Chp 7: La piste des quatrains
Claude Frollo se frottait les mains. Son cruel regard se posa sur les trois sorcières qui avaient un visage déconfi et blafard. Il jubilait. Pendant un court moment le silence régnait entre les quatre personnes. Harold tenta sa chance:
- Mais que dites-vous Monsieur? Nous ne...
- Allons, Allons ,le coupa-t-il. Je vous connais bien les enfants. Je ne suis pas dupe , j'ai eu le temps de bien vous étudier quand j'étais à Poudlard et devant le Magenmagot. Vos réactions, votre impulsivité. Par ailleurs mon garçon sache qu'une lady n'écarte jamais les jambes comme ça.
Harold rougit et serra les cuisses. Ils étaient grillés. Changer d'apparence c'était facile mais modifier sa personnalité c'était tout autre. Mérida serra les dents puis sortit rapidement sa baguette.
- Expelliarmus.
Frollo désarma la Gryffondore en une fraction de seconde, ce qui la décontenança.
- Je suis bien plus expérimenté que vous et bien plus fort. Je vous laisse donc deux options. Soit vous me suivez gentiment jusqu'à mon maître et je vous promet une nouvelle vie de sécurité avec moi. Soit vous vous débattez et je vous traîne jusqu'à Lui pour qu'il vous tue. Mais ce serait dommage de gâcher de si belles jeunes filles.
Il fixa Raiponce, se rappelant de sa beauté et de ses cheveux. Il salivait en l'imaginant être son esclave pour toujours.
Un petit troupeau de sorciers commençait à regarder dans leur direction et à se rapprocher. La panique envahit le trio, pris au piège. Harold eut tout juste le temps de mettre sa main dans une de ses poches avant que Frollo n'agisse.
- Incarcerem.
Des liens s'enroulèrent autour des trois jeunes femmes. Les cordes se serrèrent autour de leur cou et de leur buste. Les étouffants. Seules leur jambes étaient libres de mouvement:
- Suivez-moi on va transplaner en dehors du domaine. Et n'essayez pas de vous enfuir ou j'attaque au Doloris.
Fixant Harold il eut un rictus:
- Mon pauvre garçon tu me fais de la peine. Finite Incantatem.
Le corps des trois apprentis se tordirent et reprirent peu à peu leur vrais traits. Les cheveux de Raiponce s'allongèrent, encore et encore pour finir par toucher le sol et s'entasser en un longs tas brun. La couleur arriva par la suite d'un blond si doré que la lumière envahit l'espace pendant un moment. Frollo en avait les yeux qui brillaient d'envie. Mérida reprit sa teinte pâle claire, ses tâches de rousseurs et ses cheveux en bataille qui explosèrent le chignon serré. De son côté, Harold sentit son corps s'allonger et prendre du volume. Ses cheveux fondirent comme neige au soleil. Il retrouva enfin son allure de beau garçon.
- Voilà qui est mieux, j'ai un très bon flair.
Frollo s'auto-félicita et attira les apprentis sorciers à lui d'un coup de baguette. Le ministre en profita pour prendre leur armes avec un Accio puis il les obligea à avancer. Les autres sorciers chuchotaient leur ébahissement de voir les trois fugitifs saucissonnés comme ça. Certains Mangemorts approuvèrent et s'inclinèrent devant le passage de Frollo. Ils marchèrent ainsi jusqu'à la sortie de la BIM. Une fois à l'extérieur Mérida tenta de foncer sur Frollo pour lui faire perdre sa baguette mais celui-ci s'écarta gracieusement.
- Endoloris!
La rouquine hurla et s'effondra sur les dalles froides devant la foule de curieux.
- Je t'avais prévenue, toi je te surveille de près.
Il sourit, les yeux emplis de folie et continua sa torture.
- Arrêtez je vous en prie! Hurla Raiponce.
Harold se contenta de grogner. Il tentait de se transformer en Animagus mais aucune magie ne pouvait passer par delà les cordes.
- Hum. Je veux bien arrêter si tu me promets de rester à mes côtés. Je pourrais même m'occuper de Gothel pour toi.
La blonde déglutit.
- Ne...t'occupe pas... de moi...
Mérida se tordait maintenant en arrière.
Raiponce serra les poings:
- Je ferais tout ce que vous voudrez mais je vous en prie, laissez la...
Frollo stoppa le sortilège. Il prit la blonde par le menton:
- Bien. C'est parfait.
Il renifla ses cheveux. Raiponce tremblait de haut en bas. Là à cette instant elle aurait vraiment voulu que Jack vienne pour la sauver, elle y pensa si fort.
- J...Jack...
Frollo se releva, les sourcil froncés. Il contempla le petit bout de femme qui fermait les yeux en tremblant.
Ce que personne ne sut en revanche c'est que Jack suivait toute l'histoire depuis la boule en verre. Il avait entendu l'appel de Raiponce et son cœur venait de se serrer comme si mille aiguilles le transperçaient. Le pauvre ne pouvait rien faire, bloqué dans sa salle commune à contempler le fameux plan qui partait en sucette. Il aurait tellement eu envie, là tout de suite, de transplaner et de sauver sa belle. Mais c'était impossible à Poudlard. Oui il ne pouvait rien faire. Juste souffrir.
Frollo empoigna la blonde et la fit avancer à ses côtés. Les deux autres suivirent la marche. Bientôt ils iraient rejoindre Voldemort... Bientôt ils seraient condamnés. Durant la marche active, Harold continuait de saisir son appeau. Il avait la main dans sa poche mais elle était coincée dans les liens. Il tenait l'objet sans pouvoir le tirer. Mérida le remarqua pendant que son ennemi était focalisé sur sa proie aux cheveux de lumière.
La Gryffondore se colla à Harold et de sa main elle tira sur les liens de son petit ami. Plus elle tirait plus les liens se resserraient. Elle choisit alors de déplacer les cordes en descendant une partie sous la taille du dragonnier. Il l'aida en remontant au maximum ses épaules. Une fois dégagé Harold reprit son souffle et ôta sa main avec le sifflet de sa poche.
Les sorciers approchaient de la sortie et Frollo frappa plusieurs coup sur le mur pour que la porte s'ouvre. Celle-ci grinça sur ses gonds et dévoila l'arrière boutique Moldue. Si Frollo mettait les pieds dehors, dans la rue, il pourrait transplaner. Une fois dans la boutique le Mangemort qui gardait l'entrée félicita son supérieur. Frollo ne manqua pas de s'arrêter pour faire son propre éloge.
Cela laissa le temps à Harold de mettre l'appeau sur un meuble. Puis il s'accroupit et siffla. Plusieurs fois. Dans la seconde qui suivit, malgré les moldus présent, Krokmou débarqua par la vitre extérieure et cracha des boules de feu bleu en direction des Mangemorts. Le dragon avait quasiment repris sa taille normale. Il était toujours aussi impressionnant. Frollo s'effondra au sol pour se protéger. Il en perdit sa concentration. Les liens se détachèrent.
Raiponce se dégagea mais il réussit à s'agripper au bout de ses cheveux.
- Attend que je t'apprenne ce qu'il en est de me défier.
Il était hors de lui et ses cheveux devinrent hirsutes. Mérida ne lui laissa pas le temps de prendre sa baguette elle sauta sur lui. Harold prit son appeau, le rangea et courut jusqu'à sa belle pour prendre les baguettes dans la poche de Frollo. Celui-ci les repoussa avec une puissance magique inégalée.
- Accio baguettes!
Raiponce avait pris la baguette du gardien. Leur propre arme arrivèrent dans les mains de chacun.
- Bombarnum!
Mérida hurla et pointa sa baguette sur le plafond qui explosa et commença à s'effondrer. Elle avait pris exemple sur Harold qui avait utilisé la même tactique contre Gothel. Le dragonnier en fut ravi et ensembles ils réussirent à dégager Raiponce qui agrippa ses cheveux pour courir. La blonde en profita pour lancer ses potions d'aveuglement sur les deux Mangemorts qui mirent leur mains sur les yeux.
Krokmou les appela et ils montèrent sur lui. Il fila entre les débris qui tombaient puis s'envola. Quelques sortilèges volèrent depuis le sol mais rien n'atteignit l'animal qui disparut dans les nuages. Au loin, à Poudlard, Jack put enfin reprendre son souffle.
Une fois à l'abri dans une petite montagne. Les trois sorciers se reposèrent. Raiponce en tremblait encore. Elle ouvrit son sac et en sortit Fumseck pour qu'il puisse retourner à l'air libre, à nouveau à la bonne taille. Ils avaient préféré le garder en sécurité avec eux. L'oiseau se posa et réconforta la blonde d'un chant chaleureux.
Quant Mérida fut remise de ses émotions, elle commença à s'énerver.
- Tout ça pour rien! On a failli passer à la casserole avec ce tordu pour rien, niet, nada!
Harold qui félicitait son ami volant, s'éclaircit les idées.
- Et bien non on a une piste c'est mieux que rien.
- Oui les poèmes d'accord mais où les trouver sinon dans la bibliothèque? Cette même BIM où on est certain de ne plus jamais pouvoir y remettre les pieds...
- Tu n'as pas tord. On retourne presque à la case départ. Si au moins on avait pu emprunter ou voler les livres. Tu n'as rien lu de concluant dans les tomes ma chérie?
- Rien. Enfin si j'en ai appris plus sur les reliques mais pas sur un endroit précis ou des poèmes. Ce que j'ai lu m'a plus fait peur qu'autre chose.
Harold haussa un sourcil:
- Parce qu'ils disent tous que les reliques peuvent affaiblir le corps tellement elles pompent de magie?
- Hum oui aussi c'est vrai mais surtout parce que tous les chercheurs qui ont été après les reliques... sont morts. Morts pendant leur recherche et non de vieillesse.
- C'est vrai ça! Déglutit le dragonnier. Tous alors qu'ils approchaient du but... J'avais même pas fait le rapprochement.
Raiponce reprit son courage et se leva. Elle les rejoignit et sourit:
- Ne vous en faîtes pas, je pense savoir où trouver ces poèmes!
- Où ça? dit le couple en cœur.
- Là dedans!
Elle sortit de son sac magique, la première édition de Poudlard offerte par Dumbledore.
- Sérieux ils y sont? Commenta la rouquine.
- Oui, j'ai lu ce livre une centaine de fois et je me souviens que sur le passage des fondateurs il existe un recueil de poème. Un écrit par chaque fondateur mais honnêtement en le lisant je n'y voyais que de la simple poésie concernant leur maison.
Harold s'assit sur un rocher:
- Je me demande ce que Dumbledore ne savait pas... Il était... omniscient!
Les filles approuvèrent. Raiponce rechercha la bonne page en s'asseyant au sol avec Mérida. Elle connaissait le livre sur le bout des doigts.
- Je pense que le directeur nous à donné ce livre justement parce que dans les premières éditions se trouvait des passages sur les fondateurs qui ont été retirés plus tard. Le ministère fait beaucoup de réformes concernant les livres et l'éducation, ils devaient trouver que certaines choses ne leur serviraient à rien. Bref voilà la bonne page.
Elle posa le livre sur l'herbe. Harold et Mérida se penchèrent dessus. Raiponce les lut à voix haute, un par un. C'était à chaque fois une constitution de trois quatrains.
Montre tes crocs, Valeureux Lion
Le lion rugit dans la lande sauvage,
Assouvissant son règne dans sa terre natale.
Protégeant à jamais sur son étal,
Son beau et douloureux héritage.
Toujours fort fidèle et valeureux,
Il n'attendra que les plus courageux,
Au fin fond de son antre caché,
Là où les portes veulent s'entendre chanter.
L'animal s'endort pour un moment,
Sous la brise marine et humide.
Alors que trône la pierre de diamant,
Dont la corne s'ouvrira dans le vide.
Godric Gryffondor.
A Godric's Hollow ,North Yorkshire - Moyen âge.
Ouvre ton coeur, Loyal Blaireau
Le Blaireau choisit un nid moelleux,
Dans le creux d'un vallon boisé,
Pour garder fidèlement l'entrée,
De sa cachette remplie de Dahlias bleus.
Le juste animal n'aime pas être dérangé,
Il fera tout pour se cacher.
Mais si on le réveille gentiment,
Il écoutera pacifiquement.
Pourtant jamais il ne cédera.
Donner son trésor ne se fera que si,
Loyauté, patience, justice et travail sont réunis.
Seule la vérité dans ton cœur te guidera.
Helga Poufsouffle.
A Pays de Galle - Moyen âge
Déploie tes ailes, Aigle passionné
Au sommet de sa montagne endormie,
L'aigle scrute l'horizon de ses yeux jaunis,
Posé sur son piédestal,
Dans les ruines d'un château provincial.
Le volatile aime une chose essentielle,
La liberté qu'il parcourt dans le ciel.
C'est ce qu'il attend d'un futur descendant,
Qu'il voyage en tout temps.
Vivant sa passion sans détour,
Il attendra fatalement sur la pointe de sa tour.
Aimant l'intelligence et la sagesse,
Au travers toi il devra trouver culture et gentillesse.
Rowena Serdaigle.
En Ecosse, Glen Great - Moyen âge.
Soit le meilleur, Ambitieux Serpent
Le fourbe Serpent tapi dans les marécages,
S'en va pour un nouveau voyage,
Fuyant les traîtres à leur sang.
Il retourna dans le froid virulent.
Caché sous la neige il hiberne pendant un temps,
Attendant qu'un jour vienne un être de vrai sang.
Qu'apparaisse un héritier digne de son rang
A qui il confiera son trésor et son talent.
Mais pour ce faire rien n'est plus dur,
Que de montrer sa vraie nature.
Le Serpent lové dans sa caverne gelée,
Attendra au centre du monde sur la pente brisée.
Salazard Serpentard
A East Anglia, Norfolk - Moyen âge
Le trio cogita. Chacun relut son propre couplet dans un silence pesant. Cela voulait tout dire et rien. Qu'est-ce qu'il se cachait derrière ces poèmes? Un endroit, une épreuve? Mérida cogitait si fort qu'elle en fronçait les sourcils. Harold écrivait des idées sur un bout de papier, de même que Raiponce qui sortit son fidèle calepin. Dessus trônaient encore les anciens écrits comme la vérité sur le Basilic et la chambre des secrets.
Après une bonne demi-heure de réflexion ce fut Harold qui brisa le silence:
- Je pense comprendre la structure de ces poèmes. Si on arrive à bien les déchiffrer on dirait qu'ils tendent à nous indiquer ce que doivent être ceux qui veulent prendre les reliques et l'endroit ou les chercher.
- Je suis de cet avis aussi mais c'est assez vague, répondit la blonde. Si je prend mon essai. " Dans la montagne endormie. Au sommet d'un château provincial. Sur la pointe de sa tour. " Ca peut se trouver n'importe où... Même si je suis sûre que c'est en Grande Bretagne. Les fondateurs ne seraient pas partis ailleurs.
Mérida approuva:
- Justement dans mon poème il est dit " sa terre natale " on peut donc supposer que les fondateurs ont choisis de rester ici. Sauf peut-être Serpentard qui se dit avoir voyagé dans une terre plus froide pour fuir, et je cite, " les traîtres à leur sang." Sûrement après leur dispute pour les histoires de sang impur à Poudlard.
- Ce qui ne nous concerne pas de toute façon, répliqua Harold.
- Certes... Enchaîna Raiponce. Essayons d'écrire toutes nos idées et de faire un brainstorming après.
- Un quoi? Demanda la rouquine paumée.
Harold pouffa.
- Tu ne connais pas ça? C'est une méthode de travail qui consiste à...
- Ah oui je vois, coupa la rouquine. " Une méthode de travail" forcément que je ne connais pas.
Ensembles ils rirent de bon cœur, se détendant après cette dure épreuve. Le chemin semblait semé d'embûches.
Au manoir Malefoy, des hurlements s'échappaient des murs. La plupart des Mangemorts étaient présents et regardait Claude Frollo se faire torturer pour son échec. Il se tordit de tous les côtés sous le regard terrifiant de Lord Voldemort qui semblait plus que contrarié.
- Tu as laissé s'échapper le trio de fouineur.
- Pardonnez...moi... mon maître!
- Tu aurais du les tuer tout de suite.
- Mais je pensais... que vous voudriez les tuer vous même et garder la blonde pour vous...
Jedusor stoppa son sortilège. Frollo put reprendre son souffle, étalé au sol de douleur.
- Hum ce n'est pas faux mais il n'en reste pas moins que tu as échoué stupidement dans ta tâche. Tu savais pourtant qu'ils avaient un dragon.
Frollo implora son pardon. Voldemort lui mit un pied sur la tête:
- Pour te faire pardonner, il faudra redoubler d'efforts et me capturer ces trois là.
Le ministre approuva puis il releva la tête une fois le pied enlevé:
- Maître j'ai quand même réussi à avoir des informations pour vous!
Voldemort s'assit sur une chaise laissant Nagini l'entourer et se lover dans sa main.
- Je t'écoute.
- Voilà, si les gêneurs étaient à la BIM c'est parce qu'ils recherchent les reliques des fondateurs de Poudlard. Vous savez ce mythe qui explique qu'il existerait quatre armes surpuissantes capable créer toutes formes de magie.
- Je sais ce que c'est, grogna Voldemort qui n'aimait pas être pris pour un inculte. Et pourquoi les cherchent-ils?
- Je pense que c'est pour leur puissance. Pour lutter contre vous et vous défaire même si c'est impossible.
Le mage noir réfléchit:
- Hum, pas si impossible que ça.
Les Mangemorts furent étonnés que Voldemort admette ça. Il se reprit pour s'expliquer:
- Si ces reliques existent bel et bien, elles peuvent sûrement avoir la puissance de m'affronter et de me mettre en difficulté. Je ne dois rien laisser au hasard. Mais cela peut jouer en notre faveur, on pourrait leur tendre un piège. Frollo. Où se trouvent les reliques?
Le ministre pâlit. Il n'avait pas envie de répondre négativement:
- Je... Elles n'ont jamais été trouvées mon maître... Mais il existe des poèmes pouvant expliquer leur emplacement, je crois.
- Je crois tu dis? S'impatienta Voldemort. Tu voulais te faire pardonner n'est-ce pas? Alors je t'ordonne de les trouver et de ramener les trois gêneurs ici. Que je les tue et emprisonne la fleur éternelle. Elle rejoindra sa fausse mère dans les cachots.
Il s'emporta d'un terrible rire glaçant qu'Astoria Gothel entendit depuis sa prison au sous-sol. Enfermée et punie pour son propre échec.
- Bien ce sera fait. Puis-je me permettre de prendre quelques personnes avec moi?
- Qui tu voudras mais je te préviens. Si ils nous filent entre les doigts ou trouvent ces reliques...Tu ne t'en sortiras pas qu'avec une simple torture.
Frollo sentit une perle couler dans son dos. Jamais il n'avait ressenti cela mais il se donnerait à fond pour son maître. Lui qui était l'un des plus fidèles.
Jack Frost profita de la découverte de ses amis pour écrire son propre poème sur une feuille. Puis il se rendit dans le bureau de Severus Rogue. Il passa par la gargouille en escalier qui l'amena jusqu'à la grande porte. Le nouveau directeur lui ouvrit d'un coup de baguette et le pria de s'asseoir alors qu'il lisait tranquillement le journal.
Jack passa devant les portraits et regarda Dumbledore lui faire un clin d'œil amical. Le Serpentard lui sourit puis prit place dans un fauteuil moelleux.
- Que me vaut ta visite? Encore un problème avec l'Armée rebelle de Dumbledore?
Jack secoua la tête:
- Non ils se tiennent à peu près tranquille en ce moment. De toute façon je les ai envoyés travailler avec Hagrid dans la forêt interdite pour les occuper. Ils doivent sûrement me maudire.
- C'est toi qui l'a voulu.
- Je sais. Enfin passons, je viens car j'ai une piste pour...
- Attends.
Severus sortit sa baguette et insonorisa la pièce.
- Vas-y. On ne sait jamais où les Carrow mettent leur nez.
- En effet. Je disais, j'ai une piste pour trouver la relique de Salazard Serpentard. Vous savez la quête substantielle que je dois faire selon la prophétie si je veux défaire Vous-Savez-Qui.
- Quand est-il?
- Pour l'instant je dois potasser sur un poème mais c'est bien au pôle nord que je dois me rendre. Là où le Serpent a quitté son marécage et à choisi de s'établir dans le froid.
Il lui montra le poème. Le directeur le lut et approuva.
- Une énigme fort sympathique mais je vois à peu près où il veut en venir.
Jack approuva de la tête. Cependant Severus soupira et se tassa dans son siège:
- Mais il y a un souci. Je devais justement t'en parler.
- Un problème? Ne me dîtes pas que je ne pourrais pas partir à Noel?
- Si justement. Tu-Sais-Qui veut te voir pour les fêtes et avoir un œil sur toi ce qui fait que j'ai pour ordre de t'envoyer au manoir pour les vacances. Tu ne pourras pas partir.
- Mais... Comment je vais faire? paniqua la jeune garçon.
Severus cogita. Ils étaient bloqués car au château si Jack était absent cela se verrait tout de suite.
- Il faudrait que quelqu'un prenne ta place à Poudlard.
Jack se frotta le menton. Il avait bien une idée mais...
- Je pourrais demander à Drago mais je ne veux pas lui attirer d'ennuis. Les autres ne sont au courant de rien... Alors il ne me reste qu'Elsa ou Hans. Sauf qu'Elsa doit aller en cours et c'est une fille plutôt compliquée. Hans... il ferait l'affaire mais est-ce qu'il voudra le faire sans me griller...
Le directeur approuva.
- Je pourrais concocter du polynectar pour le temps du séjour mais tout dépendra de toi et d'Hans. Quoiqu'il arrive je ne suis au courant de rien et tu te débrouilleras avec tes propres soucis.
- Bien sûr. Vous en avez suffisamment fait.
Jack sortit du bureau la tête embrumée. Est-ce qu'il pourrait faire confiance à Hans? Il ne l'aimait pas vraiment mais il semblait avoir changé en compagnie d'Elsa. Il convia donc ses deux comparses et leur expliqua la situation sans évoquer ce pourquoi il partait.
- Jack tu vas encore avoir des ennuis! Reste donc ici, supplia Elsa.
Hans, lui, y voyait une opportunité de garder son amie rien que pour lui:
- Je ferai cela volontiers. A vrai dire je suis entré dans les Mangemorts pour trouver une place supérieure à ma famille mais depuis que je les ai tous virés du ministère je n'ai plus rien à accomplir. Alors si je peux t'aider. Je ne suis pas spécialement fidèle au seigneur des ténèbres.
- Merci Hans, j'espère que je peux sincèrement compter sur toi pour jouer un double rôle. A la fois le tien et le mien.
- Compte sur moi. Elsa sera la pour m'aider dans mon rôle n'est-ce pas ?
- Bien sûr Hans. Je ferais tout pour que la couverture soit un succès.
- Merci vous deux.
Elsa se mordit la lèvre:
- Et pour Elena tu vas lui dire?
- ... Non Hans devra jouer le rôle du grand frère. Je ne veux pas qu'elle s'inquiète.
- A force de la protéger elle va t'en vouloir tu sais, insista Elsa.
- Je préfère qu'elle m'en veuille mais qu'elle soit en sécurité.
- C'est ce que tu dis toujours que ce soit pour Elena ou les trois autres ou même nous mais... Je n'aime pas te voir en martyr.
- C'est la voie que j'ai choisie.
Elsa soupira et le laissa partir. Il était bien trop butté depuis qu'il était entré chez les Mangemorts.
Jack était content d'avoir conclu son marché. Il se doutait qu'Hans respecterait son rôle si Elsa était dans les parages. Il avait choisi d'y aller après les fêtes. Il fallait tout d'abord qu'il se rende au manoir et montre sa présence avant de s'engager dans une quête à durée indéterminée.
Le mois de décembre vit arriver la belle et froide poudreuse. Cela fit plaisir à Jack et Elsa mais moins au trio qui se gelait dans leur tente. Il n'avait qu'un poêle pour se réchauffer et ce n'était pas suffisant pour eux. Surtout qu'ils passaient leur temps à marcher pour ne pas rester au même endroit trop longtemps. Ils devaient toujours et encore replanter leur tente orange, mettre en marche leur poêle et se coller dans trois sacs de couchage. Réchauffant leurs pieds congelés.
Pendant le mois, le Big Four plancha chacun de leur côté sur les trois quatrains de leur maison. Jack passait tous les jours, après les cours et entre ses rondes, à la bibliothèque où il était souvent seul avec Elena. Il réfléchissait à ce que les vers lui inspiraient pour trouver un lieu plus précis que " Pôle Nord" et " caverne ". Elena de son côté en profitait pour apprendre un peu plus sur la magie avec tous les livres qu'il y avait. Jack ne pouvait que penser à Raiponce en la voyant. Si mignonne dans son air d'étudiante farouche.
Jack fit également attention aux Carrow et prit divers livres sur la magie noire pour faire semblant lorsqu'ils passaient. De temps à autre Hans et Elsa, après leur ronde, le rejoignaient pour parler un peu du monde et de l'Armée Rebelle. Quand Jack ne travaillait pas sur son poème il s'occupait de brider les sorciers sous le regard de Minerva qui approuvait sans le montrer. Entre temps il étudiait aussi les cours donnés mais cela lui était sans intérêt, presque secondaire. Il n'imaginait même pas passer ses ASPIC cette année. De temps à autre il se trouvait confronté à Kristoff et Anna qui le harcelaient de questions sur Elsa. Il devait toujours les éviter car même en les punissant ils insistaient. Anna était féroce.
Plus loin, dans les terres d'Angleterre, le trio était au même point. Pendant que la neige tombait de plus en plus ardemment et que les fêtes approchaient. La routine devenait leur lot quotidien. N'ayant pas de piste précise ils planchaient sur les écrits. Ils échappaient aux Mangemorts et aux Détraqueurs en transplanant tous les deux jours. Ils replantaient leur petite base qui il fallait l'avouer n'était pas très grande. Juste une tente trois places magique avec seulement la place pour un poêle , trois sacs de couchages, une cuisinière en kit, un petit frigo amovible et des bassines empilées pour le lavage. Ils tentèrent quelques repérages pour les reliques qui n'eurent pas de succès pour le moment.
Le soir ils écoutaient Potterveille et ils s'endormaient le nez sur leur papier. Mérida partait chasser de temps à autre dans les forêt pendant qu'Harold allait voler des provisions dans des supermarchés moldus. Raiponce restait toujours à la base pour surveiller et ne détachait pas son nez des livres. C'est ce qui calma un peu Mérida sur sa jalousie. Elle se sentait un peu bête d'y avoir songé. De toute manière elle n'avait plus le temps d'y penser. Le poème lui prenant tout son esprit.
Frollo était dans un cas similaire. Il avait monté une petite team avec Pitch, Gothel, Mor'du et Drago Point sanglant. Les Mangemorts réfléchissaient aux possibles lieux des reliques et laissait des sous-fifres se charger de la surveillance. Mor'du était le seul à parcourir les terres d'Angleterre pour trouver quelque chose avec son flair légendaire.
Juste avant les fêtes un jour particulier arriva au château de Poudlard. L'anniversaire de Jack Frost, sa majorité. Le jeune Serpentard était tellement obnubilé par sa quête qu'il l'avait oublié. Si bien qu'il ne comprit pas pourquoi le soir venu une partie était organisée dans la salle commune de Serpentard. Au début surpris il en eut presque les larmes aux yeux.
C'était Elsa et Elena qui avaient tout organisé. Les deux cachottières avaient décoré toute la salle de banderoles et avait eut la permission des Carrow pour faire la fête jusqu'à pas d'heure. Après tout, cela concernait Jack Frost ce n'était pas un problème.
Les filles avaient demandé un somptueux repas de fête aux elfes de maison qui avaient été ravis de leur servir un plat royal. Les elfes, malgré ce qu'Hermione pouvait en dire par le passé, adoraient servir les sorciers, c'était la fête pour eux aussi. Il y avait de tout et Jack en salivait d'avance. Une grande table avait été posée au centre de la pièce d'où les canapés vert en velours avaient été repoussés contre les murs. Jack les remercia sincèrement et prit place aux côtés des deux filles.
Drago était un peu jaloux mais il prit part à la petite soirée avec Crabbe et Goyle. Hans s'occupa quant à lui de servir les boissons, alcoolisées ou non. Les autres Serpentard ne se firent pas prier pour assister à la fête et manger à leur guise. Millicent Bulstrode était d'ailleurs contente que Jack lui prête plus d'attention.
Après le repas Jack ouvrit ses cadeaux. Il fut surpris quant il ouvrit celui d'Elsa.
- C'est... Il ne fallait pas!
- Je pense qu'elle te sera utile bientôt, lui dit-elle avec un clin d'œil. Par contre elle s'estompe avec le temps alors ne l'utilise pas de trop.
- Merci, sincèrement Elsa tu es la meilleure!
Il se leva et la serra dans les bras. Hans fronça les sourcils mais Jack ne vit rien. Il prit la cape d'invisibilité et l'essaya. Il disparut et tout le monde applaudit. Jack réapparut en une seconde sous les yeux émerveillés d'Elena. Elle lui tendit alors son cadeau.
- Tu n'étais pas obligée ma puce.
- Bien sûr que si voyons! Tu as dix-sept ans quand même!
Il ouvrit son présent et sentit son cœur se réchauffer. C'était une création faite par la petite sorcière. Un beau bracelet vert et argent:
- Je sais que tu aimes cette couleur et puis je l'ai ensorcelé pour qu'il ne se désagrège jamais.
Elle rougit. Jack comprit pourquoi elle lisait avec tant d'acharnement les livres de la bibliothèque. Il la serra chaleureusement contre lui.
- Merci c'est un des plus beau présent de toute ma vie.
Il attacha le bracelet et sourit comme un benêt. Il allait très bien avec le collier de moitié de cœur qu'il avait offert à Raiponce et lui même par le passé. C'était ses petits trésors avec le bracelet aimanté de Lupin.
La fête continua jusqu'à ce que les sorciers fatiguent et que le feu s'éteigne. Au compte goutte ils se couchèrent tous ne laissant plus que Jack, Elsa et Hans debout. Elena venait de s'endormir sur le canapé.
- Ca vous dirait d'aller faire un tour dehors? demanda le Serpentard.
- A trois heures du matin? Répliqua Elsa.
- Pourquoi pas.
Les trois amis enfilèrent leur cape, leur écharpe et leurs gants vert argent puis filèrent dehors. La neige tombait ardemment. C'était un superbe tableau. Le silence régnait ce qui rendait le lieu magique. Seuls quelques hiboux hululaient avec bonheur dans les cieux. Le trio de Serpentard marcha un long moment bordant le château. Jack était à moitié dénudé mais il ne ressentait toujours pas le froid. Il adorait cette sensation hivernale, ce paysage.
Il se stoppa au cerisier recouvert de neige:
- Déjà majeur, le temps passe tellement vite. J'ai l'impression d'avoir encore onze ans.
- C'est vrai, on passe vite à l'âge adulte et on perd notre enfance. Bien que nous trois on n'en ait pas vraiment eu.
Hans approuva contemplant le lac. Jack toucha son arbre fétiche.
- Ils me manquent tellement...
Il colla sa tête contre l'arbre:
- Mérida, Raiponce, Harold... J'aimerais les revoir et les serrer dans mes bras. Comme c'est difficile de choisir la voie du mensonge et de la trahison.
Elsa ferma les yeux et approuva. Jack avait ses amis lui aussi et elle comprit enfin à quel point il pouvait tenir à eux. Elle se surprit à sourire en repensant aux trois là. Elle n'avait jamais réussi à avoir une conversation normale avec eux. Pire encore elle s'était battue plusieurs fois avec Mérida et Raiponce. Elle se souvint également avoir congelé Harold lors du club de Duel de Lockhart. La Serpentard n'avait jamais cherché à les connaître, éloignant tout le monde d'elle.
Elsa se sentit un peu bête d'agir ainsi. Peut être faudrait-il qu'elle change elle aussi. Jack la sortit de ses pensées. Elle regarda son tendre ami graver à la baguette les initiales du Big Four. Il sourit et se détourna de l'arbre.
- Allez rentrons avant que tu n'attrapes froid, tu as le nez tout rouge.
- Il a raison Elsa, tu vas nous couvrir un sacré rhume.
- Oh!
Elle renifla et sentit en effet qu'elle commençait à gelée sur place. Amicalement ils rentrèrent ensembles puis se couchèrent bien au chaud. Le ventre rempli de bonheur.
Ce ne fut que le lendemain que Jack reçut du courrier alors qu'il prenait son petit déjeuner à la table des Serpentards. Il contempla les paquets et ouvrit le premier. C'était Lucius et Narcissa qui lui souhaitaient un joyeux anniversaire et lui envoyaient une superbe cape de voyage. Il était content et la serra contre lui. Puis il ouvrit le second c'était Pitch qui lui envoyait un nouveau livre de magie noire. Pourquoi pas? pensait-il. Enfin il ouvrit le troisième, anonyme. Il n'y avait qu'un mot dedans. "Merci pour les infos". Puis accompagné de cela un colis rempli de pâtisseries faites maison.
Il resta un moment devant le colis. Il aurait reconnu ses gâteaux entre mille. C'était ceux de Raiponce... Se cachant il essuya ses yeux humides et serra le simple petit mot contre lui. Ils avaient pensé à son anniversaire et avaient fait passer ça pour un simple remerciement d'informations. Il en sourit tellement c'était du Mérida tout craché sur ce point.
Il prit un gâteau et le mangea avec joie. Fixant les décorations de noël qui venaient d'être fraîchement installées. Bientôt il devrait retourner au manoir Malefoy, affronter Voldemort puis partir en voyage pour la relique, tout cela en veillant sur le trio. Mais étonnamment il ne stressait pas. Pas à cet instant ou tranquillement il oublia tout ses soucis et savoura sa pâtisserie au chocolat.
