche peu commune pour une femme, presque trop virile. Le Poufsouffle sourit , tendu, puis tenta d'être plus féminine et passa la porte qui se referma sur lui.

Il reprit son souffle:

- Mérida je te hais d'avoir osé me faire ce coup là ! On aurait pu faire un couple avec une enfant mais non toi tu voulais trois filles.

Mérida pouffa de rire dans sa cape, elle adorait le comique de la situation. Raiponce par contre, s'inquiéta:

- Il ne faut pas que tu l'appelles par son prénom on ne sait jamais! N'oublions pas nos noms de codes s'il vous plaît, dit-elle en murmurant.

- Ah oui pardon, je voulais dire Anna.

La rouquine avait choisi ce nom en se rappelant de la petite Gryffondore qui lui ressemblait tant. Raiponce, elle , avait pris le nom d'Ariel. Quant à Harold il avait choisi Astrid. Bien que cela ne leur servirait malheureusement pas à grand chose.

Le trio se mit en marche vers l'imposant bâtiment. Il n'y avait pas que la BIM ici mais plusieurs autres établissements dédiés à la culture magique et même des musées. Ils admirèrent la vue mais se sentirent mal à l'aise. Ils avaient l'impression que tout le monde les regardait. La peur de se faire découvrir les rattrapait plus la foule s'intensifiait dans les allées. Ils tremblaient. La paranoïa les rattrapa. Fixant le sol les trois filles marchèrent d'un pas pressé et non naturel. Mais la plupart n'y firent pas attention.

Arrivant enfin devant la bibliothèque, le froid leur parcourut l'échine. Des détraqueurs traînaient au-dessus et dans l'entrée. La devanture était gelée et les sorciers frissonnèrent. Il ne faisait pourtant pas si froid pour un début décembre. Resserrant leurs mains sur leur cape les sorcières approchèrent des escaliers. La blonde murmura:

- Ca va être l'étape la plus compliquée, vous êtes prêts?

Les deux approuvèrent d'un geste de la tête.

Un nouveau contrôle bien plus difficile devait se faire à l'entrée de la BIM. Les trois se mirent dans la queue des sorciers qui attendaient à l'entrée. Harold sortit sa baguette discrètement:

- Impero

Le sorcier en costume devant eux se raidit. Ses yeux tombèrent dans le vague. Harold le fit se retourner et fit croire que c'était un bon ami à elles. Puis il lui fit boire un filtre d'Embrouille. Mérida et Raiponce en firent de même sur deux autres personnes.

Les deux filles relâchèrent leur sortilège. Leurs victimes étaient dans le vague comme avec la potion de confusion mais peu à peu la colère monta en eux. Puis Harold ordonna à la troisième personne de frapper les deux autres. Il le libéra et la mixture fit le reste. Le filtre d'Embrouille éclata et les sorciers à l'entrée commencèrent à se battre avec les poings. Puis avec de la magie.

Les détraqueurs et les Mangemorts le remarquèrent aussitôt et s'empressèrent d'aller voir le problème. Le trio en profita pour se faufiler jusqu'au poste de vérification. Ils se retrouvèrent face à trois détraqueurs qui gardaient l'entrée.

- Spero Patronum, murmurèrent-elles.

Un phœnix, un ours et un dragon repoussèrent les détraqueurs qui filèrent dans le ciel. Cependant, deux Mangemorts à l'intérieur les repérèrent. Ils coururent vers eux mais les apprentis furent plus rapides:

- Impero!

Raiponce et Mérida tenaient leur ennemi en joug.

- Oubliettes.

Le duo de Mangemort regardèrent dans le vague alors que le trio fila entre eux. Puis ils retournèrent à leur travail. C'était un succès. Ils avaient pu passer sans avoir à être jaugés par le détecteur de polynectar et de baguettes qui auraient prouvées leur véritable identité.

Une fois à l'intérieur, la peur laissa place à l'excitation. Un grand "o" s'afficha sur leur lèvres alors qu'ils contemplèrent l'immense bibliothèque qui s'étalait sous leur yeux. Il y avait un plafond sans fin et des rayons aussi hauts que possible. Des étages entiers étaient remplis de livres en tous genres indiqués par des flèches ensorcelées. Il y avait des élévateurs magiques qui montaient par ci par là entre eux. Un vrai nid de fourmi alors que le trio n'avait déjà plus que quarante-cinq minutes devant eux.

Avalant leur salive ils s'avancèrent au milieu du hall.

- Hum, par où on commence? gémit Mérida qui détestait les livres et la recherche.

La Serdaigle regarda de tous les côtés complètement euphorique:

- Je ne sais pas trop mais je crois qu'un jour j'y retournerais et je violerais cette bibliothèque ! J'ai raté ma vie jusqu'à présent!

Harold eut un rire très féminin dont Mérida tomba à nouveau dans l'hilarité. Il la frappa avec un sac à main ce qui ne manqua pas d'interpeller les autres sorciers aux alentours. Il se reprit et fit la fille féminine et douce. Mérida se cachait derrière ses mains tellement elle n'en pouvait plus.

C'est alors qu'une plume arriva. Elle fila vers eux avec un bout de papier. Une voix s'éleva de la plume:

- Puis-je vous aider? Que recherchez-vous?

Ils sursautèrent. Raiponce s'éclaircit la voix:

- Nous cherchons des livres parlant des reliques des fondateurs de Poudlard, Helga Poufsouffle, Rowena Serdaigle, Salazard Serpentard et Godric Gryffondor.

La plume tournoya. Elle semblait réfléchir et le parchemin s'illumina d'une foule de titres et d'ouvrages.

- J'ai cinq cent mille vingt quatre réponse. Voulez-vous affiner votre recherche?

Mérida soupira, déconfite. Harold s'avança:

- Nous cherchons des ouvrages parlant uniquement des reliques des fondateurs, de leur création et de leur emplacement. De vieux ouvrages de préférence.

A nouveau la plume réfléchit.

- J'ai six cent ouvrages sur leur création, quatre cent sur l'histoire des reliques et leur mythe mais aucun sur leur emplacement.

La Serdaigle se mordit la lèvre. Elle réfléchit un moment:

- Et des livres parlant de personnes ayant cherché les reliques. Ayant fait des voyages et relatant leur récit dans un ouvrage?

La plume mit un temps fou à chercher des titres dans la base de données magique. Mérida tapa du pied au sol, voyant les minutes défiler alors que le temps pressait. Harold aussi qui contemplait ses cheveux et sa poitrine. La plume se stoppa au bout de cinq minutes:

- J'ai trouvé une vingtaine d'ouvrages. Voici la liste.

Une feuille en trois exemplaires vola vers eux.

- Merci c'est exactement ce que l'on voulait.

- Bonne journée.

La plume fila vers un autre couple qui s'impatientait.

Mérida fixa le parchemin:

- On doit les chercher nous même?

Harold pointa du doigt les élévateurs:

- Il faut monter au bon étage et appeler le livre avec son code, c'est écrit en bas là.

- Ah ouais avec le numéro des étages. Pas mal.

- Pas mal? S'excita Raiponce, c'est le paradis ! Je suis aux anges!

Elle se mit à courir jusqu'aux élévateurs.

- Je crois qu'on l'a perdue là, soupira Mérida.

- Complètement.

Ils rirent puis la rejoignirent.

Prenant divers étages l'ascenseur fila dans tous les sens. En diagonale, à droite , à gauche, en arrière. A chaque nouvel étage, les filles appelaient leur document qui volaient jusqu'à elles. Bientôt une vingtaine de livres trônaient dans leur main. Ils prirent donc une table au quarante huitième étage, l'étage des tables, à part, et commencèrent leur lecture rapide alors qu'il ne restait déjà plus que trente minutes.

Plusieurs Mangemorts passèrent en les regardant pour les analyser et continuer leur route. Passant de sueurs froides à de la réflexion, le trio était sous tension. Le pire fut pour Harold qui n'arrivait pas à croiser les jambes. Il les laissait écartés ce qui lui donnait un style très déplacé.

L'horloge fila. Tic tac tic tac. Les pages des livres tournèrent. La tension montait. Les yeux filaient de ligne en ligne, le souffle court. Le cœur qui palpitait au rythme du bruit des livres parcourus. Un silence de plomb et une atmosphère frigide. Mais le pire fut à venir.

Alors que les sorciers imprimaient dans leur cerveau le nombres d'informations relatant des reliques un homme arriva. Un Mangemort. Il tenait une feuille dans les mains et appela son livre. " Jugement divin, code deux quatre six neuf sept JD " .

Mérida leva les yeux de son livre quant elle reconnut la voix. Son cœur s'emballa. Elle se figea et il sentit son regard. Se retournant l'homme sourit en voyant trois belles dames plutôt sexy dont l'une semblait le dévorer du regard. Il s'approcha d'elle et Mérida se tendit, elle n'aurait pas du le regarder. L'homme se plaça devant leur table:

- Bonjour mesdames. Vous semblez fort intéressées par vos ouvrages.

Raiponce et Harold levèrent les yeux. Ils se figèrent d'effroi. Mérida leur donna un coup de pied sous la table et s'éclaircit la gorge:

- Ah... Et bien on aime beaucoup la lecture. Et vous... Monsieur le ministre que faites-vous donc ici?

Claude Frollo leur sourit, un sourire à faire peur. Il leur montra son livre:

- Oh je cherchais quel nouveau châtiment je pourrais imposer à nos opposants impurs et aux Moldus. J'ai d'ailleurs besoin de trouver comment rendre la monnaie de sa pièce à une femme qui se joue de moi depuis le début de l'année.

Il râla pendant que le trio affichait un faux sourire. Raiponce se sentait au plus mal repensant à ses mains qui l'avaient touché et à la façon dont il les draguait. Ecœurant.

Frollo fixa les livres empruntés.

- "Voyage avec le grand Guy Montebourse, à la recherche des reliques des fondateurs de Poudlard. " , " La quête sans fin " , " Les reliques, un mythe ou une réalité? " , " Dans la peau d'un chercheur de reliques " , " la triste mort de Marty le chercheur de trésor". Dites-moi mesdames vous semblez vous intéresser à ces reliques.

Mérida approuva de la tête. Harold prit une voix féminine:

- Oui nous sommes friandes de mythologie. Et nous adorons la quête de Poudlard.

- Je comprends, moi même je suis fasciné par ce genre de chose. J'ai également fait pas mal de recherches sur le sujet à l'époque.

- Oh et vous avez trouvé quelque chose? demanda nerveusement Raiponce.

Frollo la regarda en haussant un sourcil. Pourquoi tremblait-elle? Il se remémora son passé:

- Pas vraiment à vrai dire je me demande si ces reliques existent vraiment mais j'avais quand même trouvé une piste. J'avais trouvé un jour dans un ouvrage, que les fondateurs avaient tous une cachette secrète bien à eux. Et qu'ils avaient écrit un poème pour offrir une chance à quiconque de trouver leur emplacement par des énigmes. Cela ressemblait fortement à un jeu de piste croyez-moi et je n'ai jamais réussit à en comprendre un traître mot. Mais il est vrai que certains des chercheurs de ce que vous lisez ont pris ces poèmes très au sérieux et ont cherché un peu partout dans le monde pour trouver ces fameuses cachettes. Plusieurs rumeurs tenteraient à dire que dans ces cachettes se trouveraient les fameuses reliques. Armes à la puissance destructrices.

Mérida s'excita tout à coup et se leva. Elle sautilla sur place:

- Où peut-on trouver ces poèmes!?

Frollo eut un étrange sentiment.

- Et bien... Je ne sais pas, j'en ai trouvé certains sur des livres anciens que ma famille possédait mais ils sont très rares.

- Vous pensez qu'il y en a ici!? Oh je suis sûre qu'on peut trouver ça! Hurla Mérida qui ferma le poing en l'air.

Harold fixa sa montre. Il se tint vulgairement sur sa chaise avec un bras en arrière.

- Le temps presse.

Raiponce regarda ses pieds sans rien dire comme paralysée. Elle n'osait pas le voir en face.

Frollo examina le trio. Il eut comme un sourire qui s'allongea sur ses lèvres. Il comprit pourquoi ce sentiment le taraudait. Une femme surexcitée, une femme timide et une femme plutôt masculine. Il comprit pourquoi des bagarres avaient eut lieues devant la bibliothèque si calme en temps normal et que des détraqueurs semblaient mécontents. Pourquoi deux Mangemorts à l'entrées semblaient perdus en le voyant et ne savaient plus faire leur travail correctement. Oh oui il avait compris.

- Je ne sais pas pourquoi vous cherchez les reliques des fondateurs mais je ne vous laisserais pas faire ça. Mérida Weasley, Harold Haddock et Raiponce Gothel.

Le trio regarda Frollo, en panique. Claude n'était pas dupe, il les connaissait si bien. Et il les avait enfin sous la main.